Notes : vraiment, vos commentaires encore une fois ont été tellement nombreux et sympathiques
que j'en ai été profondément touchée, et je vous en remercie du plus profond de mon cœur... En espérant que ce nouveau chapitre vous plaise tout autant ^^
Excellente lecture à tous !
Avertissement : lemon en fin de chapitre ^^
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Chapitre IV - Espoir et Passion
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Quand les deux hommes pénétrèrent dans le salon, Hermione se tenait debout devant le fauteuil, sa baguette à la main, en position défensive. Winky se tenait à ses côtés, comme le preux chevalier cherchant à protéger une demoiselle en détresse, cette dernière habillée bizarrement, comme une Moldue démodée. Même Pattenrond, sur le bras du fauteuil, faisait le gros dos, sortant ses griffes acérées et montrant ses petits crocs pointus.
L'étrange tableau eut été comique si l'état d'Hermione n'avait pas tant inquiété Severus. Celui-ci prit la parole :
"Hermione ! Winky ! Tout va bien, je suis là avec le Guérisseur.
Le sus-nommé crut avoir atterri dans une maison de fous. Dès que la jeune fille avait reconnu la voix de son époux, elle avait aussitôt baissé sa baguette et un sourire de soulagement apparut sur son visage, tandis que l'elfe s'écriait tout excité :
"Maître Rogue est là ! Maître Rogue est là !"
Severus prit la parole :
"Winky, va dans la cuisine nous préparer à manger. Hermione, je te présente le Guérisseur Jenkins."
L'elfe obéit aussitôt, mais la jeune fille fronça légèrement les sourcils. Le nom ne lui disait absolument rien, pourtant elle avait côtoyé quasiment tout le personnel lors de ses stages à Sainte Mangouste. Au fond de lui, Severus fut soulagé qu'Hermione ne pût voir Jenkins, car elle ne lui aurait certainement pas accordé sa confiance, et ne se serait pas laissée ausculter par l'homme. Ce dernier prit la parole :
"Bonjour, Madame Rogue. Si vous le permettez, je vais vous examiner et vous poser des questions. Il faudra me répondre précisément. Asseyez-vous, je vous en prie."
Hermione obtempéra. Tout en parlant, Jenkins n'avait cessé de dévorer des yeux la jeune femme. Comme toute la Communauté Magique, il avait su que Rogue avait épousé une Sang-de-Bourbe - les journaux de Rita Skeeter s'étaient bien chargés de diffuser la nouvelle - mais il ne pensait pas que son épouse serait si belle. Même dans son étrange accoutrement, l'on devinait ses formes pulpeuses, et le visage aux traits fins ne manquait pas de charme lui non plus. Il se mit à haïr Rogue, simplement, par jalousie. Se tournant vers ce dernier :
"Vous pouvez nous laisser seuls ?"
La réponse fusa immédiatement sur un ton qui n'admettait aucune contestation :
"Certainement pas, Jenkins. Je resterai ici durant tout l'examen."
L'ex Guérisseur grimaça mais comprit que Rogue ne changerait pas d'avis. Hermione en fut secrètement soulagée. La voix de Jenkins lui déplaisait, sans qu'elle en connût la raison. L'homme s'approcha d'elle. Quand il prit ses mains dans les siennes, instinctivement la sorcière recula. Severus se plaça derrière elle et posa une main qui se voulait rassurante sur son épaule, lui transmettant sa chaleur.
"Madame, pouvez-vous me raconter en détails les circonstances qui ont précédé la venue de votre cécité ?
Hermione n'eut aucun problème pour raconter les instants précédents la perte de sa vue, car elle n'avait cessé de se les remémorer pour essayer de comprendre les causes de son malheur. Elle déclara :
"Eh bien, tout allait bien jusqu'au moment où mon regard s'est posé sur un tableau dans le couloir.
- Vous aviez déjà vu ce tableau auparavant ?"
La jeune femme devinait que Jenkins auscultait ses yeux, elle sentait ses doigts autour d'eux, soulevant ses paupières. Elle répondit :
"Non, je ne pense pas. Pourtant, dès que je l'ai aperçu, ma vision s'est brouillée et j'ai ressenti une effroyable migraine. Des images et des voix se bousculaient dans ma tête. Quand j'ai rouvert les yeux... je n'y... voyais plus..."
