Discalmer: Si KHR m'appartenait, ce serait visible. Déjà, l'apprentissage entre Dino et Hibari aurait été sensiblement différent. Ou plutôt, certaines scènes auraient été ajoutées. Puis on saurait exactement ce qu'il s'est passé pendant que Mukuro le « battait » si vous voyez ce que je veux dire... je n'en doute pas.

Avertissement: Attention. Cette histoire traite de relations homosexuelles entre deux hommes. On parle de slash, de yaoi. Merci de ne pas juger cette histoire selon ce seul critère s'il ne vous convient pas. Enfin, ici ne lisez pas. Je ne pense pas avoir un scénario assez intéressant à côté pour contre-balancer.

Chapitre 3

« Oya oya, puis-je savoir pourquoi le plus grand des épéistes vient me rendre visite ? »

« Ha ha ha! Ce que tu es marrant Mukuro! Je passais te féliciter. Gokudera m'a apprit pour tes fiançailles. Mes oreilles en résonnent toujours. », déclara dans un grand rire Yamamoto.

Le gardien de la Pluie ne perdait pas son ton joyeux malgré la fatigue qui l'habitait. Depuis qu'Hibari était en congé, il subissait le gros des missions. Ryohei était dans la même situation que lui mais il se sentait bien seul à ne jamais pouvoir prendre un temps de repos. Il n'avait pas revu le Japon le mois passé et devait en plus d'assurer sa survie s'inquiéter pour Hibari. Quoi qu'en pense l'autre garçon, ils étaient des compagnons et Yamamoto le considérait comme son ami. Et dans cette affaire de mariage, plusieurs choses étranges s'additionnaient qu'il aurait aimé pouvoir comprendre. Rien que pour avoir la chance de calmer les hurlements hystériques de Gokudera qui ne lui parlait plus que de ça les rares fois où il le contactait.

« Alors, que me vaut réellement l'honneur de ta visite ? », la voix de Mukuro emplissait la cellule où le gardien était venu le visiter.

« Rien, je venais juste m'assurer que tout allait bien et que tout irait bien. », lui répondit Yamamoto.

« Toujours aussi simplet ? », le gardien de la Brume ne cherchait même pas à masquer son amusement.

« Toujours. Tant que mes amis vont bien, tout va bien. Mais comme je suis prévoyant, je préfère toujours m'en assurer. Alors Mukuro, pourquoi ce mariage ? », le ton était soudainement devenu gelé et le regard glacé que Yamamoto adressait à l'illusionniste l'aurait fait reculer d'un pas s'il en avait eu la possibilité.

« Kufufu! Ainsi tu ne me considères pas encore comme un ami ? Tu me blesses. Dans ces conditions, je crains de ne pouvoir te répondre. Mais même après tout ce que nous avons traversé ensemble ? Ne peux-tu pardonner quelques petites erreurs de jeunesse ? »

« Ne me comprends pas mal. Justement, je voulais m'assurer que mes deux amis ne faisaient pas une énorme bêtise. Mais je suppose qu'Hibari m'apportera plus de réponses. » en prononçant ces paroles, Yamamoto se retourna et fit signe au garde posté devant la cellule, qui avait perdu toute discrétion pour les espionner, de le faire sortir.

« Yamamoto! », le crie surprit le gardien de la Pluie qui se retourna. L'action était dans la situation présente complètement inutile, son interlocuteur étant invisible. Mais par principe, il fixa droit devant lui et attendit que l'autre poursuive. « Tu diras à Hibari qu'il me tarde de le retrouver et que je le remercie d'avoir tout fait pour m'aider, n'est-ce pas ? », l'intonation n'était pas quémandeuse, toujours moqueuse.

« Tout fait... Bien sûr Mukuro. Ce sera avec plaisir. »

La porte se referma derrière Yamamoto et l'illusionniste replongea dans les ténèbres. L'homme situé devant sa cellule se sentit trembler quand il entendit, sortant de nul part, un éclat de rire s'élever et se répercuter contre les parois encore et encore. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait et il ne pouvait rien faire contre cette situation. Tout ceci lui portait sur les nerfs et affectait sa vie, sa femme étant sur le point de le quitter en emmenant leur fils avec elle.

