Bonjour tout le monde

nouveau chapitre aujourd'hui, plus long que les précédents

j'espère que cette fic vous plaît.

Je dois avouer qu'elle me plaît à moi, que je l'aime beaucoup et que je me suis beaucoup investie dans son écriture et que je continue de le faire.

Elle sera longue (sûrement même très longue) mais je peux pas vous dire combien elle comptera de chapitre en tout. Pour le moment, je suis sur l'écriture du 22ème.

Merci à Calliope, ma bêta, de me suivre pour ce projet qui me tenait à coeur. Merci pour ses avis, ses corrections et ses idées ainsi que pour son soutien.

Je sais pas si ça apparaît clairement ou pas que pour le moment Jimmy est Jimmy et non pas Castiel ? Je me rends pas vraiment compte. Moi, j'ai écrit le début sans Castiel dans mon esprit, mais je sais pas si on le comprend vraiment à la lecture ou pas...

Bonne lecture du chapitre 4


Chapitre 4 : Le nouveau coloc

- Il ne me dérange pas chez moi, c'est un bien grand mot, Dean. Disons que je le tolère parce que tu m'as dit que c'était important de l'héberger, mais tu aurais pu prévenir avant ou attendre demain pour le coller chez moi, grinça Bobby Singer en faisant tourner une grosses cuillère en bois dans une casserole.

- Pourquoi tu râles maintenant ? Je vais pas lui dire de repartir. Ce sera pour une nuit ou deux maximum, après, soit je le ramène à Pontiac, soit on va partir ensemble sur la route pour aller trouver Sam.

- Sam ne va pas être heureux de te voir, tu le sais ça ?

- Mmh, ouais, je sais. Mais c'est important et il va quand même vouloir m'aider, j'en suis sûr. Je connais Sammy.

- Et tu vas lui dire quoi à Sam, hein ? Tiens, mon petit Sammy, j'ai trouvé un mec avec de jolis tatouages sur le torse genre marin en goguette, je l'ai amené ici après avoir échangé ses radios pour pigeonner le médecin chef et j'ai lâché les études que j'avais promises de faire sur la tête de ma mère – qui est aussi la tienne- pour parcourir le pays à ta recherche avec ce type dont je ne sais rien du tout.

- Ce sont pas des tatouages et ils sont pas sur son torse. Ce sont des symboles qui sont gravées sur ses côtes, tout d'abord, répliqua le jeune homme.

- Dean, ne joue pas sur les mots, ça change rien au problème. Sam va te foutre son poing dans la face à peine tu lui auras dit salut.

- Ouais, sûrement, mais il finira par m'écouter quand je lui aurais montré les radios de Jimmy. On voit pas un truc de ce genre tous les jours.

- C'est clair. Tu essayeras quand même de rentrer en un seul morceau, soupira Bobby, éteignant la plaque sous la casserole.

- Oui papa, sourit Dean avec un clin d'œil. Je vais chercher notre invité.


oo00oo

Jimmy regardait un à un les visages des gens présents autour de la table. Il y avait Dean en face de lui, la jeune femme qui s'appelait Jo, qui était venue le chercher à l'hôpital à côté, puis Bobby en bout de table et enfin, une femme qui s'était présentée sous le nom d'Ellen, assise en face de Bobby. Jimmy baissa la tête sur son assiette de spaghettis mêlés dans une sauce non identifiable. Il voulait manger mais il ressentait une sensation étrange, quelque chose qui le perturbait. Dean le remarqua et l'apostropha :

- Le plat du chef, c'est pas toujours le pied, je sais de quoi je parle, mais tu devrais manger pour prendre des forces.

Jimmy releva la tête brusquement et plongea son regard bleu dans les yeux verts en face de lui.

- Oh, ça m'a l'air très bon… mais, c'est étrange, je ne ressens pas la faim. Comme si… je n'avais pas besoin de manger.

- T'es sûr qu'ils t'ont vraiment fait passer tous les tests nécessaires, cette bande de cons à l'hosto ? T'as peut-être une partie du cerveau qui a été touchée.

