Bonjour à tous et à toutes !

Je suis franchement désolée pour ce sacré retard, mais nivuea temps libre c'était pas trop ça...

Je suis récemment entrée à la FAC et je pense que je vais douiller xD J'aurai très peu de temps libre, alors je suis contente de terminer cet OS / mini fic avant la véritable rentrée.

C'est, en effet, le dernier chapitre ! Il peut, si vous le voulez, y avoir un bonus : comm j'en ai parlé précedemment, je peux fair eun recueil de drabbeles / OS très courts, sur plusieurs passages de cette fic, qui n'ont pas été décris ou sur lesquels ne j'ai pas insisté. Il y a énormement de possibilités, à vous de me faire vos propositions ;)


J'en profite pour répondre aux multiples reviews de Mary Yuki :

Un grand merci pour avoir lu et suivi la plupart de mes fics. C'est vrai que j'ai essayé d'innover avec "Un soir à un bal", mais je me suis inspirée d'un tas d'autres fictions / romans / mangas, et mêle délires personnels, afin de créer cet OS chelou sur lequel je me suis bien amusée !

J'en suis consciente, certaines sont vraiment à reprendre, mais il y a eu deux temps dans ma période d'écriture : autour de 14 ans, où j'écrivais sans poster, avec beaucoup de fautes et d'éléments pas à leur place. Puis une pause d'environ 1 ou 2 ans, pendant lesquels j'allais pas super bien. Quand j'ai repris, j'ai commencé à poster les anciennes fics et OS sans les reprendre (parce que je n'avais pas envie de reprendre cette partie là ...), donc le style est très enfantin, voir stupide. Je n'en suis pas fière. J'ai repris, voir terminé, la plupart des fics de cette période, et j'en ai corrigé quelques unes, mais pas "La prêtresse du Phénix", qui part sur de bonnes bases mais avec tellement de fautes que j'ai peur de la corriger ! Je vais le faire, quand j'en aurai le courage... Pour exactement les mêmes raison, c'est un OS très court parce que je zappe les descriptions, qui ne m'amusaient pas à l'âge que j'avais !

Pour "Histoire de famille", je suis également pressée de découvrir quel duo forme Luxus et Lucy en tant que fratrie, mais je dois encore l'inventer et l'écrire ! C'est dans ma liste de choses à faire... Je ne dirais pas si c'est bien par Jude qu'elle a été enlevée. Oui, dans l'animé il se calme après, mais ce n'est pas encore arrivé là on j'en suis dans cette fiction. Peut être que cela arrivera un jour, peut être qu'il restera l'homme exécrable qu'il est actuellement, on verra ça !

J'ai vu que tu a commencé ton périple sur mes fictions avec "A chaque choix ses raison" (très bon choix pour commencer !), alors je termine avec celle ci ! C'est l'une des premières fictions que j'ai écrite, en partant d'une base toute faite et très utilisée, j'ai d'ailleurs eu le droit à beaucoup de critiques dessus. Je l'ai entièrement réécrite et corrigée, afin qu'elle devienne un peu plus moi -actuellement- que la moi enfant. J'ai particulièrement apprécié cette review là. C'est la fiction sur laquelle j'ai le plus douté, parce qu'elle est très vieille et qu'à l'époque je suis partie d'éléments simples, pour faire une histoire banale et bancale ! Je travaille actuellement sur la suite, et il reste encore peu de chapitres à sortir pour la terminer, alors je pense pouvoir dire que c'est actuellement ma priorité ;)

Merci encore pour toutes tes reviews !


Dès le lendemain, comme promis, je me rendis au petit salon, où mes ministres avaient organisés une sorte de briefing pour gérer la suite des événements. Mais ils ignoraient ce que moi, je préparais. Ils se mirent en rond, comme d'habitude, puis le plus âgé –et plus sage ?- commença :

- Parmi les nobles restants, nous ne devons garder que nos rois finalistes. Grey Fulbuster, Léon Bastia et Zeleph Dragneer. Ce sera alors à vous de décider votre majesté, ajouta le vieil homme avec une révérence polie

- Je vous remercie , mais vous n'aurez pas à en faire plus. J'ai pris ma décision hier soir, et elle est réfléchie.