Les larmes se mirent à couler sans qu'elle puisse les retenir. Les mains se retirèrent et le guérisseur intervint :
- Ne vous inquiétez pas, Madame, c'est une cécité temporaire. Vous devriez recouvrer la vue rapidement. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il vous faut vivre dans un environnement paisible, sans stress, afin que votre cerveau stabilise ses connexions nerveuses, notamment celles qui sont reliées au nerf optique. Vous devez éviter autant que faire se peut tout désagrément, tout choc physique et tout rentrera dans l'ordre. Utilisez également votre magie avec parcimonie, afin que vous soyez au summum de votre forme. Le seul conseil que je puis vous donner est d'être patiente...
- Je vous remercie.
- Au revoir, Madame.
Hermione sentit une bouche sur sa main, qui laissa une traînée humide qu'elle aurait voulu essuyer immédiatement, tout en réprimant une grimace de dégoût. Elle entendit la voix de Severus qui s'adressait au Guérisseur sur un ton péremptoire :
"Je vais vous raccompagnez, suivez-moi."
Elle entendit les pas des hommes qui se dirigeaient vers le couloir, et la porte du salon se referma derrière eux.
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SR HG SR
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Quand ils se retrouvèrent seuls, Severus demanda à Jenkins :
"Alors, qu'en est-il vraiment ?
- Oh, inutile de vous faire un dessin, je pense que vous avez parfaitement compris ce qui est arrivé à votre épouse... Le Sort d'Amnésie a beau enlever certains souvenirs, une partie de la mémoire, notre cerveau en garde toujours une trace. Votre femme a reçu un choc en voyant le tableau du couloir car il était censé avoir été ôté de sa mémoire. En le découvrant, un conflit mental s'est produit entre l'absence de souvenirs et l'empreinte conservée. C'est pourquoi une forte migraine est apparue, entraînant la cécité de votre femme. Inconsciemment, elle ne voulait plus voir...
- Cette cécité, va-t-elle disparaître rapidement ?
- Seul Merlin le saurait. Je ne l'ai pas dit devant votre épouse pour ne pas l'inquiéter, mais elle peut aussi bien recouvrer la vue maintenant, ou alors dans six mois, nul ne peut le prévoir. Ce qui est certain, c'est que pour favoriser le retour de sa vision, il lui faut le plus de calme possible, et lui éviter les contrariétés.
- Mais il n'existe aucun moyen de la lui rendre rapidement ?
- Si. Un nouveau choc pourrait éventuellement lui restituer la vue... comme il pourrait la laisser définitivement aveugle. A vous de voir si vous êtes prêt à en prendre le risque, Rogue...
Severus eut l'impression qu'on lui plantait un coup de poignard dans le cœur. Il ne pouvait imaginer son Hermione entourée par l'obscurité toute sa vie. Non, ce n'était pas possible, elle ne méritait certainement pas cela, ce serait trop cruel. Ne plus pouvoir lire, voir la nature, les visages des personnes aimées,... Non, il ne la laisserait pas avec ce handicap, il ferait tout pour l'aider...
Jenkins n'avait pas besoin d'entendre la réponse de Rogue, il avait pu lire sur son visage une certaine souffrance. Ainsi le Mangemort éprouvait des sentiments pour sa femme, lui qui avait la réputation d'être un homme froid, solitaire... Intéressant, très intéressant...
Severus remit la somme promise à l'ex Guérisseur dont le regard s'alluma aussitôt. Il le raccompagna à la porte, lui lançant discrètement le Sort de Confusion Spatiale, et le renvoya vers l'Allée des Embrumes, espérant ne plus jamais avoir à réclamer ses services. Il avait remarqué la lueur de convoitise que Jenkins avait jeté sur sa femme, et lorsqu'il avait baisé sa main délicate, il s'en était fallu de peu qu'il ne lui envoyât un Sort Cuisant dans les parties intimes...
Quand il revint dans le salon, Winky avait rapporté un plateau chargé de victuailles qui lui amenèrent l'eau à la bouche. Apparemment il n'était pas le seul car un large sourire éclairait le visage d'Hermione dont le nez mutin s'imprégnait des arômes délicieux qui s'échappaient des différents mets.
"Oh, Winky ! Tu t'es surpassé ! Tout semble si délectable, je m'en lèche les babines à l'avance !
- Merci maîtresse Rogue. Winky est content de vous faire plaisir."
Severus ne put réprimer un petit rire en voyant Hermione s'extasier comme une enfant devant les plats concoctés par l'elfe. Il se tourna vers ce dernier et lui ordonna :
"Laisse-nous à présent, Winky. Je vais m'occuper de mon épouse. Tu as "quartier libre".
