Voici le nouveau chapitre ! Merci à Doxies et à vos nombreux reviews ! Bonne lecture !

Anya était installée dans la bibliothèque juste derrière Anna Stanlaw. Elle avait décidé, après réflexion, d'ajouter un bouclier protecteur puisant dans sa propre magie lorsqu'Anna serait en danger. Cela pouvait certes devenir dangereux pour elle, mais cela ne l'inquiétait pas trop ; il fallait déjà être sacrément culotté pour attaquer un élève avec le professeur Dumbledore dans les parages.

La jeune fille s'était installée dans la bibliothèque de telle manière à ce que ni Anna ni ses amies ne voient qu'elle lui jetait des sorts.

Vérifiant que personne n'était présent ou ne regardait, Anya commença à jeter ses sorts. Le premier était un sort pour la détecter où qu'elle soit ; il était directement lié à l'esprit de la jeune Gryffondor qui, lorsqu'elle voulait savoir où se trouvait Anna, n'avait qu'à penser à elle pour qu'une image de son positionnement apparaisse dans son esprit. Le deuxième était pour la prévenir si un danger la menaçait. Ainsi, Anya ressentait une douleur à la tête si cela se produisait. Enfin, elle jeta le troisième sort : le fameux bouclier de protection.

Une fois que ceci fut fait sans que personne n'ait remarqué son petit manège, Anya put enfin se détendre.

Elle se leva de sa table et rangea les livres qu'elle avait empruntés pour faire ses devoirs de la semaine.

Elle sortit ensuite de la bibliothèque pour se diriger vers la salle commune afin d'y déposer son sac.

En passant devant une salle de classe, elle fut surprise d'y entendre une voix prononçant des formules d'enchantement, formules qu'ils avaient apprises la veille en cours. Le sortilège en question était un puissant sortilège de feu.

Anya poussa la porte de la salle et vit Peter Pettigrow essayant en vain de faire apparaître une flamme.

- Tu n'y arriveras jamais comme cela, intervint Anya en entrant dans la salle.

Pettigrow fit un bond en arrière, lâcha sa baguette par terre et se tourna vers elle.

- Sanders, tu es folle, j'ai failli mourir de peur.

- Désolé, je n'ai pas pu m'empêcher d'entrer en te voyant réaliser ce sort.

Anya posa ses affaires dans un coin de la salle et s'approcha du jeune homme.

- L'enchantement doit être naturel, si tu forces, tu n'y arriveras jamais. Détends-toi et réessaye !

Peter la regarda un instant puis inspira profondément, fit un mouvement de sa baguette et prononça le sortilège. Rien ne se passa.

- Détends-toi ! répéta Anya.

- C'est ce que je fais !

- Non, tu es tendu !

- Je suis parfaitement détendu !

Peter, sous le coup de l'énervement, refit le sortilège, mais l'exécuta mal et fut projeté en arrière.

- Tu vas te détendre oui ! s'exclama Anya.

- C'est ce que je fais ! s'écria-t-il à son tour.

- Non ! cria Anya.

Ils s'arrêtèrent tous les deux, s'observant, puis Peter eut un petit sourire.

- Tu vas me taper ? demanda-t-il.

- Ca te détendrait ? demanda-t-elle.

- Non.

- Alors je ne vais pas te frapper. Arrête pour aujourd'hui, tu t'énerves et tu n'y arriveras pas. Si tu veux, je peux t'aider, disons, une heure par soir ?

- Tu ferais ça ? Tu ne vas pas faire des expériences sur moi ou me lancer des sortilèges pour te défouler ?

- Comme si c'était mon genre !

- C'est ce que tout le monde dit.

- Et bien « tout le monde » a tort, je viendrai te chercher dans la salle commune après le dîner et nous irons nous entrainer, d'accord ?

- D'accord, merci !

- Je t'en prie, à ce soir Pettigrow !

- A ce soir !

Anya lui fit un sourire puis sortit. Elle passa à sa salle commune, posa ses affaires et sortit. Elle avait bien envie de faire un tour dans le parc ; les premières neiges venaient de tomber et elle adorait ce spectacle.

Elle était en train de se demander si le lac était gelé lorsqu'elle sentit une vive douleur derrière sa tête. Surprise, elle tomba sur le sol, des points noirs apparaissant devant ses yeux. Elle ne put que voir une batte de Quidditch tomber à côté d'elle et du sang couler le long de son bras avant de s'évanouir totalement.

Lorsqu'elle se réveilla, il faisait totalement noir autour d'elle. Elle essaya de bouger, mais elle s'aperçut rapidement qu'elle était enfermée quelque part. Se concentrant pour ne pas paniquer, Anya chercha sa baguette et son sac, mais ne trouva aucun des deux. Elle fouilla dans sa poche et en sortit un briquet qu'elle alluma rapidement.

A ce moment-là, elle commença à paniquer : elle se trouvait dans une malle en bois moldu. Elle éteignit rapidement son briquet ne voulant pas manquer d'air puisqu'elle ne savait pas où elle se trouvait.

