Bonjour tout le monde !

Me revoilà avec le quatrième chapitre ! Bref : quoi qui se passe après ? Eh ben vous verrez, je vous laisse la surprise.

Merci à vos commentaires, ils m'ont fait chaud au cœur. *se rappelle vaguement s'être mit en mode "ah je veux les épouser" en voyant ses messages*. Mais ne vous inquiétez pas, je vais continuer à vous donner du rêve et du suspens ! autant que je le pourrais :)

Sur-ce, je vous à la prochaine fois et je vais commencer le chapitre 5, qui risque de mêtre plus de temps à sortir.

Tchao !

Chapitre 4 :

Sasuke se réveilla deux heures plus tard. Ses Sharingans ne lui avaient, au final, pas fait spécialement mal. Il devrait remercier Naruto pour ça. Itachi avait accouru en apprenant la nouvelle et n'avait pas arrêté de s'excuser. Il se mangea le coup de poing du siècle sous un cri de surprise de sa mère. Sasuke criait d'indignation envers ses parents, car c'étaient eux qui avaient acceptés la proposition d'Itachi. Fugaku tentait de le calmer, en vain. Le cadet était en droit de lâcher sa rancœur. Et qu'est-ce qu'il en avait à foutre de cette famille au juste ? Il était majeur après tout !

C'est ainsi que Sasuke tenta de quitter le manoir d'un pas rageur. Fugaku lança les gardes pour l'arrêter, mais le brun les rétama un par un sous la stupéfaction de sa famille. Il avait en effet, assommé une vingtaine de gardes sans utiliser ses Sharingans ! Et il n'était même pas essoufflé ! Il commençait à peine à se calmer lorsque Saï arriva entre lui et le portail.

- Sasuke-sama ! Calmez-vous s'il vous plait !

Le jeune servant était inquiet, il ne voulait pas que son maître fasse une connerie qu'il regretterait amèrement. Seulement, les mots qu'il entendit le figèrent sur place.

- Va-t-en Saï, tu es libre.

Il resta planté au milieu du portail alors que Sasuke passait à côté de lui, les poings crispés, et bien décidé à s'en aller. Sous le choc, Saï ne sut pas comment réagir. Mikoto passa à côté de lui pour rattraper son fils, mais il ne la remarqua pas. Son cerveau marchait soudainement au ralentit. Libre ? Lui ? Non, ça ne se pouvait pas ! Il ne pouvait pas le laisser comme ça ! Saï se laissa tomber sur les genoux et commença à sangloter. Sasuke n'avait plus besoin de lui. Il était en train de l'abandonner.

Saï n'entendait pas Mikoto qui tentait vainement de calmer son fils. Que c'était pour son bien. Qu'il serait bientôt libre de faire tout ce qu'il voulait. Sasuke n'en avait cure. Il tourna les talons et commença à courir. Il voulait fuir. Fuir loin de ce manoir ! Loin de cette famille de fou ! Il en avait assez. Ses gardes le suivaient avec beaucoup de mal.

- Arrêtez de me suivre ! Leur hurla-t-il sans se retourner.

Il continua de courir, encore et encore. Il n'arrivait pas à y croire ! D'abord Orochimaru était dangereux, mais il aurait déjà pu l'enlever depuis longtemps ! Ils s'étaient croisés une fois, Sasuke s'en souvenait à présent, lors d'une soirée à Shibuya. Sasuke s'était incrusté à cette fête VIP pour fuir ses gardes collants. C'était il y a deux ans. On l'avait laissé entrer car la femme qui vérifiait les invitations l'avait trouvé beaucoup trop attirant pour le laisser dehors. La fête était des plus ennuyeuses et le brun avait décidé d'aller sur l'immense balcon pour avoir du calme.

« Oh ? Il ne me semble pas vous connaître monsieur ? »

Le vieux policier venait d'apparaître à ses côtés, visiblement très intéressé par ce qu'il faisait à cette fête privée. Sasuke ne le connaissait pas encore. Sachant que dire son vrai nom le mettrait sûrement en danger, Sasuke mentit.

« Omoï, Kosuke Omoï »

« Eh bien, santé, Omoï-san. » Fit l'homme en lui tendant une coupe de champagne.

Sasuke la prit, inconscient du potentiel danger et trinqua avec l'inconnu. Orochimaru allait lui poser une question lorsqu'une jeune fille, habillée d'une longue robe rouge et aux cheveux roses, vint prévenir le policier qu'il était attendu pour un discours. La jeune fille en question, avisa Sasuke un instant avant de rougir et de prendre ses jambes a son cou, ce qui fit glousser le vieil homme.

« Vous avez la côte auprès des filles, Omoï-san. »

« Ah oui ? » Fit le concerné en clignant des yeux.

« Bah, Sakura est nouvelle, elle ne connait rien encore du métier de policier. Je me demande bien ce pourquoi on lui a confié Tsunade comme enseignante… » Murmura-t-il pour lui-même. « Bien, veuillez m'excuser, mais on m'attend. »

Sasuke secoua la tête pour signifier qu'il n'était pas du tout vexé, et il comptait bien rentrer chez lui. Traîner dans une soirée avec des flics partout, ça craignait. Orochimaru se tourna alors vers lui.

« Ah, j'oubliais. Vous ne devriez pas vous attarder ici, Sasuke Uchiwa. » Fit-il avec un grand sourire que le brun n'aima pas du tout. L'homme s'en alla avec un petit rire alors que Sasuke commençait déjà à filer vers la sortie la plus proche. Il avait été reconnu par un flic ! Qui le savait probablement déjà depuis le début. Le brun avait un sang-froid implacable, mais il se demandait bien pourquoi cet homme n'avait pas tenté de l'arrêter. Il était alors rentré chez lui avec une certaine frustration.

Maintenant qu'il y repensait, Orochimaru avait peut-être bien joué le jeu au cas où ils se reverraient. Faire semblant d'être de ton côté pour mieux t'attraper. Sasuke eut un haut le cœur. Si Itachi ne lui avait pas dit la vérité, et qu'il avait revu ce policier, il aurait put sympathiser avec lui ! Et ainsi tomber entre ses griffes pour servir de cobaye pour trouver de bons Sharingans ! S'arrêtant pour reprendre son souffle, Sasuke s'adossa à un poteau et manqua de vomir. Il toussa à s'en faire pleurer et respirait bruyamment. Il jura avant de continuer sa route.

L'ignorance aurait put le conduire à sa perte !

Sasuke s'arrêta enfin pour reprendre convenablement son souffle. Au loin, il remarqua que ses gardes le suivaient toujours. On ne le laissera donc jamais en paix ?! Il décida d'aller s'asseoir sur l'herbe, non loin du lac qu'il venait d'atteindre. Il commençait à déprimer (et a vouloir s'enfuir pour de bon) lorsqu'une enveloppe s'incrusta sur son champ de vision. Le brun cligna des yeux avant de les relever vers ses gardes. Deux étaient en train de reprendre difficilement leur respiration, un troisième était simplement debout à côté de celui qui lui tendait le bout de papier. L'enveloppe blanche était fermée avec un cachet de cire rouge représentant une spirale. Sasuke interrogea le garde du regard.

- Vous nous aviez demandés de vous la donner ce soir, mais comme on ne savait pas si vous alliez revenir, on vous a suivit.

La lettre de Naruto ! Il l'avait complètement oubliée ! L'adrénaline du brun descendit immédiatement et il saisit l'enveloppe. Personne ne l'avait décachetée, les gardes avaient bien fait leur boulot. Il les remercia avant de se décider à l'ouvrir. Il avait bien besoin de la douceur de l'Uzumaki pour se calmer. Et il n'y avait pas de doute, c'était bien cet idiot de blond qui lui écrivait.

« Salut beau brun !

(Oui je sais, c'est con mais j'aime cette expression. En même temps ça t'es arrivé de te regarder dans une glace récemment ? Saleté de beau gosse va !)

S'il n'y a qu'une seule chose que je regrette, c'est de ne pas t'avoir collé sous la douche avant de partir. Ta famille doit vouloir ma mort ! T.T En plus j'aurais eut le droit à une superbe vision de toi couvert de mousse ! Et je sens que je suis passé à côté d'un truc super ! Enfin bref… S'il te plait, dis-leur que t'étais consentant ! T.T Et moi et mes confettis… ils ont dû super mal le prendre !

T'étais bien consentant hein ? Rassure-moi ? Ah mais oui remarque, vu les superbes cris auxquels j'ai eu le droit et ton visage rougissant… Rah ! J'ai envie de revenir maintenant ! C'est malin ça… t'es content ? Tu me laisseras ta fenêtre ouverte dis ? J'ai un super coin à te montrer ! Oui parce que ça m'étonnerait qu'il n'y ait pas de gardes à ta porte désormais, alors je compte bien te kidnapper ! Ça te tente ? Comme ça on sera tranquilles et on pourra discuter sérieusement et faire plein de trucs pas racontables 3, et non c'est faux, je n'ai pas trouvé de livre sur le Kama Sutra ! Chut !

Je reviendrais sûrement bientôt, dès que j'aurais ta réponse (donne la lettre aux gardes, ils me la feront parvenir) j'ai plein de trucs à t'expliquer. »

Sasuke cligna des yeux. Naruto ne pensait qu'à son cul ou c'était lui ?! Remarque, lui aussi ne pensait qu'à le prendre sauvagement. Cette lettre datait d'avant leur seconde rencontre, et les questions que se posaient le blond étaient juste a mourir de rire ! Le cadet avait déjà rit plusieurs fois en seulement quelques lignes. Ce Naruto, il voulait le garder avec lui pour longtemps. De plus, l'idée du kidnapping lui était très tentante en ce moment. Sasuke continua à lire, mais cette fois-ci son visage devint plus sérieux. Naruto lui expliquait une chose importante que ses parents avaient prévue de faire. Il lut et relut tout les détails. Il savait ce qu'il devait faire, Naruto avait bien fait de le prévenir, c'était dégoûtant !

