Donc pour me faire pardonner, je vous offre le troisième chapitre ! Je m'excuse encore une fois !

Bonne Lecture :)


Cette nuit-là, passa comme dix nuits. Le même rêve revenait en boucle. Les mains qui me tenaient, la voix rassurante, le nuage violet, la séparation, et la violence de mon atterrissage sur le sol. Je voulais me réveiller, je voulais sortir de ce rêve aux allures de cauchemar. Mais, j'eus beau y mettre toutes les forces que j'avais en réserve, j'étais bloquée. Ce fut ma chute, qui me réveilla. Pas la chute du rêve, loin de là. En fait, je me suis tellement débattue, que j'étais tombée de mon lit. Un violent mal de tête s'installa, et rien ne s'arrangea lorsque la sirène de police de la voiture du shérif retentit. Je gémis de douleur et tentais en vain, de me relever. La pièce tournait autour de moi, des clichés du rêve repassèrent devant mes yeux, et j'entendais toujours le cri désespéré que poussait la personne qui était avec moi. J'avais beau réfléchir, je ne comprenais pas pourquoi cet individu m'appelait Isadora. Je poussais un cri de douleur et tout s'arrêta. Tout, autour de moi, retrouva sa place. Les murs ne tanguaient plus, les meubles ne se déformaient plus. J'étais heureuse que tout se stoppe, et en même temps inquiète par l'ampleur du phénomène. Un simple coup d'œil à mon réveil, me fit arrêter de réfléchir à propos de ça. Il était neuf heures, je n'avais pas mangé, je n'étais pas lavée, pas habillée. Et cette sirène qui criait toujours aussi fort ! Je maudissais encore plus Graham. Je me levais en me tenant à mon lit. Je découvrais, en regardant par la fenêtre, que la voiture de ma mère avait été fracassée. Alors s'était ça le bruit du verre qui se brisait. Oups. Il valait mieux pour moi, de ne rien dire. Je tirais les rideaux pour qu'elle ne se rende pas compte que je regardais. En passant ma main par la fenêtre de la salle de bain, je me rendis compte qu'il faisait chaud. Une grande première pour Storybrook. Je me dépêchais d'aller à ma commode. Je saisis un short noir, un débardeur blanc, et un gilet en soie turquoise, avec des imprimés fleuris. Je passais rapidement dans la douche. Neuf-heures vingt.

« Vite, vite ! » pensais-je.

Je me séchais les cheveux, tandis que la musique de Muse passait en boucle. Je me coiffais très rapidement, arrêtais la musique et mit mon téléphone dans ma poche. Je courais jusqu'en bas. J'avais oublié de mettre mes chaussures. J'étais sûrement encore un peu déboussolée. Je remontais et pris des ballerines noires. En redescendant une nouvelle fois, je me saisis d'une pomme qu'il y avait dans un panier dans le hall. Je mordis dedans et ouvris la porte. Ma mère était dehors, en train de crier sur Graham. Il remontait un peu l'échelle dans mon cœur. Je compatissais c'est tout ! Ne croyez pas que j'ai de l'affection pour lui. Henry était là aussi.

-Ah Mina ! Tu veux emmener ton frère à l'arrêt de bus. Il est encore en retard.

-Je vais être en retard.

Ma mère me fit le regard qui tue. Je compris qu'il ne fallait pas renier ses choix aujourd'hui, ou en tout cas ce matin. Je pris Henry par le bras et le contrains à courir. Neuf-heures quarante. Le deuxième bus en direction de son école s'apprêtait à partir. Je passais ma main entre les deux portes, et dis au revoir à Henry. Il monta tranquillement et me fit un signe de la main en partant. Neuf-heures cinquante. Je repris le chemin inverse. Je passais la porte de la boutique, lorsque l'horloge sonna dix-heures. était encore là, à son poste, c'est-à-dire derrière son comptoir.

-Tu vas bien Mina ? Tu es à bout de souffle.

Je levais le pouce pour lui indiquer que tout était OK.

-Tu as une petite mine.

-J'ai mal dormi, et je me suis mal réveillée aussi. Je fais des rêves étranges ces temps-ci.

Il prit soudain un air beaucoup plus intéressé.

-Quel genre de rêves ?

-Je sais pas trop comment vous expliquer, je peux juste vous dire que je m'appelle Isadora. Enfin, dans le rêve.

Il faillit choir, lorsqu'il entendit ce nom. Mais je ne fis pas attention.

-Effectivement c'est étrange, dit-il avec un grand sourire.

J'essayais d'étudier chaque partie de son visage. Rien, je n'arrivais pas à savoir ce qu'il pouvait ressentir.

-Comment ta mère va faire pour réparer sa voiture ?

Je me figeais à l'entente de cette question. J'étais persuadée de ne pas lui en avoir parlé.

-Comment le savez-vous ?

-Les nouvelles vont vites.

Il prit un air sérieux. Je fis mine de ne rien voir. Pourtant tout cela me parut étrange. Il n'y avait pas beaucoup de personnes qui vivaient dans notre rue. Je passais par-dessus ça. J'avais déjà eu assez de problèmes pour la journée.