- Wow, le Dean-o, il est médecin maintenant ? s'amusa Jo avec le sourire.

- La ferme. Ça peut arriver. Une blessure à la tête, ça peut affecter les centres nerveux.

- Bien sûr. Oh, le spécialiste en carton.

- Stop ! Ça suffit vous deux ! claqua la voix sèche d'Ellen et Jo et Dean baissèrent leurs regards sur leurs assiettes comme deux enfants pris en faute. Dites, monsieur Novak, et si vous nous en disiez plus sur vous ?

Jimmy tourna la tête vers Ellen.

- Eh bien, je m'appelle Jimmy. Je suis né à Pontiac et je n'en suis jamais parti. J'ai repris la maison de mes parents à la mort de ma mère survenue brusquement quand j'avais vingt-deux ans. Je suis conseiller familial. Et je crois qu'on a fait le tour de tout ce qu'i savoir sur moi. Je ne suis pas quelqu'un de très intéressant.

- Je vois. Et qu'est-ce que vous faisiez dans le Dakota du Sud, du coup ?

- Je devais me rendre chez d'anciens habitants de Pontiac que mon service surveillait à distance depuis quelques mois, mais un collègue s'en chargera à ma place.

Un portable se mit à sonner, faisant sursauter Jimmy et Dean se leva brusquement pour répondre, puisque c'était le sien qui sonnait ainsi.

- Maman ? s'étonna le jeune homme, qui blêmit aussitôt et partit à toute vitesse dans la pièce attenante à la salle à manger.

- Les nouvelles vont vite entre Sioux Falls et Lawrence, on dirait. Il va passer un mauvais quart d'heure, maugréa Bobby, terminant son assiette.

- Oh, bah dis, on va pas le plaindre, quand même. Monsieur lâche son boulot pour s'occuper d'un type quasi inconnu, c'était sûr que Mary n'allait pas aimer le principe. Je pense que je serais furax au possible si Jo me faisait ce coup-là. En plus, Mary, elle a trimé pour lui trouver cette place, c'est pas tombé du ciel.

- Dean a fait des erreurs, mais c'est pas un mauvais bourge. Ma foi, c'est un homme d'action qui a besoin de bouger, pas de rester planté derrière un bureau toute la journée.

- N'empêche qu'il a encore une fois tout foutu par terre sans réfléchir un peu plus de cinq minutes.

- Certes.

Bobby se leva et débarrassa son assiette à la cuisine, Ellen le suivit avec la sienne. Jimmy les regarda partir puis il croisa le regard de Jo qui lui sourit.

- Croyez-moi, c'est une soirée très calme, pour une fois. Je vous assure qu'ils font attention à ce qu'ils disent pour ne pas vous froisser ! Enfin, ils font ce qu'ils peuvent.

Jimmy sourit, amusé, puis baissa les yeux sur son assiette. Pourquoi n'avait-il donc pas faim ? Il se leva avec son assiette dans les mains et entra dans la cuisine, mais il resta sur le seuil, regardant Bobby et Ellen grogner chacun de leur côté. La femme lui indiqua d'un doigt le réfrigérateur et Jimmy se dépêcha de mettre son assiette dedans et de quitter la cuisine. Il croisa Jo qui allait déposer son assiette dans la pièce dont il venait de sortir et il regarda autour de lui. Bon, escalier, étage, salle à manger, cuisine, c'était bon, il savait où se trouvaient ces pièces. Quant au reste… aucune idée et ses hébergeurs n'étaient visiblement pas du genre à faire des visites guidées. Jimmy soupira et se dirigea vers le fond de la salle à manger pour passer sa tête par l'embrasure de la porte. Il s'aperçut que c'était un salon et Dean était planté au milieu de la pièce, visiblement occupé à parler avec quelqu'un au téléphone. Sûrement sa maman, comme il l'avait annoncé avant de quitter la table.

