Bonjour à tous, voici le quatrième chapitre que vous attendez tous j'en ai conscience.
Je suis contente de voir que cette histoire vous plais au point de la mettre dans vos favoris, mais des reviews ça fait aussi plaisir ^^
Réponses aux reviews:
- CQFD: MDR je sens que cette suite va te plaire, mais alors beaucoup surtout la fin! Et oui Kiba est bi et fière et l'être.
- 6Starlight6 : Non je n'ai pas donné le nom du copain de Sakura mais il est donné dans ce chapitre. Quand à Naruto et sa réaction et bien tu n'a plus qu'a lire ^^
Bonne lecture à tous et dîtes moi ce que vous en pensez!
Chapitre 4 : Mise au point
- Pffff.
Je soupire de fatigue en sortant du Palais de Justice où je viens d'assister à plusieurs procès au cours de la matinée. J'ai ainsi pu observer certains de mes confrères et prendre note de leur façon de plaider, de même j'ai pris quelques notes sur les juges et leurs verdicts, qu'ils soient ou non appropriés au délit commis. Que l'on soit dans un pays ou un autre, il y aura toujours des juges plus sévères que d'autres.
Bon, ce n'est pas tout ça mais si je veux choper Yahiko avant qu'il ne parte en pause déjeuner, je dois me dépêcher. Et oui, il est temps que je me mêle des histoires de cœur de mon frère, et puis je n'ai pas vu Yahiko depuis mon arrivée. J'espère juste ne pas croiser Naruto, après tout ils sont cousins et il n'est pas rare qu'ils déjeunent ensemble. Je vois d'ici vos interrogations, alors voilà, Naruto est un abruti ! Monsieur n'a rien trouvé de mieux que de s'enfuir comme s'il avait le diable aux trousses après ma déclaration samedi. Je n'ai pas eu le temps de m'appesantir sur le sujet, ce week-end avec Sakura qui était malheureuse, mais aujourd'hui ma colère renaît. Mais je vais pouvoir l'évacuer, cet après-midi l'ex de Sakura va comprendre qu'on ne fait pas pleurer impunément ma rose. Non je ne connais pas son prénom, enfin j'ai dû l'entendre une fois ou deux, mais impossible de le retenir. En même temps il ne le mérite pas et il va payer la douleur qu'il a infligée à Sakura. Elle a passé son week-end à pleurer, à se demander ce qui cloche chez elle et à filtrer ses appels. Même cette garce de Ino a appelé, je peux vous dire que je n'ai pas laissé le temps à Sakura d'éteindre son téléphone. Non mais quel culot ! Elle a appelé trois fois pour demander pardon, que ce n'était pas ce dont cela avait l'air, qu'on ne connaissait pas le contexte. Sérieusement, ça m'a soûlé alors j'ai répondu :
«
- écoutes moi bien, grosse salope, tu as baisé avec le mec de ta meilleure amie et personne ne t'y as obligé !
- Justement...
- La ferme ! Tu veux un conseil, tu oublis Sakura, tu ne lui parles pas, tu ne la regardes pas et si tu la croises dans la rue tu changes de trottoir, sinon je pourrais oublier que tu es une femme et tu n'aimerais pas le résultat. Maintenant tu arrêtes de t'excuser et tu assumes tes conneries, c'est clair ? »
Bien évidemment, elle s'est mise à chouiner, en me suppliant de lui passer Sakura, comme si Sakura pouvait passer outre une telle trahison.
Je sors de mes pensées quand on me bouscule. Je remarque que je suis devant le commissariat, j'ai parcouru le chemin sans m'en rendre compte. Celui responsable de la bousculade semble être lui-même poussé, ou plutôt tirer sans douceur, à l'intérieur du bâtiment par un policier. Ledit policier n'a pas l'air très avenant avec son visage de serpent sournois. Je les suis et entre dans le commissariat. Les lieux sont calmes si on omet les insultes du serpent et du jeune délinquant. Ce dernier doit avoir une quinzaine d'années, châtain, et se doit être un habitué des lieux puisqu'il salut certains policiers par leurs noms. Le flic à face de serpent remarque mon regard sur eux et m'interpelle :
- Qu'est-ce que tu regardes mon mignon ?
