MademoisellePotter.
Disclaimer : Peut-être que lorsque je serais au 123ème chapitre, JKR aura accepté de m'offrir gracieusement l'exclusivité de ses sorciers. Quoi ? Je rêve ?
Genre : C'est toujours la belle histoire d'amour de deux charmants jeunes hommes. La sortie de secours est toujours au même endroit.
Couple : Harry Malfoy et Draco Potter...Euh, je crois que je m'emmêle les pinceaux…
Résumé :Harry est transformé en fille par un élève qui espère ainsi se rapprocher de lui. En réalisant qu'il n'obtient pas le résultat escompté, il cherchera par tous les moyens à posséder le survivant. Et Draco dans cette affaire ? Comment réagira-t-il à la transformation de Harry ? Pourra-t-il le protéger de la passion destructrice de cet élève fanatique ?
Merci : Mille mercis à mes bétas… Les filles, MERCI !
Merci aussi pour toutes vos reviews. Je crois que je n'ai pas répondu aux dernières reviews, mais je vous remercie mille fois pour elle. Cela fait plaisir, encourage, motive… Que du bonheur. J'espère que la suite vous plaira toujours.
Ce chapitre est celui de LA révélation… Alors qui est ce Serpentard ?
Chapitre 4: Tu ne m'aimeras jamais... Tant pis pour toi.
Harry frappa doucement à la porte de l'infirmerie avant de la pousser tout aussi doucement.
Il s'approcha à pas lents, hésitant sur la conduite à tenir. Et si le jeune homme le rejetait ? S'il le chassait ? C'était un Serpentard après tout.
En même temps, ce n'est pas comme s'il n'avait jamais subit les foudre d'un vert et argent... Il avait pris l'habitude avec Malfoy et sa clique.
Il le trouva couché sur un des lits blancs de la salle, regardant le plafond, pensif. Le Serpentard se retourna vers lui, écarquillant les yeux en le reconnaissant.
« Potter ?
- Oui, c'est moi. Je voulais savoir comment tu allais. »
Un sourire vint éclairer le visage fin du blessé.
« Je vais bien, merci. Ce n'est pas un petit cognard de rien du tout qui viendra à bout de Théodore Nott !
- Oui mais bon, tu t'es quand même évanoui dans mes bras. J'avoue que ça m'a fait un peu peur.
- Ça doit être le contrecoup. Pomfresh m'a assuré que tout allait bien. En tout cas, je te remercie, sans toi, je me serais écrasé au sol.
- C'est rien, Nott. J'allais tout de même pas te laisser tomber ! Et puis j'étais le plus près. Enfin, le principal, c'est que tu ailles bien...
- Oui. Mais pas de Nott. Juste Théodore.
- D'accord, répondit le Gryffondor avec un sourire. Et moi, c'est Harry.
- Enchanté Harry.
- Enchanté Théodore. »
Les deux jeunes hommes se sourirent amicalement avant de laisser planer un instant de silence. Puis, timidement, ils reprirent la conversation, sympathisant dans la petite chambre blanche de l'infirmerie.
Ils discutaient depuis deux bonnes heures quand la porte s'ouvrit vivement, laissant passer Malfoy et compagnie.
En les voyant ensemble, le regard du Serpentard se durcit. Lorsqu'il parla, sa voix était glaciale.
« Que vient faire le célébrissime Survivant avec un Serpentard ?
- Il me rendait visite, répliqua Théodore. Ça te pose un problème ?
- Je me demande juste ce que cache ce soudain intérêt pour quelqu'un de notre maison. Le bon et gentil Potter-le-Saint défendrait-il son image de marque ? »
Les yeux de jade s'obscurcirent. Harry avait évité les conflits depuis la rentrée, mais par moment, il devait vraiment prendre sur lui. Draco Malfoy était un sale gosse arrogant et mesquin.
Mais lorsqu'il perdait son sang froid, l'image de Sirius apparaissait devant ses yeux, ce qui le calmait instantanément. La douleur remplaçait alors la colère. Malfoy se comportait comme un enfant, il fallait le traiter comme tel. Il y avait des choses beaucoup plus importantes que les remarques infantiles du Serpentard.
Il se tourna vers Théodore et lui sourit affectueusement.
« Je vais te laisser Thed.
- Eh, tu ne vas pas partir à cause de Draco ! Si ta présence le gène, c'est à lui de partir.
- Ne t'inquiète pas. Ce n'est pas aujourd'hui qu'un Malfoy me fera fuir. Mais je ne peux pas rester plus longtemps. J'ai du travail qui m'attend. On se verra demain.
- D'accord, à demain » lui répondit faiblement Théodore.
Après un dernier sourire au jeune homme brun, Harry se dirigea vers la sortie. La main sur la poignée, il s'arrêta un instant avant de lancer avec humour: « Jolie coiffure Malfoy. »
Il était venu le voir. Il lui avait parlé. Il s'était inquiété. Il lui avait souri.
Comment imaginer un bonheur plus intense ?