- Très bien, ne me donne pas le numéro de Sam et préviens-le que je compte aller le voir, comme ça il sera bien furax quand je vais arriver, c'est pas grave. Je ferai avec sa colère, sa rancœur et tout le reste. Ce sera pas la première fois. N'empêche que ce que j'ai à lui dire est important.

- ….

- Oh, je ne m'attendais pas à un soutien de ta part.

- …

- C'est ça, au revoir maman, grinça Dean avant d'éloigner le téléphone de son oreille, de le garder un instant serré dans sa main et de le lancer à l'autre bout de la pièce d'un geste rageur. Dean se retourna pour quitter la pièce mais il se figea quand il vit Jimmy planté dans l'embrasure.

- Je voulais pas écouter aux portes, je faisais seulement un tour de la maison pour me repérer. Tout va bien ?

- Pas vraiment, mais je m'attendais à ça de toute façon. C'est vrai que je t'ai pas fait visiter la maison. Il serait bon que tu ne tombes pas sur des pièces secrètes sans le savoir. Bobby serait obligé de te descendre.

Jimmy fronça les sourcils et Dean roula les yeux.

- L'humour, c'est pas trop ton truc, on dirait, soupira-t-il avant de quitter le salon, faisant un geste à Jimmy qui le suivit de près.


oo00oo

Dean lui montra la salle de bain de l'étage, les toilettes du rez de chaussée, le garage derrière la maison, sa propre chambre à l'étage, la porte de celle de Bobby et le tour était fait.

- Ellen et Jo ne vivent pas ici ? s'étonna Jimmy, une fois revenu devant sa chambre.

- Non. Et je crois pas qu'elles vivront ici un jour.

- Je pensais que Bobby était le père de Jo.

Dean pouffa.

- Bobby ? Le père de Jo ? Nooon. Bobby n'a pas d'enfant. Pour faire court, Jo est la fille d'Ellen et d'un homme que personne n'a jamais connu à part Ellen, mais il est mort avant même la naissance de Jo. Ellen et Bobby sont en couple depuis pas mal d'années, mais comment dire… pas de façon conventionnelle. Ils ne tiennent absolument pas à vivre ensemble, et j'ai envie de dire, heureusement. Ils se boufferaient le nez tout le temps si c'était le cas.

- Je comprends. Merci pour la visite, Dean.

Le jeune Winchester se mordit la lèvre quand un frisson inattendu traversa son corps. Le timbre de voix avec lequel Jimmy avait prononcé son prénom lui avait provoqué une sorte de gargouillis dans le ventre. Quelque chose qu'il n'avait jamais connu auparavant et qui l'avait fait frissonner.

- Pas de quoi. Je… j'ai un boulot à terminer sur ma bagnole au cas où on prendrait la route demain.

Et Dean tourna les talons et descendit l'escalier à toute vitesse.

Jimmy resta sur le seuil de sa chambre et pencha la tête sur le côté. Chaque fois qu'il se trouvait près de Dean, quelque chose semblait s'allumer en lui. Une petite chaleur qu'il ne se souvenait pas d'avoir déjà ressenti auparavant. Un petit quelque chose qui vibrait. Il haussa les épaules et entra dans sa chambre pour se reposer, il en avait bien besoin. Il s'allongea sur son lit tout habillé et s'endormit presque aussitôt, la fatigue prenant le pas sur tout le reste.


oo00oo

Jimmy se retourna dans son sommeil en gémissant. Il rêvait… mais ce n'était pas un beau rêve. Il voyait des anges, des démons, l'Enfer, le Paradis, la Terre et des êtres humains perdus, combattant des forces qu'ils ne connaissaient pas. Dont ils ne savaient rien. Une lumière aveuglante apparut alors devant lui.

- Qui êtes-vous ? demanda Jimmy.

- Tu le sauras bien assez tôt. Un jour, tu feras à nouveau partie de la bataille. Pour le moment, reste à l'écart et profite de cette chance que je t'ai donnée. Cette vie humaine vaut la peine d'être vécue, ne passe pas à côté. L'heure de revenir chez toi viendra en temps voulu.