- Et qui choisissez-vous, Majesté, me questionna Draculos Hyberion, mon premier ministre.

- Le compte Fulbuster est riche. Ses terres sont fertiles et très importantes dans le royaume. Il n'a pas de duché direct, car, je vous le rappelle, sa famille a perdu son duché il y a plus d'un siècle. Ils sont actuellement en train de le récupérer, grâce au lien très fort qu'ils entretiennent avec le duché des Fernandez, l'un des plus importants du royaume. Leur fortune est fleurissante, leur famille nous est fidèle et sans faille. Ils sont incorruptibles, vous l'avez dit vous-même… De plus, il n'est pas laid, et le dernier souhait du roi Luxus était que je trouve un homme de mon âge, que mon regard saurait apprécier, dis-je sans vraiment mentir.

Mes différents ministres se consultèrent du regard, avant de m'adresser un hochement de tête appréciateur. Yajima s'approcha de moi, avec son éternel regard bienveillant.

- Je savais que vous feriez le bon choix…

- Merci mon ami, lui dis-je doucement, puis, plus fort : Quand le mariage sera-t-il organisé ?

- Il faudra d'abord annoncer votre choix, puis inviter la famille de l'élu au palais, leur donner quelques terres de manière officielle, et, enfin, fixer une date.

- Très bien, faite. Je m'en vais de ce pas annoncé ma décision aux derniers prétendants restants.

D'un pas vif, presque joyeux, je rejoignais la salle du petit déjeuner, où ils m'attendaient déjà tous. Deux d'entre devaient partir ce matin, mais je n'en garderai finalement qu'un seul. Son regard happa le mien et je lui adressai un sourire poli, mais qui en disait long sur mon état d'esprit. Nous avons gagné… Je m'asseyais, puis leur fit signe de me suivre. Nous mangions dans la bonne humeur et, lorsque ce fut terminé, je me levai. Faisant tinter mon verre, je leur fis comprendre que j'avais une chose importante à leur annoncer.

- Messieurs. Je ne saurai assez-vous remercier d'être venu jusqu'ici, en ces temps de trouble, afin de m'aider, d'aider le royaume, après la perte terrible que fut la mort de mon époux. Et c'est en respectant à la fois ses dernières volontés et les avis de mes ministres que j'ai pris ma décision. Je sais que vous ne deviez être que deux à partie aujourd'hui, mais je ne souhaite pas laisser d'autres jeunes hommes espérer une trône qui n'est plus à pourvoir, vous avez bien mieux à faire.

- J'annonce, ici et maintenant, mon mariage à venir avec le comte Fulbuster ici présent.

Ma voix était forte, claire et déterminée, si bien que même les plus réticents ne dirent rien. J'eu droit à quelques coups d'œil déçus, mais le mien était plongé dans un abîme couleur océan.

Il avait été décidé que Grey me demanderait officiellement en mariage, devant la cour au grand complet, le lendemain après-midi. Après quoi, sa famille et les Fernandez seraient conviés à dîner au palais, afin de discuter de cette alliance future.

Enfin, leur rang serait officialisé comme le plus important du Royaume, après le couple royal. Ils avaient quelques terres et des moyens, mais moins que dans le temps.

Avec mon aide, ils deviendraient totalement indépendants et j'allais leur confier un duché non loin de Crocus, sous la garde d'alliés en attendant leurs nouveaux propriétaires. Leurs terres seraient milles fois plus nombreuses, leur rang allait être rétabli, ils n'allaient plus dépendre du duché Fernandez. Depuis quelques temps déjà, grâce aux Fernandez et aux profits de nombreuses affaires réalisées par le comte Fulbuster, ils cherchaient à acquérir une bonne situation et un nouveau duché : c'était chose faite.

Enfin, nous nous marierons à l'église, où je devrais remplacer mon alliance actuelle par une nouvelle, le choix de la sélectionner appartenant à mon futur mari.