Mais tout instant de joie a toujours une fin.
Draco Malfoy avait interrompu ce moment de félicité. Ce sale serpent ! Toujours à gâcher la vie des autres.
Les yeux si tendres d'Harry s'étaient assombris à son entrée fracassante. Face à ses insultes, à sa voix glacée, le visage délicat du Gryffondor s'était fermé.
Une bouffée de haine envahit le Serpentard.
Harry souffre déjà assez, pourquoi en rajoutes-tu, fils de chien ? Tu te complais donc autant dans ce monde de guerre et de souffrance, t'en prenant au seul qui pourra nous sauver ?
Sale Mangemort raté.
Tu parles beaucoup, mais tes actes sont vides. Tu prends plaisir à faire apparaître la souffrance dans ses yeux de velours. Tu te protèges de tes gorilles sans personnalité, mais seul, tu n'es qu'un couard.
Tu me fais pitié, Draco.
Pour l'instant.
Mais touche à Harry et ma pitié deviendra violence.
Il put sortir de l'infirmerie le soir même.
Lorsqu'il pénétra dans la grande salle, il chercha aussitôt des yeux celui qui l'obsédait un peu plus seconde après seconde.
Le jeune homme dut sentir son regard car il releva la tête, lui offrant un sourire qui réchauffa chaque parcelle de son corps, brûlant son âme torturée.
Instant trop court.
Les yeux de jade se détournèrent pour se poser à nouveau sur ses pitoyables amis.
Harry, regarde-moi. Les autres ne comptent pas. Ils n'existent pas. Moi seul peux te rendre heureux, Harry. Tu n'as pas le droit de m'ignorer. Tes sourires d'amitié, tes gestes fraternels, ça ne me suffit pas. Je veux ton corps, je veux ton âme. Harry, tu me perdras, mais tu te perdras en même temps. J'y veillerais. Si tu refuses d'être à moi, tu ne seras à personne.
Je ne supporte plus d'être loin de toi, de ne pouvoir te toucher. Je t'offre une dernière chance de m'aimer avant de te posséder.
Harry.
Mon ange.
Je brûlerai tes ailes blanches pour que tu ne puisses jamais t'envoler et m'échapper.
Le serpentard finit son repas en vitesse et sortit prendre l'air dans le parc. Après une demi-heure de marche un peu au hasard, il décida de s'arrêter près du lac. Ses pensées étaient remplies d'un jeune homme aux yeux émeraude, aux cheveux de jais, au sourire d'une douceur désarmante.
Soudain, une main se posa sur son épaule. Avant même de se retourner, il sut que c'était lui. Son odeur fruitée passait par tous les pores de sa peau, un subtile mélange d'agrumes et d'épices, une fragrance douce et entêtante. Il se retourna pour se perdre dans des yeux rieurs.
« Tu médites Thed ?
- Bof... J'en avais marre des conversations puériles des serpentards. Il faut bien que je me ressource au calme de temps en temps ...
- Bah, on va pas te déranger plus longtemps, alors.
- Si vous avez d'autres distractions qu'une plaidoirie sur votre ego surdimentionné, qu'un encensement de tout ce qui est Serpentard ou qu'un inventaire des activités douteuses de vos parents tout aussi douteux, je crois que je pourrais vous supporter », répliqua le Serpentard, un sourire amusé aux lèvres, alors qu'il était en réalité secrètement angoissé à l'idée que le Survivant puisse repartir aussi vite.
Mais après un éclat de rire général, la bande de Gryffondors s'installa autour de lui, et, oh bonheur, Harry se laissa tomber à ses côtés.
Malgré la distance qui les séparait, le serpentard pouvait sentir la chaleur de sa peau, la douceur de son souffle, la délicatesse de son parfum. Il pourrait tendre la main et toucher son visage, se perdre dans ses cheveux, embrasser ses lèvres qu'il devinait sucrées.
Il serra violemment les poings, enfonçant profondément ses ongles dans la chair délicate de ses paumes.
Qui aurait pu deviner le combat intérieur qu'il menait ? Qui aurait pu seulement imaginer l'obsédante attraction qu'Harry exerçait sur lui ? Il était là, riant, parlant, s'amusant, l'air tranquille. Et Draco qui s'enorgueillissait de son masque... D'un pitoyable. Qu'il lise en lui, qu'il découvre les pensées du gentil petit serpentard qu'il était, et il saurait alors ce que signifiait se cacher derrière un masque.
Le rictus amer qui tordait son âme se traduisait par un sourire espiègle et des yeux pétillants de malice. Un visage qui concurrencerait presque celui séraphique de son ange.
Ils discutèrent des heures sur la pelouse rase du lac, dans la fraîcheur de ce début d'octobre. Le serpentard se détendait en présence des Gryffondors. Etrangement, il appréciait leur compagnie. Ils étaient gais, simples. Ils parlaient de tout et de rien, s'amusant de chaque chose. Ils se vannaient souvent, mais jamais avec méchanceté.
