Hello tout le monde!

ENFIN! Oui, vous pouvez le dire! ENFIN UN NOUVEAU CHAPITRE.

Ça faisait un bon bout de temps que j'avais commencé ce chapitre, je ne savais tout simplement pas comment le finir.

Et pour information, je n'abandonne jamais mes histoires. Même si ça fait sept mois que je n'ai pas updater par exemple, je vais quand même le faire un jour, en voici la preuve! :)

Bref, ce chapitre n'a pas vraiment d'action, mais j'essaie encore de mettre en place le caractère des personnages donc..

Continuez de mettre vos commentaires, ça m'encourage et ça me dit ce que je devrais changer ou peu importe!

Merci et bonne lecture! :)


Je me réveille et j'ai l'impression de ne pas avoir dormi de la nuit. Pourtant, je ne me suis pas réveillée une seule fois. Je crois que je vais devoir m'y habituer. Je me lève et constate que mes cheveux sont entremêlés. Et bien sûr, je n'ai rien pour me les démêler. J'ouvre la porte de ma "chambre" et aperçois Sugar en train de préparer le déjeuner. J'esquisse un sourire et elle m'en renvoi un plus grand. Nous sommes les seules réveillées. Elle me fait signe de me rapprocher.

"T'as bien dormi?" dit-elle dans un chuchotement presque inaudible.

"Non, mais mieux qu'hier." Son sourire s'efface. Ai-je dit quelque chose de mal?

Je ne dis rien pendant plus d'une dizaine de secondes. Je déteste les malaises, alors je change de sujet.

"T'as besoin d'aide?" dis-je.

Elle me regarde longuement et son sourire s'affiche à nouveau sur ses lèvres.

"Oui. Tu voudrais bien placer les couverts sur la table?"

Je m'exécute tout en remerciant Sugar de m'indiquer où se trouve ce dont j'ai besoin.

"Hum, j'ai pensé à ça cette nuit… Si tu veux, tu peux emprunter ma carte d'appel."

Je me retourne vers elle. Mon visage exprime le questionnement.

"Ce n'est pas une remarque, mais pourquoi es-tu si gentille avec moi?" dis-je, tout en regrettant ces paroles l'instant suivant.

"Je sais ce que c'est d'être la nouvelle ici. Mais bon, si tu ne veux pas de ma gentillesse, je comprends." Son regard semble être présentement vide. Je ne parle plus avec la petite Sugar enjouée. Serait-ce méchant de croire qu'elle est bipolaire?

"Non, je t'en suis reconnaissante. Si l'offre tient encore demain ou après-demain pour ta carte d'appel, je te l'emprunterai." dis-je, tout de même songeuse d'une proposition si gentille.

"Tu peux l'utiliser aujourd'hui, si tu veux." me dit-elle.

À vrai dire, j'ai peur d'entendre la voix de ma mère. Encore plus celle de ma soeur. Et jamais, au grand jamais, je n'appellerai mon petit-ami.

"Je ne me sens pas prête…" Elle peut me considérer comme une peureuse si elle veut, mais je suis sûre qu'elle est passée par la même étape.

Elle me regarde après quelques secondes et dépose sa main sur mon épaule droite. Elle me sourit et retourne à ses occupations. C'était probablement sa façon de me faire comprendre qu'elle était d'accord et que dès que je serais prête. l'offre tiendrait toujours.

Je place la dernière cuillère et entends deux portes s'ouvrir en même temps. Brittany se dirige vers la salle de bains, ne m'adresse pas le moindre regard, tandis que Rachel, elle, me sourit légèrement avant d'aller se prendre un verre d'eau.

Quinn, Tina et Beiste sortent de leur chambre moins de deux minutes plus tard. La cuisine est silencieuse. Nous nous asseyons tous, dévorant notre déjeuner. Je ne suis pas la seule à être affamée, semblerait-il.

"Vous savez qui s'occupe du cours de danse, cette semaine?" demande Tina au groupe.

Tout le monde étouffe un petit rire moqueur sauf moi et Sugar.

"Oui, c'est Mike." réplique Beiste.

"Génial." dit Tina qui échappe un soupire de satisfaction.

