Disclaimer : Tout appartient à Rowling, sauf Tingör, Katarina « Rina », les Trépassés et je fais un clin d'œil à l'univers d'Elizabeth Vaughan avec le terme de « Captive » (mais cela n'a rien à voir).

Je remercie TWICK de sa présence en tant que Bêta, qu'amie, et pas mal de chose dont je ne dirais rien. Je remercie tous les lecteurs de venir lire les publications, et également les créateurs de ces sites de fanfictions sans qui cela n'aurait pu exister, c'est un terrain de jeu très vaste !

Je n'ai qu'une chose à ajouter : les moustiques sont des enragés !

Note de la Bêta :Je ne sais pas vous mais après avoir lu ce chapitre, la suite me fait quelque peu peur. Mais d'un côté je veux la suite plus que tout ….

Bonne lecture tout le monde !

Le Lien des Trépassés

Chap 4 : Un ami qui vous veut du Bien

/HG/

Mon instinct me dit de fuir. Réfugiée dans le dortoir des filles, je souffle enfin. Je passe ma main dans mon cou, là où la morsure me picote. Je passe dans la salle de bain pour faire un état des lieux. Deux marques de crocs, repérables à cinq cents bornes à la ronde. Il faut que je cache ça, que disent déjà Lavande et Parvati à propos d'un sort pour cacher les suçons… ? Je ne m'en souviens plus. Tant pis. A la guerre comme à la guerre.

- Dissimulo.

La marque des crocs se recouvre d'un voile fin la cachant. Bien utile ce sort.

Je viens d'offrir mon sang à un vampire. « Un Trépassé. » corrige ma conscience.

J'ai eu peur qu'il me demande de rester cette nuit. J'aurai été incapable de lui dire non, avec ce regard incendiaire hypnotisant et les incisives saillantes - image un peu trop érotique à mon gout – qui viennent de percer ma chair. L'idée qu'il boive mon sang me fait rougir au vu de cette intimité plus qu'étrange.

Je comprends beaucoup mieux ce qui me fascine dans les scènes dessinées des mangas se déroulant dans un univers où les vampires existent.

Le professeur Snape est devenu quelqu'un d'obsédant, aussi soudain que cela puisse paraître. Je ne peux m'empêcher de repenser à cette morsure… Absolument délicieuse passé le moment où il a percé la peau, et si… Frustrante par ailleurs.

Est-ce cela qui unit le couple ? Cette soudaine fringale de protection, de passion assez étrange puisque démentielle.

/SS/

L'état de ma Captive est assez surprenant. Divers sentiments semblent se bousculer à chaque seconde que Merlin fait. Un imbroglio perturbant.

Une sorte de folie prête à exploser dans ses veines, la même que la mienne, même si je sais me maitriser davantage. Une certaine peur s'infiltre également, peur de son désir qui brule sa peau et qui donne des picotements dans le ventre.

Elle en a peur car il n'a rien de commun puisque presque insupportable, dévastateur, si fort qu'il doit lui sembler qu'on lui arrache la peau… douleur identique à la mienne !

/HG/

Je ne sais plus comment me comporter, vers qui me tourner, Ginny ne peut pas comprendre sur ce coup-là. En fait… Le professeur a dit…

Le professeur de DCFM !

Je fonce jusque sa salle de classe, à toute vitesse, fendant le flot des élèves comme une torpille dans un océan.

- Miss Granger ? Je suis surprise de vous trouver ici, au vu de votre excellent niveau en cours, je sais que vous n'avez pas besoin de poser des questions sur les sortilèges vu en classe.

- Je… Non. Ce n'est pas à propos de cela. Je…

- Ne restons pas là, sur le seuil de la porte, au vu et au su de tout le monde, bien qu'ils aillent tous se restaurer à la Grande Salle. Ne t'inquiète pas si la notion du temps te semble erronée, c'est également un des effets qui arrive après que ton trépassé ait prélevé du sang.

La porte s'est fermée doucement derrière moi avec un bruit feutré, un bruit de succion m'a appris qu'elle avait verrouillé efficacement la porte, de même qu'elle avait apposé un sort de discrétion.

- C'est à propos de ce soir, je suppose Hermione. Appelle-moi Katarina, ou Rina comme tu le souhaites, et tutoie-moi je te prie.

- Oui, c'est bien ça. Je… j'ai offert mon sang au professeur.

La femme en face de moi écarquille les yeux de stupeur.

- Comment Khan, le professeur, a-t-il prit la chose ? Comment a-t-il réagit ?

- Eh bien. J'ai dû insister un peu au départ. Et… c'était euh… le paradis ? Je… Quand il a fini de boire, il m'a regardé d'une façon si… C'est effrayant, comme s'il allait me dévorer ou me sauter dessus au choix, et… j'ai fuit.

Elle hoche de la tête.

- Je comprends. Quand le lien, le « contrat » comme nous l'appelons n'est pas effectué, le désir est énorme, tu as eu une chance énorme que Khan t'ai laissé partir. Il s'est retenu, je suppose. Il va être d'une humeur de chien, je pense. Laisse-moi t'expliquer : il ne pense plus qu'à continuer, fixer le contrat, aller plus loin, boire ton sang, reposer dans ta chaleur. Si tu as pu partir, c'est qu'il s'est débrouillé pour que tu puisses partir, il ne t'aurait pas laissé le choix si tu avais trop attendu. Peu de Trépassés peuvent se maîtriser à ce point, un mythe chez nous. C'est à cause de l'instinct, de notre condition, et de ce que nous sommes. Pour Khan, je crois que c'est l'idée du remord d'embarquer quelqu'un là-dedans, il rechigne à prendre le Calice que sa magie lui a montré. Il a beaucoup de sorts noirs qui sont encore présents en lui.

