Et voilà le chapitre suivant…

Chapitre 3 : Le courage n'est pas de n'éprouver aucunes peurs mais de les combattre

L'Angleterre… quel magnifique pays mais question beau temps, on repassera ! J'étais là à maudire le soleil qui était surement partit au Caraïbes pour un certain temps, quand Laura me balança un magazine en pleine figure. Qu'est ce qui lui arrivait encore à celle-là ?

_Eh ! Je ne t'ai rien fait ! M'indignais-je.

_Tu ne m'écoutes pas alors que je te parle depuis une bonne demi-heure, s'énerva mon amie.

_Ca ne devait pas être bien intéressant, dit alors quelqu'un en s'asseyant dans l'herbe, à nos côtés.

James Potter et toute sa clique. Tout simplement génial ! Pourquoi, alors que nous étions tranquillement assises dans le parc, ces messieurs devaient-ils s'obstiner à pourrir nos vies ?

_Tiens Potter ? Tu viens quémander ta baffe quotidienne ? Lui demanda Laura en souriant avec ironie. Evans ne s'en est pas chargée ce matin ?

_Tu es affreusement drôle aujourd'hui, Dubois !fit remarquer l'ébouriffée, légèrement vexé.

_Tu trouves ? lui demanda-t-elle, faussement touchée.

Je me recouchai dans l'herbe, ignorant ces abrutis. Qu'ils aillent s'amuser ailleurs par Merlin! J'entendais vaguement Laura se disputer avec les Maraudeurs mais je n'y prêtais pas plus attention qu'à un bruit de fond. Voilà plus d'une semaine que nous avions reprit les cours à Poudlard et j'étais déjà crevée. Bon en toute franchise, ce n'est pas le fait de suivre les cours ou de faire mes devoirs qui m'ont épuisée, mais surtout parce qu'hier nous nous étions couchées très très tard… mais tout de même ! Alors que je sombrais petit à petit dans les abymes du sommeil, de l'eau glacée et poisseuse me tombait dessus. A ce moment j'eus comme une petite expression de déjà-vu… C'était la mode d'asperger les innocentes personnes pendant qu'elles dormaient ou s'apprêtaient à le faire ? J'allais rapidement faire passer l'envie à ces sales mômes mal élevés de recommencer… Enfin pas sur moi. Je me levais, possédée par une rage folle, et cria :

_Qui a fait ça ? Que je l'envoi sur Uranus, saluer les petits hommes verts !

Les Maraudeurs et Laura étaient pliés de rire…Attendez ! Laura ? Oh la traitresse ! Depuis quand celle-ci s'entendait-elle avec les si prestigieux Maraudeurs ?

_Laura ! Comment as-tu osé ? Sale traitresse ! Continuais-je à hurler, hors de moi.

Je sortis ma baguette et, dans un élan de fureur, les envoya en vacances dans l'arbre le plus proche. Et à mon tour, j'éclatai de rire en les voyants se débattre avec les branches du végétal à plus de quinze mètre du sol. Et je partis d'un pas fier vers le château malgré la bonne couche d'eau sur moi.

Quoi de mieux qu'une bonne petite vengeance sadique pour égayer sa journée ?

_Qu'est ce que tu peux être susceptible, entendis-je crier de l'autre côté de la porte.

Susceptible ? C'est bien possible mais Laura n'était vraiment pas bien placée pour me le faire remarquer. Elle, qui au moindre reproche partait sur ses grands hippogriffes !

_Ah oui ? Lui rétorquais-je indifférente aux soupires exténués de mon ex meilleure amie.

_Sors de cette salle de bain, Tatiana Philippine Collina ! m'ordonna Laura en perdant patience.

_Tu permets que je me douche ? Votre eau était loin d'être super propre, lui lançais-je sarcastique.

Elle toussota un peu gênée puis dis :

_Elle venait du lac mais j'étais contre, ils ne m'ont pas écouté.

_C'est une de tes excuses bidons que t'a inventées pour que je te pardonne, je suppose, lui dis-je, écœurée de savoir que ce qui était sur moi n'était pas de l'eau mais de la vase.

_oh arrêtes s'il te plait. Tu me fatigues à faire ta victime alors que tu m'avais abandonnée face à ces dégénérés pour te reposer bien gentiment, lâcha-t-elle énervée.

_Ces dégénérés ? Tu n'es pas très gentille avec tes nouveaux copain, dis moi, susurrais-je en rentrant dans la douche.

_Ne me dis pas que tu es jalouse de ces…

Mais je n'entendis pas la suite car j'allumai l'eau assez fort pour couvrir le babillage de Laura. Qu'elle suppose que je sois jalouse de ces crétins me m'étais encore plus en colère.