Puis Jimmy se sentit tomber, tomber, indéfiniment et il se retrouva chez lui, à Pontiac, dans la maison de ses parents. Seul… une pile de dossiers posés sur son bureau, une photo d'un enfant entouré de ses parents, accrochée au mur.

- Je suis censé profiter de ça ? De la solitude ? cria-t-il, le visage dirigé vers le ciel.

Il n'obtint aucune réponse. Une sonnerie retentit et Jimmy soupira en se dirigeant vers la porte d'entrée de sa maison. Un homme dont il ne voyait pas le visage se tenait sur le seuil, les bras chargés d'un sac en plastique, d'un cornet en papier et d'un carton rempli de choses et d'autres.

- T'as pas la tête des grands jours, toi.

Jimmy le laissa entrer et ce fut tout à coup comme si la maison respirait la joie de vivre et le bien-être. La seule présence de ce nouvel arrivant dans l'habitation illumina le coeur de Jimmy et il sourit…


Puis, le vrai Jimmy se réveilla en sursautant. Où était-il en fait ? Il se redressa brusquement et regarda autour de lui, paniqué, perdu, et il réalisa enfin. Il était à Sioux Falls, chez Bobby Singer et Dean Winchester. Il se leva de son lit et s'approcha de l'unique fenêtre de la chambre pour regarder dehors. Il faisait nuit noire. Il devait être le milieu de la nuit, quelque chose dans ce genre. Il entendit le parquet craquer dans le couloir et sursauta. Des pas se firent entendre, une porte grinça puis ce fut le silence jusqu'à ce qu'une chasse d'eau soit tirée et à nouveau la porte grinça, les pas résonnèrent dans le couloir, accompagnés d'un petit grognement qui fit penser à Jimmy que c'était Bobby qui arpentait le couloir. L'homme aux cheveux noirs rejoignit son lit et se coucha à nouveau entre les draps. Que pouvait bien signifier son rêve ? Devait-il rentrer à Pontiac ? Reprendre sa vie normale ? Et qui était l'homme de son rêve ? Un ami ? Un amant ? Un compagnon de vie ? Jimmy ne se souvenait d'aucun détail pouvant permettre de l'identifier. De qui pouvait-il s'agir ? Il ne se rappelait pas avoir d'ami en particulier et pas non plus d'avoir une fois invité quelqu'un à entrer chez lui. Il savait qu'il ne cherchait pas la compagnie des hommes, préférant celle des femmes, surtout dans son lit… bien que… il ne pouvait plus dire s'il avait vraiment connu de relation charnelle avec des femmes…

Jimmy se gratta la tête. Il retrouvait des souvenirs et en perdait d'autres dans le même temps. Ce qui était assez étrange. Peut-être que Dean avait raison et que les médecins de l'hôpital n'avaient pas assez contrôlé son état de santé.


oo00oo

Dean avait travaillé sur sa voiture toute la soirée, jusqu'à ce que Jo apparaisse devant ses yeux et vienne s'asseoir sur le capot de l'Impala, faisant fi des grognements désapprobateurs de Dean.

- Tu trouves pas qu'il est un peu bizarre le type que tu m'as fait ramener ici ? demanda Jo, caressant doucement la carrosserie noire du bout des doigts.

- Il n'avait nulle part où aller, j'ai simplement eu envie de l'aider. Je vais le ramener chez lui demain.

- Je vois, ça sert à rien que je pose des questions, tu ne répondras pas, c'est ça ?

- C'est ça !

- Tu vas me manquer, dit Jo d'une petite voix, détournant les yeux pour ne pas regarder Dean.

L'homme se racla la gorge et se rapprocha de la jeune femme.

- Je vais revenir, je te l'ai dit. Je vais à Pontiac et ensuite à Stanford pour tenter de voir mon frère et je reviens à Sioux Falls. Ma vie est ici, tu sais.

- J'ai peur que tu ne reviennes pas.