- Je… Ce n'est pas cela le problème… c'est… Je ne sais pas quoi faire de tout cela, j'ai envie d'aller m'enterrer dans un coin perdu, de peur… De peur de céder à la tentation.

- Je vois. Je ne peux pas t'aider. Tout ce désir doit provenir du Trépassé, je pense, je ne peux pas t'expliquer, je ne maîtrise pas ce sujet. Je ne suis que la Captive.

- Je… Merci pour tout professeur.

Je sors, encore plus perdue qu'au départ. N'y a-t-il aucune âme qui ne puisse m'éclairer à ce sujet ?

- Miss Granger, je suis ravi de pouvoir enfin vous parler sans cet inconfort que vous avez ressentit un peu plus tôt. Je m'appelle Tingör, je suis le Trépassé associé à Rina. Allons parler de ce qui vous tracasse dans un endroit tranquille.

L'homme ouvre une porte donnant sur une salle de cours désaffectée.

- Vous n'avez pas eu les réponses escomptées avec Rina, n'est-ce pas ?

- Qui êtes-vous ? Et comment savez-vous tout cela ?

- Je suis un ami qui vous veut du Bien. Je fais parti de la communauté des Trépassés. Je suis le vampire dans mon couple, en quelque sorte. Tu peux me tutoyer, comme c'est la coutume entre membre de notre communauté. Nous écopons également d'un nom différent dont nous nous servons. Tingör n'est originellement pas le mien. Ma mère m'a appelé Marek au départ. Katarina, elle, s'appelle Christine dans le monde humain.

- Pourquoi est-ce que j'ai ressenti tout ça ? Une relation entre élève et professeur est proscrite, je ne pourrais pas me retenir éternellement, je ne tiendrais pas jusqu'à la fin de l'année. C'est… Trop. Trop fort. Toute cette tension, comme une épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Si je le recroise. Ce n'est tout simplement pas possible, je vais lui sauter dessus.

L'homme sourit.

- Calme-toi jeune fille. C'est tout à fait normal. C'est parce que Severus te désire, toi, ton sang, le tout. Et cela influe sur ton propre désir. Le contrat qui vous lie n'est encore que très faible, il deviendra beaucoup plus puissant par la suite. C'est ce contrat – que nos dieux ont préparé dans leur écrin de velours – qui vous pousse à vous rapprocher, à prendre plaisir, à ressentir l'ampleur de vos sentiments. Votre contrat est d'autant plus fort à ce stade car Severus demande inconsciemment de l'amour, vu qu'il en a été privé depuis tout ce temps. Quand tu vas le croiser, je vais me débrouiller pour que vous puissiez vous voir sans incident notable. Je vais t'apposer un glyphe, tends ton bras gauche.

Je fais ce qu'il me demande sans aucune hésitation. Il pose sa main sur l'intérieur de mon avant bras. Une faible lueur blanche s'échappe de ses doigts. Une sorte de picotement frai engloutit ma peau où il crée le glyphe. Sa main retirée, une arabesque d'un blanc nacré bleu pâle est visible comme des paillettes ou de petites ampoules.

- C'est un glyphe de sécurité, d'apaisement. Severus va être affecté tout le temps que tu le porteras. Il ne s'effacera que quand vous aurez choisi d'unir vos destins. A présent, je dois te laisser ou Severus s'opposera à ma présence aux côtés de sa Captive.

L'homme part sans plus attendre. Je remonte ma manche pour dissimuler le glyphe aux yeux du monde.

/SS/

Un picotement m'englobe peu à peu, atténuant la tension qui m'habite jusqu'alors. Que peut bien fabriquer Tingör à ma Captive ?

Aussi anxieux que furieux, je me mets à tourner en rond dans mes appartements. Je déteste l'idée qu'il puisse interférer dans notre relation, une rage m'envahit comme un violent ouragan. Brusque, violent, brutal. Le gout de son sang encore dans ma bouche me calme doucement, comme un rappel, une promesse de notre Contrat que les Dieux ont établi.

Quelque part au fond de moi, la partie rationnelle est rassurée que le désir éprouvé ce soit atténué pour que nous puissions vivre sans que je ne l'emporte dans mes cachots pour faire sa transformation, pour que je mette un point final à ses jours.

Je suis inabordable à ce stade, le Trépassé dans toute sa puissance, les sentiments désordonnés qui nous viennent à ce moment sont destructeurs. Je peux tuer toute autre personne qui serait entrée dans cette pièce si cela n'avait pas été Minerva, avec son maintient raide, et le regard sévère, strict. Je croise son regard brièvement avant de me détourner.

- Voici donc l'état dans lequel cela te met Severus. Ce n'est que le début selon Rina. L'attente est d'un mois selon ses estimations.

- Elle n'en sait rien, j'ai craché.

- Explique-toi alors, a-t-elle dit sans broncher par le ton brutal que j'ai employé.

OOOOO

Alors que pensez vous de ce chapitre ?