Anya n'avait pas peur de grand-chose ; par exemple les araignées, les serpents, l'eau, le vide ou encore les insectes ne lui avaient jamais fait peur, mais être enfermée dans un endroit restreint et ne pouvant pas y sortir était une de ses plus grandes phobies.

Il faut que je sorte de là !

Elle frappa durement contre la surface de la malle, mais une lumière magique apparut contre la paroi. Celui qui l'avait enfermé là avait jeté un sort de résistance à la malle. Elle ne pouvait même pas brûler la surface du bois, elle risquait de brûler seulement l'intérieur sans que l'extérieur soit touché. Vu l'odeur et le froid qui piquait sa peau, elle était dehors sûrement près de la forêt interdite et le soleil devait déjà être couché vue la noirceur de la malle. Anya frissonna : là elle était vraiment dans la galère. Elle fit la dernière chose qu'il lui restait, elle cria. Elle cria pendant ce qui lui sembla des heures, elle hurla, frappant durement contre le bois, griffant le couvercle. Ses poings se mirent à saigner ainsi que ses ongles.

Au bout d'un moment, elle s'arrêta, épuisée. Des larmes de peur commençaient doucement à rouler sur ses joues et l'odeur du sang était de plus en plus présente. Sa blessure à la tête s'était apparemment réouverte et elle se sentait de plus en plus fatiguée. Sa tête lui faisait mal, elle se sentait nauséeuse et surtout une terrible angoisse l'enveloppait. Si personne ne la retrouvait, elle finirait ici. Anya se mit à pleurer de plus belle et cela l'affaiblit encore plus. Elle commença à sombrer dans l'inconscience. Elle ne remarqua même pas que quelqu'un forcer le verrou et soulever le couvercle. Tout ce qu'elle vit furent les deux yeux surpris d'un centaure avant de s'évanouir à nouveau.

Méphistos n'aimait pas particulièrement les humains. D'une part, parce que ceux-ci méprisaient les centaures, pensant leur être supérieurs par leur intelligence et par le fait qu'ils avaient deux bras et deux jambes. D'autre part, parce que les deux espèces n'avaient pas la même façon de vivre, les centaures n'influençaient jamais le destin : si c'était écrit dans les étoiles alors soit, c'était ainsi que cela se passerait. Les humains, eux, voulaient toujours tout contrôler en essayant de changer ce qui était impossible à changer. Pour eux, le destin se fabriquait, il n'était pas dit à l'avance.

Mais s'il y avait quelque chose qui liait les deux espèces, c'était bien la protection de leurs enfants. Pour l'une ou l'autre espèce, les enfants étaient l'avenir, une manière de se dire qu'ils ne disparaîtraient jamais totalement tant qu'une descendance était encore présente.

Alors lorsque Méphistos vit la jeune humaine, enfermée dans un coffre, la tête couverte de sang et inconsciente, il ne put réfléchir plus longtemps et la prit doucement dans ses bras, calant sa tête blessée contre son torse tout en s'éloignant de sa prison.

- Que fais-tu Méphistos ? demanda un autre centaure derrière lui.

- Hank, regarde-la, ce n'est qu'une enfant, se justifia-t-il.

Le centaure regarda la jeune fille puis détourna la tête.

- Fais vite ! ordonna-t-il.

Méphistos hocha la tête et se mit à galoper dans la forêt. Seul Poudlard pouvait sauver cette jeune fille et d'ailleurs, elle devait probablement venir de l'école. En voyant son teint de plus en plus pâle, Méphistos la serra un peu plus contre lui et accéléra son galop.

Au bout de dix longues minutes, le centaure put voir la lisière de la forêt. En temps normal, il aurait fallu qu'il passe par la maison du garde-chasse pour le prévenir de sa venue, mais il n'avait plus assez de temps. L'hybride galopa rapidement vers la porte de l'école. Heureusement pour lui, personne n'était dehors à cette heure-là, ils devaient être en train de manger.

Une fois arrivé devant l'entrée, Méphistos se cabra et, à l'aide de ses sabots, ouvrit la porte qui alla se cogner contre les mûrs en pierre. Le bruit alerta immédiatement le personnel de Poudlard, Dumbledore en tête. Celui-ci s'avançait plus puissant que jamais, sa baguette en main. Il la rangea cependant rapidement en voyant le corps que tenait le centaure.

- Anya, murmura-t-il en s'approchant d'elle.

- Elle était enfermée dans une malle. Elle s'est évanouie il y a environ un quart d'heure et elle a une blessure importante à la tête, expliqua le centaure.

- Merci infiniment Méphistos, dit Dumbledore en faisant apparaitre un brancard.

- Je vous en prie Albus Dumbledore.

Le centaure inclina la tête, posa la jeune fille dans le brancard et repartit vers la forêt.

Dumbledore fit rapidement léviter le brancard et se dirigea à grandes foulées vers l'infirmerie.

- Pompom ! Nous l'avons retrouvée ! s'exclama le directeur en entrant dans l'infirmerie.

- Merci Merlin ! s'exclama l'infirmière en se précipitant vers la jeune fille.