Tous mes anciens prétendants étaient rentrés chez eux, j'avais enfin droit à une après-midi calme, dans les jardins du palais, assise aux côtés de mon futur mari. Nous discutions d'un peu tous les sujets, essayant avec difficulté de rattraper deux années en quelques heures. Puis, suivant ma demande, la gouvernante, accompagnée de Wendy, arriva avec Silver.

Les yeux de Grey s'arrondirent, avant de se remplir d'émerveillement. Il prit le petit dans ses bras tout en lui disant quelques mots, un magnifique sourire ne quittant plus son regard. Mon fils n'ayant pas encore deux ans, il ne comprenait pas vraiment la situation. Il était encore trop jeune pour que je lui explique les choses telles qu'elles étaient, alors je me contentais de présenter Grey sous le nom de « Papa », que le petit s'empressa d'utiliser.

Il avait manqué de figure paternelle ces derniers mois, entre sa gouvernante, Wendy, moi, Lissana –qui, d'ailleurs, était dans son troisième trimestre de grosses- et, parfois, Carla. Natsu venait quelques fois avec Lissana, et faisait souvent office de grand père, ainsi que Makarof, le grand-père paternel de Luxus. Mais il n'avait plus de père, et cette présence réconfortante lui avait manqué. Il semblait rassuré de retrouver un modèle.

Nous passions alors le reste de l'après-midi tous les trois, inséparables, jouant et riant dans le jardin. C'est une vie comme celle-ci que je voulais jusqu'à la fin de mes jours. Plus de guerre, de chagrin, d'injustice.

Un Royaume de paix, comme nous espérions en bâtir un avec Luxus.

Paix et joie… un doux rêve qui remplissait mon cœur d'espoir pour l'humanité, mais je n'y croyais plus. Sans le savoir, j'avais raison : les choses restaient rarement aussi agréables, elles finissent toujours par se gâter… J'allais bientôt en faire la découverte.

Je me laissais tomber sur mon lit, épuisée par une longue journée. Il y a quelques heures, Grey me demandait en mariage devant la cour et les photographes. Nous avions ensuite eu droit aux interrogatoires de ma famille, les interviews, les photos, la préparation de la rencontre officielle avec la famille de Grey, et tout un tas de protocoles ennuyeux mais obligatoires.

Nous n'étions, hélas, pas encore mariés, alors je devais dormir seule.

Demain, ses parents, sa sœur et son beau-frère viendraient déjeuner au palais en compagnie de mes sœurs et Natsu. Mes parents n'étaient pas conviés. Ils n'étaient pas venus me voir après le dernier attentat, et nos relations s'étaient encore plus brouillées les mois qui avaient suivis. Désormais, plus rien ne me liait à eux. J'allais, bien sûr, devoir répondre à de très nombreuses questions plus ou moins personnelles, mais je n'aurai pas à supporter la présence de mes parents.

Malgré ma fatigue, j'avais tout de même passé la soirée en compagnie de mon fiancé, avec notre fils. Ils apprenaient à se connaitre et chaque instant devenait magique… C'est en me remémorant ces instants que je fermais les yeux, emplie de questions quant au lendemain qui m'attendait…

Les préparatifs étaient presque terminés. La salle à manger étaient fièrement décorées aux couleurs des Strauss, la table était mise pour neuf personnes, le repas finissait de cuire…

J'avais mis un moment avant de choisir la tenue qui conviendrait à cette rencontre. C'était, bien entendu, un moyen de retarder l'inévitable. Je ne m'attendais pas à recevoir des « Oh, ma chère Mirajane, mon fils m'a tellement parlé de vous… ». J'aurai voulu avoir un mariage d'amour en gardant une situation normale, mais aussi importante, mais je n'avais pas à me plaindre.

Peu de monarques ont la chance de se marier par amour, alors, même si je devais garder une certaine distance entre sa famille et moi, j'étais on ne peut plus sincère quant à mes intentions à son égard. Je l'aimais, et je l'épousais dans les règles, suivants les normes dictées par la sainte église.

Je n'en revenais pas de craindre une possible désapprobation venant de ses parents. J'étais reine, veuve, fervente croyante, j'étais probablement le meilleur parti du pays. Pourtant, comme une adolescente énamourée, je craignais que les parents de mon fiancé ne m'approuvent pas. Cela créait un stress important, et je continuais de retarder la rencontre.

