Mot de l'auteuse : Je tiens à préciser que le ratting M est LARGEMENT justifié ici, alors je ne veux pas que des petites âmes innocentes m'en veulent si elle venait à lire... ce qu'il ne faut pas lire !! ;p


Le Mal est fait

-Ginny ! Attends-moi !

Neville courut pour rattraper la jeune femme. Ginny se retourna et lui sourit.

-Ah, bonjour Neville. Ca va ? Ca fait un moment qu'on ne s'était pas croisé.

-Bonjour ! Oui, ca va et toi ? Répondit le jeune homme en remontant la lanière de son sac sur son épaule.

Ils marchèrent côte à côte jusqu'à la fenêtre la plus proche où la jeune femme s'y accouda.

-Tu as vu Hermione ces temps-ci ? Comment va-t-elle ? Demanda-t-elle, inquiète.

Neville regarda le campus de la fac par la fenêtre.

-Heum, oui, je l'ai croisé en cours. Elle va bien, enfin je crois.

La voix hésitante de son ami perturba Ginny. Elle repoussa une mèche de ses longs cheveux roux derrière son oreille et le regarda avec insistance.

-Eh bien, elle tourne autour d'un gars en ce moment. Elle ne pense qu'à lui et… je crois qu'il lui rappelle Harry.

Au prénom de leur défunt ami, un silence gêné s'installa entre eux.

-Je le comprends, murmura Ginny.

Sa phrase ne voulait rien dire dans ce contexte, et Neville ne la comprit pas. Mais Ginny était devenue comme cela après la guerre : sage, posée, réfléchie, douce et surtout très mélancolique. Elle pensait beaucoup de choses mais parlait peu. Elle travaillait pour réussir ses examens, et rien d'autre ne lui importait. Neville lui connaissait trois amies de classe. Elle avait coupé le contact avec ses anciennes camarades. Comme tous, d'ailleurs. Lui voyait encore Dean et Seamus, restés très bons amis, et Pavarti et Lavande, ou encore quelques Poufsouffle ou Serdaigle de Poudlard. Seulement, il était le seul à vouloir rester en contact avec ses amis. Chacun avait choisit une voix différente, et les plaies de la guerre étaient toujours ouvertes ou mal refermées pour certains. A la voir, on aurait pu penser que Ginny, tout comme Hermione, s'en était remise. Cependant, Neville n'en était pas si sûr. Surtout quand elle parlait comme ça, toute seule.

-Et qui est-ce ?

-Un gars de Potionologie, d'après ce que j'ai entendu dire, poursuivit Neville.

-Ah.

Neville se sentait gêné, il ne savait plus vraiment quoi dire. C'était toujours comme ça avec Ginny. Alors il changea de sujet.

-Seamus m'a raconté un truc tout à l'heure, dit-il joyeusement. Il paraît que notre cher Ministre s'est trouvé un conjoint ! Un homme, qui l'aurait cru ?

Ginny sourit doucement à sa tentative de ravivassions d'atmosphère. Neville rougit un peu.

-Cela ne m'étonne pas de lui, après tout c'est Malfoy. Il ne changera jamais, dit-elle moqueusement. Comment Seamus l'a-t-il su ?

-C'est un gars de sa classe, Edward je crois, qui le lui a raconté. Et c'est son ami, Anthony, qui les a vu tous les deux. Enfin, quelque chose comme ça. En tout cas, j'espère que cela calmera les pulsions de Malfoy !

Une cloche résonna quelque part au dehors, et retentit partout dans les couloirs, annonçant l'heure du déjeuner.

Neville tendit son bras à la rouquine.

-On mange ensemble ? S'enquit-il.

Ginny accepta son bras avec plaisir, et ils partirent tous les deux jusqu'au restaurant de la Fac.

Harry choisit ce moment-là pour sortir de sa cachette.

Il avait croisé Ginny un couloir plus bas, totalement par hasard, et l'avait suivit jusqu'ici pour savoir si elle allait bien, si elle avait enfin trouvé le bonheur avec un autre que lui. Il s'était caché dans l'enfoncement d'un couloir perpendiculaire, lorsque Neville était arrivé en courant derrière lui. Et il avait suivit toute leur conversation. Trop bouleversé pour penser correctement, il décida d'oublier ce qu'il avait entendu pour l'instant, et se concentra sur la réponse qu'il était venu chercher : non, Ginny n'avait pas de petit ami, mais Neville était toujours amoureux d'elle, et il prenait soin d'elle, lui montrant son affection petit à petit.