Le directeur la déposa sur un lit et laissa Madame Pomfresh l'examiner. Dans un lit voisin, Rémus Lupin se redressa et se leva. Il avait un bandage autour de la main et le contour de l'œil de couleur noir.

- Comment va-t-elle ? demanda le jeune homme en voyant sa tête ensanglantée.

L'infirmière ne répondit pas de suite, examinant encore le reste de son corps.

- Elle a une petite commotion cérébrale, rien que la magie ne puisse soigner ! M. Lupin, retournez vous asseoir sur votre lit, la potion n'a pas encore fait effet. Albus, laissez-nous s'il vous plait, je dois m'occuper de cette petite.

Aussitôt, Madame Pomfresh reprit son armure d'infirmière et éloigna tous ceux qui voulurent s'approcher de la jeune fille. Elle l'examina de la tête aux pieds, s'assurant que seul le crâne était touché. Une heure plus tard, elle l'habilla d'un pyjama chaud et la mit sous les couvertures de son lit. Elle semblait toute petite dans ce lit et son teint était très pâle. Un gros bandage ornait sa tête et une pommade de couleur orange avait été appliquée sur ses mains pour faire disparaître les égratignures qu'elle s'était faites en essayant de sortir de la malle.

Lorsqu'il fut dix heures, Pomfresh examina une dernière fois Rémus Lupin puis l'autorisa à sortir. Celui-ci passa quelques minutes au chevet d'Anya puis monta jusqu'à son dortoir.

Madame Pomfresh vérifia la santé de sa patiente puis alla dans son bureau régler les derniers papiers avant d'aller se coucher.

Vers trois heures du matin, Anya se réveilla en sursaut, le visage en sueur et les membres tremblants. Elle essaya de s'habituer à l'obscurité, mais rien n'y fit ; elle ne distinguait rien autour d'elle. S'assurant qu'elle n'était plus enfermée dans le coffre, la jeune fille leva doucement les mains vers le haut priant pour ne pas rencontrer un obstacle. Soupirant de soulagement, elle laissa tomber ses bras sur le lit.

C'est bien gentil tout ça, mais ça ne me dit pas où je suis !

Anya n'était encore jamais venue dans l'infirmerie, c'est pourquoi ni l'odeur ni le bruit ne furent pour elle quelque chose de familier. Elle se redressa doucement, attrapa la première chose qu'elle toucha – un cierge – puis balança ses pieds vers le sol. Elle dut s'y prendre à plusieurs fois pour pouvoir se lever : elle se sentait toute molle et son crâne était, par contre, très lourd. Elle resta quelques secondes immobile avant de pouvoir faire quelques pas. Elle leva ses mains vers elle, au cas où elle butterait contre quelque chose et avança. Elle ne put faire que quelques pas avant de se prendre un meuble et s'étaler misérablement sur le sol.

Niveau discrétion on repassera ma vieille !

La pièce s'illumina enfin et Anya ne put que soupirer de soulagement en voyant qu'elle se trouvait à l'infirmerie. Apparemment, elle avait buté contre un chariot de potions. Elle se redressa, son arme toujours serrée dans son point et observa les alentours.

- Miss Sanders, que faites-vous debout ? demanda l'infirmière en faisant irruption dans la pièce.

Anya sursauta et se tourna vers la voix, son arme levée et sur le point d'être lancée sur l'inconnue.

- Mme Pomfresh, souffla-t-elle de soulagement.

- Qui voulez-vous que ce soit ? Allez ma fille, retournez vous coucher.

Pomfresh l'amena jusqu'à son lit, l'installa sous les couvertures avant de la border.

- Je ne pense pas que ce cierge vous sera d'une grande utilité, dit Pomfresh tendant la main vers l'objet en question.

- Désolé, murmura-t-elle en lui donnant la bougie.

- Honnêtement, moi j'aurais plutôt choisi une canne, mais j'ai tendance à les cacher dans mon bureau ! dit-elle avec un petit sourire.

Anya se mit à sourire à son tour, laissant l'infirmière l'examiner.

- Je vais vous donner une potion de sommeil sans rêve, je serai ainsi sûre de vous voir dormir !

La jeune fille prit docilement la potion que lui tendait l'infirmière puis s'installa dans les coussins.

- Je vous laisse une bougie allumée, d'accord, dit Pomfresh, pensant qu'ainsi la jeune fille serait plus rassurée.

- Merci.

- Allez, endormez-vous à présent.

Anya ferma les yeux et s'endormit aussitôt. Pomfresh la regarda quelques secondes puis se décida à faire de même.

Il était près de midi lorsqu'Anya se réveilla et, pour la deuxième fois, ce fut avec la peur lui tordant le ventre. Elle se mit à respirer bruyamment, cherchant son souffle et ne pouvant s'empêcher de faire couler des larmes de ses yeux.

- Anya, murmura une voix près d'elle.

La jeune fille sursauta, se préparant à attaquer l'individu qui lui avait fait peur, mais ne tomba que sur le doux regard de Rémus Lupin. Il n'était pas seul ; ses amis les Maraudeurs l'accompagnaient, ainsi que Lily Evans.