Le lendemain, il renouvela sa demande de mutation, invariablement refusée.


Trois coups furent frappés à la porte. Hibari prit le temps de s'étirer et quitter son canapé où il s'était doucement assoupi. Il alla s'installer derrière son bureau, sorti quelques papiers qu'il signa négligemment et accorda enfin à son visiteur le droit d'entrer.

« Lambo est désolé de venir maintenant mais c'est la pause et je n'ai pas cours alors je peux venir maintenant, n'est-ce pas ? », le garçon tremblait tout en restant dos à la porte qu'il venait de fermer derrière lui. Il semblait avoir compris la leçon.

Le pauvre Bovino avait eu le malheur de partir s'acheter des friandises et de ne pas revenir à temps pour assister au cours. De plus, en courant à travers les couloirs, il avait trébuché et fait tombé une grenade qui avait détruit une salle de cours, certes désaffectée mais ce n'était pas une raison. Hibari l'avait fait travailler pendant toute une semaine, en plus de l'école, jusqu'à ce qu'il ait remboursé les frais de réparation. Envoyer la facture aux Vongola aurait pu être une solution mais il s'ennuyait tant qu'il avait décidé de prendre le taureau par les cornes. Enfin, le veau criard par ses embouts en plastique.

« Oui Lambo. », lui répondit simplement Hibari.

« Lambo venait aussi pour te prévenir que Yamamoto est arrivé au Japon. Il m'a dit qu'il voulait te faire une surprise mais Hibari n'aime pas les surprises, ça je m'en souviens. Alors j'ai préféré te le dire. », poursuivit Lambo, n'ayant pas besoin d'ajouter qu'il craignait bien plus la vengeance du chef du comité de discipline que les représailles des autres. Principalement dans le cas des surprises.

L'année passée, il avait voulu en faire une à Hibari en décorant l'école de Namimori. Il avait mis des alouettes en papier partout avec l'aide de I-pin. Étrangement, cette dernière n'avait subit aucun reproche. Il faut dire qu'après son auto-destruction incompréhensible, Hibari n'aurait rien pu faire pour empirer son état. Alors Lambo avait dû en compensation nettoyer et l'école et l'hôpital central de Namimori. Il n'avouerait jamais, pas même sous la torture, avoir utilisé le bazooka de 10 ans plus tard mais avait depuis ajouté dans son afro un post-it spécifiant de ne jamais faire de surprise au gardien du Nuage.

« Tu fais bien Lambo. Tiens. », déclara Hibari en lui tendant une sucette à la cerise. « Tu vas devoir retourner en cours maintenant. Je m'occuperai de Yamamoto plus tard. »

Tout content, le gardien du Tonnerre s'apprêtait à libérer la sucette de son emballage quand un stylo bille alla se planter juste à côté de son oreille, dans la porte qu'il allait ouvrir. Il se retourna pour apercevoir le visage souriant d'Hibari, fait rare et anecdotique qui ne comportait pas que des bons souvenirs pour lui.

« Lambo. On ne mange pas pendant les cours. », la voix calme tranchait avec le regard froid qui lui prédisait milles morts différentes et toutes douloureuses.

« D'a-d'accord! Au revoir! », sans demander son reste, le jeune Bovino quitta la salle et retourna en classe, se retenant de courir. Il ne doutait pas qu'Hibari s'en apercevrait et lui ferait payer cet affront envers l'école.


Hibari se demandait ce qu'il faisait là. Quatre heures déjà qu'il se trouvait dans cet endroit miteux dans lequel il avait espéré ne jamais avoir à retourner. Quatre heures qu'il était dans l'ancien Kokuyo avec Mukuro lui chantant « Alouette, gentille alouette ». Et avec des illusions d'alouettes qui traversaient la pièce. Quatre heures qu'il cherchait à s'étouffer dans le canapé à la douce odeur d'amiante, en ignorant l'autre idiot qui s'amusait gentiment à détourner les paroles.

« Alouette, je t'enlèverai », reprit pour la énième fois l'apparition.

