Titre : Quand un rêve devient réalité
Auteur : Levania
Pairing : Draco Malfoy et Harry Potter
Avertissement : Relation entre homosexuelle.
Résumer : Les rêves peuvent parfois devenir réalités. Qu'est-ce que ça donne quand c'est le rêve de Draco qui se réalise ? ... Romance HpDm
Note de l'auteur : Je remercie Sahada, serdra, Ginnii, Mawy, Tonkinette, Rosenoire47, Siria Black 666, Nekochan Miharu, Zoprac et Maudé pour vos reviews.
Note2 de l'auteur : J'ai relu ce chapitre trés rapidement, je m'excuse donc des éventuelles fautes d'orthographes.
Quand un rêve devient réalité
4ème Partie : Une trêve entre lui et moi
Je n'arrivais plus à penser, ou à rélféchir, mon esprit était totalement brouillé. J'avais peur. Peur de ne l'oublier à jamais. Je ne voulais pas de ça, même si une petite voix me disait que cela me ferait du bien, moi je sais que je n'en avais aucune envie. Imaginez-vous oublier totalement celui que vous aimez, celui dont vous feriez n'importe quoi pour lui, celui dont vous espérez tous les jours qu'il vous remarque, qu'il vous parle, ou simplement qu'il vous regarde, et cela depuis des années.
C'était la seule personne que j'avais réellement aimé, je ne voulais pas qu'on me l'enlève de ma vie. C'est pour cela, qu'à ce moment même, j'étais dans un des couloirs du chateau à rechercher un refuge qui me permettrait de ne pas croiser Snape. Cela faisait depuis déjà dix bonnes minutes que je marchais sans aucun but, sans savoir où me diriger, sans savoir réellement quoi faire.
Je ne pouvais pas me rendre dans mes appartements, Snape irait probablement me chercher par là, je ne savais absolument pas où aller. Et plus je marchais, plus je me fatiguais. Je savais que je n'étais pas totalement guéri, mais peu m'importait. Il fallait que je fuis, et ça même si j'étais en mauvaise posture.
J'empruntais des couloirs que moi même j'en ignorais l'existance depuis mon tout premier jour à Poudlard. Etant à l'opposé du burreau de Snape et de sa réserve, je me sentais beaucoup moins inquiet par le fait de le surprendre ici.
Mais soudain, alors que je m'appretais à prendre un escalier, je me sentis vaciller sur le côté, ma tête me faisait affreusement mal, ainsi que le poids que faisait mon corps sur mes jambes. Et aussitôt, ma tête cogna lourdement la rembarde et je m'écroulais sur les marches.
J'avais froid, trés froid. Mon front semblait si glacial comparé au reste de mon corps. Une douleur abominablement atroce m'assaillait le haut du crâne. Je sentis tout à coup, quelque chose de chaud, quelque chose qui était doux et agréable se poser sur ma joue et me la caresser si tendrement que j'en oublié ma douleur.
Des doigts longs et fins retraçaient les traits de mon visage, et je me sentis sourire à ce contact. Je ne savais absolument pas où j'étais, et à qui appartenaient ses doigts, mais je n'avais en aucun cas envie d'ouvrir les yeux. Je voulais rester dans cet état de bien-être jusqu'à la fin de mes jours.
Mais le bonheur que j'avais eu en quelques secondes, m'abandonna en même temps que cette main sur ma joue. Mon sourire s'effaça lentement, et j'entendis soudain, un petit rire provenir de ma droite.
Inexplicablement, mes yeux s'ouvrirent à regret. J'étais allongé sur un genre de sofa que je considérais il n'y a même pas deux secondes de cela, confortable et qui maintenant me semblait tout ce qu'il y avait de poisseux. Des murs beige et des rideaux rouge et or m'aveuglaient les yeux tellement ce contraste de couleurs était laid. Un sac de glaçons m'assaillait le front, ou peut-être était-ce dù à la bosse que j'avais à présent sur le crâne. Et pour couronner le tout, une couverture me grattait affreusement le reste du corps.
- Tu te décides enfin à ouvrir les yeux, Malfoy ! Entendais-je à ma droite.