- Tout va bien, murmura-t-il encore en s'approchant d'elle, tu es en sécurité maintenant.

Anya hocha la tête alors que Lily lui tendait un verre d'eau qu'elle s'empressa de boire.

La jeune fille le posa, jetant des regards timides vers les trois autres garçons qui la regardaient.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-elle.

- Tu n'es pas venu déjeuner hier et tu n'apparaissais nulle part sur la carte, commença à expliquer Rémus, Peter nous avait dit que tu voulais lui donner des cours le soir même alors on a trouvé ça inquiétant. On a fini par fouiller le parc entièrement et une partie de la forêt interdite. Comme on ne te trouvait pas, on a prévenu le professeur Dumbledore qui a fait fouiller le château et les endroits qui n'apparaissaient pas sur la carte. Il n'a rien trouvé alors on a décidé de faire le tour des élèves pour leur demander s'ils ne t'avaient pas vu.

- Ils savent qui je suis ? demanda Anya surprise.

- Oui, enfin surtout depuis que tu as cogné Jones ! répondit Sirius Black avec un petit sourire.

- Enfin bref, donc après ça, on a fait le tour de tous les gens avec qui tu avais eu des problèmes dernièrement et il y en a pas mal, continua Rémus avec un petit sourire.

- Merci Mumus, grogna la jeune fille.

- J'ai finalement entendu Cameron Jones se vanter de t'avoir eu et qu'on ne te verrait pas de ci-tôt.

- Tu aurais dû voir ça, commença James Potter avec un grand sourire en regardant Rémus.

- James ! gronda Rémus. Tout ça pour te dire qu'il a fini par nous dire qu'il t'avait enfermé dans un coffre et qu'il t'avait fait léviter dans la forêt, il ne savait plus où. Il a été renvoyé à ce propos, Dumbledore trouvait qu'il en avait assez fait depuis six ans. Ils étaient en train de te chercher lorsqu'on a reçu un message disant que tu avais été ramenée au château. Nous avons récupéré ton sac et ta baguette magique, Jones les avait, et Lily les a déposés dans ta chambre.

- Merci, murmura-t-elle sincèrement.

- Ce n'est rien voyons, on n'allait pas te laisser te faire dévorer par les grosses bestioles qu'Hagrid affectionnent tant ! répondit Sirius avec un grand sourire.

Mme Pomfresh arriva à ce moment-là, les obligeant à sortir de l'infirmerie pour laisser la jeune fille manger et se reposer. L'infirmière vérifia son crâne puis enleva totalement le bandage, lui assurant que la potion de soins avait totalement fait effet.

Anya resta trois jours de plus à l'infirmerie et son sommeil était toujours mouvementé ; elle se réveillait en sueur, le cœur battant et la respiration haletante. Mme Pomfresh lui avait expliqué qu'elle mettrait un certain temps à se remettre ; l'enfermement avait été traumatisant pour elle.

Le vendredi soir, elle put enfin sortir de l'infirmerie et monta directement vers son dortoir. Elle n'avait pas très faim et ne voulait voir personne – en tout cas pas ces regards de pitié que beaucoup posaient sur elle.

En chemin, elle rencontra Severus Rogue qui sortait de la bibliothèque, les bras pleins de livres de potions.

- Finalement tu es encore entière Sanders ! fit-il remarquer.

- Tu es déçu ? demanda-t-elle avec un petit sourire.

- Pas vraiment, j'ai une dette envers toi je te rappelle, cela aurait semblé trop facile !

- Ne t'inquiète pas Severus, je n'oublie pas !

Anya le salua rapidement puis se dirigea vers sa salle commune. Il n'y avait personne dans le dortoir, les autres élèves étaient encore en train de manger. La jeune fille monta directement dans son dortoir et se mit rapidement au lit. Elle espérait que cette nuit au moins, elle dormirait un peu. Mme Pomfresh lui avait expliqué que prendre des potions de sommeil sans rêve ne lui rendraient pas service, ce serait encore plus dur lorsqu'elle arrêterait d'en prendre. Malheureusement, ses cauchemars étaient totalement épuisants et elle se sentait encore plus fatiguée après avoir dormi.

Anya se mit donc dans son lit avec une certaine angoisse et essaya de se détendre.

Heureusement pour elle, elle ne tarda pas à s'endormir et elle n'entendit même pas ses camarades de dortoir entrer.

Le calme fut cependant de courte durée puisqu'Anya se réveilla une nouvelle fois, poussant des gémissements de peur et tremblant violemment. Lily fut la première à se lever, elle intima rapidement aux autres filles de se rendormir et s'assit près d'Anya. La jeune fille sursauta lorsque Lily posa sa main sur son épaule, mais se détendit en voyant qui était la personne en face d'elle.

- Ca va aller, murmura Lily en lui prenant la main, tu n'as rien à craindre ici.

- Je n'arrive pas à me débarrasser de cette fichue angoisse, murmura Anya avec une certaine panique, je suis totalement épuisée !

- Ne bouge pas, je reviens, dit Lily en se levant.