Sasuke replia la lettre pour réfléchir à la façon dont il allait procéder. Dans un sens, ça allait être très facile, mais il fallait qu'il réussisse à convaincre son père de lui laisser faire cet interrogatoire. Une fois qu'il aurait eut l'accord le plan serait des plus simples. Seulement, maintenant Naruto était à l'Hôpital. Le brun réfléchissait, son blond lui avait parlé dans la lettre de son cousin, Gaara, qui était digne de confiance. C'était le roux de l'autre soir ? Bien, il ferait ça. La lettre irait à ce Gaara, l'absence de Naruto ne devait pas tout faire planter. Reste à savoir quand il pourrait agir.

Sasuke se releva et s'étira. Ses gardes s'étaient assis plus loin pour faire une partie de cartes. Il les avisa un instant avant de regarder vers la rue. Personne d'autre ne les avait suivis. Le brun soupira et se dirigea vers ses quatre gardes du corps. Ils se relevèrent à son arrivée et attendirent les ordres.

- J'écrirais la réponse à l'intention de Gaara, son cousin. Je suppose que vous le connaissez aussi.

- Oui ! Firent-ils en cœur.

Sasuke rangea la lettre dans la poche intérieure de sa chemise et posa ses mains sur ses hanches.

- Y'a de meilleurs endroits pour jouer aux cartes, venez.

Incrédules, ils regardèrent Sasuke marcher vers la route sans bouger. Celui-ci se retourna et les avisa un instant.

- Alors ? Vous venez ?

Réagissant enfin, ils rangèrent leur partie et partirent à la suite de leur maître. Celui-ci les emmena vers le bar le plus proche. Il avait besoin de se détendre et demanda une table de cinq. Une troupe habillée richement, le soir, passait pour des collègues qui venaient se détendre. Ils passaient totalement inaperçus. Les gardes n'osèrent pas parler et s'assirent droit comme des i. Sasuke haussa un sourcil, amusé.

- Si vous voulez bosser avec moi, va falloir qu'on fasse connaissance. Du saké pour cinq s'il vous plait, demanda-t-il à la serveuse qui piqua un fard et nota la commande avant de partir.

L'Uchiwa haussa un sourcil avant de se tourner vers ses gardes, il désigna la serveuse :

- Je peux savoir pourquoi elle vient de rougir ?

Les gardes furent soudainement plus détendus, le premier répliqua en rigolant nerveusement :

- Je crois qu'elle vous trouve très attirant à vrai dire.

Sasuke se tourna vers la jeune femme qui était en train de servir une autre table.

- Hm… Non décidément, je préfère les blonds.

Deux gardes pouffèrent. Cette fille et Naruto n'avaient absolument rien à voir !

- C'était quoi votre jeu tout à l'heure ? Reprit le cadet en désignant les cartes.

- Rami, répondit le garde qui se trouvait en face de lui.

Sasuke avisa le paquet avant de soupirer. Il n'y connaissait rien aux cartes. La serveuse revint pour leur apporter leur commande, toujours aussi rouge. Le brun tapa le garde à sa gauche du coude, ce que personne ne loupa. La serveuse cligna des yeux. Le garde en question interrogeait son maître du regard.

- Mademoiselle, je vous présente… C'est quoi ton nom ?

- Yahiko… Murmura timidement le concerné.

- Yahiko ! Reprit le brun. Il est timide, mais je suis sûr qu'il vous trouve craquante.

Les deux concernés piquèrent un énorme fard. Il faut dire que la servante n'était pas mal du tout, et que Yahiko était plutôt beau gosse. Les trois autres gardes partirent dans un long fou rire. La serveuse en question se nommait Konan, elle était plutôt très flattée par la remarque de Sasuke et donna son numéro au roux, qui devint encore plus rouge, en lui promettant de l'appeler, sous l'hilarité de ses collègues. Celui qui se trouvait à ses côtés, Kisame, lui donna une grande tape dans le dos en le forçant à boire au moins trois verres de Saké pour fêter ça.

Les deux autres gardes se nommaient Sasori et Deidara (qui semblait beaucoup apprécier Sasori). Ils avaient tous l'air fin, sauf Kisame, mais c'était sans compter sur leur ceinture noire de Jujitsu. Ne pas faire chier un Yakuza, en sommes. Durant cette soirée, ils rirent beaucoup et Sasuke apprit à jouer aux cartes, il rétama ses gardes seulement au bout de la troisième partie. Ce qui, vous le deviner, les dégoûta au point de redemander du saké.

Ils décidèrent de rentrer lorsque le soleil commença à décliner. Du coin de l'œil, ils avisèrent avec amusement Yahiko qui donnait son numéro à la serveuse. Et quelle fut la surprise au manoir Uchiwa, lorsqu'ils virent la troupe revenir, un chouïa éméchée par les nombreux verres de saké, et à moitié morte de rire.

Surtout en voyant que Sasuke se foutait littéralement de la gueule de Deidara, qui semblait-il, n'osait pas se déclarer à quelqu'un, en lui disant qu'il ratait quelque chose. Fugaku, Mikoto, et Itachi étaient littéralement sur le cul. Sasuke était partit en colère après avoir tatané TOUS les gardes sur son passage, et revenait ivre et mort de rire. Ils avaient raté un épisode là, non ? Le concerné accouru faire un immense câlin à sa mère.

- Maman !

- Sasuke ?! Mais tu as bu ! s'écria-t-elle une fois le choc passé.

- Vive le saké ! Hurla le concerné en allant enlacer son grand-frère.

Itachi comprit alors que son jeune frère avait l'alcool joyeux et hésita entre : le secouer comme un prunier pour le faire décuver, et lui rendre son étreinte en s'excusant, encore et encore. Fugaku commença alors à engueuler les gardes de l'avoir laissé boire dans son état, mais les concernés étaient trop ivres pour comprendre quoi que ce soit. Ils furent donc forcés d'aller se coucher, traînés par les autres gardes, sous un soupir d'exaspération de Fugaku. Et là, Sasuke eut la plus grande idée de siècle. Il sauta littéralement sur son père et lui fit le plus gros câlin du monde en criant :

- Je t'aime papa !

Le concerné resta figé sur place. Il ne savait pas comment réagir. Jamais on ne lui avait dit un truc pareil en l'enlaçant ! (Surtout que son fils avait été près à fuguer il n'y avait pas deux heures !) Excepté Mikoto, mais elle ne comptait pas. Itachi fixait la scène avec les yeux ronds, il avait soudainement très envie de savoir la réaction de son paternel vis-à-vis de cette marque d'affection qu'il n'avait jamais eut de leur part. La mère, elle, affichait un sourire troublée mais encourageant envers son mari. Celui-ci avait pâlit et posa avec hésitation ses mains sur les épaules de son fils qui frottait littéralement son front contre son torse en... Ronronnant. Ou en tout cas s'en était une superbe imitation.

- Hm… Sasuke ? Toussota le père.

- Mwiii ? Fredonna le concerné avec un grand sourire béat.

- je crois que ta mère est jalouse.

La concernée ne l'était absolument pas, c'était juste que Fugaku avait beaucoup de mal avec l'affection et le changement d'attitude inhabituel de son fils. Sasuke se décolla donc de lui et se jeta sur sa mère pour la « câliner à mort ». Celle-ci ne put s'empêcher de penser un « trop mignon ! » en voyant son fils « ronronner ». Itachi haussa un sourcil amusé quand à la réaction de son père et lui tapota l'épaule d'un air compatissant. Celui-ci lui envoya un regard fatigué.

- Va le faire dessaouler au lieu de te foutre moi, fit-il froidement.

- Yes sir ! Lança le concerné en allant décoller Sasuke de sa mère.

Le cadet émit un grognement de protestation avant de se faire traîner vers sa chambre. Fugaku, lui, décida d'aller se chercher un verre de Whisky pour se remettre de ses émotions.

- Itachi ! Méchant ! Laisse-moi descendre ! Je te déteste ! Frère indigne ! Brun !

L'aîné portait son jeune frère en sac à patate sur son épaule en montant l'escalier. Le jeune frère lui frappait mollement le dos en lui répétant qu'il était un méchant frère et qu'il ne le méritait pas comme super petit frère adoré. Itachi poussa un long soupir et ouvrit la porte de la chambre pour coller l'alcoolique sur son plumard. Ce dernier eut un fou rire parce qu'il trouvait que son oreiller était trop bleu.

- Bon, Sasuke, tu reste là jusqu'à ce qu'on t'appelle pour manger, ok ?

- Okkaayyy ! s'écria-t-il joyeusement en se roulant dans ses couvertures.

Itachi poussa un autre soupir avant de sortir de la chambre où Sasuke était encore plié de rire. Le concerné attendit quelques minutes avant de se lever et d'essuyer les larmes de rires qui coulaient sur ses joues. Il se rhabilla convenablement et sortit l'enveloppe de sa poche. Il décida de la ranger dans le double-fond de son tiroir, et commença à se recoiffer.

Opération : on rentre sans se faire engueuler : succès ! Il faudra qu'il récompense ses gardes pour avoir joué le jeu. L'alcool joyeux ? Et puis quoi encore ?

L'Uchiwa s'étira. Un bout de papier était plié sur sa commode, intrigué, il le prit et lu : « Le garde que vous avez attaqué avec vos Sharingan s'est réveillé, il semble être dans un état second et ne veut pas parler pour l'instant. Je vous tiens au courant. Sasori. » Le roux l'avait sûrement déposé là quand il parlait avec Itachi. Sasuke rangea ce bout de papier avec la lettre de Naruto. Un état second ? Refus de parler ? C'était tout lui à son réveil, le jour où le blond était entré par la fenêtre. Le brun soupira. Il voulait un choc mental ? Eh bien il en avait un. Restait à savoir comment ça marchait exactement.

