Kelian et Thomas arrivèrent peu après, accompagnés de trois hommes, un guerrier, un guérisseur et un mage. Kelian était le seul guerrier ayant des dons de guérisseur, il fallait deux personnes pour le remplacer.

Satisfait de savoir que son futur amant était protégé, Harry suivit Kel et Thomas, non sans avoir d'abord embrassé le prince avec passion.

Tout en arpentant les couloirs du palais, qui se révélait être un immense complexe, Harry discutait avec Thomas et Kelian :

« Thomas, qui ou quoi menace le prince ? »

Les deux hommes s'entreregardèrent d'un air incertain, puis Thomas prit sa décision :

« Je n'ai pas le temps de tout t'expliquer, Harry. Sache juste, qu'il y a une dizaine d'années, il y a eu une grande guerre entre ce monde et d'autres, et le prince a joué un grand rôle dans notre victoire. Les sceaux qui protègent ce monde, ne sont pas inviolables, comme tu l'as toi-même constaté, mais il empêche l'arrivé de troupes, cependant, certains mages ennemis, peuvent venir, ou envoyer un assassin. Arriver à tuer le prince, serait un coup décisif pour eux, et une perte immense pour nous. Peu après la guerre, le prince a été victime de plusieurs tentatives d'assassinat, dont une qui a bien failli réussir. »

Le mage frissonna à ce souvenir, et Kelian, lui serra gentiment l'épaule, avant de continuer à la place de son ami :

« Le prince est passé à deux doigts de la mort, c'est depuis ce moment qu'il est constamment sous protection. D'ailleurs, nous te remercions de l'avoir forcé à appeler une autre équipe pendant que nous n'étions pas là. Le prince, même s'il nous considère comme des amis proches, se lasse de nous avoir constamment sur le dos. Je dois avouer qu'il est assez gamin concernant ce genre de choses, quelques fois je dois me retenir de ne pas l'allonger en travers de mes genoux pour lui mettre une fessée ! »

Le jeune homme rit à cette idée, et dit :

« Je vous promets de tout faire, pour qu'il ne vous complique pas trop la tâche, du moins tant que je serais là. »

Thomas lui serra gentiment l'épaule, tandis que Kel lui adressait un immense sourire de reconnaissance.

Ils marchèrent un bon moment dans les couloirs de l'immense complexe, jusqu'à parvenir devant une grande porte à double battant, au-dessus de laquelle était inscrit, en délonien : « Aile médicale ».

Kel entra le premier, suivit par Harry et Thomas qui fermait la marche. Le petit brun reconnus un hôpital moldu, comme il en avait vu à la télé, mais les patients, ou du moins les raisons qui les avaient menés ici, auraient eues leur place aussi bien du côté moldu que du côté sorcier.

Thomas lui passa un bras autour des épaules, l'attirant contre lui dans une attitude vigilante, tandis que Kelian allait voir la jeune femme qui orientait les patients. Cette dernière saisit instantanément un téléphone, et quelques instants après, ils se retrouvaient dans le bureau d'un des médecins.

Le médecin, ou guérisseur, quel que soit le terme officiel de ce monde, était un jeune homme blond, assez grand, et très fin, qui regarda Harry en souriant gentiment :

« Lord Potter, bienvenue parmi nous. J'ignore si on vous a expliqué ce qui va se passer, donc arrêter-moi si vous êtes déjà au courant. – Harry garda le silence, et l'homme poursuivit – Vous allez passer plusieurs examens, aussi bien magique que technologique, voir les deux. Cela nous fournira aux seigneurs Thomas, Kelian et moi-même, plusieurs informations précieuses que nous interprèterons pour déterminer, vos dons et votre état de santé général. Si vous avez des questions, je suis à votre disposition. »

Le survivant secoua la tête, et le médecin l'entraîna dans la pièce attenante à son bureau, où se trouvait une machine, qui se présentait sous la forme d'un lit entouré par un anneau.

« Je vais vous demandez, de vous déshabiller complètement, Lord Potter. »

Le brun tiqua, cela faisait deux fois, que le médecin l'appelait « Lord », et il ne comprenait pas pourquoi. Mais il garda le silence, Killy lui expliquerait certainement.