« Mukuro, si tu n'arrêtes pas tout de suite, je prends le premier vol en Italie et je viens couper les tuyaux qui te maintiennent en vie. », la voix étouffée d'Hibari était à peine perceptible mais il ne doutait pas que l'autre l'entendrait.

Il n'en tint cependant pas compte et poursuivit, « Je t'enlèverai ton haut, je t'enlèverai ton haut. Et le haut, et le haut. Et la veste, et la veste, Alouette, alouette. Alouette-. ». Utilisant ses plus grandes capacités vocales pour descendre d'une octave sans reprendre sa respiration dans le « A » du dernier alouette, l'illusion en profitait pour illustrer ses propos en faisant trembler les vitres. Il fut interrompu par Yamamoto qui défonçait la porte à l'aide d'un coup de pied, sa batte transformée en sabre à la main.

« Hibari! Tu es en danger ? », cria le gardien de la Pluie en sondant les alentours.

« Kufufu! Bonsoir Yamamoto. Ça faisait longtemps. Mais je commence à être fatigué. Je vais retourner me reposer. A bientôt mon adoré. ». Soufflant un baiser en direction d'Hibari, Mukuro s'effaça.

« Que fais-tu ici Hibari ? Ça fait des heures que je te cherche. Je ne m'attendais pas à te retrouver là. », dit Yamamoto en venant s'assoir à ses côtés.

« Plus jamais je ne mettrai les pieds ici. Plus jamais. Viens, on sort. », se disant, Hibari les fit quitter les lieux.

Ils retournèrent à l'école, sans parler. Yamamoto suivait aussi silencieusement que possible pour lui son aîné, sifflotant la chanson agaçante qu'il venait d'entendre. Il était d'ailleurs impressionné du manque de réaction de son ami. Peut-être qu'à force de rester au calme, il avait finit par ne plus avoir ses violents excès de colère. De son côté, Hibari désespérait de croiser un idiot taguant les murs de sa ville pour le mordre à mort, éclabousser de son sang le sol de Namimori pour laver l'affront, nettoyer consciencieusement les traces et recommencer avec le suivant jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus. A n'en pas douter, il en aurait pour plusieurs jours vu la rage qui l'habitait.

Une fois revenu à son bureau, Hibari laissa Yamamoto saisir une chaise pour s'installer. L'idiot semblait même incapable de distinguer le devant du derrière sur un objet aussi simple de fonction, jambes grandes écartées passant de chaque côté du dossier, il s'accoudait sur ce dernier et le fixait en souriant doucement. Le regard toujours aussi froid, Hibari ne le quittait pas des yeux.

« Tu as l'air de bien te porter. Comment vont- », commença Yamamoto avant de se faire prendre la parole.

« Tu veux parler des dossiers ? », le coupa Hibari.

« Oui. J'étais là quand tu les as trouvés. Quand j'ai appris pour ton mariage, je me suis dit que les choses pourraient ainsi aller rapidement. Tu n'es pas le genre de personne à tourner autour du pot. Alors quand j'ai compris que tu n'en avais passé qu'un dixième à Tsuna, j'ai commencé à me poser des questions. »

« J'avais oublié les autres. Je les ai égarés. », se justifia Hibari.

« Égaré... », se disant, Yamamoto jeta un regard autour de lui, admirant la pièce particulièrement bien rangée où aucun objet ne trainait autre que sa veste qu'il avait jeté sur le canapé en arrivant. « Bien sûr! Je suis certain que tu pourras les retrouver rapidement. », conclut dans un rire le gardien de la Pluie.

« Quand retournes-tu en Italie ? Je pourrai te les passer à ce moment là, que tu les apportes directement à Tsuna. », reprit dans un soupir son camarade.

« Oh tu sais, je suis toujours attendu à Hawaï. Je n'ai plus le temps de voir l'Italie. Ni mes parents au Japon. Encore moins Gokudera qui est lui-même très occupé. Alors Tsuna, imagine! Depuis que tu ne travailles plus, j'ai tellement de missions à faire. »

« Plains-toi auprès de Reborn. », énonça froidement Hibari.