Il décida qu'il devait aller s'excuser auprès de Saï, en vérité il n'avait pas envie de le voir quitter le manoir, surtout pas après ce qu'il avait apprit dans la lettre. On peut vraiment dire n'importe quoi sous la colère, surtout des choses blessantes. Sasuke sortit de sa chambre et alla vers les appartements des servants à pas feutrés. Il entra dans la petite chambre de Saï, qui semblait dormir. Le brun s'approcha. Les marques que son servant avait sur les joues laissaient penser qu'il avait beaucoup pleuré. Le brun lui secoua un peu l'épaule.

- Saï, réveilles-toi, chuchota-t-il.

Le concerné grogna en se relevant à moitié. Se frottant les yeux, il ne remarqua pas que c'était Sasuke qui l'avait tiré hors de son sommeil. Lorsqu'il releva la tête et vit son maître, Saï ne sut comment réagir. Allait-il lui demander ce qu'il faisait encore là ? Il allait être en colère. Le servant commença alors à pleurer. Mais Sasuke le serra contre lui.

- Saï, pardon… Je ne le pensais pas, c'était sous la colère.

Le concerné n'y croyait pas ses oreilles. Il sanglota plus fortement encore, trop heureux qu'il n'ait pas à partir. Il donna des coups sur le torse du brun en l'insultant d'idiot. Une fois calmé, Sasuke lui expliqua comment il avait fait pour rentrer sans se faire enguirlander, et le servant eut du mal à se retenir de rire (surtout en imaginant la tête de Fugaku quand au câlin surprise de son fils). Par la suite, le cadet redevint plus grave et lui expliqua qu'il avait quelque chose d'important à faire au manoir, mais qu'il comptait bien partir une fois cette histoire finie. Saï baissa les yeux.

- Sasuke-sama… Je n'ai nul par où aller… S'il vous plait, ne me rendez pas ma liberté.

- Tu n'as personne ? S'étonna le Yakuza.

Le servant secoua la tête.

- J'ai bien un grand-frère, mais il ne gagne pas beaucoup d'argent, il ne pourrait pas m'accueillir, souffla-t-il tristement. Et j'aime bien votre compagnie, Sasuke-sama.

- En parlant de ça…

Saï releva la tête vers le brun. Il redoutait la phrase qui allait suivre.

- On est quoi au juste ? Demanda l'Uchiwa. Ami ? Sex friends ?

Le servant cligna des yeux.

- Eh bien… Vu qu'on se retrouve souvent dans votre chambre…

Sasuke leva les yeux au ciel, oui, évidement.

- Saï, je veux savoir si tu fais ça par ordre, ou si tu aimes vraiment ma compagnie.

Le concerné sembla réfléchir. C'était une très bonne question. Après mûre réflexion, le servant se décida à parler :

- Je pense que c'est sous la menace, plutôt…

Sasuke se redressa et fronça les sourcils. Oui, il le savait, et ça collait parfaitement avec le futur agissement de ses parents.

- Menace ? Répéta-t-il.

- Oui, je… Si je suis venu ici il y a cinq ans, c'est parce que mes parents étaient en danger. J'ai signé avec vos parents pour vous servir, vous et votre frère, en échange d'une protection.

Sasuke cligna des yeux.

- Saï, raconte-moi tout, fit-il gravement.

Le concerné inspira un grand coup avant de reprendre.

- Mes parents étaient poursuivis par les Renards pour une affaire de drogue. Ils étaient convaincus qu'on la livrait aux Yakuzas du pays, et surveillaient nos agissements de très près. Seulement, mes parents ne vous livraient pas, ils livraient le gouvernement. Les Renards l'ont découvert et sont entrés en contact avec ma famille. Ils voulaient se servir d'eux pour piéger les trafiquants du gouvernement, en échange ils auraient une immunité et ne seraient plus considérés comme des malfrats. Seulement… ça n'a pas marché. Ceux du gouvernement ont tout compris et ont fait brûler notre maison comme avertissement. J'étais jeune à l'époque et j'avais les cheveux vraiment très longs, fit-il, nostalgique en prenant une de ses mèches courtes entre ses doigts. Les Renards, reprit-il, nous avaient alors prêtés un logement comme dédommagement, mais les gens du gouvernement n'ont pas tardé à nous retrouver. Les Renards ne pouvaient pas nous protéger indéfiniment alors…

- Tu es venu ici, finit Sasuke en fronçant les sourcils.

Saï hocha la tête.

- Votre père avait refusé car j'étais trop proche des Renards, c'était trop dangereux pour vous. Pour prouver mon silence, j'ai coupé mes longs cheveux avec une dague sous leurs yeux en les défiant du regard. Ça m'a fait mal de le faire, mais j'étais près à tout pour sauver ma famille… Itachi en a été le plus marqué et m'a immédiatement prit dans ses bras. A ce moment-là, il a dit : « Père je le veux ! Il me plait ! ». Fugaku-san a alors accepté, mais il m'a menacé : si jamais je les trahissais, ils tueraient mes parents et mon frère. Quand j'y repense, c'est Itachi qui m'a sauvé ce jour-là, mon acte n'avait pas trop plu à votre père, rit-il nerveusement.

Sasuke avait écarquillé les yeux. La détermination de Saï était remarquable.

- Franchement Saï : chapeau ! Faire ça à douzes ans, tu m'épates.

Le concerné se gratta nerveusement la tête, pas très habitué à recevoir des compliments.

- Mais Saï, tu as dis que tu n'avais que ton grand-frère, alors…

- Oui, mes parents ont été assassinés deux ans après ma venue au manoir. Les gardes que vos parents avaient assignés à notre maison ont tous été tués d'une balle en pleine tête, et mes parents… on ne les a pas retrouvés. Mais mon grand-frère avait réussit à se cacher et a tout vu. Il désire ardemment faire payer le gouvernement pour ça.

Sasuke baissa les yeux. On dit que les Yakuzas sont des meurtriers, mais le gouvernement n'est vraiment pas mieux. On dirait que la seule différence entre eux, c'est que l'un a le plein pouvoir, et que l'autre règne dans l'ombre.

- Où est ton frère maintenant ?

- Dans un petit appartement a Nakano, les Renards ont réussis à lui faire changer d'identité pour le protéger, c'est pour ça que je leur en suis reconnaissant. Je crois que ça fait deux ans que je ne l'ai pas vu, mais j'ai de ses nouvelles de temps en temps.

Sasuke hocha la tête. Il comprenait mieux la situation.

- Dis-moi Saï, si tu n'es venu que pour avoir une protection… je me demande bien comment s'y est prit Itachi pour que tu accepte d'aller le rejoindre dans son lit.

Le jeune servant piqua un immense fard.

- Ah… Heu… En fait… je lui avais collé une gifle.

Sasuke écarquilla les yeux.

- Il avait essayé de mettre sa main dans mon pantalon, se justifia-t-il. Enfin, mon geste l'a surprit, et j'ai bien cru qu'on allait me virer pour ça. Je crois bien que c'est la seule fois où Itachi-sama avait été frappé, rit-il nerveusement. Hm, je suis allé m'excuser après, mais en le prévenant que je n'étais pas là pour faire ce genre de tâche.

L'Uchiwa cligna des yeux. Son petit Saï aurait refusé les avances d'Itachi ? Il avait bien changé dites donc !

- Après quoi il a essayé par tous les moyens de me faire craquer. Il n'arrêtait pas de me coller et de me susurrer des trucs pas très catholiques, grogna-t-il en se souvenant des méthodes (un peu trop sensuelles pour son état mental) du grand-frère.

- ça m'étonne qu'il ait réussi si tu étais à ce point réticent.

- Moi aussi ça m'a beaucoup étonné, mais en fait, du jour au lendemain il a tout arrêté. Au début j'en étais très content, mais… ça à commencer à me manquer, rougit-il.

Sasuke leva les yeux au ciel.

- Quel fourbe, murmura-t-il. Je le reconnais bien là.

- C'est quand il m'a attaqué sous la douche que j'ai craqué, fit le servant en soupirant. Remarque, c'est lui qui a craqué en premier. Je crois bien que j'étais tombé amoureux de lui…

L'Uchiwa haussa un sourcil alors que Saï devenait aussi rouge qu'une tomate en se remémorant leur première fois.

Flash back de Saï :

Saï avait maintenant 14 ans, cela faisait deux ans qu'il était dans le manoir, et il travaillait dur. Si bien qu'on ne lui avait jamais fait de reproches. Seulement, Itachi l'énervait. Certes c'était grâce à lui s'il était en vie, mais il abusait de sa patience. Il avait commencé par le coller dès qu'il le pouvait, sans rien faire. Il le regardait juste et lui tapait la discussion. Jusque là, tout allait bien. Jusqu'au jour où Itachi avait commencé à l'effleurer, en feignant le « pas fait exprès ». Jusque là, encore, Saï le croyait. Et puis, il avait rejoint son maître dans sa chambre. Assis sur un des canapés, ils parlaient comme d'habitude, il faut dire qu'ils étaient devenus de bons amis. Itachi avait alors fait glisser sa main le long de sa cuisse d'une façon beaucoup trop sensuelle pour que ce soit « pas fait exprès ». Le servant avait écarquillé les yeux, et s'était figé. Il sentait la caresse remonter vers son entrejambe en se mordant la lèvre inférieure. Comprenant que son brun n'était pas près de s'arrêter, Saï avait tenté de le repousser. Mais son assaillant l'avait alors serré contre-lui.

- Tu n'aimes pas ? Murmura-t-il en allant lui mordiller l'oreille.

Saï poussa un gémissement à la fois de bien être et de protestation.

- Itachi, a... arrêtes...

Seulement, la main finit par arriver à la fin de sa cuisse. Et alors, doucement, le brun caressa l'entrejambe de son servant, qui semblait enfin comprendre que ce n'était pas une blague et repoussa violemment son maître. Itachi tentait de le retenir mais il n'avait pas vu la gifle venir. Choqué, il resta assis bêtement en se tenant la joue alors que le petit brun lui criait :

- Je ne suis pas ton jouet !