Rassuré, Harry vagabonda seul dans les couloirs.

Alors comme ça, Hermione voyait en Justin Snape un autre Harry ? Harry savait qu'elle était trop intelligente pour son propre bien. Il fallait qu'il lui ôte cette idée de la tête. Il devait lui montrer que Justin Snape n'était pas comme Harry Potter, qu'il était plus dur et plus machiavélique.

A cette heure-ci, elle devait être à la cafétéria. Hermione faisait partie des étudiants qui avaient beaucoup trop de cours pour se permettre deux heures de pause au déjeuner. Elle mangeait donc un repas rapide tous les midis à la Cafète, et continuait à lire tranquillement ses livres à côté.

Harry perturba donc ses habitudes en la rejoignant.

Après une semaine sans le voir, elle fut tellement surprise de sa présence, qu'elle en renversa tout son jus de citrouille.

-Justin ! Excuses-moi, je suis un peu nerveuse ces derniers temps, s'excusa-t-elle. Assieds-toi, je t'en prie.

Elle retira son sac et ses livres du fauteuil près du sien, et lui fit signe.

Harry prit place dans le fauteuil et commanda un sandwich –lui aussi avait faim, et un thé.

-Je ne t'ai pas vu de la semaine, ça a été ? Continua presque gaiment la jeune femme.

Elle n'était pas naturelle. Elle semblait plutôt gênée, mal à l'aise.

Harry, qui l'avait remarqué, décida de parler doucement.

-Oui, un peu surmené, c'est tout. Et toi ?

-Bien, bien, mentit Hermione.

L'elfe de maison servit Harry et il le remercia.

Ils n'échangèrent aucun mot pendant qu'il commença à manger.

Harry voyait bien les regards qu'elle lui lançait, mais il faisait semblant de s'intéresser à la conversation derrière eux.

-…et du coup il a harcelé le choixpeau pour qu'il l'envoie à Serpentard ! Mon propre petit frère, dans la maison des serpents ! J'ai cru faire un arrêt cardiaque en l'apprenant ! Se plaignait un jeune homme à un groupe de filles.

Ces dernières compatirent avec de grand 'Oh non, mon pauvre !'.

Harry rit doucement.

-Ce n'est pas drôle, le coupa Hermione.

Son visage avait changé. Elle s'était retournée pour observer les jeunes, les sourcils froncés.

-Notre Ministre n'est pas objectif, il met trop en avance son ancienne maison de Poudlard. Du coup, toute la nouvelle génération est influencée, et souhaite aller à Serpentard. La maison du Diable, oui !

La colère dans sa voix était si intense, qu'elle coupa le calme d'Harry quelques instants.

Elle le détestait vraiment.

Harry repensa au blond, endormit sur son livre la vieille, et sourit.

-Je pense que je ferais pareil à sa place.

Hermione darda ses yeux noisette sur lui.

-Je valoriserai ma maison, car elle a été mon refuge pendant sept longues années. Ne le ferais-tu pas, toi ? Lui demanda-t-il.

Hermione hésita avant de répondre :

-Sans doute. Mais moi je ne viens pas de la même maison que Celui-dont-on-ne-doit-plus-jamais-prononcé-le-nom.

-Oui, c'est vrai. Pourtant je crois qu'il a raison. S'il ne défendait pas cette maison, les parents influenceraient le choix de leurs enfants et les inciteraient à choisir une des trois autres. Tout cela parce qu'un élève de Serpentard à mal tourné. Ce serait dommage. Le Monde Sorcier aura toujours besoin de gens rusés et sûrs d'eux comme ceux de Serpentard, dit posément Harry.

Il but une gorgée chaude de son thé vert, et attendit la réaction d'Hermione.

Elle semblait réfléchir à toute vitesse. Elle soupira.

-Oui, tu as peut-être raison. Tu le défends beaucoup je trouve… pourquoi ? Demanda-t-elle suspicieusement.

Elle lui donnait là une occasion de prouver qu'il était différent de son ancien ami. Harry la saisit.