Finalement, je mis une robe bleue pâle aux reflets nacrés, fit tresser mes cheveux et ne me maquillais que très légèrement. Après avoir repris mon souffle plusieurs fois, je fis mon apparition dans la salle à manger plus tôt que je ne le pensais. Je n'avais que très peu de retard, et mes ministres s'étaient chargés de trouver une excuse bateau pour l'expliquer auprès de mes futurs beaux-parents.

Je m'asseyais, et fis signe à mes convives d'en faire de même. Grey à ma droite, suivie de sa sœur, son beau-frère, et Carla. A ma gauche, le compte Fulbuster, puis sa femme, Lissana et Natsu.

En attendant nos plats, nous devions trouver un sujet de discussion, mais les parents de Grey semblaient aussi mal à l'aise que moi, et cette ambiance nous pesait tous. Erza se redressa alors, tout sourire

- Je suis ravie de vous revoir, majesté. J'ignore si vous vous souvenez de moi…

- Je me souviens, Erza, lui dis-je en lui adressant un sourire de remerciement. Nous jouions ensemble lorsque nous étions petites, avant que vous ne quittiez nos terres…

- Exact. Nous étions alors jeunes et naïves. Le temps a passé et vous êtes devenue une reine très méritante. J'ai été très inquiète lorsque personne n'a eu de vos nouvelles, après ce terrible accident. Je sais que la situation n'est pas idéale pour cela, mais je vous présente mes plus sincères condoléances pour la perte de vos… proches.

J'eu un sourire touché. Cette jeune femme, Erza Fulbuster, je ne l'avais pas vue depuis des années. Elle savait pour Grey et moi, et nous avaient toujours couvert de son mieux, inventant des excuses à son jeune frère lorsque celui-ci devait faire le mur pour venir me rejoindre. Je la croisais également de temps en temps, mais de moins en moins en grandissant. J'étais très heureuse de la revoir, mariée et comblée.

- J'apprécie votre attention…

Je me tournais alors vers mes futurs beaux-parents, essayant de lancer une discussion

- J'ai appris récemment que vous alliez investir une habitation à la capitale, comme seconde demeure. J'en suis ravie. Votre installation se passe-t-elle bien ?

- Je… A merveille, majesté, me répondit Mme Fulbuster. Tout est tellement beau et fleuri, ici, je pense que je vais y passer beaucoup de temps.

- Nous avons également de très beaux monuments, si vous le souhaitez… Et, je vous en prie, Mme, tutoyez moi…

- Comment dire…, elle eut une grimace gênée, ce serait contre nature dame Mirajane… Vous êtes notre reine, et si vous pouvez vous permettre d'être tutoyée par notre enfant, il n'en est pas de même pour nous. Nous nous devons de rester à notre place, en vous remerciant de l'honneur que vous voulez bien nous faire en épousant notre fils…

Sa réponse me surpris, et me déçu un peu. J'étais reinedepuis un moment déjà, et ce n'étais pas la première fois que ce genre de chose arrivaient. Mon statut royal était un frein à toutes tentatives de créer des liens en dehors de mon cercle familial.

- Je comprends, et mon respect pour vous et votre famille n'en est que plus grand…

Malgré mes paroles, un silence gêné s'installa de lui-même entre nous. Cette fois, après plusieurs minutes sans un mot, ce fut moi qui relança la conversation, alors la sœur de Grey.

- Erza, comptez-vous vous installer également dans la capitale ?

Elle lança un regard entendu à son époux, avant de me répondre

- Très probablement, oui… J'habite pour le moment chez les Fernandez, mais mes parents vont très bientôt, grâce à votre bonté, obtenir un duché et une habitation ici, alors je vais surement en faire de même. Nous sommes une famille soudée, voyez-vous, j'aurai du mal à me passer trop longtemps des miens. Et puis, je me passionne pour les armes, et il y a dans ce pays un grand nombre de lieux qu'il me faudrait visiter…

- Vous aimez les armes ?, lui dit Natsu, surprit.

