Hello ! Je me suis aperçue que je n'avais pas encore fait de disclaimer. Le voici donc.

Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas, ni aucun de ses personnages, intrigues etc etc... Je les réutilise à but non lucratif, pour me divertir, ainsi que les autres - dont ma petite soeur à qui je fais de gros bisous ! Seuls quelques personnages que je viens de créer sont plus ou moins à moi et j'espère qu'ils vous plairont. Voilà ;)

Ensuite, j'ai relu les chapitre et, pour mon plus grand malheur, j'ai trouvé beaucoup de fautes mais je ne les ai pas corrigées. Un honte. Je vais faire beaucoup plus attention et j'espère qu'il y en aura moins ici. En plus, il s'agit surtout de fautes d'inattention, bref, je n'ai aucune excuse.
Pour ce qui est du style, il s'agit de ma première fanfiction et j'ai énormément de mal à construire une intrigue valable et à utiliser correctement la psychologie des différents personnages. C'est pour ça que j'ai pris le parti d'utiliser Doge au début, même s'il ne ressemble pas à celui du tome 7, c'est le coeur léger que je modifie la vie qu'il a eu. En fait, si j'ai décidé d'écrire une ff, c'est surtout pour me perfectionner car, pour tout vous dire, j'ai pour projet d'écrire un roman d'ici quelques années mais je manque beaucoup de pratique.

En espérant que mon histoire vous plaise quand même (cela vaudrait mieux pour moi, vu le nombre de chapitres qui vous attend)

A + et bonne lecture !


CHAPITRE 4 : RETROUVAILLES INDIRECTES

Matt et Lucy avançaient, tapis dans l'ombre sous une cape soumise à un sortilège de désillusion. Ils échangèrent un regard.

« C'est parti ! » murmura Lucy en sortant sa baguette. « Stupéfix. »

Une femme d'une quarantaine d'années tomba à la renverse.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » s'exclama son mari. « Angela, ma chérie… ». Il la secoua un peu, sans effet.

« Stupéfix. » chuchota à nouveau Lucy. Ils les tirèrent sous la cape - qui était suffisamment grande pour qu'on la qualifie de drap - et se précipitèrent jusqu'à une ruelle sombre à quelques mètres de là.

« Tu es vraiment sûre que ton sortilège durera assez longtemps ? » demanda Matt pour la cinquième fois depuis leur réveil. Lucy leva les yeux au ciel mais ne répondit pas. Elle prit leurs baguettes. « Tiens, garde-la » fit-elle en tendant celle de l'homme à son compagnon.

« Ça m'embête d'avoir eu à les Stupéfixier… Un Prétificus Totalus… »

« Tu sais bien que tu n'aurais pas pu faire ça. ils nous auraient vus. » répliqua Matt. « Allez, on continue. » Et sur ces mots, il sortit de sa poche deux flasques d'une taille raisonnable, et dans chacune, il mit une poignée de cheveux. Une blonde pour la femme, et châtain clair pour l'homme. « Vas-y, Lucy, occupe-toi de leurs vêtements. »

En effet, si l'homme faisait approximativement la taille de Matt, la femme, elle, dépassait Lucy d'une bonne dizaine de centimètres.

« Eadem. » fit Lucy deux fois en pontant sa baguette sur les habits de leurs otages. Ceux-ci se dédoublèrent immédiatement et les deux criminels se changèrent très rapidement.

« Tiens, ta flasque. » dit Matt la en tendant à sa compagne.

« Tchin ! » plaisanta-t-elle. « Si Harry n'est pas condamné ce soir et qu'on rentre à la maison sans se faire chopper, moi je dis : champagne ! »

« Ça marche ! Allez, on y va. » Et chacun avala une bonne gorgée de Polynectar. Tous les deux connaissaient par coeur les effets de cette potion qu'ils avaient préparée en quantité astronomique un mois et demi plus tôt, en prévision d'une fuite, pour passer incognito. Aussi ne firent-ils pas grand cas des nausées et de la sensation de fourmillement qui envahit leur corps. Quand la transformation fut finie, ils se regardèrent et, chacun muni d'une baguette volée, s'élancèrent dans le centre de Londres sous leurs nouvelles apparences. Les rues étaient bondées. Beaucoup de gens étaient déjà rentrés de vacances et avaient repris le travail. Ainsi le début de matinée redevenait-il une heure de pointe hautement désagréable lorsqu'il s'agissait d'entrer par infraction dans un bâtiment sorcier sous haute surveillance. Ils s'arrêtèrent devant les toilettes qui, d'après Doge, étaient équipées pour permettre aux employés d'entrer avec l'aide de jetons.