-Parce que je pense que quelque part, je crois en lui, répondit-il.

La jeune femme fut choquée par sa réponse. Plus aucune sympathie n'apparut sur son visage ni dans sa voix. Harry la voyait maintenant comme elle était devenue, sans hypocrisie : sur la défensive, froide et directe.

-Des rumeurs circulent dans les classes en ce moment… sur un possible amant qu'aurait notre Ministre, dit-elle froidement.

Harry sentit son cœur se serrer. Il allait lui faire mal, il le savait, mais c'était la seule façon pour qu'elle arrête de croire à ses rêves éveillés.

Sa mort la hantait, et cela ne ferait que lui pourrir la vie. Elle devait l'oublier.

-Je vois que tu m'as démasqué, dit-il avec un petit sourire mi contrit, mi-démoniaque.

Hermione allait répliquer vivement qu'il s'était bien fichu d'elle - elle s'était même déjà levée de son fauteuil ! Mais elle se retint en voyant son petit sourire. Il lui rappelait quelqu'un… un vague souvenir… d'une autre personne beaucoup plus âgé… et morte.

-Alors c'était toi ? Souffla-t-elle.

Harry se leva à son tour. Les restes de son sandwich sur la table disparurent. Il remit son sac à bandoulière sur son épaule et répondit :

-On peut dire cela, oui. Cependant, je veux que tu saches que j'ai été sincère avec toi. Bon après-midi.

Mais quel imbécile ! Sa dernière phrase était sortie toute seule ! La blessée, il devait la blessée ! Pas lui montrer sa gentillesse, ni éprouvé de la pitié pour elle ! Et il n'avait même pas osé lui parler des manifestations ! Quel imbécile… .

Harry sortit aussi vite qu'il le pût.

La jeune femme le suivit des yeux, le visage impassible.

-Malfoy, Snape ? Mmh, murmura-t-elle.


Draco n'était pas particulièrement fière d'être devenu Ministre de la Magie. Avoir sa photo accrochée en grand dans le ministère, posséder un immense bureau, diriger des centaines de ministres… . Bien sûr, il y avait de quoi se vanter, seulement, et contrairement aux apparences, Draco n'aimait pas se vanter. Il trouvait sa stupide, car toutes les choses qu'il faisait étaient normales. Il était comme ça, quasiment parfait, intelligent, dominateur, et tout ce qu'il avait fait dans sa vie, il l'avait fait sans effort. La vantardise était stupide et surtout inutile. Les gens savaient déjà à quel point il leur était supérieur.

Il salua un nombre incalculable de sorciers, ignora deux fois plus d'entre eux, soupira devant les quelques traîtres qui se pliaient en deux pour le saluer, et grimaça devant ceux qui le vénérèrent.

Puis il arriva dans son bureau, suivit de très prêt par son secrétaire. Il avait viré la précédente, car c'était une femme et qu'elle lui tapait sur les nerfs à toujours l'observer. Draco aimait être admiré, mais il y avait des limites ! Et la seule personne qu'il autorisait à le détailler du regard était toujours au lit. Les étudiants avaient la vie belle – dormir un samedi !

Draco rit. Etrangement, il avait beau posséder la moitié du monde sorcier, il n'y avait qu'avec ce gryffondor aux yeux verts qu'il se sentait tout puissant.

-Monsieur le Ministre ? J'ai quelques nouvelles qui pourraient vous intéresser, tenta timidement son secrétaire.

Draco lui fit un vague signe et s'assit dans son fauteuil. Il mit ses lunettes sur son nez et prit sa plume pour commencer à signer la montagne de papier sur son bureau. Il y avait tellement de personnes qui avaient besoin de son accord pour des choses si insignifiantes.

Pendant que son secrétaire énumérait les évènements de la journée, lui rappelant tous les rendez-vous qu'il avait de prévu dans son agenda, Draco chopa le premier décret qu'on lui proposait.

Il était du ministre du Département Moldu, Mr Arthur Weasley. Rédigé par son fils, Ronald Weasley.

Ses yeux parcoururent rapidement le texte de loi, et il l'approuva.