- Oui, c'est une sorte de passion. Elle est très mal acceptée par les individus en dehors de ma famille, qui considèrent qu'une femme devrait se contenter d'apprendre à filer et d'éduquer ses enfants, mais je ne suis pas d'accord. Savoir se battre, porter une armure et maitriser les armes blanches ne devrait pas être réservé aux hommes.

Une lueur curieuse et conquise s'alluma dans le regard de Natsu, et le reste du repas se déroula ainsi, à écouter le débat sur les armes et leur maniement entre Natsu et Erza. J'échangeais des regards amusés avec mes sœurs et Grey.

Plus tard, je me retrouvais aux jardins avec Erza, ayant laissé les autres terminer le repas puis visiter le palais en compagnie de mes sœurs. Après avoir marché un moment, nous nous installions sous un saule pleureur au fond du jardin, dissimulées par les branches.

- J'ai entendu dire que vous étiez au courant pour Grey et moi… avant.

- Oui, majesté. Je sais que vous entreteniez une liaison avant votre mariage avec le roi Luxus, mais je n'ai rien dit, rassurez-vous. Ce secret ne regard que vous, et Grey.

- Je vous remercie pour votre discrétion. J'estime que vous avez le droit de tout savoir, alors. Je n'ai pas cessé une seconde d'aimer votre frère, malgré mon mariage. Je sais que c'est mal,d'aimer un homme lorsque nous sommes entre les bras d'un autre, mais c'était ainsi. Luxus savait que mon cœur ne lui appartiendrait jamais, et je crois même qu'il avait tout deviné… Il l'a laissé entendre dans la lettre qu'il m'a laissée.

- Il l'acceptait ?

- Oui. C'était un homme bon, qui ne souhaitait que mon bonheur. Il m'a alors poussée à retrouver et épouser Grey, ce que j'ai fait. J'espérai de tout cœur qu'il soit parmi mes prétendants.

- Mon frère n'a jamais cessé de vous aimer. Nous avons pu sentir toute sa terreur lorsque vous avez eu cet accident, et Jellal n'a compris que plus tard que vous étiez son fameux « grand amour de jeunesse ». Celle qu'il n'avait pu se résoudre à remplacer. Et je suis ravie qu'aujourd'hui, vous soyez enfin réunis, légalement et officiellement. Vraiment ravie. Cela ne posera pas de problème avec votre jeune fils ? Grey pourrait-il l'élever comme son propre fils ? Ou devra-t-il garder avec lui une certaine distance ? Pardonnez-moi de vous poser ainsi cette question, majesté, mais je m'inquiète pour mon frère…

- C'est tout à votre honneur. Il n'y aura aucune distance entre Silver et Grey, c'est très clair. J'ai déjà commencé à le lui présenter, et Silver l'accepte tout à fait comme figure paternelle. De plus… Silver est son fils biologique…

Elle me regarda comme si j'étais un extra-terrestre, puis m'enlaça tendrement

- Je n'arrive pas à croire que vous ayez gardé cela pour vous tout ce temps… Grey sait ?

Emue aux larmes, j'acquiesçais lentement

- Oui, je lui ai dit. Il s'y attendait, je crois… Erza… je vous prie de bien vouloir me tutoyer. Nous allons très prochainement être de la même famille, et, même si vos parents se le refusent, j'aimerai que vous puissiez me considérer comme une amie, peut-être même une sœur, plutôt que votre reine. C'est possible, vous pensez ?

Elle eut un sourire timide et ému

- C'est déjà le cas, … Mirajane… Vo- Tu es déjà comme une sœur. Tu combles mon frère, et c'est le plus important pour moi.

Ce jour-là, je gagnais une sœur…

Tendue à l'extrême, je laissais Wendy resserrer mon corsage, observant dans le miroir les reflets de Carla, Lissana et Erza dans mon dos. Elles bavardaient, surexcitée, déjà prêtes pour la cérémonie. Wendy finit de lasser mon corsage et me dévisagea avec un sourire ému

- Vous êtes splendide, votre altesse…

C'est Erza qui m'avait conseillé, sous la surveillance de mes deux cadettes. Je portais une robe à bustier blanc, incrustée de perles nacrées. Le décolleté était correct, donnant une touche féminine à la robe, sans pour autant paraitre provocante. La jupe partait en éventail, coupé de paillettes bleues et argentées, couleurs de mon duché.