"Est-ce qu'on est obligé de suivre ce cours?" dis-je en remarquant avoir attiré l'attention de tout le monde.

"Sois tu suis le cours, ou tu nous regarde de loin ou bien, tu reste ici à ne rien faire. Et je t'assure que de rester ici, enfermée et seule, c'est une mauvaise idée. En prison, il faut être le moins souvent possible seule." dit Rachel sur un ton très sérieux.

"Et pourquoi?" dis-je. J'ai l'impression que tout le monde me traite d'idiote mentalement en ce moment, mais je n'en ai carrément rien à foutre.

"En groupe, tu oublies que t'es dans une prison. T'as même l'impression de faire partie d'une famille-" dit Rachel, jusqu'à ce que Brittany la coupe. "Une famille. Non, mais tu te fous de qui? Elle est nouvelle. Soyez au moins honnête avec elle."

Je ne lève même pas les yeux pour regarder Brittany. Pourquoi décide-t-elle maintenant que je mérite la vérité. Non, mais sérieusement, qu'est-ce qui lui prend de me semi-défendre alors qu'elle semble me mépriser depuis mon arrivée?

"Sois t'es conne, sois t'es … Non, t'es juste conne. Dans une prison, tu ne restes pas seule. C'est comme ça que tu deviens suicidaire." m'explique Brittany.

Ok, tout s'explique. Elle ne me défendait pas, elle avait juste envie de me rabaisser elle-même. Beiste et Sugar soupire, probablement énervée par l'attitude de Brittany, mais moi, je reste silencieuse et continue de manger mon plat. Mon plan n'est pas de faire en sorte d'être l'ennemie de Brittany. Mais bien de réussir à la faire tomber sous mon charme. À vrai dire, ça sonne très bizarre dans ma tête, mais vue la façon qu'elle agis avec tout le monde, elle s'avérerait être une alliée importante.

Le problème reste par contre le même ; j'ai un copain et je ne suis pas intéressée par les femmes. Je devrai utiliser de mes talents d'actrice.

Nous terminons le repas et je m'occupe de faire la vaisselle en compagnie de Sugar. Je suis surprise du fait que le directeur ne m'ait toujours pas demandé dans son bureau, sachant que nous devions terminé notre rencontre aujourd'hui. Tant mieux, je ne suis pas vraiment d'humeur à me faire examiner de haut en bas encore une fois.

Quelques minutes avant que l'aiguille de l'horloge m'annonce qu'il est un heure de l'après midi, je suis les filles pour aller au cours de danse.

La première impression que j'ai du professeur, c'est qu'il est très charmant. Je regarde autour de moi et remarque que plus du trois quarts des femmes semblent le dévorer des yeux, mais Mike, lui, semble très habitué de cette situation. Nous l'écoutons parlé quelques minutes et finalement, il porte son attention sur moi.

"Tu sais danser?" me demande-t-il, ce qui a pour effet que tout le monde me regarde.

"Oui, je me débrouille. J'ai déjà suivi quelques cours de danse." dis-je, avec un grand sourire.

"Parfait. J'adore ton enthousiasme. On manque de ça dans le groupe, pas vrai mesdames?" dit-il.

Presque toutes les femmes acquiescent. Wow, ce Mike, il a un énorme pouvoir sur ces mesdames Elles n'ont probablement même pas écouter ce qu'il vient de dire, elles semblent seulement chercher à répondre ce qu'il veut entendre.

"Brittany, tu peux venir ici deux petites secondes?" demande Mike.

Elle s'exécute et je les regarde discuter de loin. Semblerait-il que la discussion ne plaît pas à Brittany qui se dirige vers moi après quelques échanges avec Mike.

"Suis-moi, la nouvelle."

Je m'exécute en lançant un regard interrogateur vers Mike, mais il semble déjà occupé à apprendre de nouveaux mouvements au groupe.

"Je peux savoir ce que l'ont fait à part?" dis-je, légèrement inquiète.

"Mike m'a demandé de te montrer la petite chorégraphie que nous avons monté ensemble. Vue que tu es en retard et que je suis la meilleure danseuse parmi les détenues, il préfère que nous rattrapons le temps perdu ensemble. Pour pas ralentir le groupe au complet." dit-elle, en me fixant intensément dans les yeux.