La jeune préfète se leva du lit, fit léviter le chevet d'Anya au pied du lit puis rapprocha son propre lit prés du sien. Elle s'installa rapidement sous ses couvertures et s'approcha d'Anya.

- Voilà, maintenant, tu n'es plus seule d'accord, si tu as le moindre souci, je suis juste à côté de toi, la rassura Lily.

- Merci Lily, murmura Anya alors que ses paupières se refermaient doucement.

Lily la veilla pendant quelques minutes puis une fois qu'elle fut sûre qu'elle était bien endormie, elle se permit de se laisser aller également.

Anya se réveilla la première le matin suivant. Malgré qu'elle fût en week-end, elle savait très bien qu'elle ne dormirait pas plus. Grâce à l'intervention de Lily, le reste de sa nuit avait été plus tranquille et elle se sentait reposée à présent.

Elle se leva doucement, ne voulant pas réveiller sa camarade de classe. Elle se prépara rapidement et sortit du dortoir. La salle commune était pratiquement vide, seul un élève de troisième année était penché sur un de ses parchemins, un gros livre d'Arithmancie posé à côté de lui. Anya sortit du repère des Gryffondors puis se dirigea vers sa salle du septième étage. Depuis qu'elle avait pris la robe dans la salle avec Dumbledore, Anya ne s'en était pas du tout occupée et le bal approchait à grands pas.

Ainsi lorsqu'elle entra dans sa salle, elle se dirigea droit vers son armoire contenant toute sorte d'objets moldus. Elle transforma une de ses chaises en mannequin en bois puis enfila la robe dessus. Elle était vieille et sale, son col était détendu et les dentelles totalement déchirées. La mode de l'époque voulait que le décolleté soit important et la robe très longue et large au niveau de la taille.

La jeune fille n'avait pas l'intention d'y changer beaucoup de choses. Elle allait d'abord la rafraichir, la réparer puis la serrer au niveau de la taille. Elle comptait également réduire légèrement le décolleté.

Elle se mit donc rapidement au travail, alliant la magie et la couture. Les différents objets que lui avait donnés Dumbledore lui permettraient de décorer la robe.

Elle travailla sur celle-ci près d'une heure avant qu'on ne vienne la déranger.

Elle ne fut pas vraiment surprise de trouver Lily derrière la porte. Elle lui fit un sourire et la laissa entrer.

- Tu t'es levée tôt ce matin, dit simplement Lily.

- Je n'arrivais plus à dormir. Je voulais te remercier pour cette nuit, c'était très gentil à toi.

- C'était normal, tu aurais fait la même chose à ma place.

- Je déteste être dans cet état, confia Anya en serrant les dents, je me sens faible.

- Ca passera, ne t'inquiète pas !

- Comment as-tu su que j'étais ici ?

- Rémus me l'a dit, expliqua-t-elle avec timidité.

Anya lui fit un sourire rassurant et la jeune fille sembla se détendre.

Lily se tourna alors vers la robe qu'était en train de faire Anya puis se mit à sourire.

- Tu es en train de faire une robe ? demanda Lily en s'approchant du mannequin.

- Oui, je l'ai trouvé dans une salle et Dumbledore m'a autorisé à la prendre.

- Elle est très jolie, tu as de la chance, moi je porterai la même robe que l'année dernière, dit Lily en touchant le tissu.

- Et si tu allais la chercher qu'on essaye d'en faire quelque chose d'original ? demanda Anya avec un petit sourire.

Après tout, je peux très bien faire cela pour elle après ce qu'elle a fait pour moi.

Lily lui fit un grand sourire et sortit rapidement de la pièce. Elle revint quelques minutes plus tard, une robe noire dans les mains. Anya retransforma une chaise en mannequin et elles se mirent au travail.

- Dis-moi Lily, comment Rémus a eu toutes ses blessures ? demanda Anya.

Lily leva les yeux vers la jeune fille et se mit à sourire.

- Il n'a pas très bien pris le fait que Jones se vante de t'avoir mis hors d'état de nuire. Il s'est littéralement jeté sur lui. Tu l'aurais vu, à côté Rémus était en parfait état, raconta Lily avec un sourire.

Wahou ! Un prince charmant rien qu'à moi !

Anya lui fit un sourire puis se remit au travail. Elles finirent les robes vers midi puis allèrent manger. Les Maraudeurs ne tardèrent pas à aller les rejoindre au grand désespoir de Lily qui roula des yeux en voyant le sourire triomphant de James Potter.

Rémus s'installa à côté d'Anya et lui fit un petit sourire.

- Nous ne vous avons pas vu beaucoup ce matin, fit remarquer Rémus.

- Nous faisions des trucs de filles, dit Anya avec un petit sourire.

- Toi, faire des trucs de filles ! s'exclama Rémus.

- Oui, j'avoue c'est surprenant, l'enfermement a dû me griller quelques neurones ! dit Anya avec un clin d'œil.

Rémus perdit immédiatement son sourire et posa sa main sur l'épaule de la jeune fille.

- Anya, commença Rémus.