J'hausse un sourcil, sans répondre.
- Bah alors, réponds-moi, je ne vais pas te manger sauf si tu me le demandes, fait-il en se léchant les lèvres.
Je soupire en secouant la tête devant tant de bêtises. Ce type ne se rend même pas compte qu'il se ridiculise. Il n'apprécie d'ailleurs pas mon geste car il dit en s'approchant de moi :
- Quoi ? T'as un problème la fiotte ?
- Et c'est vous qui dîtes ça.
Et oui je reste poli, même si ça me démange de le remettre à sa place.
- T'insinues quoi là ? S'énerve-t-il.
- Rien, je remarque juste que depuis tout à l'heure, c'est vous qui me faîtes du rentre-dedans.
Il éclate de rire, et croyez-moi ce son n'a rien d'agréable.
- Parce que tu y as cru ? Dès que tu es entré, ça s'est vu que tu étais une tafiolle !
- Surveille ton langage, Orochimaru, si tu ne veux pas de plainte au cul !
Cette voix je la connais, je ne l'ai pas entendue depuis longtemps mais elle n'a pas changé d'un iota. Je me tourne dans la direction d'où elle provient et je vois une réplique presque exacte de mon beau blond à la différence que les cheveux de l'arrivant tirent sur le roux. Yahiko, malgré son statut d'inspecteur, est bardé de piercings, principalement sur les oreilles et le nez. Son regard doré lui donne un charme certain, je comprends pourquoi mon frère craque pour lui.
- Oh monsieur l'inspecteur, c'est ta nouvelle copine ?
Yahiko ne prend pas la peine de lui répondre et se tourne vers moi en souriant.
- Hey Sas'ke !
J'hausse de nouveau un sourcil et réplique :
- Mon prénom est Sasuke pas Sas'ke !
Il sourit avant de répondre :
- Mon cousin t'appelle bien comme ça.
- Il ne m'a pas demandé mon avis.
Il continue de sourire puis m'invite à le suivre jusqu'à son bureau où il me fait entrer. Nous nous installons sur les fauteuils face à son bureau.
- Alors, enfin revenu ? Ça ne te fait pas trop bizarre d'être ici ?
- En fait ça fait du bien d'être chez soi. La vie à Paris et à New-York est trépidante mais je ne me vois pas y vivre, et puis rien ne vaut la ville où l'on a grandi. Ce sont des villes magnifiques, et je suis heureux d'y être allé, je sais maintenant que ma vie est ici.
- J'imagine oui, tu as pris des photos j'espère.
- Oui, c'est à la maison, il va falloir que tu viennes si tu veux les voir.
- Ce n'est pas un problème, et puis comme ça j'aurai les petits gâteaux de Mikoto.
- Tu aurais pu en avoir ces quinze derniers jours, si tu étais venu me voir.
- Pour te dire la vérité, je n'ai pas osé, fait-il contrit.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- J'ai l'impression que ton frère m'évite depuis quelques temps alors je ne veux pas m'imposer.
- Ça dure depuis quand ?
- Oula...euh...peut être un mois, je dirais, oui c'est à peu près ça, depuis la sortie en boite.
- Hn, et tu n'as pas cherché à savoir le pourquoi du comment ?
- Je lui ai envoyé des messages, je l'ai appelé, j'ai voulu le voir, mais à chaque fois il me dit qu'il est occupé avec son travail ou qu'il a rencard. Naruto m'a dit qu'il enchaîne les mecs et je m'inquiète, Itachi n'a jamais agi comme ça, ce n'est pas son style. À Naruto et moi oui, mais pas lui.
- Ça a changé pour toi, non ? J'ai appris que tu étais en couple depuis deux mois.