« C'est amusant, il m'a dit de me plaindre auprès de toi! », la phrase de Yamamoto s'acheva dans un grand éclat de rire. « C'est fou ce que vous êtes drôles tout les deux. »

Haussant un sourcil face à au mot "drôle", Hibari attendit que Yamamoto poursuive.

« Tu vas devoir t'en charger seul. Si tu veux, mon avion part après-demain et il pourra toujours faire un détour en Italie. »

Frissonnant d'horreur en s'imaginant coincé dans un objet volant, sans autre échappatoire qu'un parachute, en compagnie du ô combien "drôle" Yamamoto, Hibari lui répondit qu'il préfèrerait partir seul, le plus tôt possible.

« Parfait. Tu as un avion dans trois heures. Ce sera suffisant pour retrouver les papiers et préparer tes bagages ? Tsuna m'a dit qu'il avait placé sur ton compte de quoi t'occuper de Mukuro, pour les vêtements par exemple. Il faudrait que tu lui en prévois quelques uns. Il a bien grandit depuis la dernière fois qu'on l'a croisé lui! », le rire de Yamamoto s'interrompit brusquement lorsqu'il vu le regard que lui lançait Hibari. « Je-je vais te laisser t'occuper de tout ça seul. J'y vais. Au revoir Hibari. »

« Hum. », fut la seule réponse du dit Hibari qui rangeait ses tonfas.

Yamamoto se dirigea vers la porte, saisissant sa veste au passage. Il l'ouvrit et juste avant de partir, se préparant à courir, il ajouta « Il faudrait que tu emmènes Lambo avec toi! ».


Après avoir préparé ses affaires, Hibari avait prévenu le jeune Bovino qu'il l'attendrait à l'école. Il y était donc retourné et attendait tranquillement dans son bureau, couché sur son canapé et se demandant comment les choses avaient pu tourner ainsi. Quand il sentit un vent léger se lever dans la pièce, il saisit un oreiller et le jeta sur l'apparition, se retournant pour ne pas la voir.

« Oya oya, tant de violence. Je venais juste pour les mensurations. », tout en parlant, Mukuro reposa le coussin à sa place originelle et vint s'assoir au sol, les bras croisés posés sur le canapé.

« Dégage. », dit Hibari, la voix emplie de rage.

« Hey Kyoya, retournes-toi. », le corps pivota, le visage apparaissant face au sien, les yeux le regardant. « Tu es si mignon mon petit Kyoya. », tout en parlant, Mukuro replaçait les mèches qui lui masquaient les deux yeux noirs. « Tu pensais vraiment pouvoir gagner ? Oh, c'est normal que tu ais essayé. Et c'était plutôt bien joué. Mais tu ne me battras pas. Continues d'essayer. Ça m'amuse tellement. »

Fermant les yeux, Hibari attendit avec appréhension le baiser qui ne tarderait pas. Il sursauta quand le garçon saisit sa main et en embrassa la paume.

« A bientôt, Hibari. »

Note de fin de l'auteur: Afin de vous faire patienter jusqu'au week-end prochain, voici la bande-annonce du chapitre 4:

Avec des vaches! "Lambo: On arrive bientôt ?"
Des bébés! "Reborn: "Ciaossu Hibari!"
De la vengeance! "Tsuna: Gokudera t'accompagnera."
Du sexe (ou presque)! "déclara Hibari en enfourchant-"
De la violence! "... misérable poulpe"
De l'alcool! "[quelqu'un] buvait un nouveau verre."
Et surtout.... "« Mukuro. Dans mon lit. », dit Hibari"

Tout ceci sera dans le prochain chapitre de Qui est l'heureux élu! Ne le ratez pas ou vous le regretterez toute votre vie!

Je tenais à remercier tous les revieweurs qui sont passés, ainsi que les lecteurs n'ayant pas tenu à se manifester (je sais que vous êtes là). Merci à Lyzianor, que le message concerne ou non directement l'histoire. Pourrais-tu me dire à quel point les descriptions peuvent être trop développées ? C'est pour moi une histoire assez visuelle et de scène alors j'essaye de retranscrire la situation exacte mais il est vrai que ce n'est pas toujours indispensable. En espérant que ce chapitre te plaira et que tu trouveras Hibari toujours aussi mignon. Bises.