Saï était alors partit en claquant la porte, rouge comme jamais. Itachi n'avait pas prévenu ses parents, car si jamais ils apprenaient qu'il en pinçait pour un servant, il se ferait très vite remonter les bretelles. L'aîné avait feint l'ignorance devant toute sa famille, mais continuait ses approches auprès du brun. Il le caressait dès qu'il le pouvait, lui chuchotait des choses à ne pas dire à un enfant, et se collait à lui en appuyant sur son sexe avec le sien ou avec son genoux. Saï devenait rouge pivoine à chaque fois qu'il voyait l'aîné, et qu'il sentait ses doigts dans son dos, sur sa hanche, sur ses fesses, ou sur ses bras, ou qu'il l'entendait murmurer : «je te promet que tu aimeras » «fais moi confiance » « ne crains rien » « détends toi » « je ne vais pas te manger » « juste toi et moi ». Mais à chaque fois, Saï arrivait à s'échapper, non sans sentir des picotements étranges dans son bas-ventre.

Il résista trois mois. Il sentait qu'il allait craquer. Il n'en pouvait plus. Seulement, lorsqu'il revit Itachi, celui-ci ne le toucha pas, ne le regarda presque pas, et ne lui parla pas. Saï resta incrédule en voyant que le brun l'évitait presque. Dans un sens, il en était heureux car son harcèlement était finit, mais à la longue il commençait à lui manquer. Ses caresses lui manquaient. Lui faire ça alors qu'il était à bout, c'était de la torture ! Le servant fit semblant de ne pas être affecté. Après tout, un servant et son maître ne peuvent pas s'aimer. C'est impossible.

Un mois passa. Itachi semblait de plus en plus énervé au fil des jours. Saï, lui, essayait de se faire une raison et ne pas aller le rejoindre dans son lit. Sinon il allait se faire rejeter ou virer du manoir. Un soir, alors que Mikoto et Fugaku étaient partis à une réunion importante et ne reviendraient que le lendemain matin, et que Sasuke, lui, était partit se coucher. Le servant alla prendre une douche pour calmer ses ardeurs, comme il faisait depuis des mois. Il allait craquer. La nuit, il se voyait caressé par son maître et en prendre beaucoup de plaisir. Il soupira en se déshabillant. Il fallait qu'il oublie, qu'il ne se laisse pas tenter.

Le contact de l'eau chaude l'avait beaucoup détendu, il en avait oublié Itachi. Mais celui-ci venait littéralement de craquer. Lorsque Saï se tourna après avoir entendu qu'on ouvrait la porte, il vit le brun (qu'il désirait malgré lui) entièrement nu et entouré de vapeur.

Itachi avait en réalité fermé à clef la porte de la chambre de Saï, avant d'aller le rejoindre dans la salle de bain. Le servant fut visiblement très surpris de son arrivé. L'aîné, en voyant le jeune brun encore à moitié couvert de mousse, ne put empêcher son sexe de prendre les devants et de s'ériger. Saï, lui,avait rougit en le voyant nu et n'osait pas baisser les yeux. Il n'y croyait tout simplement pas. Itachi s'approcha lentement, pour ne pas effrayer son servant et lui passa une main sur la hanche. Le petit brun posa les siennes sur le torse musclé de l'auteur de ses désirs avant de relever les yeux vers lui. Ils eurent un instant de blanc, tout deux se demandaient si c'était bien réel, mais le contact avec l'autre chassa très vite leurs doutes. Ils s'avancèrent et s'embrassèrent avec fougue.

S'en suivit alors une longue, très longue séance de caresses endiablées. L'Uchiwa et le servant s'embrassaient et se touchaient sensuellement. Les mains d'Itachi passaient sur chaque parcelle de peau du corps adverse avec une lenteur presque insoutenable, faisant soupirer et doucement gémir Saï qui avait finit plaqué contre le mur carrelé. Le servant s'accrochait à son maître. Il se sentait tellement bien. Un brusque sursaut le fit écarquiller les yeux un instant et fit sortir un gémissement plus fort de sa gorge. La langue du brun était venu taquiner un de ses tétons. Saï fut surprit d'avoir du plaisir à cet endroit là, et continua à gémir de contentement en sentant Itachi lécher, mordiller, et suçoter le téton qui avait soudainement durcit. Itachi fut agréablement surprit que son conjoint soit aussi sensible malgré sa jeunesse, il en sourit en se disant que ça allait être bien plus chaud au fur et à mesure que ses mains caresseraient sa peau.

L'eau chaude coulait sur eux, n'arrangeant en rien la chaleur et l'excitation qui les avait gagnés. Saï gémissait doucement en caressant le dos d'Itachi. Il n'avait presque plus de mousse sur son corps et l'Uchiwa était trempé. Le plus vieux en profita pour chasser le reste de mousse en caressant son servant sous le jet d'eau. Celui-ci soupirait de bien-être et émit un grognement de protestation lorsque le brun coupa l'eau. La fraîcheur soudaine le fit frisonner et Itachi les enveloppa vite ensemble dans une grande serviette. Ils entreprirent ainsi de se sécher tout en continuant leurs caresses. N'en pouvant plus, Saï s'était collé au brun et commençait à frotter son sexe contre celui d'Itachi. Le concerné eut un gémissement de plaisir et se laissa entraîner dans cette friction.

- Ahh... Itachi...

Entendre Saï prononcer son nom avec autant de sensualité acheva le cerveau du brun, qui prit les deux membres en mains. Les frictions devenaient insoutenables, ils gémissaient et se frottaient ensemble en s'embrassant fougueusement. Itachi allait de plus en plus vite. Ils n'en pouvaient plus. Dans un long gémissement, ils se déchargèrent de cette envie qui les rongeait. Haletant, Saï se laissa glisser au sol avec le brun. Celui-ci était en train de reprendre sa respiration.

Les cheveux mi-longs de l'Uchiwa pendaient mollement sur ses épaules,ils étaient encore un peu humides et collaient à sa peau. Immédiatement, Saï en fut très excité et eut une seconde érection. Itachi ne le remarqua pas tout de suite et l'embrassa doucement.

- C'était bon ? Lui murmura-t-il.

- Oui... Soupira le petit brun.

- Je connais encore plus bon, susurra-t-il en faisant descendre la main le long de son abdomen.

Saï eut un profond gémissement en le sentant descendre de plus en plus bas. Itachi lui mordillait et lui léchait le cou lorsqu'il sentit le membre dressé sous ses doigts. Surprit, il leva les yeux vers le servant, qui rougissait légèrement et fermait les yeux de plaisir. L'aîné eut un sourire avant de commencer des vas-et-viens délicieux. Il contemplait l'expression de pure jouissance de Saï, et plus il le regardait, plus il était excité et avait envie d'aller plus loin. Alors, il recommença à le lécher et descendit petit à petit vers le membre gonflé. La respiration du brun devint de plus en plus saccadée au fur et à mesure qu'il sentait la bouche descendre. Il gémit lorsque la langue s'attarda sur son nombril. Il lui sembla devenir fou en la sentant aller plus bas encore. Itachi jouait avec son bas-ventre tout en continuant de le masturber sensuellement. Saï gémissait de frustration, il voulait sentir ce plaisir sur son membre, dont le pré-sperme perlait déjà sur son gland.

L'Uchiwa commença alors à lécher la base de son sexe. Il remonta lentement vers le gland sous un gémissement rauque de son servant. Alors, brutalement, il plongea sur lui et lui arracha un cri de jouissance qu'il n'était pas près d'oublier. Le servant avait joui une seconde fois alors qu'Itachi l'avait à peine touché. Surprit de sentir le liquide dans sa bouche, le brun recula. Saï le regardait honteux d'avoir joui aussi vite, mais aussi avec beaucoup d'envie. Itachi eut un sourire avant de se lécher les lèvres. Le petit brun piqua un immense fard.

- Tu... Tu as avalé ?

- Oui, fit-il en se léchant la main.

- Pourquoi ?

- Le goût m'intriguait.

Saï ne pouvait pas être plus rouge qu'il ne l'était. Dans un sens, il était intéressé par ce geste.

- Et... C'est bon ?

- ça n'a pas de goût particulier, mais j'aime bien, sourit-il.

Le servant eut alors un frisson, et tout deux baissèrent les yeux. Perplexe, L'Uchiwa regarda le membre qui était redevenu dur. Était-ce possible une chose pareille ? Saï était à la fois très gêné et surprit que son sexe en redemande encore. Il fut d'autant plus surprit en voyant Itachi replonger sur lui. Il eut un profond gémissement de plaisir en sentant la bouche chaude l'envelopper.

- Aahh ! It... Itachi... ! S... Stop... hmm... Aaahh !

Le carrelage glissant l'avait fait passé de la position assise à allongée, ses doigts s'étaient entortillés dans la tignasse sombre de l'Uchiwa qui le gâtait de nouveau. Les yeux du servant étaient devenus brumeux de plaisir, il n'arrivait plus à réfléchir et tremblait de ses jouissances. Il n'allait jamais survivre à une troisième !

- Haa... ! Itachi... A... Arrêtes... Je ne... Je ne vais pas pouvoir... Aaah !

Le concerné léchait, suçotait, et suçait totalement le membre gonflé de plaisir de Saï. D'une main, il massait doucement les testicules, de l'autre, il taquinait les cuisses et le périnée du servant. Ses gémissements étaient un vrai délice à entendre pour le brun dont le sexe commençait à se regonfler. Il accéléra en entendant des gémissements plus profonds. Saï connu une troisième jouissance dans un long râle de plaisir. Itachi le délivra alors qu'il reprenait difficilement sa respiration. Des larmes perlaient sur les cils du servant qui avait cru devenir fou de plaisir.

L'Uchiwa se pencha au dessus de lui et le sentit trembler comme jamais. Le corps du servant était devenu bien trop lourd pour qu'il puisse ne serais-ce que lever un doigt.