"Hum, d'accord." dis-je. Ce n'est pas comme si je pouvais m'opposer aux décisions du professeur. Par contre, je n'avais aucune envie d'être seule avec elle, mais bon. J'allais devoir m'y faire.

"Regarde et apprends." me dit-elle.

Avant même que je n'aie le temps de répliquer, je la vois se lancer dans une foule de mouvements qui me semblent plus compliqués les uns que les autres. Après environ une minute de chorégraphie, elle s'arrête enfin.

"J'ai dit que je savais dansé, mais pas à ce point." dis-je, estomaquée par la performance dont je venais d'être témoin.

"Merci pour le compliment." dit Brittany, me lançant un sourire moqueur.

C'est vrai que dans cette phrase, je venais carrément de dire que Brittany était une bonne danseuse et que je ne pouvais pas être à son hauteur, mais bon, ça, c'était le sens qu'elle avait préféré entendre. Parce que réellement, moi, je ne pouvais pas danser de cette façon.

"On va commencer avec le premier mouvement." dit-elle, toujours bête, comme à l'habitude.

Je la regarde avec la même stupéfaction. Légèrement honteuse, je m'essaie quand même.

Échec total.

Tout ce que j'entends, c'est Brittany qui rit à presque s'étouffer.

"Pourquoi t'as dit que tu te débrouillais en danse? C'était affreux." me dit-elle, avec un sourire énervant contre les lèvres.

Honnêtement, je suis quand même une très bonne danseuse. Mais là, on parle de breakdance. Mais bon, je m'attendais à quoi. On est dans une prison. Nous ne danserons certainement pas la salsa, ce dans quoi je suis spécialisée.

"Je n'ai juste pas l'habitude de danser du breakdance." dis-je, évitant son regard à cause de la honte qui m'habite.

"Oh, parce que toi t'es une ballerine?" dit-elle, sarcastique.

"Non, mais j'aimerais bien." dis-je, en essayant de lui tenir tête.

Eh bien, par surprise, elle ne réplique pas. Ai-je réussi à la surpasser dans son petit jeu? Peut-être bien.

Elle me montra le premier mouvement à nouveau et après plusieurs essaies, je réussis à faire un semblant du même mouvement. Avec le temps, je réussirais. Le but du jour, m'avait-elle dit ; essayer de faire tous les mouvements. Chose que je réussis à moitié, puisque par bout, je me retrouvais sur le postérieur, face à une Brittany qui en avait marre, ou qui se marrait bien.

À trois heure de l'après midi, le cours était enfin terminé. Danser, c'est extrêmement demandant physiquement. Une chance que ce n'est qu'une fois par semaine.

Je suis retournée à l'intérieur avec Tina et Sugar, laissant les autres dans la cours de la prison.

Posant mon premier pied dans l'unité, Sugar initia automatiquement une discussion entre nous deux. Tina, elle, alla prendre une douche.

"Alors, comment c'était avec Brittany?" me demande-t-elle, semblant très intéressée par ma réponse.

"C'était bien. Excepté le fait qu'elle aime bien se foutre de ma gueule." dis-je, en lui lançant un sourire.

Nous nous assoyons sur le sofa et j'allume la télévision, n'étant pas dans l'humeur de discuter. Ce n'est pas pour autant que Sugar me laisserait tranquille.

"Tu devrais te méfier d'elle." m'avoue-t-elle.

"Pourquoi donc?"

"Je te dis ça, juste parce que je ne me sentirais pas honnête envers toi si je ne te le disais pas."

"D'accord."

Je reporte mon attention sur la télévision, mais Sugar ne semble pas vouloir lâcher le morceau.

"Fais surtout attention aux avances qu'elle pourrait te faire." dit-elle, avec un ton faible et presque jaloux.

Ne me dites pas que Sugar est en train de craquer pour moi? Je suis là depuis deux jours, bordel.

"D'accord. Je vais me surveiller." dis-je. Non, je n'allais pas me surveiller. Parce que si je veux avoir une protection assurée dans cette prison, je laisserai faire Brittany ce qu'elle veut de moi. Ou du moins, certaines choses.