L'elfe ne se le fit pas dire deux fois. Il remercia son maître et disparut dans un "Pop" fracassant. Dès qu'elle avait entendu son mari, Hermione s'était interrompue et attendait debout à côté de la table, la posture raide. Severus s'approcha, lui prit la main doucement et l'aida à s'asseoir en la rassurant :
"Je vais t'aider à manger. Par quoi veux-tu commencer ? Le velouté aux asperges ? Ou l'un de ces délicieux friands au pâté de canard ?
- Mmmmh, je ne sais pas, tout me fait envie, et j'ai si faim ! Décide pour moi, s'il te plaît...
- Bien, alors je vais te donner le potage... Je te remplis une assiette...
Un bruit de métal contre la faïence retentit. Ensuite la voix de baryton ordonna gentiment :
"Ouvre la bouche..."
Hermione obéit puis sentit la texture du métal et le liquide savoureux qui glissait dans sa gorge. Une goutte s'échappa et coula sur la commissure des lèvres pulpeuses. La jeune femme rattrapa la fuyarde avec son index et Severus réprima un grognement. Il se saisit lentement du doigt qu'il introduisit dans sa bouche et le suçota doucement. Le visage de la sorcière, qui exprima sur le moment de la surprise, vira au cramoisi devant le geste éminemment érotique.
Severus comprit que le repas allait se terminer avant même de commencer, or sa Princesse de Gryffondor avait besoin de se sustenter. Il retira donc le doigt de sa bouche et alimenta Hermione d'une manière plus conventionnelle. Affamée, cette dernière ne s'offusqua pas du changement d'attitude de son mari et put contenter son appétit. La prévenance dont faisait preuve Severus à son égard l'émut. Après le repas, celui-ci l'installa dans le fauteuil et lui fit la lecture, un passage de Guerre et Paix de Tolstoï. Une bonne partie de l'après-midi passa sereinement.
Hermione écouta la voix de son mari avec plaisir, se sentit apaisée, et prit conscience d'une évidence qui lui fit monter les larmes aux yeux : ils étaient comme... un vrai couple... Le sorcier s'aperçut de son émoi et s'en inquiéta :
"Hermione ? Tu ne te sens pas bien ?
- Non, non, rien de grave. C'est seulement ce que tu viens de lire qui m'a touchée. Je te remercie. Je crois que je vais monter prendre un bain, ce sera plus simple pour moi qu'une douche...
- Je vais t'envoyer Winky qui va te le préparer et te donnera une chemise de nuit. Je te monterai une "Goutte-du-Mort-Vivant", pour que tu passes une bonne nuit.
- Merci, Severus."
Elle se détourna rapidement et fit un effort surhumain afin que le sorcier ne vît pas son émotion.
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Avec l'aide de Winky, Hermione, qui avait pu se délasser dans un bain moussant, réfléchissait à l'attitude de son époux envers elle. Elle en était venue à la conclusion que s'il ne l'aimait pas encore comme un homme aimait une femme, ce qui était certain, c'est qu'il se souciait d'elle, et elle était intimement persuadée qu'il ne lui ferait jamais de mal, qu'il la protégeait. Le meurtre de Dumbledore faisait certainement partie d'un plan, elle en était intimement persuadée, il faudrait qu'elle arrivât à découvrir la vérité. Ils avaient beaucoup de points communs intellectuellement parlant. De plus, sexuellement entre eux, c'était plutôt une réussite... Peut-être qu'après la Guerre, avec la disparition de Voldemort, ils pourraient vivre comme mari et femme... Elle l'aimant tant, si seulement il acceptait de croire qu'un avenir entre eux était possible... Un proverbe souvent professé par sa mère lui revint à l'esprit :
"Ce que femme veut, Dieu le veut."
Elle n'avait qu'à mettre à profit ce dicton en utilisant ses atouts.
Une heure plus tard, aidée par Winky, elle était lavée, coiffée, vêtue d'une chemise de nuit qu'elle avait réussi à adapter à ses formes grâce au sortilège que Severus avait déjà utilisé. Elle s'adressa à l'elfe :
"Merci Winky, tu peux te retirer, je n'ai plus besoin de tes services.
- Bien, maîtresse Rogue. A demain."
Au moment où l'elfe disparut, on toqua à la porte, puis la sorcière entendit celle-ci s'ouvrir, et une voix rauque déclara :
"Je viens t'apporter la potion relaxante que je t'avais promise... Je la pose sur la table de chevet.
- Ah, merci Severus."
Elle entendit des pas se diriger vers le lit, le bruit d'un flacon que l'on pose sur un meuble de bois, puis...