Lissana, en experte, se chargea de me tresser les cheveux pour les arranger en un magnifique et élégant chignon, auquel elle rattacha le voile rituel des mariées. Mon maquillage était léger et centré sur mes yeux, afin d'en faire ressortir la couleur pâle. Elle redonna un peu de couleur à mon teint pâle et stressé, puis s'éloigna de quelques pas afin que toutes puissent m'admirer. Gênée, je me tortillais sur place

- Mira, calme toi !, me pressa Lissana, ce n'est même pas ton premier mariage !

- Oui, mais au premier je me fichai de faire bonne impression au marié, marmonnais-je.

- Ne crains pas de ne pas conquérir le cœur de mon frère, Mira, c'est déjà fait depuis longtemps. Tu aurais pu te présenter avec une simple pièce de toile sale qu'il serait tombé sous ton charme, s'amusa Erza.

Pas vraiment rassurée, je me fixais dans la glace, inquiète. Certes, j'étais jolie, mais mes épaules nues laissaient voir mes cicatrices, traces de balles et coupures, que j'avais reçue lors du dernier attentat. Courage, ma fille ! Ces cicatrices font partie de toi, désormais, et Grey t'accepte comme tu es ! Alors on se calme !


Un peu plus rassurée, je m'apprêtais à faire mon entrée dans l'église, escortée, hélas, de mon père, venu pour l'occasion, et suivie de mes dames d'honneurs. Je ne voulais pas de mon père ici, mais d'après les ministres, cela aurait été du plus mauvais effet. Déjà qu'ils n'étaient pas présents lors du dîner officiel, je ne pouvais, hélas, pas renier ainsi mes parents.

Ma main posée sur son bras, sans lui jeter un regard, nous commencions à avancer sous les regards protecteurs de mon peuple et la musique nuptiale. Mon regard rencontra alors celui de Grey et tout ceci me parut superficiel. Il n'y avait plus que lui, et moi, rien d'autre.

Pas de peuple oppressante, de parents inutiles, d'obligations, rien d'autre qu'un homme et une femme qui allaient, enfin, lier leurs existences l'une à l'autre.

Incapable de décrocher mon regard du sien, je ne vis pas la marche nuptiale défiler, et, bientôt, nous fûmes au pied de l'estrade. Mon père remis ma main à Grey, et je retins un soupir de soulagement lorsqu'il s'éloigna enfin de moi.

Grey me lança un regard amusé, que je lui rendis. Plongés dans notre conversation muette, je n'entendis pas la totalité de son discours. Ce fut le raclement de gorge de ma sœur qui me sortit de mon état catatonique, et je failli répondre « Oui je le veux », alors que ce n'était pas encore le moment… Quelle gaffe j'aurai pu faire…

- … Si quelqu'un veut s'opposer à cette union, qu'il parle maintenant, ou se taise à jamais !

Un peu ailleurs, je ne fis pas attention à sa phrase. Personne ne contestait jamais, encore moins à un mariage royal. Pourtant il y eu un rugissement furieux et un « MOI ! » en sortit. Surprise, je sursautais et nous relevions la tête au moment où une flèche passa entre nous, effleurant la joue du pape en train de nous unir, pour finir dans le mur du fond. Des hommes armés surgirent de toutes les entrées, alors qu'elles étaient précédemment gardées pas de très nombreux soldats. Je retins un « pas encore… », tandis que plusieurs hommes s'avancèrent, dont celui qui avait parlé. Je n'eut pas le temps de réagir que mon fiancé s'en chargea :

- Léon Bastia ?!

Je reconnu en effet l'un de mes anciens prétendants, couvert de noir des pieds à la tête, accompagné d'une très jolie femme aux longs cheveux bleus. Grey se statufia soudainement et je fis un pas en avant, furieuse, prise d'un courage que je ne me connaissais pas. Tous les invités s'étaient sauvés et nos ennemis les avaient laissé passer, ils n'en avaient que faire…

Ils me voulaient, moi. Mes sœurs et leurs compagnons étaient toujours présents, ainsi que le prêtre, les proches de Grey, quelques caméras, et des gardes lourdement armés.