Mon coeur fût parcouru de spasmes incontrolabes quand je reconnus cette voix. Je n'osais pas détourner les yeux pour affronter les siens. Pourquoi devais-je tomber sur lui ? Maintenant ? Alors que j'avais prié pour ne pas le voir quand j'avais reçu sa lettre. Oh, Merlin ! Il voudra surement des explications avec son mariage ?
- Tu comptes m'éviter du regard encore longtemps ? me dit-il avec une pointe d'ironie dans la voix.
C'était clair, je ne pouvais pas faire semblant de ne pas l'avoir vu. Il fallait que je détourne mon regard, mais ce que je redoutais le plus, c'était de croiser ses prunelles vertes et par la suite être d'émuni de tout contrôle.
Avec un effort inconsidérable, mes yeux se tournèrent d'une lenteur tellement incroyable, que même le sourire qu'affichait au départ Potter, s'agrandissait instantanémant.
- Bien dormi ? me demande-t'il en me caressant la joue comme il me l'avait fait toute à l'heure, avec des yeux rieurs.
- Absolument, trés drôle, Potter ! dis-je en retirant sa main brusquement. Dis moi plutôt pourquoi suis-je ici ? D'ailleurs, où est-ce qu'on est ? demandais-je en regardant toute la pièce, ce qui pouvait m'éviter de le regarder lui.
- Tu es chez moi ici. Dans mes appartements à Poudlard.
- Oh, mais quel privilège ! dis-je d'un ton faussement jovial. Me retrouver dans les appartements du célèbre Harry Potter, ce n'est pas tous les jours que l'on a cette chance ! Oh biensûr, je ne parle pas pour ce Weasley !
Mes propres paroles me brisaient le coeur. Je ne pouvais m'empêcher de me moquer de lui, c'était presque vitale, enfin du moins , ça l'était durant mes années à Poudlard. Désormais, mes propres moqueries me blessaient.
- Je vois que tu n'as toujours pas changé, Malfoy. Pour tout avouer, tes vannes vaseuses m'avaient manqué, me dit-il avec toujours son sourire plaqué sur les lêvres.
Il pouvait me sortir toutes les méchancetés du monde, je n'en aurais que faire. Tout ce que je voulais, c'était qu'il parle, c'était d'entendre sa voix, savoir qu'il me parlait à moi et que j'existais à ses yeux.
- Bon, comme tu es d'une gentillesse à couper le souffle, je pense que j'ai tout de même le droit à quelques petits remerciements ?
- M'as-tu déjà vu remercier quelqu'un, Potter ?
- Justement, il serait grand temps de commencer.
- Pourquoi voudrais-je te remercier, au juste ?
- Si en ce moment tu te trouves dans ma chambre, allongé sur mon sofa, avec ma couverture et une poche de glace sur le front, c'est bien grâce à moi non ? Peut-être aurais-tu voulu que je te laisse moisir sur les escaliers piteux du chateau ?
Je ne savais plus quoi dire. J'avais enfin pris conscience de ma présence ici. Potter m'avait donc vu écroulé sur les marches et en bon ancien gryffondor, m'avait ramené dans sa chambre. Mon coeur se mit à battre encore plus fort.
- Pourquoi m'as-tu amené ici ? Pourquoi pas à l'infirmerie ?
- Si tu te trouvais à l'autre bout de cette infirmerie, c'est qu'il y avait bien une raison. Tu voulais éviter quelque chose, ou quelqu'un. Donc, je t'ai amené ici. Surtout que ma porte se trouvait juste à deux pas de toi.
- Tu peux être parfois intelligent quand tu le veux Potter, dis-je sarcastique.
- Oh mais ne t'inquiète pas, Malfoy. Je le suis tous les jours, seulement tu ne le remarques pas, me murmure-t'il en ayant approché son visage du mien, comme s'il s'était apprêté à me révéler un secret.
J'en restais bouche bée. J'avais comme l'impression qu'on me tortillait les entrailles. Comment osait-il dire ça, alors que j'étais le seul à le connaître par coeur jusqu'à ses moindres petites mimiques du visage ?