-Je vais faire un tour derrière voir si je n'ai rien oublié de ranger.

-Vas-y. Je te laisse faire.

Je partis, il me suivit du regard jusqu'à ce que je disparaisse. Tous les cartons étaient encore là. Alors je fouillais un peu partout. Matériel, choses de valeurs, ampoules et je passe. J'arrivais devant une vitrine. Un objet attira tout de suite mon attention. Il y avait une tasse ébréchée, sans que je ne m'en rende compte, je la saisis. La même douleur que ce matin revint. Cette fois-ci je vis une jeune fille, dans une robe jaune. Puis une image me frappa encore pus fort que les autres. Je pus voir un homme au physique disgracieux dans une salle gigantesque. Malheureusement, je ne pouvais pas distinctement voir son visage. Je tombais, me tapant le coin de ma tête dans une table. Une fois que je fus arrivée par terre, ce fut le trou noir.

Je ne sais combien de temps plus tard, j'ouvris difficilement les yeux. J'entendais des bips toutes les demies secondes. Mais, même avant que j'ai pu totalement retrouver mes sens, j'entendis crier. Mes yeux se tournèrent vers la vitre. Il y avait ma mère, et … ?

-Tu lui as proposé de venir travailler avec toi !

-J'étais en droit de lui demander.

-Non, et tu le sais très bien.

-Tu me l'as retiré ! Tu m'as retiré tout ce que j'avais de plus précieux ! Et je t'assure que la prochaine fois que tu lèves la main sur elle, je ferais quelque chose d'encore pire. Alors, si tu pouvais te pousser pour que j'aille la voir.

Ma mère continua à faire blocus devant la porte.

-S'il te plaît.

Elle se retira, un air de dégoût sur le visage. Tandis que lui, passa la porte l'air victorieux. Il s'assit à côté de mon lit.

-Est-ce que ça va ?

-Euh, je crois. Qu'est-ce qu'il c'est passé ?

-Tu t'es cogné la tête dans la table en tombant. Tu as perdu connaissance …

De loin, je vis ma mère parler avec le docteur Whale. Je devinais, ce qu'elle essayait de faire. Il passa la porte.

-Alors comment tu te sens Mina ?

-Bien.

-Je préfère quand même te garder deux ou trois jours.

-Je vous dis que je vais bien. C'est ma mère qui veut m'enfermer ici au moins ?

Il fit comme s'il ne m'avait pas entendu. Je me retournais vers .

-Je vous en prie, faites-moi sortir.

-Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas te laisser ici.

-Je crains que vous n'ayez pas le choix .

-Je crains que si. Voyez-vous je possède toute la ville, l'hôpital y comprit. Alors, avec un peu de volonté je pourrais vous faire renvoyer.

Whale se tourna vers ma mère et prit un air inquiet.

-Qu'en dites-vous ? Elle va toujours rester ici ?

-Euh, je … vous pourrez la reprendre dans quelques heures.

-Ce n'est pas possible de l'avoir maintenant ?

-Et bien … si vous voulez, dit-il vaincu.

Le docteur m'aida à me relever et m'enleva mes perfusions et m'indiqua où je pouvais me rhabiller. Ma mère éclata lorsqu'elle me vit sortir de la salle. Le docteur et à mes côtés.

-Je croyais que le docteur Whale devait te garder.

-Tu es pitoyable maman.

Un frisson parcourut mon corps. L'appeler ainsi me faisait un effet de plus en plus écœ partis vers la sortie. Je vis faire un grand sourire en direction de ma mère, et elle se retint pour ne pas lui sauter dessus. Je respirais l'air frais de dehors. Ça ne m'avait jamais fait autant de bien. Je sentis rapidement une présence.

-Merci beaucoup.

-De rien, je n'allais pas te laisser entre leurs griffes.

-Vous auriez pu ne pas le faire.

-Je t'aime bien Mina. Tu me rappelles deux personnes à qui je tenais énormément.

-Au moins, lorsque je suis avec vous, vous ne les oubliez pas.

-Je ne les oublie jamais, rassures-toi. Viens je te ramène chez toi.

Il me fit monter dans sa voiture et mit le contact. Il s'apprêtait à me dire quelque chose, mais je l'interrompis.

-Vous pourrez dire tout ce que vous voulez, je serais demain à dix-heures dans votre boutique.

Je l'entendis rire et il me ramena chez moi. Je descendis et lui fis un signe de la main lorsque je le vis s'éloigner. Je me retournais et vis Henry me foncer dessus. Je sentis ses bras se serrer autour de ma taille.

-Je vais bien p'tite puce.

Je caressais doucement ses cheveux bruns. Il m'emmena dans la maison et je regardais les dessins animés avec lui, jusqu'au soir. Je me rappelais qu'il ne restait plus longtemps avant que les cours ne reprennent. Je ne voulais pas que tout se remette en marche. Ça me faisait mal de quitter .