« Franchement, cela aurait été beaucoup plus simple si j'avais pu transplanter.. »

« Oh non, tu ne vas pas recommencer Lucy. Ça fait plus de vingt-quatre heures que nous peaufinons notre plan et tu ne transplanes pas encore avec assez de précision pour que l'on puisse s'y risquer. C'est déjà dur de transplaner en connaissant l'endroit, alors sans le connaitre, tu risques d'arriver dans le bureau de Fudge. Quelle bonne idée ! » rétorqua Matt. « Bon, il est presque huit heures, on est pile dans les temps. Nous avons donc trois heures pour trouver le département de la Justice Magique. »

« Le mieux reste quand même que nous arrivions en avance, tu ne crois pas ? » demanda Lucy.

« Si. Cependant, peut être que nos deux évanouis avaient des obligations ce matin. Enfin bon, au pire, ils seront absents. mais n'oublie pas que tu ne dois pas parler à Harry. Et ce même si tu le croises. »

« Je sais. Bon entrons ensemble. Tu a les jetons ? » Matt les tendit à la jolie rousse. « Heureusement que Doge en avait.. Mais je n'ai pas vraiment eu l'impression qu'il était fan de notre projet… » ricana Lucy.

« C'est un euphémisme… »

Ils entrèrent enfin dans la cabine après avoir glisser un jeton dans la porte pour la déverrouiller.

« Les femmes d'abord. » lança-t-elle avec un petit sourire. « Bon, Allez. » Elle se mit debout dans les toilettes et tira la chasse d'eau. « A plus. ». Dès qu'elle eut disparu, Matt fit de même et tous les deux se retrouvèrent dans l'Atrium. Ils passèrent devant la fontaine de la Fraternité sans la regarder puis Lucy dit « Si on s'en sort indemne, je mets dix gallions. »

« Rien que ça. » rigola Matt. « Bon, l'ascenseur est juste là. Nous devons aller au niveau deux. »

« Eh ! Mais regarde, c'est Dumbledore ! » chuchota Lucy avec excitation en désignant un homme plutôt grand à la longue barbe blanche. « La Gazette disait qu'il assisterait au procès. Suivons-le, il doit savoir mieux que nous où se trouve le Magenmagot. »

Les deux criminels s'engouffrèrent donc à sa suite.

« Tiens, bonjour Miss Lowood, ou, devrais-je dire, Mrs Faucett. Monsieur. Cela fait bien longtemps. » les salua Dumbledore avec un petit clin d'oeil.

« Professeur Dumbledore. » fit Matt en hochant la tête en guise de salut.

« Professeur. Nous avons appris que vous n'êtes plus le directeur du Magenmagot. C'est un scandale ! » s'exclama Lucy - ou plutôt Mrs Faucett.

Le vieux Directeur la regarda de ses yeux plein de malice et lui sourit. « Un jour, Corélius réalisera les erreurs qu'il a commis par le passé. » fit-il, plein de sagesse. « Et puis, tant qu'il ne me retire pas des paquets de chocogrenouilles, tout va pour le mieux ! »

Le jeune couple échangea un regard éberlué. « Des chocoquoi ? Jamais enten… Aie ! »

« Oups, désolée mon chéri. Je ne voulais pas te cogner. Nous devons descendre ici, c'est le deuxième. A bientôt professeur ! » lança joyeusement Lucy.

Celui-ci regardait la scène avec incompréhension. Ou plutôt non, songea la jolie rousse, il avait senti que quelque chose était bizarre et il ne fallait surtout pas lui laisser le temps de chercher quoi.