- Dis-moi plutôt, ce que tu cherchais à faire aussi loin de l'infirmerie dans cet état ? Je ne te savais pas autant sucidaire, Malfoy.
- J'évitais quelqu'un, tout simplement. - Sans vouloir être trop indiscret, pourais-je savoir qui, pour avoir mis ta vis en danger ? - Ne soit pas aussi stupide, Potter. Je n'allais pas me tuer en faisant cela ! Et pour ton information, je te trouve effectivement trop indiscret !
- Si tu veux un endroit pour te cacher, alors ne compte pas sur moi. Tu peux sortir maintenant.
- Quoi ? Alors parce que je ne t'ai pas dit qui j'évitais, toi tu me fous à la porte ? - hum... C'est à peut près ça, oui, affirme-t'il avec une expression qui se voulait dur.
- ... - Tu sais où est la sortie, Malfoy, insiste-t'il.
- Snape, bredouillais-je.
- Snape ? - C'est lui que j'évite, et c'est le seul endroit où il ne viendrait pas me chercher. Je ne t'en demande pas tous les jours, Potter, mais s'il te plait, rend moi ce service. - Pourquoi évites-tu Snape, au juste ? - Là tu vas beaucoup trop loin. Je t'ai dit qui j'évitais, ne m'en demande pas plus. - Trés bien, tu peux rester ici, mais à une condition ! - Tout ce que tu voudras, Potter. - Etant donné que tu vas rester ici, il faudra que tu te comportes un peu plus aimablement avec moi. Que l'on arrive à avoir des conversations censées comme on en a eu les autres fois, sans pour autant ce jeter dessus à tout bout de champs. - Tu veux qu'on fasse une trêve, en clair ? - C'est exact, dit-il en tendant sa main vers moi. Acceptes-tu de le faire ?
Mes yeux étaient rivés sur cette main. Un souvenir lointain refit surface dans mes pensées. A mon tout premier jour, dans le train du Poudlard Express, j'avais moi même tendu ma main à Potter en lui proposant d'être mon ami. Ce dernier, avait radicalement refusé mon amitié. Depuis ce jour, une haine incomparable m'avait envahi envers lui.
Et aujourd'hui, c'était lui qui me proposait cette main. Certes, ce n'était sans doute pas de l'amitié qu'il voulait me donner, mais c'était déjà beaucoup pour moi.
D'une main tremblante, je serrai la sienne et je priais pour ne pas qu'il remarque la moiteur de mes doigts. C'est dans un sourire qui la relacha.
- Trés bien, tu resteras encore ici quelques jours, le temps que tu reprennes ton travail et que Snape s'en aille.
- Je ... Tu ... enfin ... Merci, Potter. - Il n'y a aucun problème, tu as de la chance que Ron ne cohabite pas avec moi. Ne me regarde pas de cet air étonné, je sais que cela peut surprendre, mais disons que comme il ne travail pas ici, bien qu'il y soit souvent, et que nous avons une maison à Londres, nous avons eu comme un commun accord. Qu'y a-t'il ? Tu fais une étrange tête. - Tu n'es sans doute pas au courant... Mais Wealsey se trouve à l'infirmerie. Il a été attaqué par je ne sais quoi.
Potter se redressa furtivement, ouvrant de grands yeux. Apparament surpris.
- Quoi ? Pourquoi ne me l'as-tu pas dit plutôt ! - Je ne savais pas que tu l'ignorais.
Sous un regard plein de peur et d'anxiété, Potter ou plutôt Harry désormais qu'une certaine trêve était faite entre nous deux, se précipita vers la porte et l'ouvrit à la volée tout en la claquant par la suite derrière lui.
A cet instant, j'aurais aimé avoir autant d'importance pour Harry. J'aurais aimé qu'il éprouve toute cette peur pour moi. Mais encore une fois, tout cela ne m'était pas destiné...
A suivre ...
Voila un chapitre qui se termine. Pour ce qui est de la réaction d'harry à la fin, comme quoi il ne savait absolument pas que Ron était à l'infirmerie et qu'il avait été attaqué, hé bien ce passage aura peut-être un rapport avec la suite, je dis bien peut-être !
Sur ce, je vous laisse en espérant que vous avez aprecié !
Lev'