Nous écoutons un épisode de Bob L'éponge. Même à mon âge, j'adore toujours autant cette émission. Sugar me lâche enfin, jusqu'à ce qu'il soit l'heure de faire à manger.

Encore une fois, je place la table, les couverts et sert les assiettes. Tout le monde se présente à la table en même temps. Moi, j'ai l'impression que je vais être la nouvelle esclave de l'unité.

"T'as décidé ce que tu voulais faire comme travaille, Santana?" me demande Rachel.

"Honnêtement, non. Vous travaillez où, vous?"

"Moi, je m'occupe de la bibliothèque. J'ai réussi à avoir le seul poste disponible. Et les filles travaillent tous à fabriquer des sous-vêtements d'homme pour d'autres prisons." m'explique Beiste.

"Pourquoi travaillez-vous tous à la même place?" dis-je, espérant embêté personne.

"Fabriquer ces sous-vêtements, c'est simple, il n'y a pas beaucoup de supervision et on peut discuter comme on veut." m'avoue Quinn.

"Bon et bien je crois que j'ai fais mon choix." dis-je, avec un sourire aux lèvres.

Je me demande encore comment je fais pour réussir à sourire.

Après le repas je m'occupe encore de la vaisselle, mais cette fois-ci, je la fais seule. Génial. Ça me donne au moins le temps de penser à tous les avantages que j'aurais "d'appartenir" à Brittany. Fini la vaisselle, servir la table et le repas. Et une protection très intéressante viendrait avec le lot.

Tout le monde exceptée Brittany et moi, allèrent au lit vers les 21h afin de se lever à 7h le lendemain matin. Bien sûr, c'est la chance pour moi de commencer à exécuter mon plan, puisque je me retrouve seule avec Brittany. Nous ne dîmes pas un mot pendant au moins dix minutes, jusqu'à ce que je décide de briser la glace.

"T'es une couche-tard?"

"Ouais. Et normalement j'ai la paix. Donc si tu veux bien me faire plaisir, va au lit." me dit-elle, sèchement.

À vrai dire, là, je ne sais pas quoi dire. J'essaie de partir une conversation, et elle me la coupe à l'instant même où elle prend la parole.

"C'est de cette façon que tu veux que notre troisième rendez-vous se déroule?" dis-je, avec un subite élan de courage.

Je ressens une légère fierté à l'intérieur puisqu'elle prend un certain temps avant de me répondre.

"Ah, parce que t'as décidé que c'était un rendez-vous, ce soir?" me demande-t-elle, avec un soupçon de surprise dans sa voix.

"Pourquoi pas." dis-je, en simple réponse.

Nos regards retournent à la télévision. J'ai l'impression qu'un malaise flotte dans les airs, mais c'est probablement juste moi qui le crée. Je ne sais pas comment faire en sorte que mon plan fonctionne. Je ne sais tout simplement pas à quoi je joue.

"Pour un rendez-vous, c'est plutôt nase." m'avoue-t-elle.

Au moins, elle prend au jeu.

Je me lève du petit sofa à part et va m'asseoir très près d'elle, sur le même canapé.

"C'est mieux?" dis-je. Sérieusement, je n'ai aucune idée d'où me viennent ces élans de courage, mais je vais en profiter.

"M'ouais, si on veut." réplique-t-elle.

Elle est vraiment difficile.

"Je vais me coucher de toute façon." me dit-elle finalement.

Eh merde.

"D'accord." dis-je, tout bonnement.

"Bonne nuit dans ce cas." dis-je en la regardant se lever. Je ferme donc la télévision et va me dirige vers ma chambre à mon tour.

À l'entrée du couloir, j'entends la voix de Brittany.

"T'avais pas dit qu'au troisième rendez-vous t'embrassais ton "partenaire"?" dit-elle.

Même si je ne peux pas voir son visage dans le noir, je suis capable d'imaginer un sourire narcissique étampé sur ses lèvres. J'avoue ressentir une faiblesse dans les jambes en ce moment même. Non, je n'ai pas oublié avoir dit ça. Seulement, j'espérais que Brittany elle l'avait oublié.