« Oh, en fait je descend moi aussi ici. Figurez-vous que je viens d'apprendre que le procès du jeune monsieur Potter vient d'être avancé de trois heures, à la dernière minute. » répliqua Dumbledore en les suivant dans le département de la Justice Magique.

Lucy sentit la panique monter en elle.

« Quoi ?! Mais… »

« Eh bien, c'est une chance que vous soyez arrivé en avance, Monsieur le Directeur. » la coupa Matt.

« En effet, mon garçon, en effet. Bon, je dois y aller, ce fut un plaisir ! » Et il s'eloigna d'un pas vif.

« Bon, on fait quoi ? » demanda le jeune moldu.

« Je propose qu'on se suive, mais sous la cape d'invisibilité. En espérant que Maugrey Fol Oeil ne soit pas dans les parages, bien entendu. Sinon, polynectar ou non, on est fichu. » proposa sa compagne.

« En effet. A moins que Mr et Mrs Faucett soient habitués à se promener avec un telle cape, nous risquerions d'avoir des ennuis. » sourit Matt, histoire de détendre l'atmosphère soudainement devenue pesante.

Tout ne se passait pas du tout comme prévu. Dans leur plan initial, ils auraient dû rôder dans le Ministère pendant les trois heures précédant le procès, à la recherche d'Harry, pour lui transmettre des encouragements, et, au moins attendre la fin du procès - et son résultat - pour s'en aller. Ils avaient aussi espéré pouvoir mettre du côté d'Harry le plus de monde possible pour couper court aux rumeurs diffamatoires de la Gazette. Pour cela, ils avaient avec eux suffisamment de polynectar pour tenir une demie journée.

« On prend le risque ? » demanda Lucy.

« On prend le risque. »

Sur ces belles paroles, ils enfilèrent la cape et se dirigèrent vers la salle où Dumbledore était entré.

Ils arrivèrent juste à temps pour entendre les paroles du Ministre, mais ne prirent pas le risque d'entrer dans la salle. Depuis l'entrée l'on pouvait voir toute la cours de Justice réunie et Harry et le Directeur étaient de dos.

« Ah, Dumbledore. Oui. Vous avez… heu… été prévenu… heu… que l'heure et…. le lieu de l'audience étaient modifiés ? »

« J'ai dû rater le message » répondit-il d'un ton joyeux. Mais à la suite d'une heureuse erreur, je suis arrivé au Ministère avec trois heures d'avance. Ce n'est donc pas grave. »

«Et hop ! Dans les fess… »

« Matt ! Comment parles-tu ? »

« Oups, désolé… »

Mais Lucy n'écoutait déjà plus. Un froid glacial venait d'envahir la pièce. La tristesse remplit son esprit. Des détraqueurs. Qui se dirigeaient droit vers Harry. La jeune fille pouvait sentir son coeur palpiter dangereusement vite. Etait-ce le sien ou celui de son jumeau ? Elle vit les membres du Magenmagot faire apparaître des patronus, sans ce soucier de son frère. Seul Dumbledore sortit sa baguette.

« Non Albus, vous n'avez pas le droit. Si vous ne supportez pas les détraqueurs, vous n'avez qu'à venir par ici ou quitter cette salle d'audience. Mais aucun patronus ne doit approcher du condamné. » siffla Fudge.

« Et condamné pour quoi exactement, Cornélius ? Depuis quand est-il légitime de faire venir des détraqueurs et toute la Cour du Magenmagot pour une banale affaire d'usage de la magie chez un sorcier de premier cycle ? » répliqua Dumbledore.

C'étaient sans nul doute de belles paroles mais Lucy sentit son agacement s'accroitre, tout comme sa panique. Elle sortit sa baguette. La voyant faire, Matt qui, sans voir les détraqueurs, avait rapidement compris de quoi il retournait, lui tint le bras.

« Non Lucy, tu ne peux pas. »

« Si. Je je vais. » rétorqua-t-elle. « Il ne se sent pas bien. Je le sais. Spero Patronum ! » chuchota-t-elle.

Sa biche argentée apparut et courut jusqu'à Harry qui se redressa et se retourna pour voir d'où il venait. Mais la biche d'avait pas fini. Elle se dirigea vers les détraqueurs et, irradiant soudain la pièce d'une forte lumière blanche, les fit disparaître.