- ça va ?

Saï, qui suffoquait, émit un genre de plainte qui semblait vouloir dire « espèce d'enfoiré ». Itachi lui envoya un petit sourire avant de l'embrasser. Doucement, il le prit dans ses bras pour l'emmener dans sa chambre. Il le posa sur son lit. Dans un effort ultime, le servant passa ses bras autour de la taille du brun pour le garder auprès de lui. Il respirait encore faiblement. Itachi se pencha sur le côté et attrapa la bouteille d'eau qui était posé sur la table de chevet pour la tendre à son amant. Il l'aida à se redresser et à boire. Dieu ce que Saï avait la gorge sèche à force de gémir.

- J'y suis peut être allé un peu fort... Murmura le brun en l'aidant à se rallonger.

Le servant eut un sourire. Ayant reprit un peu de force, il caressa la joue de son maître. Celui-ci fut intrigué par ce geste et le laissa continuer. Saï caressa le cou, descendit vers le torse, puis vers le nombril où Itachi ne put retenir un faible gémissement. Descendant encore plus sensuellement, le servant commença à faire glisser ses doigts le long du membre du brun. Celui-ci ferma les yeux de bien être avant de sentir les genoux de son amant se relever sur les côtés de ses cuisses. Lorsqu'il rouvrit les paupière, il vit que Saï écartait ses jambes dans un appel muet. Itachi déglutit. Le servant en avait déjà eut trop, il n'allait pas survivre à ce nouveau traitement. Où alors il dormirait pour au moins toute une journée.

- Saï... Tu es sûr que... ?

- Oui, le coupa le concerné dans un souffle sensuel.

L'autre main du brun descendit alors le long de son propre torse dans une caresse osée. Le servant se caressa le ventre avant de descendre bien plus bas. Itachi suivait le parcourt de cette main avec une envie profonde, il soupirait de plaisir en sentant l'autre s'occuper de son membre. Il vit la main frôler la cuisse écartée du servant, avant de plonger lentement vers son entrée. Son cerveau se remit brutalement en marche en entendant un gémissement lorsque Saï y entra son index. Itachi se pencha alors en avant et alla lécher le torse de son brun. Il alla mordiller un de ses tétons en faisant glisser ses mains vers l'entrejambe du servant. Délicatement, il chassa la main qui avait commencé à le préparer et la remplaça par la sienne. Il y fit entrer un premier doigt et ré-entendit le brun pousser un soupir plaisant.

Son petit brun était beaucoup trop sexy pour qu'il se retienne. Il fit entrer le majeur sous un hoquet du servant. Les caresses sensuelles firent très vite partir la gêne de cette pénétration et Saï se remit à gémir en sentant les doigts bouger. Itachi stimulait doucement l'intérieur de son petit amant en sachant pertinemment que c'était sa première fois, et à lui aussi pour tout dire. Il ne savait pas trop comment s'y prendre à ce niveau-là. Fallait-il qu'il y entre doucement ou plus durement pour que la douleur passe plus vite ? Pour l'instant l'entrée était encore beaucoup trop serrée pour qu'il puisse y entrer. Itachi hésita, mais finit pas y glisser un troisième doigt.

« S'il passe, ça devrait être bon » pensa-t-il.

Saï eut un nouveau hoquet, mais plus douloureux que le premier. L'Uchiwa se stoppa alors pour aller embrasser son servant. Une pause ne lui ferait pas de mal à se niveau-là de la pénétration, mais celui-ci commença à remuer pour savoir si ça faisait encore mal. À en croire ses gémissements, on dirait que non. Itachi commença à faire bouger ses trois doigts. Saï haletait doucement tout en continuant ses vas-et-viens sur le membre du brun.

- Hmm... Itachi, gémit-il. C'est bon... Viens...

Le concerné releva la tête vers son amant, quittant ainsi le morceau de peau qu'il suçotait, et l'embrassa sensuellement en retirant ses doigts. Saï eut un gémissement étouffé en sentant le vide étrange créé par ce retrait, et écarta un peu plus les jambes. Itachi saisit ses cuisses pour que son entrée soit à son niveau. Du bout du sexe, il poussait légèrement sur l'anneau de chair pour la préparer de nouveau. Saï essayait de se détendre au maximum lorsqu'il sentit le membre commencer à entrer en lui. Il émit un gémissement douloureux en sentant son intimité être écartée de force et resserra son étreinte sur Itachi. Celui-ci sentit une goutte de sueur couler le long de son front. Bon sang ! Qu'est-ce que c'était bon !

Après avoir attendu que Saï se sente plus à l'aise, le brun commença à bouger. Le servant poussait des soupirs encore douloureux, mais se sentait étrangement bien. Les mouvements qu'il sentait en lui, contre sa chair, étaient diablement jouissifs. Itachi commença à aller plus vite en entendant de meilleurs gémissements chez son amant et trouva enfin ce qu'il cherchait. Saï eut un profond gémissement en arquant le dos. Surprit, le servant commença à haleter alors que son maître recommençait à heurter sa prostate. Ses cris sortaient involontairement de sa gorge et le faisait s'arquer de plaisir. Itachi sourit en l'enlaçant et en accélérant de nouveau.

Les sons qu'ils produisaient ensembles étaient délicieux à entendre pour l'un comme pour l'autre. Ils commençaient à transpirer lorsque l'Uchiwa glissa sa main sur le membre de son servant pour le faire venir aussi. Saï gémit de contentement en bougeant inconsciemment le bassin pour accompagner les mouvements de buttoirs d'Itachi. Celui-ci poussa un gémissement quand à ce nouveau plaisir.

Ils n'en pouvaient plus. Le servant était au bord d'une nouvelle jouissance et haletait fortement alors que son maître le pilonnait plus en profondeur. Saï cria de plaisir. Il rejeta la tête en arrière alors que son dos s'arquait brusquement, et que son sperme giclait sur son ventre. Itachi sentit la chair se resserrer autour de son membre et eut un long gémissement en donnant un dernier coup dans son amant.

Haletant, ils se laissèrent retomber sur les couvertures humides. Le servant se sentait à la fois très lourd et apaisé. Il ne pouvait plus bouger et ses phéromones étaient en train d'assommer son cerveau. Itachi le serrait avidement contre lui en haletant.

- La... La vache... Murmura Saï en se passant difficilement une main sur le front tellement il tremblait.

- Hm...

Ils restèrent à se câliner un long moment avant que le servant n'essaie de faire bouger son amant.

- Itachi... douche...

Le concerné se redressa difficilement sur les coudes avant d'approuver. Il se releva avec de légers tremblements avant d'entendre Saï se plaindre :

- J'arrive pas à me lever, rit-il nerveusement.

L'Uchiwa entreprit donc d'aider son petit brun à se remettre sur ses pieds. Celui-ci fit une grimace en commençant à marcher aidé par son maître, qui eut un sourire en coin en le voyant boiter. Il le serra par la taille et finit par le porter dans ses bras comme une princesse pour rejoindre la salle de bain. Saï recommença à rougir quant à cette position, et au torse vraiment trop près du brun. C'est en le déposant dans la douche qu'Itachi remarqua que Saï recommençait à bander.

C'était repartit pour un nouveau round.

Fin du flash back :

Sasuke regardait son servant avec un haussement de sourcil. Il semblait être en train de se remémorer la scène et était rouge au possible, et semblait être sur le point de commencer à baver. Le brun se racla la gorge pour ré-attirer son attention

- Vous étiez ensemble et on ne m'a rien dit ? S'étonna-t-il avant de se reprendre. Enfin… Ce n'est plus le cas ?

Saï sembla enfin sortir de ses merveilleux souvenirs et cligna des yeux pour assimiler la question.

- Non, on a commencé à s'eng… se disputer, reprit-il pour être poli, quand Fugaku-san m'a demandé d'aller vous soulager. Itachi-sama l'a très mal prit, mais moi je n'avais pas le choix : votre père m'a menacé de s'en prendre à mon frère, donc… Itachi-sama en a beaucoup voulu à votre père.

- Et encore une fois on ne m'a rien dit ! S'indigna Sasuke dans un soupir.

- Mais Itachi-sama et moi, nous avons décidés de faire comme si on ne s'aimait plus pour ne pas trop en souffrir. Il n'empêche qu'on ne s'est pas parlé pendant presque un an au début. Après, vous êtes partis sur le continent et…

- je sais, souffla Sasuke. Itachi m'a raconté qu'il avait été enlevé.

Saï baissa tristement la tête.

- Il n'a jamais voulu me dire qui lui avait fait ça. Et il n'a plus voulu me toucher après ça. Il avait peur de me faire mal, et son enlèvement était trop récent. Ça ne fait qu'un an que je retourne le voir vous savez ?

Sasuke fronça les sourcils, dans un sens, ça ne l'étonnait pas.

- Saï, si j'avais su ce qu'il y avait entre mon frère et toi, j'aurais refusé et je serais allé dans un bordel.

- Vous êtes fâché ?

- Et comment ! J'espère au moins que ça en valait le coup…

Sous entendu : « que j'en valais le coup ».

- Ah… ? Oui bien sûr ! Vous êtes doués Sasuke-sama, rougit-il. Mais vous savez, on ne s'aime plus lui et moi. Et pour tout dire, j'ai insisté pour retourner le voir seulement parce que je ne voulais pas que ça le bloque encore pendant des années…

Sasuke eut un sourire moqueur.

- Quoi ? Fit Saï, surprit d'être fixé de la sorte.

- Non, je me disais… Que ce n'était pas possible qu'il n'y ait que de l'indifférence dans cet acte.

Le servant piqua un énorme fard en comprenant le sous-entendu, avant de pousser un cri plaintif, sous le ricanement du cadet.

- Sasuke-sama ce n'est pas drôle !

Le servant avisa son maître en fronçant les sourcils avant de soupirer.

- De toute façon je préfère les filles.