Il sourit tendrement et je me dis que Itachi a raison, il n'a aucune chance. Je n'aime pas ça, je ne veux pas voir mon frère souffrir.
- Oui, Sasori est adorable et c'est un ami génial et un amant hors pair.
- Un ami ?
Je ne comprends pas, ils sont en couple alors pourquoi me parle-t-il d'amitié.
- C'est compliqué. Sasori et moi, nous nous connaissons depuis quelques années mais il vivait dans une autre ville, plutôt éloignée. Il est arrivé à Konoha, il y a six mois environ et il a eu des copains mais ça a toujours mal fini. Et moi j'en avais marre d'enchaîner des coups d'un soir alors Sasori a proposé qu'on sorte ensemble mais sans les complications, c'est-à-dire sans sentiments amoureux. On couche ensemble, on traîne ensemble, on parle de tout, nous sommes vraiment complices mais nous ne nous aimons pas d'amour.
Je le regarde bouche bée, j'ai du mal à réaliser mais au moins Itachi à toutes ses chances, il faut que je lui dise et vite. Mais d'un autre côté ce n'est pas à moi de lui en parler, il faut que je trouve un moyen de les rapprocher mais avant je dois en savoir un peu plus.
- Mais, et si l'un de vous tombe amoureux.
- L'un de l'autre tu veux dire ? Ça n'arrivera pas et puis notre petite comédie va bientôt prendre fin. Sasori est sous le charme d'un de ses collègues alors nous allons tout simplement arrêter de coucher ensemble.
- Et ça ne te dérange pas ?
- Non pas du tout, tant qu'il est heureux c'est le principal.
- Hn.
- Merci Sasuke.
Je le regarde surpris, sans comprendre pendant qu'il me sourit.
- Merci de m'avoir écouté.
- De rien, mais tu n'en as parlé à personne ? Pas même à Naruto ?
- Tu déconnes ? Tout le monde aurait fini par le savoir.
- Tu exagères, il sait garder des secrets, il aurait suffi que tu lui dises de n'en parler à personne.
- Tu me fais rire, son visage est un livre ouvert. Tu veux un exemple ? C'est simple, tout le monde a su quand tu es revenu et bien avant qu'il largue son mec. Il rayonnait littéralement.
- Faut vraiment que tu arrêtes de boire, Yahiko !
- Tu ne l'as pas vu, mais j'étais avec lui lorsque Itachi lui a envoyé un message de l'aéroport, son sourire, mon dieu, je ne l'ai jamais vu aussi heureux.
- Et maintenant il me fuit, je murmure de façon à ce qu'il ne m'entende pas.
- Quoi ?
- Non, rien. Dis-moi c'est qui le gosse de tout à l'heure ?
- Konohamaru, son grand-père était le maire quand nous étions petits, ses parents sont morts alors qu'il était très jeune.
Je réfléchis un instant avant de me souvenir d'un petit garçon qui courait partout en criant et qui suivait Naruto comme son ombre.
- Oui, je me souviens, mais il a l'air d'être connu ici.
- C'est le moins que l'on puisse dire. Quand son grand-père est décédé, il a lâché prise. Il s'est accoquiné avec des types pas très recommandables, il se laisse influencer. On l'arrête une à deux fois par mois pour des délits mineurs, vols à l'étalage généralement mais il est bientôt majeur par conséquent il sera jugé comme tel et nous ne pourrons pas lui éviter la prison.
- Hn si ce n'est qu'une question d'influence pourquoi personne ne l'aide ?
- On a essayé pendant un temps, mais il refuse tout ce qu'on lui propose et on ne peut pas le forcer.
- Tu as demandé à Naruto de lui parler, si mes souvenirs sont exacts, il l'écoutait avant.
- J'avoue ne pas y avoir pensé.
- Hn, et pourquoi j'ai l'impression que ton collègue à une dent contre lui ?
- Ah ça c'est LA question que nous nous posons tous.
- Hm.