« Dumbledore ! Comment osez-vous contredire un ordre direct ? » hurla Fudge.

« Pour votre information, Cornélius, mon patronus est un phénix.» répondit -il aimablement. « Amélia, si nous pouvions continuer ? »

« Nous devrions y aller. Ils vont chercher d'où il vient. » murmura Matt.

« Non, attends, écoute. »

« Je propose maintenant de voter. Qui sont pour l'abandon pur et simple de toutes les charges ? »

Les trois quarts des membres du Magenmagot levèrent leurs mains et Fudge poussa un cri de dépit.

« C'est bon, filons en vitesse. A bientôt, Harry. » reprit Lucy avec émotion. Elle mit sa main sur celle de Matt et, dans un craquement. Ils disparurent.


Harry hallucinait. D'où sortait cette biche ? Elle ne disparaissait pas, en plus. Excellent patronus, ne put-il s'empêcher de noter. Et, par tous les Merlin, qui venait donc de transplaner ? Vu les visages de tous les gens autour de lui, il ne semblait pas être le seul à se poser la question. Mais qu'aurait-il dit s'il avait su que, deux étages plus haut et à la grande surprise de tous, les époux Faucett venaient d'apparaitre et versaient le contenu d'une bouse dans la fontaine de la Fraternité ?

Décidant qu'il n'avait plus rien à faire là, il s'éloigna dans l'idée de partir en quête de Mr Weasley.

« Harry. » appela la voix grave de Dumbledore.

« Oui, professeur ? »

« As-tu demandé à quelqu'un de venir assister discrètement à la séance ? Réponds sincèrement je te prie. » Pour une fois, ses yeux ne pétillaient pas et il semblait être plongé dans une profonde réflexion.

« Je n'ai rien demandé à personne. Et je ne sais pas du tout à qui appartient ce patronus, monsieur. » répondit le Survivant à la question indirecte du Professeur.

« Je vois. Dans ce cas, permets-moi de te ramener dès à présent au quartier général. J'enverrai un hibou à Arthur. Par les temps qui courent… Ne sait-on jamais… Il vaut mieux que tu ne t'attardes pas trop ici.»

« Bien Professeur. Pouvons-nous passer par le Hall ? J'aurais voulu mettre de l'argent dans la fontaine de la Fraternité. Pour St. Mangouste. » hésita Harry.

« Quelle bonne idée ! Je compte aussi alléger quelque peu ma bourse, dans ce cas… » fit Dumbledore d'un air radieux.


« Tu es bien certain, Harry, que la biche a fait disparaître les détraqueurs ? » redemanda Hermione, pour la troisième fois.

« Mais oui ! Elle était vraiment très belle. »

« C'est très rare, tu sais. il faut vraiment être un sorcier très puissant pour y arriver. » chercha-t-elle à lui expliquer.

Son ami leva les yeux au ciel. « Hermione… J'ai réussi à le faire en troisième année… » répliqua-t-il.

« Mais oui ! C'est bien ce que je dis. Si tu travaillais plus, tu pourrais avoir des O dans toutes les matières, j'en suis persuadée ! »

« Si tu le dis… »

Depuis qu'il était rentré, tout le monde faisait que parler de son audience. Si le sujet l'intéressait aussi, surtout quant à l'identité du mystérieux envoyeur de patronus, se voir harceler de questions était beaucoup moins palpitant.

« Les enfants, venez m'aider pour le repas. » leur demanda Mrs Weasley en entrant dans la chambre. Ron prit immédiatement un air renfrogné. « Oh non, pas toi Harry, tu as l'air épuisé. Allonge-toi un peu avant le dîner. » lui ordonna-t-elle.

Ron eut un air outragé. « Moi aussi je suis fatigué ! »

« Certainement pas, Ron. » répliqua Mrs Weasley d'un ton sans appel. « Toi tu descends immédiatement. »

« C'est bon Mrs Weasley, je viens aussi. » céda Harry pour mettre fin à l'agacement de son ami.