- Tu me fais quoi là ? Le coup de l'amoureuse éplorée dont le petit ami va partir en guerre ? ironisa Dean, mal à l'aise.

Jo leva un regard noir vers lui. Elle sauta du capot de la voiture et s'apprêta à partir, furax, mais une main lui retint le bras et elle se retourna vivement.

- Lâche-moi, imbécile, grinça-t-elle, tentant de se défaire de la poigne de Dean.

Il finit pas la lâcher, mais elle resta en face de lui et s'approcha lentement pour poser une main sur sa joue. La légère barbe ornant les joues de l'homme la fit frissonner et elle se mit sur la pointe des pieds pour plonger son regard dans celui de son vis-à-vis.

- Dean, souffla-t-elle avant de fermer les yeux et de poser ses lèvres sur celles du jeune homme qui ferma lui aussi les yeux.

Dean se détacha d'elle rapidement, la repoussant doucement.

- T'es comme une petite sœur pour moi, Jo. On en a déjà parlé.

- Je sais… mais… j'ai le sentiment que je ne vais pas te revoir avant un long moment, alors je tenais à ce que tu comprennes ce que j'éprouve pour toi, Dean. Je sais que Bobby est un peu comme mon père et qu'Ellen fait un peu office de seconde mère pour toi, mais je ne contrôle pas mes sentiments. C'est plus fort que moi, tu sais.

- Je sais, répondit simplement Dean et Jo quitta le garage la tête basse et les yeux humides.

Dean aurait aimé ne pas lui faire de mal, ne pas la rendre triste mais il ne contrôlait pas non plus ses sentiments et Jo avait beau être jolie, douce, adorable, il la voyait comme une petite sœur et rien de plus. Elle n'avait jamais été une petite amie potentielle à ses yeux, c'était ainsi et la jeune femme devait s'y faire. Le jeune homme soupira et retourna à son travail sur sa voiture.


La nuit était tombée depuis longtemps quand Dean rejoignit sa chambre pour aller se coucher, sauf qu'il ne trouva pas le sommeil et il finit par prendre les radios de James Novak pour descendre au salon. Il posa les documents sur la table et se dirigea vers une bibliothèque garnie de livres en tout genre. Il parcourut des yeux les titres et en trouva un sur les écritures égyptiennes qu'il prit, puis il l'ouvrit à côté des radios de James. Aucun symbole ne correspondait à ceux du bouquin de Bobby et il le referma rapidement avant de le remettre à sa place. Il se remit à ses recherches, mais ne trouvant pas d'autres livres sur le thème qu'il cherchait, il se saisit des radios puis sortit du salon pour se rendre dans le bureau de Bobby où il alluma son ordinateur portable.


oo00oo

Dean se réveilla doucement en entendant des bruits dans la maison et il ouvrit les yeux. Il s'étonna une seconde d'avoir la tête posée sur le bureau de Bobby puis se souvint qu'il était venu ici pour faire des recherches, sauf que, ne trouvant rien, il s'était assoupi puis avait fini par s'endormir. Il se leva, s'étira, et prit dans les mains une des radios de James. On y voyait ses côtes en gros plan et bien sûr, les symboles qui les décoraient. Il dirigea la radio face à la lumière filtrant par la fenêtre. Aucune écriture qu'il avait trouvée sur le net ne ressemblait à cela, aucun code non plus. Aucune langue écrite ne ressemblait non plus à ces signes étranges. À croire que ces symboles ne voulaient rien dire du tout. Pourtant, ils n'étaient sûrement pas là par hasard.

Le jeune homme soupira, posa la radio sur le bureau et sortit de la pièce en fermant à clé derrière lui. Pas envie que Jo ou Ellen tombent là-dessus si elles venaient prendre leur déjeuner ici ce matin-là. Il monta à sa chambre, se changea, passa à la salle de bain et descendit dans la cuisine dans laquelle il trouva Jimmy assis sur une chaise, regardant par la fenêtre.