Je me lève et regarde par la fenêtre donnant sur l'intérieur du commissariat. Face de serpent s'acharne sur le jeune Konohamaru qui répond par des insultes je ne l'entends pas mais cela semble évident.
- Il n'a pas d'avocat ?
- Ils ont tous baissé les bras.
- Hn.
- Tu vas essayer de l'aider, n'est-ce pas ? Alors sois bien sûr de toi, ce gosse joue les durs mais il est fragile.
- Hn.
Je le salue de la tête en posant la main sur la poignée de la porte.
- Tu es libre pour déjeuner ?
- Naruto doit venir, mais je peux décommander.
- Non, ce n'est pas la peine, nous nous verrons plus tard.
Il acquiesce et je sors de son bureau pour me diriger droit vers mon premier client. Face de serpent me voit arriver et fronce les sourcils avant de m'apostropher.
- Qu'est-ce que tu veux encore ?
- Premièrement je ne suis pas votre ami, nous ne nous connaissons pas alors veuillez me vouvoyer et ne pas me manquer de respect. Deuxièmement je viens m'entretenir avec mon client et troisièmement, la prochaine fois que vous tenez des propos homophobes à mon encontre je ferai en sorte que vous soyez démis de vos fonctions. Est-ce clair ?
Konohamaru me regarde étonné par tant de véhémence, tandis que le policier me fusille du regard.
- Où puis-je avoir un entretien avec mon client ? En privé bien évidemment.
- Pour qui tu te..., commence Orochimaru.
- Prends mon bureau, propose Yahiko.
J'accepte d'un hochement de tête et prends le bras de Konohamaru pour qu'il me suive. Il se lève en grognant dans sa barbe inexistante. Il s'assoit nonchalant sur l'une des chaises et pose ses pieds sur le bureau. Je m'appuie sur le bord dudit bureau et repousse ses pieds pour qu'il les repose sur le sol.
- C'est bon, tu as fait ta B-A de la journée ? Me demande-t-il.
- Non pas encore.
- Tss, et je devrais être reconnaissant pour l'intérêt que tu me portes ?
- Ça n'a rien à voir, mais sérieusement tu comptes finir ta vie en prison ?
- Je suis mineur, je n'irais pas en taule.
- Tu ne seras pas toujours mineur et pour certains délits tu peux déjà être jugé comme un adulte. Dis-moi pourquoi tu es là aujourd'hui.
- Rien de bien grave.
- Je suis ton avocat, je veux juste t'aider.
- Je n'ai rien demandé !
- Je le saurai de toute façon, alors autant que tu me le dises toi-même.
Il soupire avant de dire :
- Cambriolage dans un magasin d'informatique, le proprio est arrivé avant qu'on ait fini. Je me suis fait choper alors que je passais par la fenêtre.
- Et tes amis, où étaient-ils ?
- Ils sont partis, pas besoin qu'on se fasse tous prendre !
- Oui c'est sûr surtout quand on a une bonne poire pour se faire prendre à sa place.
- N'importe quoi.
- Hn, tes copains et toi, vous avez réussi à en sortir pour combien ?
- D'après l'autre face de serpent, environ 726 106,50 Yens (5000 euros).
- Tu es bon pour passer devant le juge.
- Et alors ?
- Mais tu n'as rien dans le crâne, ce n'est pas possible ! Que penses-tu que ton grand-père penserait de ta conduite ?
Il se lève de colère.
- Laisse mon grand-père où il est !
Je soupire et pince l'arête de mon nez pour essayer de calmer mon mal de tête.
- Écoute, je vais essayer de m'arranger avec le propriétaire, tu devras rembourser et donner les noms de tes complices.
- Hors de question ! Et comment veux-tu que je rembourse ?
- En travaillant, et honnêtement.
Il croise les bras de mécontentement et me tourne le dos.
- De toute façon ils ne peuvent pas me garder.
- Et pourquoi ?
- Parce que ce très cher Orochimaru a oublié de me dire mes droits.