« Ne t'inquiète pas, mon chéri, nous sommes assez nombreux en cuisine. Dors un peu. Cela te fera du bien. »

Harry acquiesça d'un hochement de tête parce qu'elle avait raison. Il était mort de fatigue. Génial, pensa-t-il, elle devait avoir entendu ses cauchemars depuis qu'il était arrivé deux nuits plus tôt. D'ailleurs, vu la charmante réflexion que Snape lui avait faite lors du petit déjeuner, ce ne devait pas être la seule.

Il se jeta sur le lit dès qu'ils eurent quitté la pièce et, sans demander son reste, il s'endormit.

« Te voilà Doge, ça faisait longtemps, n'est-ce pas ? Mélysandre ne te manque pas trop ? » fit la voix cruelle de Voldemort. « Je cherche Lucy Potter. Saurais-tu où elle se trouve ? »

« Pas ici malheureusement, mon ami. » répliqua narquoisement le vieil homme, sans se soucier des questions précédentes. Il ne l'écoutait même pas à vrai dire. Ce n'était comme si sa vie avait été en jeu à ce moment précis…

« Ne joue pas les malins, vieillard, Dumbledore te devance largement sur ce terrain-ci. » cracha le Mage Noir. « Vous autres, trouvez-là. »

Trois Mangemorts entrèrent dans son champs de vision et commencèrent à dévaster le salon puis passèrent la porte, certainement pour causer d'autres dégâts plus loin. Ils n'avaient pas l'air très motivés à chercher la fille. Peut-être parce que Voldemort voulait se charger de son cas lui-même…

Un gros matou s'enfuit sans demander son reste et réussit à éviter le jet de lumière verte que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom lui envoya.

« Alors, où est Lucy Potter, Doge ? Dis le moi. » répéta-t-il.

« Pourquoi crois-tu qu'elle est chez moi ? » provoqua Elphias tout en faisant passer sa baguette de sa manche à sa main.

« Tu aurais dû lui enseigner l'occlumencie bien mieux que ça, idiot. On peut dire que l'attaque de détraqueurs à Little Whinging aura eu bien plus d'effet que ce à quoi je m'attendais. »

« je ne comprends pas. » lâcha le dénommé Doge.

Lord Voldemort eut un sourire. « Figure-toi que, lorsque ta chère protégée a vu que son jumeau risquait de se faire renvoyer dans la Gazette du Sorcier, elle est entrée dans une colère si noire qu'elle m'a offert tout un aperçu de ton salon, et de toi, bien sûr. Le pauvre Albus ne semble pas être au courant de la situation. C'est bête. Pour elle, bien sûr. J'espère au moins que tu l'as bien entraînée, sinon je risque de m'ennuyer, ce soir. Dis moi où elle est. » chantonna-t-il presque.

« Non. » Clair. Net. Sans provocation. Exactement ce qu'il avait appris à Lucy.

« Je vois. Endoloris. »

Doge ne broncha pas malgré la douleur mais il lâcha sa baguette qui tomba au sol. On aurait pu croire qu'il ne faisait exprès. Ce qui était sans doute le cas. Une minute ! se dit Harry, il n'allait quand même pas …

« NOOOON ! » hurla-t-il.

Mais malgré ses protestations qui lui firent perdre le fil de la discussion, le vieil homme tomba au sol sous le coup d'un jet de lumière verte.

Harry se leva d'un bond de son lit et dévala les escaliers en priant de toutes ses forces pour que les membres de l'Ordre soient encore là. Sous sa force, la porte en verre de la salle à manger se brisa en rencontrant le mur. Il remercia Merlin lorsqu'il vit que tout le monde, y compris Dumbledore, était encore là. Seules deux ou trois personnes semblaient avoir déserté la maison. D'ailleurs, tous le fixaient comme s'il était devenu fou.

« Harry, mon chéri, que t'arrive-t-il ? » s'inquiéta Mrs Weasley.

Il reprit son souffle. « Il y a une attaque. Voldemort a tué un homme qui connait Lucy. Voldemort la cherche. Je… je crois que les détraqueurs à Little Whinging et mon audience, c'était pour détourner notre attention. Il pense que nous avons baisser la garde et qu'il peut agir discrètement ce soir. » résuma-t-il d'une traite.