Rougissant, il se mit à nu, et s'allongea sur le lit. Le médecin, et ses deux gardes, se placèrent devant une série d'écrans, et Thomas dit :

« Ne bouge pas, Harry, reste le plus immobile possible. »

Le jeune homme approuva, et l'intérieur de l'anneau s'alluma d'une douce lumière bleutée, avant de commencer à aller et venir le long du lit. Il n'y eut que le silence pendant près de dix minutes, puis le médecin dit :

« Mettez-vous sur le ventre, je vous prie. »

Harry obéit, et le manège recommença, après dix nouvelle minutes, la machine s'arrêta, et Kel lui tendit un peignoir en disant :

« Tu vas faire d'autres examens, qui nécessite d'être nu aussi. Je vais prendre tes vêtements ne t'inquiète pas. »

Le brun approuva, et suivit le médecin dans une autre pièce, où attendait un très vieil homme, qui, après lui avoir demandé d'ôter son peignoir lui tourna autour en l'examinant en détail, ce qui se révéla bien plus gênant que l'examen précédent.

Il y eut un autre examen, heureusement mené par Thomas, qui passa ses mains à 2 centimètres de sa peau nue, sur l'intégralité de son corps. Puis on lui préleva du sang, et enfin, ils regagnèrent le bureau du médecin, où le jeune homme pût enfin se rhabiller.

Une fois décent, et assis entre Kel et Thomas, Harry put entendre les conclusions du médecin :

« Bien, avant tout, Lord Potter, votre santé physique. Vous souffrez de sévères carences, mais le seigneur Kelian me dit qu'il s'en charge déjà en vous faisant suivre une cure de potions nutritive, donc tout iras bien. Quand vos carences seront comblées, nous pourrons envisager, si vous le souhaitez, de vous faire rattraper votre retard de croissance. Outre cela, votre sang est très particulier, saviez-vous qu'il contenait du venin de basilic, et des larmes de phénix ?

- Et bien, j'ai été mordu par un basilic, et guérit par les larmes d'un phénix, donc, j'imagine que c'est normal.

- Oui et non, c'est effectivement logique, mais les larmes de phénix auraient dû annihiler le venin, or là, les deux se combinés d'une façon curieuse. Mais rassurez-vous, c'est sans danger, au contraire même, cette curieuse réaction vous donne une chance de prendre des formes animales rares, à savoir un basilic, un phénix, et un Quetzalcóatl, le mélange des deux. Outre cela, puisque nous parlons de forme animale, vous portez un lien draconique, le saviez-vous ?

- J'ignore même ce que c'est !

- Ah, voyons, comment vous expliquez cela ? Le plus simple, même si ce n'est pas totalement exact, c'est de dire qu'un dragon vous respecte suffisamment pour vous permettre de prendre son apparence. Avez-vous déjà rencontré un dragon ?

- Oui, deux, un norvégien à crête, et un magyar à pointes.

- Je ne connais pas les noms de votre monde, celui dont je parle est noir.

- C'est le magyar !

- Très bien, ce dragon vous a donc estimé suffisamment pour vous faire ce don.

- Attendez, vous voulez dire que je suis animagus multiple ? Avec des formes de dragon, phénix, basilic et Quetzalcóatl, j'ignore d'ailleurs ce que c'est !

- Je suppose qu'animagus, veut dire que vous pouvez prendre une apparence animale ? – Harry approuva – Alors oui, c'est exactement cela. Le Quetzalcóatl est un serpent à plumes, qui est à la fois aussi mortel que le basilic mais peu aussi guérir comme le phénix. Outre cela, vous avez votre forme propre, qui se trouve être un lion noir, et votre forme d'héritage, un griffon royal.

- Ma forme d'héritage ?

- Oui, c'est une forme maitriser par un de vos ancêtres, qui était particulièrement puissant, et qui à lancer un sort d'héritage sur sa lignée, faisant que ses descendants pouvaient user de ses pouvoirs, tant qu'ils le faisaient pour le bien.