Depuis la fin de la guerre, Draco n'avait plus entendu parler des Weasley. Ceux-là ne s'étaient même pas opposés à son poste de Ministre de la Magie, contrairement à leur ancienne amie, Granger. Draco n'avait donc aucune raison de les haïr encore. De plus, il voyait très Arthur Weasley. En fait, il se fichait bien de ce que pouvait faire les moldus dans leur vie. Alors il laissait son ministre s'en charger pour lui.

Et il n'avait croisé qu'une seule fois Ronald la Belette dans les couloirs. Ce dernier l'avait salué poliment. Si ses souvenirs étaient bons, c'était juste avant que Potter ne réapparaisse dans sa vie.

-… et enfin, la manifestation contre vous qui était prévue cette après-midi à été annulée, termina son secrétaire.

Le blond sortit de ses songes.

-Pardon ? Annulée ? Par qui ?

C'était bien une première celle-là !

-Par l'organisatrice elle-même, semble-t-il.

Draco sourit.

Son secrétaire ouvrit de grands yeux étonnés. Il ne l'avait encore jamais vu sourire.

Quand Draco se leva précipitamment de son siège, et l'homme en fit tomber ses papiers.

-J'ai des choses à faire, je reviens cet après-midi, dit-il, un sourire carnassier aux lèvres, en enfilant sa longue cape noire.

Il rabattit sa capuche sur sa tête. Seuls quelques mèches de ses cheveux dorés en ressortir.

Potter avait tenu sa promesse, et maintenant il pourrait agir contre cette petite peste. Et il ne s'en priverait pas !


A son retour au manoir, il vit que Potter l'attendait près de la fenêtre. Il était assis sur ce fauteuil qu'il semblait tant aimé, son chat blanc sur les genoux.

Draco posa ses affaires sur le lit avant de s'approcher de lui.

Potter passait et repassait ses doigts dans la fourrure blanche du chat. Le félin ronronnait docilement.

-J'aime bien ton chat, comment s'appelle-t-il ? Demanda-t-il.

-Il n'a pas de nom, répliqua Draco, amusé.

-Tu es cruel, ne pas donné de nom à ton propre chat… .

Draco eut un sourire supérieur. La cruauté lui allait bien, il le savait. Il répliqua :

-Non, en fait son nom ne te plaira pas.

Harry leva ses yeux vers lui et répondit :

-Vraiment ?

Draco hocha de la tête et prit le chat dans ses bras. Il le caressa rapidement et le jeta sur son lit. La bestiole ne protesta pas, mais s'enfuit de la chambre.

Le blond s'affaissa alors à son ancienne place, sur les genoux de son ennemi préféré.

Il plongea aussitôt sa tête dans son cou et commença à le lécher, puis à le mordre, dans le but de lui faire un suçon.

-Tu me marques ? Répondit Harry en soupirant.

Il n'avait rien fait de sa journée. Il n'avait pas bougé de ce fauteuil, ressassant encore et encore ses pensées. Et il était parvenu à une conclusion…

-Oui, souffla sauvagement Draco, faisant pénétrer sa main sous son t-shirt.

…penser était mauvais pour la santé.

Valait mieux se laisser faire, et vivre le moment présent. Surtout lorsque l'homme qui vous fait des avances aussi poussées, est l'amant le plus chaud et dangereux que vous ne pourrez jamais avoir.

Draco se retira de son cou, satisfait de la marque qu'il vienne d'y laisser, et attrapa les lèvres du brun entre ses dents.

-Tu as… tenue ta promesse, souffla-t-il entre deux baisers.

Harry se tendit, et tenta de le repousser doucement, sans y parvenir.

-Je n'ai… .

-Tais-toi, susurra le blond.

Sa main caressait toujours son torse, faisant des allées et venues sur sa peau hâlées.

Sa respiration s'accéléra.

Ses gestes étaient extrêmement lents et sensuels.

Harry ne tint pas longtemps. Il répondit avec ardeur à ses baisers et leurs langues se mêlèrent pour des ballets sans fin. Pousser par le désir, Harry se releva et poussa Draco sur le lit.

Le blond rampa en arrière, ses yeux ne quittant pas les perles vertes qui le dévoraient du regard.

Harry s'assit à califourchon sur son bassin et se pencha à nouveau sur ses lèvres, bougeant lascivement leurs hanches.

Le moment présent : il avait envie de lui.