« Lucy ? Comment sait-tu que… » commença Lupin, éberlué.

« On s'en moque, il faut la sauver. » rétorqua-t-il. Il ne tenait pas plus que ça à dénoncer les jumeaux, et ce n'était pas le plus urgent non plus.

« Harry, qui était cet homme qui connaissait Lucy ? » lui demanda gravement Dumbledore.

« Doge, il s'appelait Doge. » se souvint-il.

Le Directeur n'eut pas l'air surpris outre mesure. « Je vois. Arthur, Kinsley, avec moi. Nous allons chez Elphias. Alastor, Nymphadora, Minerva et Rémus, en patrouille dans Londres dans un périmètre de trois kilomètres autour de chez lui. S'ils se connaissent, elle ne doit pas vivre bien loin. Je vous y conduirai. Severus, Sirius, Molly, vous restez là et envoyez des patronus aux membres de l'Ordre n'étant pas actuellement en mission. Dites-leurs de venir au quartier général. »

« Je veux venir. » rétorqua Sirius.

« Non. Si le Ministère vous tombe dessus, cela risque de nous rapporter encore plus d'ennuis. Severus, ne laissez personne sortir. » Il attendit que Snape hoche la tête puis fit : « Allons y. » Et tous quittèrent la maison.

« Harry, ne t'inquiète pas, ils vont la retrouver. » chercha à le rassurer Hermione.

« Oui-oui, c'est ça. Je vais attendre dans ma chambre. »

Il remonta d'un pas vif et ferma la porte à clé. Comme si Dumbledore allait l'empêcher de partir à la recherche de sa soeur. Il pouvait rêver. Il était le seul à être capable d'entrer dans la tête de Voldemort, mais personne ne semblait s'en soucier. Il avait l'impression que sa soeur était à Londres. Pas bien loin en tous cas. Ce qui était sûr, c'était qu'il ne pouvait rester inactif.

Il attrapa son Eclair de Feu, qui ne lui avait absolument pas servi durant ces vacances et attrapa sa cape d'invisibilité. Il n'était même pas sûr d'en avoir besoin, vu la nuit qui commençait à se déployer sur la ville. Il la coinça sous son pull. D'un geste brusque, il ouvrit la fenêtre et chevaucha son balais.

« Où croyez-vous aller exactement, Potter ? » siffla la voix de Snape, juste dernière lui.

Par Merlin, comment cet homme avait-il pu entrer sans faire le moindre bruit ?

« Ça ne vous regarde pas. Foutez-moi la paix. » Harry donna un coup par terre et il décolla de quelques centimètres.

« Oh que non, Potter. Ne savez-vous pas suivre un ordre basique ? » murmura le Maitre des Potion en pointant sa baguette surs nuque. « Trop lent Potter, beaucoup trop lent. »

Menacé de la sorte, Harry fut obligé de reposer pied à terre. Il se retourna et fusilla Snape du regard tout en sortant sa baguette.

« Je veux aller aider ma soeur. Vous ne m'en empêcherez pas. » cracha-t-il.

« Certainement pas. Un Potter dans la nature, cela suffit amplement. Mais, malheureusement pour moi, nous en aurons bientôt deux sous le même toit. »

« Non, elle est en danger. Je ne veux… »

« Je me moque de ce que vous voulez Potter ! Vous ne sortirez pas la chercher. »

« Pourquoi vous faites ça ? »

Snape leva un sourcil. « Je n'ai pas à répondre à vos questions. Néanmoins je me demande quel type de neurones votre père a-t-il bien pu vous transmettre pour que vous ne compreniez pas une phrase du type ''Ne laissez sortir personne ''. »

Harry sentit sa vue se brouiller. Il était à deux doigts de la crise de panique. « Non, je veux y aller… » fit-il avec désespoir. « Il faut la sauver.. »

« La sauver comme vous avez sauvé Cedric Diggory ? Franchement, Potter, les aurors les plus habiles sont à la recherche de votre soeur. Arrêtez votre cinéma. »

« Connard. » fit Harry en le repoussant. Des larmes coulaient sur ses joues. Il passa devant le Professeur sans lui accorder un regard et quitta la pièce en silence, pour se réfugier à la salle de bain.