_Tu as vraiment un sale caractère, Collina !

Elle avait apparemment amplifié magiquement sa voix… Qu'est ce qu'elle pouvait m'énerver par moment ! Après qu'elle ait dis ça, j'entendis le bruit de la porte claquer. Et elle critiquait mon mauvais caractère ? Quelle hypocrite !

J'entrais dans la grande salle, il était 8h30 du soir et j'avais extrêmement faim ; je n'étais pas descendu manger à midi. Beaucoup de mes camarades m'observèrent, étonnés. Ils devaient certainement se demander pourquoi Laura n'était pas avec moi. D'ailleurs moi-même je me surpris à me demander où elle était passée. Après tout j'avais beau dire que je lui en voulais, je n'en étais plus tellement sûre. Evidemment qu'elle m'ait (pour la seconde fois !) renverser de l'eau, avec l'aide des Maraudeurs, ne m'avait pas plu mais c'était ma meilleure amie et malgré que l'on se dispute souvent, je ne pouvais me passer de son amitié. Je m'assis à une place au hasard à la table des vert et argent, bien décidée à me réconcilier avec Laura dés qu'elle rentrera dans la grande salle.

Mais une heure et demie passa sans que mon amie n'ait fait son apparition. Elle n'était pas autant gourmande que moi, mais l'était bien assez pour ne pas supporter de sauter un repas. Tous les élèves étaient presque allés se coucher ou tout simplement dans leur salle commune ; après tout nous étions samedi rien n'obligeait à se coucher tôt. Inquiète malgré moi, je sortis de la salle, bien que je n'aie pratiquement rien avalé. J'avais beau essayer de me rassurer en me disant qu'elle n'avait certainement pas faim et qu'elle avait préféré se promener, je ne pouvais enlever cette boule qui me bloquait la respiration.

Je m'étais décidée à faire le tour du château pour retrouver mon amie quand un souvenir me fit m'immobiliser.

« _Ne t'inquiètes pas Dubois, toi aussi tu goûteras à ma vengeance »

Ce sont les paroles qu'avait prononcées Malefoy, ses yeux cruels brillant de projets de vengeance des plus horribles. Quand ce futur mangemort nous avait menacés le jour de la rentrée, cela m'avait fait rire, à présent j'étais terrifiée. Il n'oserait pas n'est ce pas ? Il ne pourrait pas lui faire du mal ?

Je tremblais horriblement quand une révélation me fit chanceler ; Bien sur que si ! Un Malefoy était capable des pires choses, je le savais.

Je me mis à courir ne sachant où aller, j'étais désespérée. Qu'allait-il arriver à mon amie ?

Cela faisait bien longtemps que le couvre feu était passé mais le fait que Rusard pouvait me coincé était le dernier de mes soucis. Je n'avais aucune preuve que Malefoy soit le responsable de la disparition de Laura, me direz-vous. Peut être était-elle dans notre dortoir ? J'y avais passé toute ma journée, loupant le déjeuner. Aux cuisines ? Laura détestait y aller, les elfes de maison y travaillaient et elle ne supportait pas de les voir agir comme des esclaves. Dans le parc, une salle de cours quelconque, le terrain de Quidditch ? Peut être mais j'étais persuadée au fond de moi que Laura était avec Malefoy et ses copains quelque part dans l'école. Pourquoi ? Je n'en sais rien, une intuition et ma mère dis toujours qu'il faut écouter ses intuitions. Pour une fois j'écouterais ses conseil, aussi étranges soient ils. En plus j'avais beau me creuser la mémoire, jamais je ne me souvenais d'avoir vu le groupe à Malefoy au diner de ce soir. Pourtant ils ne perdaient, tout comme les Maraudeurs, aucunes occasions pour se faire remarquer. Non, il n'y avait pour moi pas une seule raison aussi crédible que celle-ci ; Malefoy voulait se venger de Laura et moi, et aujourd'hui c'était elle. Mais aussi dangereux que peut être un Malefoy, une Collina en colère est encore pire.

Je courrais toujours, snobant le point de côté qui me tiraillait sans aucune pitié (Il avait au moins autant sa place que moi à Serpentard !) quand un bruit de chute me fit dresser l'oreille. Je m'arrêtai mes sens aux aguets, le cœur battant. J'avais beau me répéter, depuis pas mal de temps, que Malefoy ne me faisait pas peur, je n'étais pas très rassurée ; Je ne suis pas une griffondor ! Mais je n'avais pas le choix, Laura était en danger et je l'aiderai quoi qu'il puisse arriver. Un autre bruit de chute suivit de près par une exclamation de douleur retentirent. Je me pressai vers l'endroit d'où provenait le bruit, regroupant tout mon courage.