- C'est un blasphème que d'attaquer une église ! Que faites-vous ici, et que voulez-vous ?!

Le compte Bastia leva un sourcil, surprit et amusé, tandis que sa compagne m'adressa un sourire radieux. Il fut pris d'un violent fou rire, et ce fut la demoiselle qui m'exposa la situation.

- Majesté, dit-elle avec une révérence moqueuse, nous sommes une organisation terroriste qui œuvre dans l'ombre dans le but de destituer la monarchie. Nous sommes responsables des divers attentats qui ont frappés la région, dont celui qui vous a couté votre mari. Je m'appelle Jubia, et voici mon mari, le compte Léon Bastia. L'intégralité de son duché, de ses biens et de ses moyens sont acquis à notre cause. Je vous prie de bien vouloir nous pardonner notre intrusion, je suis moi-même une fervente croyante, mais je pense que si dieu nous a permis d'en arriver ici aujourd'hui, et de pénétrer dans cette église, c'est qu'il en vous est pas favorable.

D'autant plus furieuse, je plissai les yeux

- Votre mari s'est présenté en tant que célibataire il y a peu encore, à nos yeux il n'est pas lié à votre existence, dit l'un de mes ministres, qui évité ensuite une nouvelle flèche, effleurant son bras dans un giclement de sang.

- Vous prépariez donc cela depuis un moment !

La jeune femme fit signe à quelques gardes de me viser de leurs armes, ce qu'ils firent. Ce geste sembla sortir Grey de son mutisme et il se positionna devant moi en rempart. Discrètement, je saisi un objet. J'avais un plan.

- C'est vraiment contre la monarchie, ou c'est plus personnel, Léon ?

- Ah, mon ami… Officiellement, nous venons tuer la reine et sa famille, puis en finir avec toi. Mais tu as raison… Tu es toujours sur mon chemin, à contrarier mes plans ! C'est avec plaisir que je viens contrarier les tiens.

- Si tu avais été choisi par la reine pour l'épouser, qu'aurais-tu fais ? L'aurai tu tuée afin de « destituer la monarchie », ou l'aurai tu épousé malgré ton statut marital et serais-tu devenu roi du pays ?

- Excellente question… Je pense que je l'aurai épousée, puis assassinée. J'aurai épousé, de nouveau, Jubia, et j'aurai fait monter au pouvoir mon duché. Mais ce qui est fait, est fait. Je cherche vengeance, Grey, tu as raison, alors écarte toi. Je veux te voir la regarder mourir, perdre une nouvelle fois ta compagne ! Te prendre la reine, comme je t'ai pris Jubia !

Il éclata d'un rire froid, fou, diabolique. Plus rien ne tournait rond dans sa tête… Je me retins de questionner Grey, je le ferai plus tard, ce n'étais franchement pas le moment !

- Tous ceci pour une affaire personnelle alors…

- Non, majesté, dit-il. Le premier attentat visait la monarchie, j'ignorais tous des sentiments de Grey à votre égard. Mais, aujourd'hui, j'aimerai remplir mes deux objectifs en même temps.

Il saisit violemment l'arme de l'un de ses soldats, puis me visa. Terrifiée mais résignée, je me plaçais devant Grey pour le protéger. Ils ne comptaient pas le tuer, seulement moi. L'anneau déjà à ma main, j'attrapais la main de Grey dans la mienne, comme pour me rassurer. Je glissais le second anneau à son doigt et souffla un « Je le veux ».

Une myriade de gardes surgit par toutes les portes, attaquant les terroristes dans leur laisser une seule chance. Le regard catastrophé mais toujours aussi fou, Léon activa le loquet de l'arbalète, laissant le carreau voler dans ma direction. Crispée, les yeux fermés, je ressenti la douleur sans savoir d'où elle provenait, puis m'écroulais.