Sasuke manqua de s'étrangler et hurla, sous la surprise générale de tous ceux qui étaient à proximités (dont Saï qui manqua de tomber à la renverse, et Itachi et Fugaku qui en recrachèrent leur verre) :

- Dis tout de suite qu'on est pas bandant !

Un jour plus tard : tour des Renards :

Gaara soupira. Ils avaient emmenés Naruto à l'hôpital, et comme ils s'en doutaient : il était dans un profond coma. Le roux était inquiet pour son cousin. Ça ne faisait même pas deux jours qu'il avait sombré dans l'inconscience, et il commençait déjà à stresser. Les vieux documents des Uchiwa disaient qu'il allait y rester pendant au moins quatre ou cinq jours. Au pire, dans deux ou trois jour il serait sur pied. Oui mais dans quel état ? Gaara soupira une nouvelle fois en s'enfonçant dans son canapé. Leurs amis de fac l'avaient harcelé toute la journée pour savoir si c'était grave. Meuh non ! Il est juste dans le coma voyons ! Pas d'inquiétude ! Laissez-moi rire tiens. Dire qu'il devait réviser avec toute cette pression et prendre les cours de Naruto !

On frappa à la porte. Le roux lança un « entrez » fatigué et avisa l'homme qui se tenait à sa porte.

- Yahiko ?!

Il était un des gardes de Sasuke, mais principalement son grand cousin germain. Ils ne s'étaient pas vu depuis des mois ! (Leur intervention chez les Uchiwa ne comptant pas) Gaara se jeta dans ses bras en riant.

- Comment vas-tu cousin ?!

- Disons que j'ai mal aux épaules à cause de tout le stress qu'il y a au manoir, mais sinon ça va. A part le fait que Sasuke-sama est un vrai diable, rit-il.

Le plus jeune l'avisa en fronçant les sourcils. Il se foutait de lui là ?

- Comment ça ? Demanda-t-il, surpris.

- Eh bien disons qu'il a de la ressource originale pour éviter les emmerdes, et qu'il est un super acteur ! Bon, je ne vais pas entrer dans les détails c'est confidentiel, tiens : c'est la réponse à la lettre de Naruto.

Le garde lui tendit une enveloppe cachetée. Gaara la prit et avisa son cousin.

- Pourquoi tu me la donne à moi ?

- Naruto est dans le coma, et c'est donc à toi de te charger de ça. De plus Sasuke te l'envoie à toi, et non pas à lui.

Gaara fronça les sourcils. C'était louche, très louche !

Yahiko et lui passèrent beaucoup de temps ensemble, profitant de ces retrouvailles pour refaire connaissance. Lorsque son cousin dû repartir pour le manoir Uchiwa, Gaara ouvrit l'enveloppe et commença à lire ce que Sasuke avait à lui dire. Il fut surprit de lire :

« À Gaara-san.

Premièrement : je te demande de coller un énorme coup de poing à ton abrutit de cousin quand il sera réveillé. S'il te demande pourquoi, dis-lui que c'est de ma part. Dis-lui aussi que c'est un énorme abrutit de première classe, et qu'il n'a pas intérêt à oublier que ma fenêtre n'a pas de système de verrouillage (si tu vois ce que je veux dire ?). Par contre, ne lui dis pas que c'est un piège et que je compte bien lui faire comprendre qu'on ne me fait pas l'amour sans qu'il y ait de conséquences, non mais !

Deuxièmement : c'est sur toi que j'ai lancé mon réveil ? Si oui je m'en excuse, j'ai de mauvais réflexes quand on essaye de m'enlever ce que je veux. Ne va pas croire que je suis un fou furieux psychopathe. Quoi que… »

Le roux cligna des yeux plusieurs fois avant d'hésiter à rire. Cet Uchiwa était un grand malade ou c'était lui ? Et il voulait son cousin très rapidement en plus ! Ça il l'avait vu au manoir, mais quand même ! Il pourrait se retenir. Et en plus il s'excusait ! Un Yakuza qui s'excuse ! Oui bon vous l'aurez compris : Gaara est choqué. Il cligna des yeux une nouvelle fois avant de poursuivre sa lecture.

Que lui avait dit Naruto pour que le brun se range aussi facilement de leur côté ? Le roux se massa les sinus. Il allait devoir expliquer le déroulement du plan à l'Uchiwa, et ce n'était pas sûr qu'il accepte de se plier aux ordres d'un Renard… ça allait être compliqué cette histoire, mais ils avaient besoin de l'aide de Sasuke. Gaara prit une feuille et commença à écrire la réponse.

Manoir Uchiwa : même instant

- Sasuke Uchiwa ! Je peux savoir pourquoi tu viens de briser ce vase ?!

Fugaku avisait avec amertume son jeune fils, qui avait prit ledit vase et l'avait brisé sous ses yeux en le jetant au sol avec une tête profondément blasée. Le concerné ne laissait paraître aucune émotion et répondit avec un ton las.

- Je passe ma colère sur le non-vivant pour éviter de commettre un meurtre ?

Le père soupira avant que sa femme arrive et ne hurle sur son fils :

- Mon vase ! Sasuke tu peux m'expliquer ce qui vient de se passer ?!

- J'ai décidé de tuer ce qui n'était pas vivant.

- En commençant par MON vase ?! On a des sacs de frappes au dojo ! S'indigna-t-elle. Chéri dis quelque chose !

Le concerné avisa son fils avant de soupirer.

- Si tu passais ta colère sur l'un de nos prisonnier, ça te calmerais ?

- Ça dépend, je dois le faire parler ?

- Oui, alors ?

- Hmm... Oui, au moins pour un mois.

Mikoto soupira bruyamment avant de tendre un balai à son fils en lui disant de « ramasser ses conneries ». Ce fut le moment évidement bien choisit pour Itachi (attiré par les cris d'indignations de ses parents) de débouler dans la pièce en criant lui aussi d'indignation :

- Père ! Vous ne pouvez pas laisser Sasuke faire ça ! Vous voulez qu'il devienne un assassin ?! Je comprends mieux ses pulsions meurtrières si vous lui donnez ce genre de tâche à chaque fois qu'il est en colère !

- Itachi, reste en dehors de ça, fit sèchement Fugaku.

- Non ! Trouvez-lui une autre activité ou… !

- Ou quoi ? Fit durement le cadet.

Tous se tournèrent vers Sasuke, qui était appuyé sur son balais et avisait son frère avec méfiance. Itachi ne sut que répondre, il vit dans les yeux de son cadet que c'était déjà trop tard.

- Itachi, arrête de jouer les grand-frère protecteurs et laisse-moi assumer mes responsabilités tu veux ?

- Mais Sasuke ! Ils t'utilisent ! Tu ne vois donc rien ?!

- J'm'en fous. Tuer me suffit. Que veux-tu que je fasse d'autre ? Je n'ai pas de plan B pour me trouver un nouveau Job vu que je ne sais rien de ce qu'il y a dehors. On se demande pourquoi, hein ? Finit-il amèrement.

Figé, Itachi reçu une nouvelle gifle et décida de s'enfuir avant que tout ne dérape.

« Merde ! Merde ! Merde ! Et merde ! » Pensa-t-il en se dirigeant vers sa chambre « Il faut que je trouve un moyen de faire sortir Sasuke d'ici sans qu'il ne soit mit en danger ! Et avant que ça ne dégénère ! Mais comment ? Il refuse de m'écouter, il ne voudra plus rien de moi…»

Tour des Renard le lendemain :

Gaara venait de lire la seconde lettre de Sasuke. L'Uchiwa avait réussit à avoir l'interrogatoire, c'était parfait. Ce dernier avait lieu dans trois jours. Idéal pour régler les derniers détails. Il donna sa réponse à Yahiko et se tourna vers Jiraya :

- Mon oncle, Naruto à eut raison d'entrer en contact avec Sasuke Uchiwa.

- Pas de précipitations Gaara, Sasuke risque de profiter de cette opportunité pour en apprendre plus qu'il ne le devrait. Si ça arrive, il risquerait bien de ne plus nous faire confiance.

- Ne vous inquiétez pas, je ferais attention.

- Ce n'est pas de toi que je crains la fuite, mais de ce cher Shin.

Gaara hocha la tête. Au final il ne savait pas si l'Uchiwa allait le leur ramener vivant ou non. Car oui, ils se doutaient bien qu'il allait profiter de l'interrogatoire pour en savoir plus.

Un jour avant l'interrogatoire :

Sasuke n'avait pas reparlé à Itachi. Il lui en voulait trop. Même si l'aîné avait essayé de lui proposer d'entrer à Todaï pour décrocher un diplôme, le cadet n'était pas très chaud. Et quel diplôme au juste ? Il ne savait même pas quoi faire de sa vie.

Sasori venait de le prévenir que le garde qu'il avait attaqué involontairement avec le Sharingan semblait aller mieux. Il se dirigeait vers l'hôpital avec ses gardes du corps pour l'interroger, et s'excuser de l'état dans lequel il l'avait mit. Ils arrivèrent à l'hôpital St Luke à Chuo. Cela avait beau être un hôpital privé et chrétien, la qualité des soins était souvent la seule raison qui amenaient les patients à venir se faire soigner ici. De plus, c'était un endroit parfait pour passer inaperçu. Qui penserait que des grands méchants Yakuzas venaient se faire hospitaliser ici ?

On leur indiqua la chambre du garde. Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre, le concerné était en train de regarder les oiseaux qui voletaient près de sa fenêtre. Il ne fit pas attention à leur arrivée. Kisame fit le premier pas :

- Juugo-san, Sasuke-sama est venu vous voir.

Le grand roux tourna lentement la tête vers ses visiteurs. Ses yeux semblaient vides.

- Sasuke-sama… Murmura-t-il. Que m'avez-vous fais ?

Le concerné déglutit et prit une chaise pour s'asseoir. Les gardes sortirent pour les laisser parler en paix. Le roux, lui, semblait être sur un nuage.