- Ne t'inquiète pas Rémus, je vais bien et puis maintenant que je sais que tu fonces tête baissée sur mes kidnappeurs, je ne crains plus rien, dit Anya en lui faisant un sourire taquin.

Rémus se mit à rougir furieusement sous les rires de ses amis et détourna rapidement la tête, se remettant à manger.

Ils passèrent le reste de l'après-midi ensemble au grand malheur de Lily qui ne put se débarrasser de James Potter. Anya roula les yeux en voyant le comportement du jeune Gryffondor.

Bon sang Potter, pourquoi faut-il que tu sois aussi stupide lorsque tu t'adresses à Lily ? Enlève cette main de tes cheveux et ce sourire goguenard de tes lèvres !

Anya poussa un soupir en voyant la claque que lui mit Lily pour la trentième fois depuis la rentrée.

- Lily 28 James 0, dit Sirius en sortant un calepin où il nota le score des deux Gryffondors.

James lui donna une claque derrière la tête et cela allait commencer à dégénérer lorsque Rémus se décida à parler.

- Alors qui avez-vous prévu d'inviter au bal de Noël ? demanda Rémus.

- Lily ! dit tout de suite James.

- Dans tes rêves ! grogna la jeune fille.

- Rose Callum ! s'exclama Peter assez fier de lui.

Anya sourit, Rose était une gentille fille plutôt mignonne, c'était le genre de filles qui convenait très bien à Peter.

- Et toi Anya ? demanda Sirius.

La jeune fille tiqua sur son prénom. C'était étrange de voir les Maraudeurs lui parler comme si elle était une des leurs. Depuis l'incident de la forêt, ils essayaient de passer le plus de temps en sa compagnie comme s'il fallait la protéger. Anya avait beaucoup de mal à s'habituer et à supporter cela, elle avait été si souvent seule.

- Et bien je ne sais pas encore, répondit-elle.

- Et toi Sirius ? demanda Rémus.

- La très magnifique Penny Sanders !

- Eurk ! grogna Anya.

Comment un couple peut-il contenir autant d'égo ?

Anya allait refaire une remarque lorsqu'elle s'arrêta brusquement, son visage devenant de plus en plus pâle. Elle se sentait affreusement vide tout d'un coup. Elle se leva doucement sous le regard étonné de ses condisciples et posa sa main sur sa tête qui lui faisait de plus en plus mal. Elle eut un hoquet de surprise lorsque soudain une image parfaite apparue devant ses yeux : elle représentait deux personnes, une jeune fille qu'elle identifia comme Anne Stanlaw et un homme très grand et costaud. Il pointait sa baguette sur la jeune fille qui était assise contre un mur, tremblante, une lueur dorée autour d'elle.

La vision cessa soudain et Anya attrapa la première personne qui se trouvait à côté d'elle – en l'occurrence Sirius Black – et approcha son visage en colère du sien.

- Où se situe le tableau du tombeau de Merlin ? demanda-t-elle rapidement.

- Euh…et bien si je me souviens bien, il est à côté de la salle d'Etude des Moldus au cinquième étage, dit-il précipitamment.

Anya le lâcha rapidement et se mit à courir vers le portrait. Le reste du groupe se regarda quelques secondes avant de se précipiter à sa poursuite.

Anya courait le plus vite possible descendant rapidement les escaliers menant au cinquième étage. Elle n'avait pas eu le temps de remettre ses chaussures, c'est pourquoi sa course était particulièrement silencieuse contrairement au groupe qui la suivait. Elle finit par arriver à l'étage souhaité, fit un dérapage pour s'arrêter devant le couloir voulu.

Anna et son agresseur étaient toujours là. Apparemment, l'homme tentait tant bien que mal de faire disparaître le bouclier de protection de la jeune fille, mais c'était en vain, il fallait tout d'abord neutraliser Anya. La jeune Gryffondor savait qu'elle ne pourrait pas se servir de sa baguette magique, il lui fallait donc neutraliser cette homme à mains nues et vu son gabarit, ce ne serait pas une mince affaire.

Anya se remit à courir, prenant son élan, et alors que l'homme tournait la tête vers elle, elle se jeta brusquement sur lui, s'accrochant à son dos. Elle s'assit rapidement sur ses épaules et commença à lui donner de brusques coups sur la tête. L'homme grogna, prit la jeune fille par les cheveux et la jeta au sol. Anya atterrit brusquement à terre, cognant sa tête contre les pierres et se releva rapidement, faisant face à l'homme.

- Que comptes-tu faire Sang-de-Bourbe ? demanda le sorcier avec un sourire cruel.

Anya ne répondit pas, se contentant de lui jeter un regard noir.

L'homme se mit alors à rire, mais Anya s'approchait déjà de lui. Elle lui décrocha un coup de poing dans le visage, mais celui-ci ne sembla même pas s'en émouvoir. Il l'attrapa par le bras et lui assena une puissante gifle. La jeune fille recula puis se rua de nouveau sur lui, lui mettant un coup de pied dans le ventre puis un nouveau coup de poing et enfin un coup de genou dans l'entrejambe. L'homme grogna violemment et l'attrapa rapidement par le bras, mais Anya fut la plus rapide : elle passa rapidement derrière lui, lui prit le bras qui tenait la baguette et le lui tordit violemment jusqu'à ce qu'un son sinistre résonne dans le couloir. L'homme poussa cette fois un hurlement et tomba sur les genoux tenant son bras cassé contre lui.