Harry gémit entre leurs lèvres entrouvertes. Sa langue passait et repassait dans la bouche de son bourreau, et ses gestes étaient de plus en plus accélérés, de moins en moins maitrisés.

Draco essaya d'échanger leur position, mais les genoux du brun enserraient fermement son bassin.

-Bonds, haleta-t-il.

A la surprise de Draco, des liens apparurent autour de ses poignets, qui se fixèrent au-dessus de sa tête, aux barreaux de son lit.

Le blond lui envoya un regard chargé de désir pur et de colère noire.

Mais avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, Harry murmura un autre sort, et sa chemise vola au sol.

-J'ai envie de toi, Malfoy.

Il se courba à nouveau, et partit à l'exploration du torse de son amant.

Il mordit ses chaires tendues, joua avec son nombril, et redessina chaque parcelle de sa peau avec le bout de sa langue.

-Tu joues avec le feu là, Potter, gémit Draco.

Sa voix froide était toujours là, mais trop étouffée par une autre, beaucoup plus sensuelle et désirante.

Harry sourit. Il jouait avec le mal, oui mais… :

-Je me suis déjà brûlé.

Satisfait de sa réponse, Draco rejeta sa tête en arrière. Ses mèches blondes restèrent sauvagement collées à son front. Il avait chaud, trop chaud.

Harry se déshabilla entièrement sous son regard, et commença en faire de même avec son pantalon.

Savoir que Malfoy ne pouvait rien faire de ses mains, qu'il devait juste rester là à le regarder, était quelque chose de totalement… érotique.

Il l'embrasse à nouveau. Et encore. Et encore.

C'était comme une drogue, un poison qui entre dans vos veines et dont vous ne parvenez pas à vous débarrasser. Il vous brûle tout le corps de l'intérieur, vous êtes fiévreux, mais heureux de l'être.

Excité, à l'extrême.

Vivant.

Comme jamais.

Et ça ne vous suffit pas. Jamais. Vous en voulez encore plus, toujours plus. Et vous souffrez de ne plus pouvoir vous contrôler.

Harry lécha ses propres doigts et se prépara, sous ses yeux dilatés.

Comme une drogue. Un poison.

Puis il s'empala sur son sexe.

Son corps se cambra pour mieux être pénétré.

Il gémit.

Draco ne réagit pas. Il était comme un diable en admiration devant son esclave.

Un esclave qui commence à penser que jamais la chaleur des enfers n'a été aussi bonne.

Rien d'autre que le présent, son nouveau lui.

Et quand le désir devient trop fort, quand les gémissements se suivent de trop près, quand l'air lui manque, il se redressa. Ses liens on disparut d'eux-mêmes.

Et il lui murmura :

-Tu es beau, Harry.

Et c'est la délivrance.

Draco ria, et l'embrassa.

-A mon tour… .


Jouer avec le diable a un prix. Et Harry le comprit le lendemain, alors qu'il s'endormait sur sa table de cours.

Ils avaient passé une nuit blanche. Et pas seulement.

Mais maintenant la drogue passée, la fatigue retombe.

Et Harry, n'y tenant plus, demanda à sortir du cours.

Il courut aussitôt aux toilettes, et fourra son visage sous l'eau froide. Il devait se réveiller, il était quand même 9h du matin.

Il soupira et regarda son reflet dans le miroir.

Il ne lui avait pas demandé ce que signifiaient les mots de Pansy, qui lui revenait pourtant en tête tous les soirs. Ni pourquoi il tenait tant à lui retirer ses lentilles et redonner leur couleur originel à ses cheveux, avant de lui faire l'amour.

Mais cela viendrait, ils n'avaient pas besoin d'explication pour le moment, ils se comprenaient parfaitement.

La porte claqua derrière lui.

Harry se retourna et fit face à Hermione.

La jeune femme se précipita sur lui, et l'embrassa.

Trop surpris, Harry ne réagit pas. Ses pensées étaient encore ailleurs. Et c'est pour ça qu'il ne comprit pas lorsqu'elle lui dit :

-Je t'aime.

A suivre….

Mot de l'auteuse :Reviews ? ç.ç snif, donnes-moi votre avis, j'en ai besoin pour continuer là... je sais que la fin surprend, mais elle a une trèèès bonne explication... ;p!!