- C'est ce que j'aimerais savoir Juugo, ça c'est déclenché sans que je puisse l'arrêter. Je ne sais pas quels en sont les effets, même si je commence à y voir plus clair.

Le garde ferma les yeux un instant.

- Je me souviens qu'on m'avait demandé de vous tenir pour laisser partir le Renard. Après, c'était trop étrange. J'ai eut l'impression de recevoir un immense coup sur le crâne. Tout est devenu flou. Seuls vos yeux étaient très nets. J'ai ensuite sentit que quelque chose s'amusait à heurter l'intérieur de ma tête, et plus rien. Quand je me suis réveillé, j'étais ici. C'est étrange mais… J'ai l'impression qu'on m'a enlevé un poids immense.

Sasuke ferma les yeux. Tout collait. Il inspira un grand coup.

- Juugo, ma question va te paraître étrange, mais répond-moi honnêtement : as-tu la sensation que tes illusions ont été brisées ?

Le concerné eut un grand moment de flottement. Les yeux écarquillés et la bouche à semi-ouverte, il semblait stoppé dans sa réponse. Il baissa la tête avec un sourire.

- Oui, c'est ça. J'ai cherché ces derniers jours ce qui avait changé, sans trouver. Mais en fait c'était logique. Sasuke-sama, vous avez brisés mes illusions. J'y vois plus clair maintenant…

- Je vois…

Soudainement, Juugo se mit à rire, faisant sursauter le Yakuza qui ne s'y attendait absolument pas.

- Ahh, soupira-t-il une fois son fou rire dément passé. Excusez-moi, j'ai un peu de mal à m'en remettre. Finalement je n'étais pas obligé d'être brutal.

Sasuke cligna des yeux.

- Que veux-tu dire ?

- J'ai toujours cherché à être fort, suffisamment fort pour pouvoir protéger quelqu'un. Je me suis engagé dans votre famille pour que plus personne ne s'en prenne à celle que j'aimait. Mais… je m'étais fait une immense illusion. Sasuke-sama, elle est morte depuis cinq ans. Un accident de la route. Quel idiot, sanglota-t-il.

Sasuke avait inconsciemment plaqué une main sur sa bouche. A quel point peut-on se cacher la vérité ? Le roux sécha une larme.

- J'ai toujours obéis à tous les ordres qu'on me donnait. Elle voulait que je devienne quelqu'un d'important, peut importe pour qui. Votre père m'a souvent donné des ordres d'une grande importance, et j'ai toujours tout réussis. Il était fier de mon travail, mais au final je suis devenu un meurtrier. Et elle détestait ça.

Un long silence s'installa. Finalement, Sasuke se leva.

- Juugo, je pourrais comprendre que tu veuilles quitter les Yakuzas. Après tout ce qui t'es arrivé, ça serait la moindre des choses.

Le roux le regarda, incrédule. L'Uchiwa poursuivit.

- Et ainsi tu pourrais aller la retrouver. Je suppose que tu n'es jamais allé la voir, n'est-ce pas ?

Le roux cligna des yeux avant de sourire.

- Ahh… C'est vrai.

Le cadet tourna les talons et se dirigea vers la porte. Un cri précipité le stoppa dans sa lancée.

- Ah ! Sasuke-sama ! S'il vous plaît, je veux être à votre service !

Le concerné resta incrédule avant de se retourner. Il incita le garde à continuer.

- Vous n'êtes pas comme vos parents, quelque chose en vous me donne envie de vous suivre. Votre façon de faire et votre point de vue sur notre monde est neuf, je serrais fier de vous servir. Et puis, je vous dois ça…

Sasuke cligna des yeux avant de sourire. Il hocha la tête en signe d'accord. Les yeux de Juugo semblèrent s'éclairer. Il reprit.

- Et je pourrais vous aider à développer vos Sharingans. Ce n'est qu'une supposition, mais, si vous pouvez briser une illusion, vous pouvez peut être aussi en créer.

Le cadet sembla réfléchir. Il n'y avait pas pensé. Et dans un sens, ça pouvait être très intéressant.

Jour J : manoir Uchiwa

- Bien, père nous y allons.

Sasuke était dans le hall du manoir, ses gardes étaient à ses côtés. Fugaku avisa la troupe un instant.

- N'oublies pas Sasuke, qu'il dise tout ce qu'il sait sur les Renards.

- Je sais.

Il ouvrit la porte et commença à marcher vers sa limousine. Sasuke eut un haussement de sourcil en voyant qu'Itachi l'attendait près de celle-ci.

- Tu comptes m'en empêcher ? Lui lança-t-il en arrivant à son niveau.

- Sasuke, ne fais pas ça… On peut toujours trouver un moyen de…

Il fut stoppé dans sa phrase par la main du cadet qui venait de saisir son col. Délicatement, elle remonta pour émettre une légère pression sur le cou de l'aîné. Celui-ci s'était figé sur place et regardait son frère, incrédule.

- Tu préférerais que ça soit toi ? Lui murmura-t-il.

Itachi déglutit. Dans le regard et la pression que son frère exerçait sur lui, l'aîné comprit qu'il y avait une trop forte envie de meurtre chez son frère pour qu'elle soit canalisée correctement.

- Si ça peut t'empêcher de commettre une erreur, alors oui. Je préférerais que ce soit moi.

Sasuke eut un mouvement de recul en avisant son frère. A cet instant, il comprit qu'Itachi savait quelle personne il était sur le point d'interroger. Il n'avait plus de doute. L'aîné n'était pas si mauvais que ça après tout, mais il ne fallait pas que le plan tombe à l'eau. Il relâcha la gorge de son frère.

- Itachi, vraiment, je croyais que tu me connaissais mieux que ça, sourit-il. Je préfère largement la torture aux meurtres.

Le concerné fronça les sourcils.

- Alors je t'accompagne.

Sasuke écarquilla les yeux. Ça c'était mauvais.

- Sûrement pas ! fit-il sèchement.

- De quoi as-tu peur ?

Le cadet eut un sourire.

- C'est plutôt toi qui risque d'être effrayé par ce que je suis devenu, alors ne viens pas. C'est un conseil. Et en plus il est tard, tu devrais aller te reposer.

Itachi secoua la tête en ignorant les remarques de son petit frère.

- Je ne peux pas me permettre de t'ignorer plus longtemps. Je trouverais une solution pour te guérir de ça. Sasuke, c'est inutile d'essayer de m'empêcher de venir.

- Je peux toujours te mettre au tapis, tu sais que ça me sera très facile.

- Mais tu ne le feras pas, sourit Itachi.

- Prouve-le-moi.

- Parce que sinon tu l'aurais déjà fait, fit-il en se dirigeant vers la limousine.

Sasuke eut un grand sourire. Il venait d'avoir une bonne idée, le plan marcherait quand même, voir mieux. Itachi ne le gênerait pas. Deidara s'approcha de lui.

- Est-ce prudent de le laisser venir ?

- Nous sommes cinq, et il est seul. S'il est contre ce qu'on va faire, on pourra facilement le maîtriser, mais je doute que ce soit le cas. J'ai des nouvelles informations sur lui, et il y peu de chances qu'on se le mette à dos.

Le blond soupira :

- Il va nous faire une crise d'hystérie.

Sasuke haussa les épaules avant de rejoindre son frère dans la voiture.

- C'est lui qui a insisté.

Kisame conduisait, Sasori se tenait sur le siège passager alors que les deux autres étaient à l'arrière avec les deux frères. La vitre noire se baissa au bout de quelques kilomètres. Une tête rousse apparut et avisa Itachi malgré le grognement du conducteur qui lui disait de rattacher sa ceinture :

- Sasuke-sama, c'est prudent ce qu'on fait ?

- Je ne vois pas pourquoi.

Itachi eut un froncement de sourcils alors que Sasori reprenait.

- Ben, vous savez, déjà que l'état de vos victimes n'est pas beau à voir, alors si on doit en plus gérer un Uchiwa en pleine crise d'hystérie…

L'aîné ne sut comment réagir et resta à fixer le garde avec des yeux ronds comme s'il venait d'une autre planète, alors que le petit frère rétorquait :

- Je ne vois pas ce qui vous inquiète, de toute façon Itachi tu n'entreras pas.

Le concerné allait répliquer quand on entendit Kisame rire :

- Les cris devraient lui suffire ! Hahaha outch !

Sasuke eut un long soupir. Sasori venait de mettre une claque derrière la tête du conducteur pour qu'il calme sa joie. Itachi avait soudainement viré au blanc.

- Tu es sûr que tu veux venir ? Redemanda le cadet en le voyant pâlir.

- Je dois savoir, fit le concerné en préférant regarder par la fenêtre.

Ils arrivèrent une demi-heure plus tard dans la zone industrielle de Tokyo, le vieux bâtiment dans lequel ils avaient l'habitude de faire leurs interrogatoires, était en fait une fausse entreprise de location de voitures. La vraie entreprise leur appartenait d'ailleurs, comme ça personne ne suspecterait leur venue ici. Kisame gara la limousine dans le garage qui s'ouvrait sur commande. Yahiko et Deidara partirent fermer la porte avec une lourde barre de métal, tandis que les deux frères allaient à la rencontre des gardes qui avaient emprisonné la future victime. Itachi décida de ne jouer que les observateurs, même si au fond de lui, il commençait déjà à être en colère.

- Comment ça s'annonce ? demanda Sasuke d'une voix neutre.

- Plutôt facile, répondit le premier. Il s'est évanouit en voyant où on l'emmenait, il ne va pas être dur à faire parler.

Itachi serrait les poings.

- je vois… Itachi, reste ici, c'est mieux.

Le concerné lui envoya un regard noir qui surprit tous les gardes présents.

- Ne fais pas ça, Sasuke.

Le concerné fronça les sourcils. Il savait pertinemment que son aîné cachait toujours un revolver dans sa veste. Pourvu qu'il ne fasse pas tout foirer !