Anya se tourna alors vers Anna. Lily l'aidait doucement à se relever alors que celle-ci tremblait toujours regardant alternativement son agresseur et Anya. Son bouclier avait totalement disparu et Anya pouvait de nouveau sentir sa magie couler dans ses veines. Le groupe des Maraudeurs à côté des deux jeunes filles regardaient Anya avec un air totalement hébété. La jeune fille se racla la gorge, gênée, puis sortit sa baguette et jeta un Stupéfix à l'homme.

Sans se soucier des autres, elle prononça un autre sort et fit léviter l'homme jusqu'au bureau de Dumbledore.

Heureusement pour elle, le directeur était présent dans son bureau.

- Anya, que puis-je…

Le directeur stoppa sa question en voyant le corps que faisait léviter la jeune fille derrière elle.

- Miss Stanlaw ? demanda le directeur, inquiet.

- Elle va bien, Lily s'occupe d'elle, je n'ai pas osé lui dire quoi que ce soit.

- Tu as bien fait, je vais prévenir le chef des Aurors.

Après l'avoir prévenu par cheminée, Spenser Eckart ne tarda pas à faire son apparition dans le bureau du directeur. Il jeta un coup d'œil vers l'homme stupéfié puis la jeune fille.

- Vous allez bien ? demanda-t-il en avisant l'énorme marque qu'elle arborait sur la joue.

- Ca va, répondit-elle simplement.

Anya se laissa tomber dans un fauteuil en soupirant, elle se sentait épuisée d'un seul coup.

- Bien, restez là Miss Sanders, nous allons interroger cet homme puis je reviendrai prendre votre déposition, dit le chef des Aurors.

La jeune fille ne put qu'hocher la tête puis regarda les deux hommes reprendre le chemin du Département des Aurors par la cheminée.

Le professeur Dumbledore fit rapidement apparaître un sachet de glaces et le donna à la jeune fille qui le posa sur sa joue avec soulagement.

- Comment a-t-il pu entrer dans Poudlard ? demanda Anya.

Dumbledore se laissa aller contre son fauteuil en soupirant. A présent, il faisait tout à fait son âge.

- Je l'ignore et c'est cela le plus inquiétant, on ne peut pas entrer dans Poudlard sans y avoir été invité auparavant.

- Nous verrons ce que cet homme a à dire, murmura Anya en fermant doucement les yeux.

Elle fut cependant déranger dans son repos par trois coups frappés contre la porte. Dumbledore se leva pour laisser passer les Maraudeurs et Lily.

- Comment se porte Miss Stanlaw ? demanda-t-il.

- Nous l'avons déposée à l'infirmerie, Mme Pomfresh va la mettre sous tranquillisant, expliqua Lily.

- Bien, entrez jeunes gens, asseyez-vous, je vais aller voir comment se porte Anna, expliqua Dumbledore en sortant.

Aussitôt, Lily se précipita vers la jeune fille, examinant de plus près l'hématome qui apparaissait sur sa joue.

- Tu ne veux pas aller à l'infirmerie ? demanda Rémus en s'asseyant à côté d'elle.

- Je dois attendre que le chef des Aurors revienne, il faut que je lui explique ce qui s'est passé.

- Et que s'est-il passé ? demanda Sirius.

Anya ouvrit les yeux pour regarder le groupe qui attendait patiemment une réponse.

- On m'a demandé de protéger Stanlaw, expliqua-t-elle simplement.

- Qui « on » ? demanda James.

- Les Aurors, répondit Rémus à la place de la jeune fille. C'est pour cela qu'ils sont venus la dernière fois n'est-ce pas ?

- Entre autres, soupira Anya.

- Pourquoi Anna était-elle en danger ? demanda Lily.

- Je n'ai pas le droit de vous le dire.

- Bon sang Anya, tu n'as que seize ans, je peux savoir ce qui leur prend aux Aurors à présent ? s'exclama Rémus avec colère.

- Calme Mumus, j'aurais pu refuser et je ne pensais pas que quiconque pouvait entrer dans Poudlard.

- Pourquoi n'as-tu pas utilisé ta baguette au lieu de te jeter sur ce colosse ? demanda Peter.

- Le bouclier de Stanlaw c'était ma magie, je ne pouvais lancer aucun sort.

- Tu aurais dû nous le dire, on s'en serait occupé alors que là on ne pouvait rien faire, tu étais trop près, grogna Rémus.

- Pourquoi tu cries comme ça Mumus, tu es dans la mauvaise période du mois ou quoi ? demanda-t-elle avec un petit sourire.

Rémus se calma instantanément puis soupira.

- Tu es totalement folle Anya Sanders, soupira Rémus.

Anya lui fit une grimace puis se tourna vers les autres Gryffondors qui la regardaient toujours avec une certaine surprise.