- Ok, alors allons te faire sortir d'ici, mais il faut vraiment que tu changes de mode de vie, tu peux y arriver, je t'aiderai si tu le souhaites.
- On peut y aller ?
Je le regarde puis soupire, en effet il est têtu comme une mule. Je lui tends une de mes cartes qu'il observe un instant avant de finalement la prendre. Nous sortons du bureau et face de serpent nous saute presque dessus.
- Enfin fini les chéris ?
- Je passerais outre le surnom pour vous demander de relâcher mon client, pour vice de forme.
- Je ne crois pas non !
- La prochaine fois, n'oubliez pas de dire ses droits à la personne que vous arrêtez. Bien, maintenant mon client est libre de partir nous sommes d'accord ?
- A quoi ça sert, dans moins d'un mois, il se fera de nouveau arrêter.
- Nous verrons à ce moment-là.
Je me tourne vers Konohamaru et dit :
- Tu peux y aller mais penses à ce que je t'ai dit.
- Wai wai, on verra.
Konohamaru ne perd pas de temps et sort du commissariat en saluant de la main les policiers présents.
- Il a l'air content le mioche, tu lui as fait du bien, c'est ça ? Après l'inspecteur, tu t'es fait un petit jeune ? Alors lequel est le meilleur ? Demande Orochimaru.
- Vous êtes jaloux ? Si ce n'est que ça il fallait le dire.
- Oh mais j'avoue je suis curieux de savoir ce que ça fait de baiser une tapette comme toi, je suis sûr que t'es bonne pour écarter les cuisses !
L'envie de le tuer se fait de plus en plus forte mais je me retiens et ne laisse rien paraître, après tout n'est pas Uchiwa qui veux.
- Orochimaru, ça suffit !
- Oh allez inspecteur, j'ai bien le droit d'y goûter moi aussi.
- Tu veux aller en cellule pour te calmer ? Parce que tu peux me croire je vais le faire avec un grand plaisir.
- Et ton ami l'avocat me tiendra compagnie ?
Il commence sérieusement à être lourd et ses collègues le lui disent mais il les ignore.
- Fais pas ta mijaurée après avoir écarté les cuisses deux fois en une heure, c'est bon qu'à ça les salopes !
Cette fois s'en ai trop, je m'avance vers lui et ce con sourit. Il tend la main pour attraper mon bras mais j'en profite pour l'empoigner et tordre son bras dans son dos. Il grimace de douleur mais je ne m'arrête pas là, je donne un coup dans ses jambes, le forçant à tomber à genoux. Le geste a pour effet de lui tordre un peu plus le bras, lui déboîtant presque.
- Maintenant les insultes c'est terminé sinon tu ne te relèveras jamais c'est compris ? Si tu as besoin de rabaisser les autres pour prendre ton pied c'est ton problème pas le mien alors ne m'y mêle pas. Et ne me parles plus jamais sur ce ton !
Je le relâche et lui tourne le dos pendant qu'il se relève. Je l'entends repousser les collègues voulant l'aider à se mettre debout. Je porte mon regard sur Yahiko qui est prêt de l'entrée en compagnie de son cousin, Naruto, dont le regard ne me quitte pas et brille de fierté je crois. Ses beaux yeux s'assombrissent en un instant et je le vois s'approcher rapidement de moi, mais à mon niveau il continue d'avancer. Lorsque je tourne la tête, je le vois maintenir face de serpent contre le mur d'une main sur la gorge. Je comprends la situation quand je remarque la matraque dans la main droite d'Orochimaru. Ce type voulait m'attaquer par derrière mais Naruto a été le plus rapide. Je le vois murmurer quelque chose à l'oreille du flic qui serre les dents et les poings mais hoche la tête, enfin autant qu'il le peut. Naruto le relâche et le regarde fuir avant de se concentrer sur moi.
- On peut parler ? Demande-t-il.
- Je n'ai pas le temps.