"Je te souhaite une bonne nuit, Hermione. A demain."
La jeune fille perçut les pas de son mari qui s'éloignaient. Elle resta un instant interdite puis s'écria :
"Severus ! Mais... où vas-tu ?
Le sorcier s'était arrêté devant la porte, la main sur la poignée. Il répondit sans se retourner :
"Dormir sur le canapé du salon.
- Mais... Je ne comprends pas... Tu ne dors pas ici, dans ton lit ?
- Non, j'ai pensé que tu préfèrerais dormir seule..."
Dans la voix d'Hermione perçait une certaine inquiétude :
"C'est-à-dire que... j'ai peur Severus. Je... voudrais que tu restes avec moi... s'il te plaît... Ne me laisse pas..."
Elle ajouta, après quelques hésitations :
"Le guérisseur a dit d'éviter... tout ce qui pourrait me contrarier..."
Les yeux de la jeune femme s'emplirent de larmes. Severus sentit sa poitrine se serrer. Il protesta de sa voix rauque :
"Tu ne sais pas ce que tu me demandes, Hermione...
- S'il te plaît..."
Le sorcier commençait à fléchir. Il tenta pourtant une dernière fois :
"Tu en es absolument certaine ?"
Hermione supplia en tendant une main et en coassant faiblement :
- Oui Severus. Je t'en prie, reste. Reste avec moi... Au moins pour cette nuit, le temps que je m'habitue à... cette nouvelle situation..."
La sorcière entendit les pas de son époux revenir vers elle. Quelques secondes plus tard elle sentit sa présence avant même que deux bras puissants ne la saisissent dans une chaleureuse étreinte. Ses autres sens n'étant à présent plus mis en concurrence avec la vue, Hermione se délecta des arômes épicés qui titillaient agréablement ses narines. Quand Severus prononça son prénom de sa voix basse et soyeuse, ce fut comme si des milliers de fourmis se déplaçaient sur sa peau, elle sentit qu'elle se liquéfiait, et à son tour elle murmura doucement :
"Severus... Severus... ne m'abandonne pas...
- N'aie crainte, je dors avec toi. Ma douce, viens, allonge-toi.
Un blush colora ses joues alors qu'elle avouait à mots couverts l'envie qu'elle avait de lui :
"Tu ne t'arrêteras pas, cette fois ? Pas comme ce matin, hein ?"
Il répondit en chuchotant dans le creux de son oreille, d'un ton où se mélangeaient l'ironie et le désir :
"Si c'est vraiment ce que tu veux... je crois que cela peut s'arranger..."
Avant même que son dos ne heurtât le lit, la chemise de nuit de la jeune fille avait disparu. Le regard avide de Severus dévorait le corps dénudé qui s'offrait à lui. Malgré la chaleur de la nuit estivale, Hermione avait la chair de poule. Elle implora :
"Parle-moi, s'il te plaît... Dis-moi ce que tu... vas me faire..."
Elle entendit un roucoulement, puis la voix soyeuse reprit :
"Oh ! Mais des tas de choses très, très coquines. Par exemple, j'ai une terrible envie d'embrasser un endroit entre l'épaule et ton cou, puis cette jolie bouche qui me nargue depuis quelque temps... Et pendant ce temps, mes mains... je pense qu'elles vont caresser ta peau aussi douce que la soie..."
Joignant le geste à la parole, Severus approcha lentement son visage de celui de la jeune femme et aspira doucement la peau, exactement à l'endroit désigné auparavant. Déjà, Hermione haletait à ce simple contact. Il remonta et suçota tendrement sa lèvre inférieure, tandis que des doigts chauds voyageaient sur la peau satinée. Sous la montée du plaisir, la sorcière poussait de faibles gémissements qui étaient comme une douce musique aux oreilles de Severus. Une lueur sauvage fit briller ses yeux.
Un léger parfum musqué, preuve de l'émoi charnel de la jeune femme, se mit à flotter dans l'air, et excita plus encore le sorcier qui laissa échapper un grognement. Ses mains poursuivirent leur progression langoureuse vers les petits pics déjà durcis par le désir.
"Je crois que tes seins appétissants meurent d'envie que je m'occupe d'eux..." souffla Severus de sa voix de baryton.
Les doigts habiles glissèrent sournoisement vers les mamelons qui effectivement attendaient avec impatience le toucher masculin. Ils caressèrent sensuellement la peau frémissante d'Hermione qui avait l'impression de prendre feu. La privation de sa vue avait décuplé les sensations liées aux autres sens.