- Vous savez qui est cet ancêtre ? »

Le médecin farfouilla dans ses papiers et approuva :

« En effet, le sort de généalogie, nous indique qu'il s'agit d'un certain Godric Potter, dit Gryffondor, sans doute à cause de sa forme animale d'ailleurs. »

Harry sentit sa mâchoire s'écraser par terre. Avant de se mettre à trembler en respirant à toute vitesse, Kel l'attira instantanément sur ses genoux et le serra contre lui :

« Chut, Harry calme-toi, respire doucement. »

Mais le petit brun était trop assommé et terrifié pour l'entendre. Assommé par le fait qu'il descendait d'un fondateur, et en était visiblement l'héritier, mais aussi terrifier, parce qu'on allait encore lui en demander davantage, on allait lui mettre encore davantage de poids sur les épaules. Il hurla de rage et de peine, pour extérioriser sa colère, pourquoi ne pouvait-il pas être normal ?

Il n'entendit pas Kelian dire à Thomas :

« Appelle le prince ! »

Et quelques instants après, Killian apparus en compagnie de ses gardes du corps, bien que ne sachant pas pourquoi son protégé était aussi troublé, il le souleva des genoux de Kel pour le prendre dans ses bras, et l'embrasser délicatement avant de dire :

« Mon petit ange, dit moi ce qui te met dans cet état. »

Là où la voix de Kel n'avait pas réussi, le baiser, l'odeur et la magie de Killian parvinrent à leur fin, et Harry dévisagea le prince avant d'enfouir son visage dans son cou pour pleurer.

Killian pris la chaise précédemment occupée par le petit brun, et le câlina autant que nécessaire. Il ignorait ce que son si magnifique petit ange avait appris, mais ça devait être très lourd.

Harry finit par se calmer, et, le visage toujours niché contre le torse musclé du prince, il expliqua à mi-voix ce qu'il venait d'apprendre, et la raison de sa crise.

« Mon pauvre petit ange, je comprends, ça fait beaucoup pour un si petit bonhomme ! J'aimerais tellement pouvoir prendre une part de ce poids écrasant à ta place, mon ange. Malheureusement, je ne peux pas, je peux seulement t'assurer de mon aide tant que tu resteras ici, et, une fois que tu auras gagné, t'assurer que tu auras toujours ta place ici. »

Le petit brun, passa ses bras autour du cou du prince, et l'embrassa profondément :

« Merci Killy, merci pour tout. »

Killian lui rendit son baiser, en y mettant toute l'affection qu'il ressentait pour le brun :

« Je t'en prie, mon petit ange. »

Ils restèrent silencieux un petit moment, puis Harry se tourna vers le médecin :

« Désolé, docteur, il y a autre chose ? »

Le médecin mis quelques secondes pour se replonger dans le dossier, et dit :

« Voyons, le reste est hypothétique, tant que vous ne serez pas entré en contact avec votre magie, nous ne pouvons que supposer. Mais à priori, vous deviendrez omniglotte, à savoir que vous parlerez toutes les langues, ce qui explique que le sort d'apprentissage du délonien vous ais si peu affecté. En-dehors de cela, vous êtes extrêmement puissant, au-delà de tout ce que nous avons pût déjà recenser, accessoirement, je pense que vous devriez prendre contact avec le Magisterium, ils pourront vous apprendre beaucoup, Lord Potter. »

Le brun jeta un regard interrogatif au prince, qui expliqua :

« Le Magisterium, est le siège de l'ordre des magisters, il s'agit des mages et tisseurs les plus puissants de notre monde. Je suis d'accord avec le médecin, tu pourrais y apprendre énormément. Mais nous verrons ce que le vieil homme dit. – Il se tourna vers le médecin – Autre chose ? »

L'homme secoua la tête :

« Non, votre altesse, mais je pense que Lord Potter devrait repasser les tests après avoir touché sa magie. Ah, si, un point, la magie étrangère qui vient de sa cicatrice, j'ai consulté certains de mes collègues, et ils sont tous d'accord, une intervention sur la magie devrait permettre de l'en débarrasser assez aisément. »

Killian approuva :

« Parfait, merci docteur, nous allons attendre que Lord Potter ait touché sa magie et nous reviendrons vers vous, pour les examens et l'intervention. »

Le médecin hocha la tête, avant de se lever et de s'incliner devant le prince :

« Nous sommes à votre disposition, votre altesse. »

Sur ce, toute la troupe sortie, Harry toujours perché dans les bras du prince, qui n'avait aucune intention de le lâcher. Curieusement, il n'entendit, ni ne sentit aucune désapprobation de la part des personnes qu'ils croisaient, de ce qu'il distinguait, elles s'inclinaient devant le prince, lui jetait un rapide coup d'œil, et reprenait leur route ou leur conversation.

