Hello dearies !
J'ai tout d'abord le plaisir de vous annoncer que j'ai réussi mes examens ! Je suis maintenant une véritable employée de commerce. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j'annonce officiellement qu'il y aura une suite à « The amnesic Beauty/Broken Hearts ». L'écriture est en cours et ce dernier volet se nommera « The last despair ». Je vous tiendrai au courant de l'avancée et bien sûr, je vous préviendrai lorsque je commencerai à publier.
Mais revenons plutôt à nos moutons. Je pense faire une publication toutes les 3 semaines. Cela me donnera un peu de temps pour finir le chapitre 5 où je suis complétement bloquée par la fameuse rencontre Bae/Rumple sans Henry et Emma pour faire diversion (M**** ! Je viens de me spoiler moi-même) :p
Un énorme merci à Yakibaru qui a annoncé mon grand retour sur sa fic « A Gold's Life » et qui est toujours là pour les reviews !
Bonne lecture !
New York – Chapitre III
Emma respira avec grande peine l'air pollué de New York. En temps normal, ça n'aurait pas dû la déranger, ayant toujours vécu dans les grandes villes des Etats Unis. Elle prit conscience que cela faisait tellement de temps qu'elle était à Storybrooke qu'elle s'était habituée à l'air frais de la petite ville côtière et donc, qu'elle ne supportait plus celui de "son monde". Emma déplia son parapluie et entreprit de longer le trottoir pour chercher un taxi de libre, ce qui serait difficile au vu de la météo et du monde qui sortait de l'aéroport.
Elle jeta un coup d'œil sur Gold et vit son regard à la fois effrayé et étonné. Il n'était pas habitué au rythme new yorkais et peinait à suivre le rythme de la foule des passants. Plus d'une fois, il se fit bousculer ou doubler. Il était aussi à son aise qu'un poisson hors de l'eau. Emma réalisa qu'elle devait en plus veiller à ne pas le perdre si elle voulait éviter de se mettre à sa recherche en plus de celle son fils. Elle le tira par la manche pour le mener à un regroupement de taxis un peu plus loin et en trouva un de libre. Elle fit presque entrer Gold de force avant de s'installer à côté de lui. Au regard noir qu'il lui lança, elle devinait qu'il n'était absolument pas content de la manière dont elle l'avait fourré là-dedans.
- Désolée pour la brutalité mais il le fallait. Pour survivre dans ce genre de ville, il faut être vif et ne pas se laisser marcher sur les pieds. Si je peux me permettre un conseil, ce n'est plus Storybrooke ici. C'est un monde à part qui a ses propres règles. Vous avez intérêt à vous y habituer si vous ne voulez pas y laisser des plumes.
- C'est pour aujourd'hui où pour demain, râla le chauffeur de taxi. Où est-ce que je vous dépose ?
Gold indiqua le nom d'un hôtel qu'elle ne connaissait pas et essaya de se fier à l'antiquaire. Il avait organisé tout le voyage et ils n'avaient, pour l'instant, pas eu vraiment de problèmes. Emma essaya de se convaincre que tout irait bien, elle avait la désagréable impression qu'il allait bientôt se passer quelque chose qu'elle n'aimerait pas du tout.
Ils passèrent de longues minutes coincés dans les embouteillages, ce qui n'était pas étonnant vu qu'il s'agissait de l'heure de pointe. Par la vitre, Emma voyait des passants traverser rapidement les rues tantôt avec des parapluies, des chapeaux ou des capuches ou encore avec pour unique protection le journal du quotidien local. Cela la rendit nostalgique. Elle avait habité New York pendant dix mois, juste avant de s'installer à Boston. Revenir dans cette ville lui rappelait quelques souvenirs, en surtout ceux de ses "clients". La jeune femme n'avait pas eu beaucoup de relations sociales, mais en revanche, elle s'était monté un joli réseau de renseignement. Si ses indics n'avaient pas mis les voiles, elle pourrait peut-être compter sur eux pour remonter la piste du fils de Gold. Il faudra qu'elle les recontacte dès demain matin pour savoir s'ils étaient toujours actifs.