Sa langue brûlante serpenta sur la chair crémeuse, suivant le même chemin que mains, entre la vallée des monticules, à la recherche des boutons roses qui reçurent enfin leur récompense quand une bouche avide engloutit un téton, roulant avec le pouce et l'index le deuxième bourgeon afin qu'il ne fût pas jaloux, provoquant un sursaut de plaisir chez la sorcière qui laissa échapper de ses lèvres :
"Mmmmmmmh ... Sev ..."
Elle posa ses mains sur ses épaules et tenta de le rapprocher, se tortillant pour essayer de placer le phallus qu'elle sentait bien dur contre son entrée moite, mais cela sembla le divertir et il résista à ses vaines tentatives malgré son désir. Il se redressa un instant, admirant le visage rougi par les sensations de plaisir, auréolé de sa crinière brune, la bouche entrouverte, les narines palpitantes, les yeux humides... Elle le supplia, ne supportant pas d'être laissée dans un tel état de frustration :
"Sev... Sev... S'il te... plaît... Sev..."
Pourtant il joua encore avec son corps tendu comme un arc, absorbant le deuxième petit bonbon dans sa bouche, lui infligeant le même traitement que son jumeau : le léchant, l'aspirant et le grignotant, jusqu'à ce que la jeune femme, tournant sa tête dans tous les sens, se mît à hurler son prénom. Alors, la prenant en pitié et cherchant lui aussi l'assouvissement, il prit les deux mains d'Hermione dans les siennes, de chaque côté de son visage, plaça la tête de son sexe engorgé devant le petit orifice brûlant et, d'un seul coup de reins, pénétra dans la caverne brûlante en les faisant grimacer et gémir tous les deux sous le plaisir.
" Ooooooohhhhh... ouiiiiiii..."
Curieusement, le sorcier s'interrompit, enfoncé jusqu'à la garde dans le ventre accueillant. Avant que la jeune femme ne pût se plaindre, l'homme lui demanda de sa voix qui n'était que sensualité :
"Que veux-tu, Hermione ? Dis-le moi, je veux t'entendre..."
D'abord déroutée, elle hésita quelques secondes mais ne tarda pas à avouer, abandonnant tout orgueil mal placé :
"Prends-moi, Severus... Je... te veux... Fais-moi l'amour...
- Bien, vos désirs sont des ordres, Madame Rogue..."
Il embrassa légèrement ses lèvres gonflées, puis il ressortit son sexe à présent bien lubrifié, ne laissant que le bulbe, étonné comme à chaque fois que son étroit conduit pût le prendre tout entier, et il replongea encore et encore, veillant à ce que le clitoris soit malmené à chaque passage, pour les conduire tous les deux vers l'orgasme. Il aurait tellement voulu pouvoir lire dans les yeux ambrés la montée du plaisir, cette étrange lueur ardente quand elle fronçait les sourcils, plissait ses yeux mouillés,...
Heureusement il eut droit à ses soupirs et ses gémissements de plaisir, son visage qui se chiffonnait juste avant le raz de marée qui n'allait pas tarder à l'emporter. Severus sentit lui aussi le fourmillement familier dans ses reins et ses bourses, ses va-et-vient s'accélérèrent, une fine pellicule de sueur recouvrit leur peau ; la sorcière balbutia, éperdue, griffant ses épaules :
"Oh, Sev... je vais... jouir...
- Oui... ma... ché... rie... Ooooohhh... je... viens !
- Mmmmmh ... "
Il furent balayés en même temps par une vague de jouissance dont les répliques n'en furent pas moins violentes et qui les laissa essoufflés, transpirants, épuisés. Severus s'effondra sur une Hermione comblée qui passa lentement ses doigts dans les cheveux noir corbeau, puis sur le visage dont elle devinait les traits acérés. Elle approcha avec douceur le visage du sien, et, profitant de l'abandon du sorcier, sa bouche chercha la sienne. Encore haletants, ils s'embrassèrent avec passion, leurs langues se mêlant dans un divin ballet sensuel. Ils finirent par se séparer, et la jeune fille sentit peu après que son corps était nettoyé.
Un petit miaulement se fit entendre près du lit, puis un poids atterrit sur leurs pieds, avant de se mettre en boule et de proférer quelques ronronnements. Severus s'allongea derrière Hermione, son nez dans les cheveux parfumés, comme à son habitude. Avant qu'elle ne sombrât dans le sommeil, il l'entendit souffler :
"Merci..."
Il déposa un baiser léger sur la joue et ne tarda pas à s'assoupir également, empli d'un petit bonheur.
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NB : un petit saut de joie ?