Comme l'avait dit Killian, dans ce monde, les conventions étaient différentes du sien, et c'était plutôt agréable.

Killian ne le porta pas dans son bureau, comme les autres fois, mais directement dans les appartements princiers. Dans lesquels ne pénétrèrent que Kel et Thomas, les trois autres gardes s'arrêtant au seuil.

Le prince s'assit sur un grand canapé, et, tout en le gardant sur ses genoux pour le câliner, dit :

« Je vais prendre le reste de mon après-midi, Quentin peux tout à fait gérer les affaires courantes, et je pense qu'Harry et moi, avons beaucoup à nous dire. »

Kel hocha simplement la tête, et s'assura rapidement que les systèmes de surveillances des appartements princiers étaient en fonction avant de sortir. Et Thomas, non sans avoir jeté un regard entendu au prince, fit de même pour les systèmes magiques.

Une fois seuls, les deux garçons s'entreregardèrent et Harry rougit furieusement, mais Killian le détrompa :

« Non, mon petit ange, je ne t'ai pas amené ici pour le sexe, du moins, pas tant que tu seras aussi bouleversé. Il s'agit uniquement d'être tranquille tous les deux, pour que nous puissions parler. »

Le survivant l'embrassa doucement :

« Merci, Killy. J'avoue que je n'ai pas la tête à ça, et que j'ai plein de questions ! »

Le prince hocha la tête :

« Je m'en doute, mon ange. Laisse-moi précéder certaines de tes questions. Non j'ignorais que tu descendais de Gryffondor, mais oui, je savais que tu étais Lord, et je pensais que tu le savais également.

- Comment tu peux savoir que j'allais te demander pour cette histoire de Lord ?

- Tu étais dans mes bras quand le médecin t'a appelé ainsi, et je t'ai senti te tendre.

- Ok, pourquoi personne ne me l'a dit ? J'imagine que c'est un fait connus ? »

Le blond resta pensif un moment, avant de dire :

« Je l'ignore, Harry. Mais tu as raison sur le fait que ce n'est pas un secret. »

Il afficha une grimace pensive et inquiète, puis dit :

« Mon ange, je vais te demander quelque chose, c'est assez extrême, mais ça pourrait me permettre de comprendre beaucoup de choses. – Harry lui fit signe de continuer – Tu connais le principe de la légilimencie ! Il existe un rituel, qui permet d'absorber totalement la mémoire d'un autre être intelligent, ce n'est pas douloureux ou dangereux, juste très intime, parce qu'on voit toute la vie de l'autre. J'aimerais que tu me laisse pratiquer ce rituel sur toi. »

Le brun fronça des sourcils :

« Pourquoi ? »

Le prince resta silencieux un moment, affichant de nouveau cette moue inquiète et pensive, avant de dire :

« Parce qu'il y a beaucoup de choses qui sont totalement illogiques dans ce que tu m'as raconté. Attention, Harry, je ne dis pas que tu m'as mentis, évidemment que non, mais simplement que certains évènements de ta vie ne sont pas logiques du tout. Et je voudrais être certain qu'il ne s'agit pas simplement d'une question de point de vue et de vocabulaire. »

Harry le regarda sans comprendre, et Killian expliqua :

« Quand tu me raconte une de tes aventures, tu la voie à travers ton point de vue sur la réalité, et tu me la raconte avec tes mots, sans même parler de ce que tu laisses de côté, parce que, pour toi c'est évident ou sans importance. Tu comprends ? »

Le jeune homme réfléchit une seconde, avant de hocher la tête :

« C'est cette histoire du nombre de personne qu'il faut pour déformer totalement une histoire ?

- Oui, c'est le même principe. D'où ma demande.

- Ca m'aiderait ?

- Oui, que j'ai tort ou raison, ça pourrait faire toute la différence dans la guerre que tu mènes. »

Le petit brun resta silencieux un moment, puis demanda :

« Il y a un risque ?