Une nouvelle fois, je me faisais avoir. Nous avions, après le premier attentat, fait installer plus de sécurité, ainsi que quelques dispositifs plus ingénieux, comme celui dans mon collier. En le saisissant, j'avais activé l'alarme dans la totalité de la capitale. Je savais malgré tout qu'ils arriveraient trop tard, alors je m'étais unie en vitesse à Grey. Ainsi, tous les droits de la royauté lui revenaient légalement.

Absorbée par les ténèbres, je me mis à espérer. Peut-être que j'aurai, une nouvelle fois, la chance de survivre… Peut-être…

Quand j'ouvris les yeux, la pièce était plongée dans le noir le plus total. J'ignorai où j'étais, mais mon épaule me lançait affreusement. Je lâchai un petit rire nerveux

- Pas encore l'épaule…

Ma voix me sembla fragile, mais claire. Je n'avais pas dû être inconsciente très longtemps…

Quand ma vue se fut habituée, je me rendis compte que j'étais seule, rideaux fermés, branchées à de multiples machines. Un « bip » régulier retentissait dans mes oreilles. J'étais vivante… Encore… Je refermais les yeux, épuisée, pour replonger dans un sommeil sans rêve.

Quand je m'éveillais de nouveau, le soleil était levé. Grey marchait nerveusement à côté du lit et mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Grey… J'avais raison, ils n'avaient rien ! Il dut se sentir observé car son regard se posa sur moi, et un sourire étira ses lèvres si appétissantes. Il s'approcha de moi en douceur.

- Comment te sens-tu ?

- Fatiguée… que s'est-il passé ? Tu vas bien ?

- Oui…, dit-il avec un regard mauvais. C'était risque, Mira, tu aurais pu mourir.

- N'essaie pas de me faire culpabiliser, Grey. Les gardes arrivaient, mon royaume était entre de bonnes mains, mais je savais qu'ils ne seraient pas assez rapides pour moi… Une reine pense d'abord à son peuple, Grey.

- Ouais, je vais devoir m'y faire je suppose. Mais tu te trompes sur un point : ils n'ont peut-être pas été assez rapides, mais d'autres l'ont été. C'est pour cela que c'est –encore- ton épaule qui a pris. La flèche a été déviée.

Un seul mot voulu bien sortir de mes lèvres fatiguées.

- Qui ?

- Une personne qu'ils n'ont pas surveillées, surement parce qu'elle n'avait pas l'air importante. Ta jeune dame de chambre, Wendy. Elle voulait voir son travail sur toi, alors elle était dans la salle, à t'admirer. Elle s'est jetée sur Léon avec un chandelier, alors qu'il tirait.

Je lâchais un petit rire. Je lui devais la vie, à elle et à un chandelier placé au bon endroit, au bon moment…

- J'irai la remercier, comme il se doit… Et maintenant ?

- Maintenant quoi, Mirajane ?

- Nous sommes mariés non ?

- Hum, lâcha-t-il en rigolant. Le pape était franchement pas ravi, mais tout était « en ordre », alors oui. J'ai pu prendre les rênes. Les choses sont revenues à la normale. Léon et… Jubia, sont mort, et ceux qui ont survécus sont en prison. Luxus est vengé, Mira. Le duché Bastia est tombé, notre royaume est enfin en paix. Nous allons pouvoir vivre, tous les deux, avec Silver.

Je lui fis signe de s'asseoir à mes côtés et soupira de bien être lorsque ses bras m'enveloppèrent

- Tu es vraiment parfait…

- Vas-y, répète-le…

- Non, ça me fatiguerai trop, dis-je avec un sourire moqueur .


Et Et voilà, terminus tous le monde descend !

C'était une aventure courte mais qui m'a beaucoup plû ! Cet OS / mini fic est parti d'un coup de tête et je suis ravie d'en être venue à vout avant le véritable début des cours, avec les devoirs et tout ce qui va avec !

Si vous avez des questions, des demandes particulières ou même des volontés pour les futurs drabbles à venir, n'hésitez pas à m'envoyer un mp ou une review ! Si je peux y répondre, je le fais !

Je vous souhaite à tous une excellente reprise !

Gros bisous ! :D