Et ils l'avaient accepté sans hésitation, sans arrière-pensée.
Pour la première fois de sa vie, il se sentait apprécié, accepté. Merlin que c'était agréable !
Sans oublier la douce présence d'Harry à ses côtés. Le serpentard n'était pas dupe. Si les rouge et or l'avaient si bien accueilli, c'était grâce à lui.
Si les Gryffondors sont réputés affables, comment décrire le Survivant ?
Le jeune homme était comme un être à part, d'une douceur et d'une gentillesse sans pareil. Un ange tombé du ciel. Il pensait toujours aux autres avant lui, il anticipait le bien être de ses amis, il cherchait à faire plaisir... Sans pour autant se laisser marcher sur les pieds...
Et ses amis lui rendaient la pareille, laissant flotter autour d'eux un sentiment d'amitié très puissant.
Le serpentard en était un peu jaloux, mais il sentait qu'il ne faudrait plus grand chose pour qu'il entre dans « le clan Potter », pour qu'il devienne, comme les autres, un ami intime du jeune survivant.
Il pourrait alors profiter tous les jours de ses sourires, de sa voix chaude. Il aurait droit à ses regards à la fois doux mais tellement brûlants.
Il fut interrompu dans ses pensées par l'arrivée d'un Serdaigle qui venait vers eux d'un air gauche. Timidement, il demanda à Harry s'il pouvait lui parler. Le regard du Gryffondor se voila légèrement, mais il acquiesça et se leva, invitant l'autre à le suivre.
Le Serpentard sentit son ventre se tordre en les voyant parler. Il détesta aussitôt ce garçon qui accaparait Harry.
Le rire de Ron le fit sursauter.
« Encore un qui va se faire jeter.
- Ron ! Le gourmanda Hermione. Si tu étais à la place de ce garçon, tu ne rirais pas...
- Bah il a de la chance dans son malheur... Harry va le jeter en douceur...
- Comment pouvez-vous être si sûrs de ça ? Demanda le Serpentard, un peu étonné de leur réaction.
- Eh bien Harry a jeté tous ceux qui lui ont demandé. Ils n'ont aucune chance avec lui, mais bien sûr, ils ne le savent pas... »
Le silence s'installe dans le groupe, s'éternisant jusqu'à ce que Harry revienne. Le jeune homme avait un air gêné, un peu coupable.
« Aller, Harry, t'en fais pas. Tu ne vas pas t'en vouloir à chaque fois que tu dis non à quelqu'un, murmura doucement Seamus.
- Eh bien... Il avait l'air tellement triste...
- Ils le sont tous, Harry. Ceux qui osent te dévoiler leurs sentiments sont ceux qui tiennent le plus à toi. C'est normal qu'ils aient de la peine. Mais toi, tu ne dois pas en avoir.
- Tu devrais faire une annonce à Poudlard, du genre: « ne demandez plus, le survivant n'est pas disponible ! », ironisa Ron, tentant d'alléger l'ambiance.
- Ouais. Si tu veux, je peux faire l'annonce au prochain repas, » ajouta Dean, hilare.
Le serpentard ne fit pas attention à la suite de la conversation. Une seule phrase lui revenait en boucle dans la tête: « Harry n'est pas disponible, Harry n'est pas disponible ».
Qui était celle qui avait dérobé le coeur de son ange ? Qui lui avait volé son Gryffondor ? Il voulait un nom, il voulait se débarrasser de cette gêneuse, la faire regretter d'avoir touché Harry.
Malgré la violence des sentiments qui le traversaient, sa voix était calme quand il parla.
« Je ne savais pas que tu sortais avec quelqu'un.
- Je ne sors avec personne, s'étonna le jeune homme.
- Mais... Ron a dit...
- Que je n'étais pas disponible, oui. En fait, il n'y a pas de place pour l'amour dans mon coeur et dans ma vie. Mes amis me suffisent. Alors je ne peux accepter aucune de leurs marques d'affection. Je ne suis libre pour personne.
- Et encore moins pour des mecs, ajouta Seamus d'une voix douce, une lueur étrange dans les yeux.
- Encore moins, acquiesça Harry.
Le Serpentard ne savait pas comment dénouer ses sentiments. D'un côté, il était soulagé qu'aucune greluche n'ait approché le Gryffondor, mais d'un autre côté, il sentait bien qu'Harry n'avait pas parlé à la légère: il ne laisserait son coeur s'ouvrir pour personne. Il ne cherchait pas l'amour. Et ne pourrait lui proposer qu'une amitié platonique, alors que lui désirait bien plus.
Là, comme une évidence, il sut que Harry Potter ne l'aimerait jamais.
Une douleur sans nom lui brûla la poitrine, Mais il se reprit très vite.
D'accord, tu ne m'aimeras pas, Harry. Alors tant pis pour toi. Je trouverais le moyen de t'avoir. Je te posséderais. Tu regretteras de ne pas avoir ouvert ton coeur pour moi...