- Bien dormi ? lança Dean et Jimmy tourna lentement la tête vers lui.

- Pas vraiment, non. Mais je suppose que le fait de ne pas être chez moi n'a pas aidé. Je sais que tu voulais qu'on aille voir ton frère, mais… je pense que je devrais aller me reposer un peu à Pontiac. Retrouver ma maison, mes repères et me remettre des émotions de l'accident. Ensuite, je viendrai avec toi à Stanford.

- T'es pas obligé, hein.

- Oui, je sais, mais j'aimerais savoir pourquoi j'ai des symboles sur les côtes. Il y a certainement une réponse à cette question et je veux la connaître.

Dean regarda Jimmy et soudain il fronça les sourcils. Quelque chose était différent chez ce type, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il le scruta sous tous les angles pendant quelques minutes puis il eut enfin une illumination. La veille, Jimmy avait des coupures au visage, certaines dont les croûtes étaient à peine formées et à présent, ce matin, il n'avait plus rien. Son visage ne portait plus de marque d'aucune nature que ce soit, pas même une cicatrice.

- Hé Jimmy, tu… tu as vu ton visage ?

Jimmy fronça les sourcils et secoua la tête lentement.

- Non, pourquoi, j'aurais dû ?

- Ouais. Sincèrement, je pense que ouais. Bouge pas.

Dean sortit de la pièce en courant et revint quelques minutes plus tard avec un miroir dans les mains, il le tendit à Jimmy qui le prit pour se regarder dedans et ses yeux s'arrondirent quand il comprit ce que Dean avait voulu dire.

- On dirait que-que je n'ai jamais eu d'accident, souffla-t-il, étonné, se passant la main gauche sur le visage. Mes coupures ont disparues en une nuit…

Dean recula instinctivement et déglutit. C'était quoi ce bordel ? D'abord, les symboles sur les côtes, ensuite les coupures qui guérissaient en une nuit… ce type n'était pas normal !

- T'es certain que t'es vraiment humain ?

- Qu'est-ce que je pourrais être d'autre qu'un humain ?

- J'en sais fichtrement rien. Mais t'as vraiment l'impression que tout tourne rond chez toi ?

- Ce n'est pas moi qui ai tenu à me pencher sur mon cas.

- Excuse-moi de t'avoir évité de passer pour une bête de foire et d'être trimballé dans les conventions de médecine dans le monde entier, grinça Dean.

- Je ne t'avais rien demandé à la base.

- Tu te fous de moi ? Je décide de t'aider et c'est tout ce que tu as à me dire, que tu m'as rien demandé ?

- J'ai raison ou pas ?

- C'est pas la question. Je t'ai évité le pire, crois-moi ! T'as déjà vu une grenouille disséquée pour les besoins de la science ? Crois-moi, tu aurais fini comme ça.

Jimmy se leva et fit face à Dean en le regardant droit dans les yeux.

- Je crois que ça, on n'en sera jamais certain. Je vais rentrer chez moi. C'était gentil de la part de ton ami Bobby de m'héberger mais je ne veux pas envahir son espace vital plus longtemps. Il a l'air de s'étouffer chaque fois que je le croise, comme s'il était privé d'oxygène.

Dean soupira :

- Ok, prépare tes bagages, je te ramène chez toi.

Et il quitta la cuisine pour aller préparer un minimum d'affaires à prendre avec lui.

Habits de rechange, couvertures, cartes de crédit, téléphone portable. Le strict minimum pour être sur la route.


Et hop, terminé le temps à Sioux Falls. Ils y sont pas restés bien longtemps.

Ils vont être plus que les deux tous seuls pendant un petit moment, sur la route ou ailleurs.

Vous pensez que Jo a raison ? qu'elle ne va pas revoir Dean avant un long moment ?

On verra cela avec la suite de l'histoire.

Merci pour les rws que vous postez, elles me font vraiment très plaisir et j'essaye d'y répondre à chaque fois, pardon si parfois j'oublie.. ça peut arriver

à bientôt pour la suite

KitsuneA