- Dis, tu m'apprendras à me battre comme toi ? demanda Sirius avec une petite moue suppliante.

- Tu risques de l'utiliser à des fins personnelles, fit remarquer Anya.

- Même pas vrai !

Ils furent cependant coupés dans leur dispute par le retour de l'Auror. Il fut quelque peu surpris de voir le petit groupe, mais ne dit rien.

- Vous allez mieux ?

Anya hocha simplement la tête puis se releva.

- Alors ?

- Il nous a tout dit, nous allons pouvoir remonter jusqu'à son employeur, le bureau des Aurors vous en est très reconnaissant.

La jeune fille se contenta d'hausser les épaules comme si tout cela était normal. Sous les ordres de l'Auror, elle commença à raconter ce qui s'était passé, quels sorts elle avait jetés à Anna et comment elle avait neutralisé le sorcier.

- Comment est-il entré ? demanda alors Anya

- Par un passage secret d'après lui. Apparemment, un petit malin qui a fait sa scolarité ici a pensé que ce serait amusant de faire les plans de Poudlard et de les vendre au plus offrant.

- Combien de passages étaient répertoriés sur la carte ?

- Un seul heureusement pour nous.

- Où est-il ?

- Qu'allez-vous faire ?

- Le rendre inaccessible, répondit Anya.

- Bonne idée. Il se trouve derrière un miroir au quatrième étage, mais je n'en sais pas plus, je le saurai sûrement lorsque j'aurai attrapé la personne qui a fait le plan.

- Je ferai avec ce que j'ai.

- Bien à présent, excusez-moi, mais je dois m'entretenir avec le professeur Dumbledore. Bonne soirée à tous !

L'Auror sortit rapidement du bureau alors qu'Anya se tournait vers les Maraudeurs.

- Emmenez-moi vers ce souterrain, ordonna-t-elle.

Les Maraudeurs se regardèrent plutôt surpris alors que Lily les regardait, soupçonneuse.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit simplement James, prenant l'air le plus décontracté.

- Potter, montre-moi le souterrain qui mène à Pré-Au-Lard ! s'exclama-t-elle en lui jetant un regard perçant. Poudlard est protégé tant que des idiots ne donnent pas le moyen d'y pénétrer par un autre moyen que la porte d'entrée !

James soupira puis jetant un dernier coup d'œil vers ses amis se tourna vers Anya.

- Viens, murmura-t-il.

- Merci.

Les six jeunes gens sortirent du bureau de Dumbledore puis suivirent James Potter.

Ils ne tardèrent pas à arriver devant un immense miroir placé dans l'ombre d'un couloir, pratiquement invisible si on n'y faisait pas attention.

- Œil de Salamandre, prononça James.

Aussitôt, le miroir se troubla, se transformant en une cascade d'eau qui s'écarta pour laisser passer un tunnel obscure. Anya sortit sa baguette et se positionna devant l'entrée.

- Reculez-vous, ordonna-t-elle aux autres.

- Que vas-tu faire ? demanda Sirius, inquiet.

- Je te l'ai dit, le rendre inaccessible. Destructum Totalum ! s'exclama Anya.

Aussitôt un rayon bleu alla se précipiter vers la paroi du tunnel qui éclata en morceaux faisant trembler le plafond qui s'écroula quelques secondes plus tard. Les Gryffondors se jetèrent au sol, évitant ainsi de recevoir des éclats de pierre.

- Tu es totalement barge ! s'exclama James en couvrant la tête de Lily.

- Qui a dit le contraire ? demanda Anya en se relevant.

Derrière le miroir, plus aucun tunnel n'apparaissait ; il était totalement bouché. La jeune fille jeta un Finite Incantatem sur l'entrée qui reprit la forme d'un simple miroir.

- Bien voilà une bonne chose de faite ! s'exclama la jeune fille en s'époussetant. Maintenant si vous le voulez bien, je vais aller m'allonger sur le plus moelleux des canapés de la salle commune !

Les autres Gryffondors se jetèrent un regard puis se levèrent à leur tour, la rattrapant rapidement. Rémus s'approcha d'elle et lui prit doucement le bras.

- Anya, appela-t-il doucement.

- Oui ?

- Tu veux aller au bal avec moi ? demanda-t-il en rougissant furieusement.

- Tu es sûr ? Je suis la moins féminine des filles de Poudlard.

- Oui mais j'ai bon espoir, tu t'es quand même mis à faire des trucs de fille récemment.

- Retournement de cerveau passager ! Et tu viens de dire que j'étais folle !

- Et bien, pour tout te dire, je commence à m'y habituer !

- Alors c'est d'accord !

- Merci !

Anya lui fit un sourire puis ils se mirent à rattraper les autres qui étaient plus loin.

Vous le croyez ça, j'ai un cavalier rien à moi toute seule ! Comme quoi jouer aux apprentis Aurors ça a des bons côtés ! Enfin rassurez-vous, Mme Pomfresh m'a totalement enlevé l'hématome, je vais pouvoir aller au bal sans ressembler à une boxeuse ! Souhaitez-moi bonne chance !