Certes je suis sec mais il faut qu'il comprenne qu'il ne peut pas disposer de moi comme ça lui chante.
- S'il te plait, Sasuke, nous devons parler.
- En effet mais pas aujourd'hui.
- Quand alors ?
- Je t'appellerai, de toute façon je dois te parler de quelque chose moi aussi.
- Ok, d'accord, juste...je suis désolé pour...
- Non tais-toi, on en parle plus tard, ok ?
- Comme tu veux.
Il baisse la tête et ça me donne presque des remords, mais je n'ai pas menti, ma journée est chargée.
Je prends donc congé des deux cousins et sors du bâtiment. Je respire à plein poumon et me calme.
Bon ce n'est pas tout mais un bon déjeuner s'impose, je rentre alors manger à la demeure familiale. Ma mère est absente, je déjeune seul. Après avoir savouré mes onigiris, que ma mère m'a laissés au frigidaire, je monte me changer car je n'ai pas besoin d'être tiré à quatre épingles pour rendre visite à l'ex de ma rose. En prenant mon portable, que j'ai posé sur mon bureau, en entrant dans ma chambre, je constate que j'ai deux messages. Mon Iphone étant sur silencieux, je n'ai pas pu l'entendre. Je regarde leur provenance, l'un est de mon frère qui me demande si ma matinée s'est bien passée. Le second est de Naruto, alors j'hésite à le lire mais au bout de deux minutes je cède à la tentation.
« Slt, je sais que tu ne veux pas en parler pour le moment mais je suis désolé pour samedi, partir comme je l'ai fait, ce n'était pas très glorieux, enfin bref désolé ».
Au moins il ne s'excuse pas de ce qui s'est passé avant sa fuite, il y a du progrès. Je ne lui réponds pas et sors de la maison. Je prends la direction indiquée par Naruto samedi, et arrive à destination vingt minutes plus tard. L'immeuble a quatre étages mais la personne que je cherche est au premier à la porte six. J'ai de la chance, la porte du hall d'entrée est ouverte, pas besoin d'annoncer mon arrivée. Lorsque j'arrive devant la bonne porte je frappe, celle-ci s'ouvre rapidement sur un jeune homme brun, les cheveux longs, à peu près mon âge et les yeux blancs. Il me dévisage un moment puis écarquille les yeux avant d'essayer de fermer la porte, mais je glisse mon pied dans l'entrebâillement de la porte et de la main je pousse celle-ci. L'autre recule au fur et à mesure que j'avance.
- Apparemment tu sais qui je suis, remarquai-je.
- Sasuke Uchiwa, murmure-t-il.
- Hn, alors tu sais ce qui m'amène ?
- Oui.
Il ne semble pas rassuré et ça me fait sourire.
- Joli coquard, admirai-je.
D'instinct il porte la main à son œil au beurre noir.
- C'est Ino, hier, Sakura ne veut plus entendre parler d'elle alors elle m'a frappé.
Je souris de nouveau, finalement, Ino n'est peut-être pas irrécupérable. À force de reculer, mon interlocuteur se trouve contre le mur et moi je ne suis qu'à quelques centimètres de lui.
- Écoute, on ne se connait pas tous les deux alors ne me juge pas trop vite, je ne suis pas le seul responsable, tente-t-il de m'apaiser.
- Alors explique-moi.
- Je sortais de la douche quand elle est arrivée, elle cherchait Sakura. Je lui ai offert à boire et ma serviette est tombée. J'ai bien vu qu'elle matait, normal avec un corps comme le mien, fait-il en souriant sûr de lui.
J'hausse un sourcil mais reste silencieux, je vomirai plus tard.
- Alors, je me suis penché vers elle et je l'ai couché sur le canapé pour l'embrasser. Crois-moi, elle ne s'est pas beaucoup débattue.
- Pas beaucoup ou pas du tout ?
Je n'aime pas la direction que prennent ces explications.