"Désolée, je ne suis pas du genre à faire les premiers pas." dis-je finalement.

"Oh, c'est pas un problème ça." dit-elle.

Au moment même, j'entends des pas se diriger vers moi. Malgré la noirceur, je peux enfin entrevoir son ombre et sentir son souffle près de mon visage. Je reste figée contre ma porte et ferme les yeux espérant me réveiller d'un cauchemar.

"J'ai un petit-ami." dis-je. C'est la seule chose que je trouvai à dire.

"Et? T'es en prison pour des années. J'espère que t'imagines pas qu'il va t'attendre." me dit-elle, comme si elle se foutait de ce que ses paroles pouvaient me faire.

Je ne flanche pas et reste contre le mûr, m'attendant au pire. Son visage est près du mien et nous partageons le même oxygène.

"Je sais à quoi tu joues." dit-elle.

Je suis prise sur le moment. Mais de quoi parle-t-elle?

"Hein? De quoi tu parles?" dis-je, sur mes gardes.

"Tu joues la fille intéressée qui veut me donner quelques bonnes baises contre une bonne protection dans la prison." dit-elle, encore plus proche de moi.

Son corps est en contact avec le mien au niveau de la taille et j'ai une certaine misère à rester calme et concentrée.

"Non, pas du tout."

À peine ma phrase terminée, sa bouche s'écrase contre la mienne férocement. Aucune envie ou quoi que ce soit ne se trouve au travers de ce baiser. Enfin, si on peut appeler ça puisque aucune de nos lèvres bougent. Je tente de rester calme, mais encore une fois, elle m'a pris par surprise. Après quelques secondes je la repousse un peu afin de mettre fin à cette étreinte déplaisante.

"Qu'est-ce que j'avais dit." dit-elle, fièrement.

Elle a raison. Elle a très facilement devinée mon plan. Et maintenant, je suis là, comme une idiote, piégée.

Voyant que je ne dis pas un mot, Brittany continue son monologue.

"Tu veux de la sécurité? Pas de problème." dit-elle.

Est-elle sérieuse? Ai-je bien compris?

"Pour vrai?"

"Bien sûr. Si en échange, je peux faire ce que je veux de toi." avoue-t-elle.

Je devais m'y attendre que ce ne serait pas aussi simple que cela. Sans trop penser, je réponds.

"D'accord. N'importe quoi." dis-je.

Très stupide de ma part, puisque je ne pense pas être d'accord avec le trois quart de ce qui l'intéresse.

"Même ça?" dit-elle.

Ne comprenant pas pourquoi elle venait de dire ça, je n'eus pas le temps de parler que je sentis sa main prendre la mienne et la déposer sur son ventre.

"Touche moi." me dit-elle, d'une voix très autoritaire.

Je reste figée. Je ne bouge pas. Je n'en ai pas envie. Je ne le ferai donc pas.

"Touche moi." me répète-t-elle.

Je fais monter ma main tranquillement jusqu'à ce que j'arrête sous son sein droit. Je m'apprête à continuer, mais Brittany m'arrête.

"Pauvre conne. Tu croyais vraiment que je serais prête à te protéger contre des services sexuels? Non, mais tu me prends pour qui?" dit-elle, en éclatant de rire, mais le moins fort possible.

Il me fallut quelques secondes avant de comprendre ce qui venait tout juste de passer. J'avais l'impression de sortir d'une transe.

"Tu n'as rien qui m'intéresse." dit-elle, en se dirigeant vers sa chambre. "Oh et en passant, les mouvements de danse que je t'ai appris tout à l'heure… hum, c'était pas la vraie chorégraphie. Dommage hein, je me suis trompée." dit-elle, avant de disparaître dans sa chambre.

Je reste quelques minutes collée contre la porte de ma chambre et fini par y entrer. Je me lance sur le lit et essaie de comprendre tout ce qui vient de se passer. C'est simple ; je suis une conne et après seulement trois jours en prison, j'étais prête à me faire abuser sexuellement, contre une sécurité fiable. Trois jours et déjà, j'ai l'impression d'avoir foutu toutes mes chances de m'en sortir.