Lucy sourit en regardant son fils s'agiter dans le siège du cadis. Pour le repas de ce soir là, une fête s'imposait ! Personne ne les avait vu ou attrapé et Harry avait été innocenté. Parfait. Matt les attendaient à la maison parce qu'il voulait continuer à étudier les variations chromosomiques entre moldus, cracmols et sorciers. Il y travaillait tellement que Lucy regrettait presque de lui avoir présenté Doge. Tous les deux s'entendaient comme cul et chemise.

Elle prit le sac de courses sur son épaule et mit son fils dans la poussette. Celui-ci était absolument ravi de manger de la pizza et il babillait gaiement en se balançant de droit à gauche.

Le jour commençait à tomber et un léger vent frais fit s'hérisser les poils de sa nuque. La soirée n'avait, en elle-même, rien de doux et si Lucy n'avait pas été d'aussi bonne humeur, elle l'aurait même trouvée lugubre. Un bruit derrière elle la fit sursauter, et seulement alors, elle s'alarma.

Sans qu'elle ne comprenne plus rien, elle se mit à courir dans la nuit pour rentrer chez elle.

C'est ainsi qu'elle comprit.

Sa vie ne serait plus jamais la même.


Severus soupira et après avoir fermé les fenêtres d'un coup de baguette, quitta la pièce à son tour. Le gamin était vraiment insupportable et mal-élevé. Pourri gâté jusqu'à la moelle. Et d'une arrogance… Comment pouvait-il s'imaginer réussir à trouver sa soeur mieux que les équipes désignées par Dumbledore. Ridicule. Et non, il n'y était pas allé un peu fort en parlant de Cedric. Potter avait besoin qu'on lui remette les idées à leurs places. En premier lieu, le clébard aurait dû monter lui même. C'était son filleul. Mais non, Black était trop occupé à se lamenter sur son fauteuil pour se rendre compte que tous dans cette pièce souffrait de leur inaction. Même les jumeaux Weasley se taisaient, ce qui était, en soi, un exploit.

« Comment va Harry ? » demanda Granger avec inquiétude.

« On ne peut mieux. » répliqua-t-il en levant les yeux au ciel.

« Je devrais peut-être… »

« Non, ne faites rien. C'est inutile. Il ne reste plus qu'à attendre des nouvelles des autres. » la coupa-t-il dans son élan de sentimentalisme gryffondoresque. Il était évident que Potter n'avait envie de voir personne là où il était.

Une heure passa encore quand la porte d'entrée grinça.

« Continuez d'avancer, je vous dis. Ne dites pas un mot avant que je n'ai vérifié moi même qui se trouve dans cette maison. » fit une voix féminine d'une froideur qui n'avait rien à envier à la sienne.

Snape se leva immédiatement et les autres suivirent son exemple. Remus fut le premier du groupe de patrouille à entrer. Tous avaient leur baguette en main mais ils semblaient menacer par une autre personne depuis le couloir.

« Ne faites rien. » ordonna Minerva. « Vous pouvez entrer, Miss. » ajouta-t-elle en se retournant.

Une jeune fille rousse passa la porte. A côté d'elle, un petit garçon, aux cheveux bruns et bouclés, se tenait. Sa baguette toujours pointée sur le groupe de patrouille, elle pénétra doucement dans la pièce. « Jack, reste derrière moi. » Le concerné hocha la tête sans dire un mot et s'avança jusqu'à la jambe droite de la rousse.

Ce fut finalement Black qui brisa le silence. « Lucy, c'est bien toi ? »

« Ça dépend. Qui êtes-vous et que lui voulez-vous? » rétorqua-t-elle. « Etes-vous bien l'Ordre du Phénix ? »

« Oui ! Je suis Sirius Black. Un très bon ami de tes parents. » s'exclama-t-il avec un grand sourire. On aurait dit qu'il ne remarquait même pas la baguette pointée sur lui.

Elle jeta sur l'assemblée un regard glacial.

« Je vois. Vous m'en voyez navrée, mais je ne rangerai pas ma baguette avant d'avoir vu mon frère. »

A SUIVRE ...