Le bruit provenait d'une petite salle désinfectée, la porte fermée. Je lui jetai un sort pour qu'elle devienne invisible pour moi et seulement pour moi, restant une porte normale pour les occupants de la pièce.

J'avais vu juste ; Malefoy faisait payer à Laura l'affront de lui avoir mal parlé sous les rire de bonheurs de bon nombre de serpentards (4 pour être exact). Ce spectacle me donna envie de vomir, ils me dégoûtaient à s'en prendre à mon amie alors qu'elle était seule et sans moyen de défense. Je n'avais qu'une envie : leur faire ravaler leur joie de la voir souffrir mais ils étaient trop nombreux pour que j'y aille sans plan d'attaque.

Malgré les coups, Laura gardait son sourire ironique ce qui énervait le blond et le faisait frapper encore plus fort, toujours plus fort. Les larmes me vinrent, je n'en pouvais plus. Je rentrai en trombe dans la pièce, baguette levée ; on allait se passé de plan !

Je fis s'écraser Malefoy contre le mur d'un sort et brailla, les larmes coulant sur mes joues:

_Je vais te faire regretter de t'en être pris à Laura, ordure !

Je m'avançai vers lui et lui envoya mon pied dans l'estomac, encore et encore. Ses acolytes sortirent de leur stupeur et l'un d'eux me projeta au loin, je me fracassai la tête contre le mur lâchant ma baguette. Je restai contre le mur, étourdie, observant Laura ramper et s'emparer de ma baguette. Elle se mit à envoyer des sorts à tout va, adossée elle aussi contre le mur, à mes côtés. Elle était seule (j'étais incapable du moindre mouvement, vu que j'étais complètement dans les vapes), et affaiblie par les coups dont elle avait été victime, contre quatre serpentards de 7ème années. Autant dire que nous étions mal barrées, je n'aurais pas parié sur notre survie, bien au contraire. Malefoy, lui, n'était pas dans un meilleur état que moi. Je ne l'avais pas loupé et c'était ma seule consolation. Un grand gaillard qui ressemblait à s'y méprendre à un gorille m'agrippa la jambe et me traina vers lui, se mettant à califourchon sur moi. J'entendis vaguement mon amie le menacer de lui arracher les tripes s'il osait me toucher. Pour ma part, je pense qu'il n'allait pas simplement me toucher mais me tuer sans scrupule et c'est ce qui, bizarrement, me fit sortir de ma torpeur. Au moment où il allait m'envoyer son poing dans la figure, j'écartai ma tête de la trajectoire de son poing, qui, lancé à un force impressionnante vint s'écraser contre le sol en marbre. Malgré le bruit horrible que firent les articulations de sa main, je n'éprouvai aucune compassion mais plutôt une satisfaction sordide. Il s'enleva d'au-dessus de moi et se mit à crier sa douleur. Mais loin d'avoir pitié de lui, je lui saisi sa tête et l'envoya contre le mur le plus proche. Il retomba sur le sol, inconscient ; un de moins ! Laura, de son côté, en avait mis deux hors jeux. Plus qu'un, mais il paraissait costaud et me faisait peur rien qu'à la façon avec laquelle il regardait Laura. Mais je n'avais plus rien à perdre ; mon corps était en miette et ne parlons même pas de ma tête. Je ne comptais pas laisser tombé si près du but, j'allais me ruer sur lui sans plus réfléchir quand, à la porte restée ouverte, apparu mon frère et Lily Evans.

Cette dernière stupéfixa le serpentard comme s'il s'agissait d'une chose qu'elle faisait tous les jours. Et, je ne sais pas pourquoi, je parti dans un fou rire interminable. Oui, je suis littéralement détruite moralement et physiquement. Oui, je suis incapable de me lever, persuadée que plus jamais je ne tiendrais debout. Oui, le sang coule le long de mon visage se mélangeant à mes larmes. Oui, je tremble encore de peur. Et oui, je ris à m'en décrocher la mâchoire. Où est la logique ? Je n'en ai pas encore trouvée mais je continuai à rire. Puis mon rire se changea en sanglot, je ne devais pas avoir fière allure mais je m'en foutais royalement. Les deux arrivants n'avaient pas fait le moindre geste quand Laura se traina vers moi pour me prendre dans ses bras. Elle me berça et je m'évanouis, soulagée de sentir ma meilleure amie près de moi…