- Oh tu sais c'était un jeu, elle me poussait en me disant de la lâcher mais avec si peu de force que c'était évident qu'elle avait envie que je continue. La preuve, elle venait tout juste de me monter dessus quand Sakura est arrivée.
- Hn, mais elle m'a dit que vous étiez nus.
- J'ai déchiré sa robe pendant qu'elle se débattait, ça l'excitait cette garce.
Il met des guillemets avec ses doigts lorsqu'il utilise le verbe, se débattre. Je crois que je vais le tuer, ce con a failli violer Ino d'après ce que je comprends et il s'en vante. Je ne dis rien car je veux savoir comment Ino s'est retrouvée sur lui mais si ce que je crois est vrai alors je vais devoir m'excuser auprès d'elle.
- Pendant que je lui arrachais sa culotte elle m'a enjambé et hop elle était sur mes genoux, j'ai pas trop compris comment elle s'y est prise mais je n'ai pas pu y penser, Sakura est arrivée à ce moment-là. Elle était là à peine trente secondes mais quand elle est partie Ino s'est levée, a pris sa robe et elle est partie en courant.
Il sourit, fier de lui, si vous pouviez savoir l'envie que j'ai de l'écarteler.
- Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi Ino, alors que tu as Sakura.
- Tsss, tu parles, elle n'a que ton nom à la bouche.
Je le regarde, pas sûr de comprendre ce qu'il sous-entend.
- Fais pas l'innocent, j'ai parfaitement compris ce qu'il y a entre vous, ça devrait même pas m'étonner de sa part, je suis sûr que quand elle me dit qu'elle va travailler s'est une excuse pour aller en voir un autre.
Cette fois c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, je le repousse violemment contre le mur et l'y maintien d'une main serrant son cou, qui pourrait m'en vouloir de serrer trop fort.
- Écoute moi bien connard, de un, je suis homo par conséquent c'est les queues que j'aime, débile ! De plus Sakura est comme ma sœur, jamais je ne la toucherais de cette manière. De deux, jamais plus de ta vie tu n'insinueras qu'elle est une salope sinon cette même vie risquerait d'être courte. Et de trois, quand une fille dit non, ça veut dire NON ! Passer outre est un viol, espèce de salaud ! Je devrais te tuer pour ça.
À chaque phrases je cogne sa tête contre le mur, de plus en plus fortement.
- Si tu tiens à la vie, tu oublies Sakura et Ino, tu changes de ville, je ne veux plus jamais te voir et évidemment tu ne vas pas voir les flics après ma visite, c'est compris ?
Il essaye de hocher la tête la peur se lit dans son regard, en même temps il paraît que mes yeux changent de couleur et deviennent rouges lorsque je suis en colère. Je le relâche, et me tourne vers la sortie pendant qu'il reprend son souffle mais la colère est trop forte, je fais demi-tour en serrant les poings. Je l'attrape par les cheveux et lui donne un coup de genoux dans son entrejambe. Ses genoux le lâchent mais je le retiens tandis qu'il porte les mains là où il a mal. Il me regarde tremblant de peur, il me fait pitié mais je lance tout de même mon poing qui rencontre son nez, plusieurs fois. Quand finalement je sors de l'appartement, je laisse sur le sol un Neji, car oui je viens de me souvenir de son nom, gémissant de douleur et pissant le sang par le nez, je crois que je lui ai cassé. En fait il à le visage en bouillie, à tel point qu'il devra manger mixé pendant un certain temps et c'est bien pour cela que je n'y retourne pas pour l'achevé malgré l'envie qui me taraude.
En sortant de l'immeuble j'envoie un message d'excuse à Ino, qui me répond aussitôt qu'elle ne m'en veut pas. Après lui avoir promis d'en parler à Sakura je rentre chez moi en souriant.
Voilà, j'espère que vous avez aimé, à vendredi prochain pour un nouveau chapitre " Match de basket ou comment jouer les entremetteurs".
Pensez aux reviews ^^
XOXO Sa-chan