- Aucun ! Jamais je ne te mettrais en danger sciemment ! Le pire résultat, c'est que tu sois gêné, parce que je verrais absolument toute ta vie, du moins tout ce dont tu te souviens, ce qui inclut, chaque fois que tu t'es masturbé, ou que tu t'es retrouvé en érection involontaire, chaque expérience humiliante. »

Harry eut un léger rougissement, avant de dire :

« Vu ce que nous avons prévus de faire ce soir, tout ce qui se rapporte au sexe ne devrait pas trop me gêner, et pour le reste, j'imagine que je ferais avec. »

Le prince l'embrassa délicatement, avant de dire :

« Il y a tout de même un point positif, mon ange, je saurais déjà ce que tu aimes, et ce soir n'en sera que meilleur. »

Il reçut sourire grivois en retour, puis le brun lâcha :

« D'accord ! Je ne sais pas pourquoi j'ai autant confiance en toi, mais je marche. »

Killian hocha sérieusement la tête, et saisit délicatement le visage du brun pour poser son front contre le sien, en disant :

« Tu as juste à rester tranquille et à ne pas tenter de me repousser. Ça ne prendra que quelques instants. »

Le survivant approuva, et le blond incanta brièvement. Harry sentit l'intrusion mentale, mais elle était clairement différente de la légilimencie, si cette dernière était une lance, ce que faisait Killian était une vague. Une vague qui traversa son esprit avant de se retirer doucement.

Le prince soupira et laissa reposer sa tête contre le dossier du canapé en marmonnant :

« Laisse-moi une bonne demi-heure, que la migraine passe, en attendant, il y a des livres dans la pièce d'à côté. »

Harry l'embrassa très délicatement, et sortit, malgré tout un peu remonté contre le blond, qui lui avait sciemment caché que si le procédé n'entrainerait aucune douleur pour lui-même, elle en causerait à celui qui recevait ses souvenirs. Pourquoi les gens se sentaient toujours obligé de lui taire des informations ?

Le survivant grimaça, il savait pourquoi Killian ne lui avait rien dit, parce que sinon, il ne l'aurait pas laissé faire, et le prince semblait convaincu que c'était important. Sa colère s'envola, il tenait déjà trop à Killian pour lui reprocher ce genre de chose, mais il lui ferait tout de même part de sa désapprobation !

Mettant cela dans un coin de son esprit, il parcourut les étagères de la bibliothèque privée du prince, cherchant un livre dont le titre l'inspirerait. Il tomba finalement sur une étagère estampillée « magie de l'esprit », et pensa tout de suite à ses pitoyables cours d'occlumencie, peut-être y avait-il ici un livre qui l'aiderait.

Après avoir balayé des yeux chaque livre, il trouva un fin carnet relié de cuir qui, contrairement aux autres ouvrages, n'avait pas de titre sur sa tranche. Mais dès qu'il l'eut en mains il sourit, sur la couverture était inscrit « Protéger son esprit ».

Il s'installa sur un fauteuil bas, et se plongea dans la fine écriture manuscrite qui ornait les pages du cahier.

Bien évidemment, la méthode décrite, n'avait rien à voir avec celle que Rogue avait tenté de lui enseigner. La préface du livre, y faisait néanmoins référence, précisant que la façon de faire de Rogue, n'était utilisable que part des adultes, ayant appris à maîtriser leurs émotions, aucun enfant normalement constitué, et aucun adolescent en pleine perturbation hormonale ne pouvait espérer y parvenir.

En lieu et place de cela, l'auteur, inconnu d'ailleurs, expliquait qu'il fallait matérialiser dans son esprit l'équivalent de remparts contre les intrusions. Et, si jamais le lecteur était lié à la magie, ce qui devait signifier être sorcier dans ce monde, utilisé des sortilèges pour renforcé ces murs, et/ou les piéger.

Le premier chapitre du carnet, concluait qu'il fallait imaginer ces remparts, tous les matins, avant de quitter son lit, et tous les soirs avant de s'endormir. Au fil du temps, les murs gagneraient en solidités, et, pour peu que l'on pratique sérieusement, deviendraient inviolables.