Emma fut tirée de ses pensées par l'embouteillage qui se dégagea. Elle jeta un œil sur le compteur et s'étrangla en voyant le montant affiché. Heureusement que Gold avait dit avant le départ qu'il se chargeait de toutes les dépenses car ce n'était pas avec son petit salaire de shérif de campagne qu'elle pourrait faire ça tous les jours. Le taxi arriva un quart d'heure plus tard et les déposa devant un sublime hôtel cinq étoiles. La jeune femme crut qu'il y avait une erreur, mais tout était bien réel quand un portier vint leur ouvrir la porte. Elle suivit Gold dans le hall tout en essayant de ne pas regarder dans tous les coins. Comment avait-il fait pour réserver une chambre dans un hôtel pareil ? Emma sentait qu'elle faisait affreusement tâche avec ses vêtements simples achetés dans des supermarchés. Elle réalisa alors que l'écharpe de Gold n'allait absolument pas passer inaperçue miteuse comme elle l'était. Elle se tourna vers l'antiquaire et vit qu'il avait fermé son manteau et glissé son talisman à l'intérieur, ce qui donnait l'impression qu'il portait une simple écharpe brune. Nullement impressionné par ce qui l'entourait, il se tenait droit et avait la prestance d'un homme d'affaire new yorkais. L'antiquaire se dirigea vers l'accueil et s'annonça d'une voix douce :
- J'ai réservé deux chambres au nom de M. Gold.
La secrétaire, tapa rapidement sur son ordinateur avant d'afficher une mine tendue. Emma avait flairé les problèmes à l'aéroport et visiblement, ils arrivaient maintenant.
- Je suis désolée Monsieur, mais nous vous attendions beaucoup plus tôt. Du coup, nous avons déjà attribué vos chambres à d'autres clients.
- Je vois, dit Gold visiblement agacé mais essayant de rester aimable. Dans ce cas, auriez-vous d'autres chambres de libres ?
- Non Monsieur. Tout l'hôtel est complet avec le salon des vins qui se tient dans notre établissement dès demain.
Du regard, elle désigna les prospectus posés sur le comptoir. Emma en prit un et le lut rapidement. Il y avait bien un salon des vins qui allait se tenir pendant trois jours avec au programme des dégustations de grands crus, des conférences sur les cépages et pour finir une vente aux enchères de bouteilles rarissimes. Il n'y avait aucune chance pour qu'il y ait une chambre de libre dans tous les hôtels du coin.
- On ferait peut-être mieux d'aller voir ailleurs, murmura Emma. On aura plus de chance dans un autre hôtel.
- Attendez encore Mlle Swan. Je ne vais pas me décourager si vite.
Il se tourna à nouveau vers la secrétaire et lui fit un sourire des plus chaleureux qui aurait effrayé tout le monde à Storybrooke.
- Je suis prêt à prendre n'importe laquelle des chambres que vous pourriez nous procurer avec le prix qui vient avec, il y va de soi. Je suis sûre que vous pouvez faire ça… Jenny, dit-il en lisant le badge de la secrétaire.
- Je… je vais voir ce que je peux faire, bredouilla-t-elle.
Elle replongea sur son ordinateur et pianota énergiquement sur son clavier. Une autre réceptionniste s'approcha de sa collègue et discuta avec elle à voix basse.
- Bonne nouvelle, annonça Jenny. Nous avons une chambre pour deux qui s'est libérée. Nous pouvons vous attribuer celle-là en attendant d'en trouver une seconde pour Madame.
- Parfait, fit Gold satisfait.
Jenny lui fit remplir les formalités d'usage avant de lui donner deux cartes magnétiques et de lui indiquer où se trouvait la chambre. Emma vit un groom s'avancer pour prendre leurs bagages et les emmener vers les ascenseurs. Ils montèrent sans échanger une seule parole jusqu'au dix-septième étage. La jeune femme espérait que ce voyage ne se finirait pas comme dans les romans à l'eau de rose que lisait Mary Margaret. L'histoire commençait souvent par deux personnes qui se détestaient et qui étaient obligés de cohabiter dans un espace restreint, comme une chambre d'hôtel par exemple, et dans le pire des cas, c'était la suite nuptiale.
L'ascenseur s'arrêta à plusieurs reprises entre le rez-de-chaussée et le dix-septième étage. Finalement, ils arrivèrent à destination et le groom leur désigna la chambre 1705. Gold passa la carte dans la serrure électronique et la porte s'ouvrit, dévoilant une superbe chambre spacieuse. Au grand soulagement d'Emma, ce n'était pas la suite nuptiale. La pièce en elle-même était d'un design sobre et assez simple : un lit double, deux armoires, un buffet où trônait une télévision, un coin avec deux fauteuils et une table basse, Une grande fenêtre donnait droit sur la ville. De cette hauteur, les gens et les voitures paraissaient minuscules. Dans un coin se trouvait une salle d'eau avec tout le confort : des shampoings, linges et peignoirs aux armoiries de l'hôtel. Emma passa sa main dessus. Ils étaient d'une incroyable douceur et sentaient la lavande. La jeune femme était émerveillée par tout ce luxe. Jamais elle n'avait dormi dans des endroits pareils. Elle retourna dans la chambre et s'approcha du lit par le côté gauche et y déposa son sac.
- Qu'est-ce que vous faites ?
Le charme de la chambre venait de se briser alors que retentissait la voix de son compagnon de voyage non choisi.
- Ça ne se voit pas ? Je défais mon sac. On ne retrouvera pas votre fils dans un claquement de doigts quand nous n'avons aucune piste. Alors autant s'installer.
Gold passa près d'elle et déposa son propre bagage à côté du sien, se collant presque à Emma.
- Et vous qu'est-ce que vous faites ?
- Je dors toujours du côté gauche.
- Moi aussi et ce n'est pas prêt de changer.
Le mage se redressa et la toisa d'un regard qui aurait fait peur à plus d'un, connaissant le personnage. Mais cela n'ébranla même pas Emma.
- Il faudra pourtant vous y faire dearie, dit-il en insistant sur le dernier mot. J'ai eu moi aussi une nuit très agitée et la journée d'hier tout autant mais à la différence de vous, c'est que j'ai conduit pendant quatre heures jusqu'à Boston, j'ai été incapable de fermer l'œil dans ce maudit avion et j'ai réussi à nous trouver une chambre. Entre nous, je mérite bien plus que vous ce côté.
- Très bien. Je vous laisse le côté gauche pour cette fois-ci. Mais la prochaine fois que vous m'embarquez encore comme vous venez de le faire, je me réserve le droit de choisir mon côté du lit.
- Très bien.
Emma reprit son sac et se plaça de l'autre côté.
- Mais je doute qu'il y ait une « autre fois ». Honnêtement, je ne le souhaiterai pas.
- Alors nous somme deux.
Ses affaires déballées, Emma alla s'enfermer dans la salle de bain pour prendre un bain relaxant. Par précaution, elle ferma la porte à clé. Ce voyage commençait vraiment à prendre une tournure aux romans de Mary Margaret. Et si la jeune femme avait bonne mémoire, il y avait toujours une scène où l'un des protagonistes entrait dans la salle de bain, surprenant l'autre dans le plus simple appareil. Et naturellement, elle n'avait aucune envie de faire une expérience de ce genre et encore moins avec Gold. La jeune femme se glissa dans l'eau chaude en poussant un soupir de soulagement. Un bon bain, s'était tout ce dont elle avait besoin. La journée avait été rude avec le voyage, Gold qui avait été des plus désagréables, la nuit blanche provoquée par Gold et Crochet qui avaient décidé de régler leurs comptes à la limite de la ville au moment où un étranger y pénétrait. Tout ça lui avait donné une belle migraine. Emma s'enfonça dans la baignoire jusqu'à n'avoir que la tête à la surface de l'eau. Elle se trouvait dans un cinq étoile, alors autant essayer d'en profiter.
Quand l'eau commença à devenir froide, elle décida de sortir. Elle s'enroula dans un des peignoirs qui sentaient la lavande et sorti de la salle de bain. Elle fut agréablement surprise en découvrant deux clubs sandwichs déposés sur la table basse. Gold était assis dans l'un des fauteuils et était en train de lire un livre.
- J'ai pensé que vous auriez faim, dit-il. Alors je me suis pris la peine de commander un petit quelque chose au room service.
Et maintenant, il devenait serviable. Je ne vais pas tarder à devenir folle s'il continue de passer d'un extrême à l'autre, pensa Emma en mordant son sandwich. Elle prit alors conscience qu'elle avait horriblement faim. Elle dévora le sien comme si elle n'avait pas mangé depuis des siècles mais, intriguée que Gold ne touche pas au sien, elle leva les yeux vers lui.
- Je n'ai pas faim. Vous pouvez tout prendre, indiqua-t-il. Sans pour autant quitter son livre du regard. Emma mangea donc en silence. Ils ne discutaient pas et restaient dans leur coin. La seule parole prononcée fut quand Gold annonça qu'il allait prendre la salle de bain.
Emma en profita alors pour se changer et mettre le top et le short qu'elle utilisait pour dormir avant d'allumer la télé. Elle se mit sur la chaîne locale et se mit à regarder d'un air absent le jeu télévisé qui était en train de passer. Toute cette journée lui rappelait ses années nomades où elle vivait au jour le jour mais avec un mal du pays. Storybrooke lui manquait déjà. Elle aurait aimé être chez elle en ce moment avec Henry, à lui lire une histoire tirée de son livre de contes. Cela lui permettait aussi de réviser ses classiques. C'est alors qu'elle se souvint qu'elle n'avait encore appelé personne. Elle prit le téléphone de la chambre et composa le numéro de Mary Margaret. La sonnerie retentit que deux fois avant que son fils ne décroche.
- Maman c'est toi ? Comment ça va ? Vous êtes où ? Tout va bien avec Rumplestiltskin ?
Apparemment, il avait attendu toute la journée son appel.
- Du calme gamin. Une question à la fois, fit Emma. Alors tout va bien. Là, je suis à New York avec M. Gold et tu ne devineras jamais où ! Dans un hôtel cinq étoiles !
- Super. J'espère que tu reviendras vite. Et dis, c'est comment New York ?
- C'est comme Boston en plus grand et plus bruyant. Je pourrai t'y emmener une fois si nous le pouvons. On pourrait aller voir la statue de la liberté ou alors visiter Central Park.
- Ce serait super.
Il y avait dans sa voix comme une sorte de fatigue. Emma regarda l'heure affichée dans un coin de la télé et vit qu'il était largement passé 22h30.
- Et toi, tu ne devrais pas être en train de dormir à cette heure ?
- Si, mais David et Mary Margaret m'ont laissé veiller jusqu'à ton appel. D'ailleurs, ils aimeraient te parler. Tu veux que je te les passe ?
- Oui. Et toi tu vas te coucher. C'est pas parce que la malédiction est brisée que tu ne dois plus aller à l'école.
- Très bien. Bonne nuit Maman.
L'instant d'après, le combiné passa aux mains de Mary-Margaret qui lui posa exactement les mêmes questions.
- Bien. Gold a réussi à nous trouver un superbe hôtel. Là, je pense que nous sommes tous les deux fatigués. Nous commencerons les recherches dès demain.
- Est-ce qu'il est dans son état normal, demanda gravement Mary Margaret. Il n'avait pas un comportement étrange avec toi ?
A ce moment-là, le principal concerné sortit de la salle de bain, déjà prêt pour la nuit avec un ensemble de pyjama bleu nuit. Emma lui jeta un coup d'œil discret. Mis à part le fait de partager une chambre avec lui, tout avait l'air normal.
- Non. Il est comme d'habitude. Pourquoi ? Il s'est passé quelque chose ?
- David a vu sa maison et sa boutique complétement ravagée peu après votre départ. Avec Ruby, ils ont pu déterminer que c'était lui qui avait tout détruit.
- Ouah, euh… Attends un instant…
Puis, elle se retourna vers l'antiquaire. Celui-ci venait de ranger ses bagages et de glisser son sac de voyage sous le lit.
- Gold ? C'est vrai que vous avez détruit votre boutique ?
- En effet, répondit-il simplement.
- Mais pourquoi ?
En quelques pas, il fut près d'elle et, avec une célérité que la jeune femme ne lui connaissait pas, il lui arracha le téléphone des mains.
- Il n'y a plus rien qui me retient à Storybrooke et je n'ai pas l'intention d'y revenir. Bonne nuit.
L'antiquaire raccrocha sèchement le combiné avant d'aller prendre place sous les couvertures. Emma le dévisagea surprise. Se rendait-il compte qu'il avait dit « bonne nuit » à sa mère ? Le regard noir qu'il lui lança lui permit de ne pas poser la question à haute voix. Elle renonça à comprendre pourquoi il avait détruit ses biens tellement cet homme pouvait être imprévisible. Elle prit place à son tour en faisant attention d'être le plus proche possible du bord et programma le réveil pour sept heures. Les lumières éteintes, elle ferma les yeux en essayant d'oublier la présence de Gold allongé près d'elle. Alors qu'elle sentait le sommeil venir, elle s'autorisa à se détendre un peu. Mais la voix de Gold résonna dans la chambre :
- Mlle Swan ?
- Quoi encore ?
- Vous avez les pieds glacés.
Et voilà,
Pour ceux qui s'en souviennent, vous avez la réponse quant aux mystérieuses paroles d'Emma sur un certain « côté gauche » évoqué lors de « The amnesic Beauty ». Si ma mémoire est bonne, il s'agit du dernier chapitre de la partie « Innocence ». À l'origine, ces deux fics ne devaient en faire qu'une seule mais j'ai préféré les séparer en deux récits bien distincts même si chacun complète l'autre.
Je vous souhaite à tous de bonnes vacances d'été que vous soyez à la mer, à la montagne, en séjour linguistique, que vous ayez un job d'été ou que vous restiez à la maison.
A dans 3 semaines !
Kisara Hamagasaki