- Sinon quoi ? Répondit-il durement.

A ce moment précis, Sasuke regretta de l'avoir emmené. Seulement, il vit une lueur étrange dans ses yeux. Non, il n'y avait pas de colère envers lui, mais…

- Sinon je m'en servirais.

Itachi dégaina son revolver. Les quatre gardes de Sasuke prirent leurs armes et les pointèrent sur le frère dans la seconde, sous la surprise de Sasuke et des deux autres gardes familiaux.

- A… A quoi tu joues ?! S'écria le cadet.

Itachi soupira :

- Je préfère te tuer plutôt que tu deviennes un meurtrier.

Sasuke resta muet de stupeur. Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas faire ça ! Il déglutit en silence et avisa son frère d'un œil noir. Il irait jusque là pour protéger l'homme qu'il allait « tuer » ? Non, il lui avait dit qu'il ne le mettrait pas a mort alors… Alors pourquoi est-ce que les deux gardes qui étaient à ses côtés ne le protégeaient pas ? Soit ils étaient aux ordres d'Itachi, soit…

Le cadet jeta un œil à son frère, le concerné ne le regardait pas directement. De loin, on pouvait croire que oui, mais en réalité il regardait le garde qui était à gauche de Sasuke. Ce dernier comprit et eut un tic moqueur avant de dégainer son arme et de mettre Itachi en joue.

- Sasuke-sama ! S'écria Deidara. J'avais dis que ce n'étais pas une bonne idée de l'emmener !

- Trop tard, souffla le cadet. Itachi, je ne reviendrais pas sur ma parole. Tu serais prêt à me tuer ?

Comme réponse, Itachi pressa la détente.

Tour des Renards, même instant :

Gaara venait de finir de préparer ses affaires. Il s'étira avant de jeter son sac dans la voiture. Pourvu que ce Sasuke n'ait pas fait de mal à Shin… Un bruit de pas le fit sourire.

- Déjà sur pied ?

- J'ai toujours été solide, où vas-tu ?

Le roux se retourna et avisa le blond un instant.

- Désolé Naruto, mais tu n'es pas de la partie.

Le concerné eut une moue boudeuse.

- Tu comptes me laisser derrière ?! s'indigna-t-il. Alors que je pourrais revoir Sasuke ?! Tu te souviens de ce qu'on avait dis… ?

Il n'eut pas le temps de continuer, il se prit un sac sur le torse. Naruto avisa ce que son cousin lui avait jeté et lui lança un regard interrogateur.

- On ne laisse personne derrière, finit le roux. Quand je disais : pas de la partie, je pensais à : « tu reste à ta place et tu ne drague pas l'Uchiwa ».

Naruto eut un grand sourire.

- Je crois que ce n'est pas moi qui vais avoir du mal à tenir, rit-il.

Gaara leva les yeux au ciel et monta dans sa Lamborghini, suivit par son cousin qui était surexcité comme une puce.

- Racontes-moi comment t'as fais pour qu'il accepte ! fit joyeusement le blond.

- Comment j'ai fais ? Oh très simplement…

Le roux soupira et se tourna vers son cousin. Il lui colla une méchante droite. Naruto ne pu s'empêcher de jurer en se massant la joue :

- Connard ! Putain de… !

- Ça, c'est de la part de Sasuke, le coupa-t-il. C'est ce qu'il m'a demandé de te faire à ton réveil. Il te demande d'ailleurs de ne pas oublier que sa fenêtre ne peut pas se verrouiller de l'intérieur. A part ça, c'est toi qui l'as convaincu.

Le blond se massa la joue en grognant. Il commençait à en avoir marre de se prendre des beignes !

- Et ne te plains pas, j'avais aussi envie de t'en coller une, mais ton coma me l'a interdit. Ça t'apprendra à flirter avec un Yakuza.

- Maiheu… D'abord c'est lui qui à commencé en me faisant un suçon ! C'était de la provocation !

Gaara explosa de rire.

- Et toi tu n'as jamais su dire non.

Zone industrielle :

Le coup de feu retentit sans que personne n'ait eut le temps de réagir. La balle lui traversa le crâne en un millième de seconde. Son visage était figé de stupeur, il venait de se faire avoir. Il tomba au sol, inerte, alors qu'un second coup de feu résonnait dans la pièce.

Pétrifié, Deidara resta planté là où il était. Son canon toujours pointé sur Itachi, il avisait la scène avec incompréhension. Tout s'était déroulé trop vite. Itachi avait tiré le premier, touchant le garde qui était à la gauche de Sasuke en pleine tête. Gardant un sang froid hors du commun, le cadet avait alors tourné son canon vers le second garde et l'avait abattu sans qu'il n'ait eut le temps de réagir.

Sasori le prit doucement par l'épaule.

- Dei… Baisse ton arme, c'est bon.

Le concerné déglutit en rangeant son revolver. Sasuke se tourna vers son aîné.

- La prochaine fois, préviens moi. Tu viens de me foutre la frousse de ma vie, enfoiré !

- Bien sûr, j'aurais fais : « oh regarde Sasuke, ces gardes ne sont pas de chez nous et sont équipés de magnum ! Comme c'est louche ! » Rétorqua-t-il avec une pointe de sarcasme.

Yahiko se pencha au dessus du premier garde et commença à le fouiller tandis que les deux frères étaient en train de se chamailler.

- J'ai cru que tu voulais me tuer idiot !

- Je ne t'avais jamais dis que j'avais un bon talent d'acteur ?

- Talent d'acteur mon cul !

Kisame, à ce moment-là, les tira de leur discussion en soufflant un « oh merde » qui ne passa pas inaperçu. Yahiko tenait une plaque de policier dans sa main.

- Deidara, Sasori, vérifiez cette bâtisse ! Je ne veux pas qu'on se fasse surprendre, aboya Sasuke. Kisame, va vérifier que Shin est bel et bien ici, Yahiko, tu nous couvres.

- Oui ! répétèrent-ils en cœur.

Itachi vérifia son chargeur et lança à son frère :

- On en garde un pour l'interroger.

- Ça je m'en chargerais. On ne me tend pas de piège ! Fit-il d'un ton furieux en s'avançant vers la salle d'interrogatoire.

Sasori et Deidara partirent sur les côtés en se divisant tandis que Kisame plongeait vers l'escalier pour descendre à la cave. Itachi suivit son frère et Yahiko fermait la marche. Au loin, ils entendirent un premier coup de feu.

- C'était vers Sasori, fit Itachi en fronçant les sourcils. Ils essayent de nous encercler. Sasuke, que comptes-tu faire de Shin ?

- Le mettre dans le coffre, il est blindé, il n'y risquera rien si on est poursuivit.

- Il n'y avait pas de voitures autres que la nôtre quand nous sommes arrivés, ils ont dû la cacher plus loin. Du coup on ne sait pas combien ils sont, fit Yahiko en tirant dans la tête d'un policier qui s'était caché dans le contrefort de l'escalier.

- Pour attraper le fils du plus grand Yakusa de la région ? Oh, au moins une centaine, et on aura les hélicos si on est chanceux, fit sarcastiquement Itachi.

- Grand-frère, rassure-moi, tu n'étais pas au courant de cette attaque dis ?

- Pas le moins du monde, je t'ai déjà menti ?

- Quand tu étais près à me tirer dessus : oui !

- Ça s'appelle une diversion, se justifia l'aîné.

Des coups de feu devant eux stoppèrent leur nouvelle dispute. Kisame tirait sur des policiers qui se tenaient dans le grand hall. Yahiko s'adossa au mur et visa ceux qui s'étaient planqués en hauteur, dans les passerelles. Ils dégommèrent ainsi la moitié des policiers, c'est-à-dire une dizaine, quand une grenade explosa en plein milieu de la pièce, faisant voler en morceau les quelques gardes qui y étaient encore en vie.

- Deidara ! Gronda Sasuke. Occupe-toi des passerelles !

La voix du blond leur parvint du dessus :

- Désolé ! C'était trop tentant !

Itachi devina qu'il s'était planqué dans la ventilation. Une mitraillette entra alors en action et pulvérisa une ligne de policier sur leur gauche. Sasori jouait les funambules sur une poutre en métal. Finalement, la dernière ligne succomba sous le fusil à pompe de Kisame. Alors qu'ils entrèrent dans la pièce, ils entendirent Deidara crier au dessus d'eux :

- Kisame ! Gauche !

Que Yahiko élimina dans la seconde qui suivit. Le garde aux cheveux bleus s'approcha du dernier cadavre et prit le lance grenade que le policier n'a pas eut le temps d'utiliser et le jeta en l'air.

- Cadeau blondinet !

Deidara l'attrapa au vol en faisant le cochon-pendu avant de se ré-engouffrer dans la ventilation dans un cri de joie.

- J'te paye l'apéro en rentrant !

Sasori sauta sur une autre poutre et leur lança :

- Devant y'a la cellule, on y a repéré Shin, mais il est entouré d'une grande escorte. Et vu la manière dont il attaché, ce n'est sûrement pas lui qui les a appelé.

Une tête blonde réapparue du tuyau.

- Nos gardes sont au flanc ouest, avec la voiture, ils ont tous été tués avant même d'avoir comprit ce qui se passait. Je ne sais pas comment les flics ont fait pour nous tendre ce piège, mais ils sont doués.

- Deidara, évite de tout faire péter, il nous en faut un vivant ! Cria Itachi.

- Sir, yes Sir ! Fit le concerné avant de filer vers la salle suivante.

Sasori sauta sur le conduit d'aération et y entra pour partir à la suite du blond alors que la troupe rechargeait leurs armes.

- Sans toi Itachi, on se serait fait avoir, fit Sasuke.

- De toute façon je ne comptais plus te laisser aller à ces interrogatoires. Maintenant j'ai de bonnes raisons.

Le cadet leva les yeux au ciel. Ils se plaquèrent de chaque côté de la porte. Kisame l'ouvrit d'un grand coup de pied et commença à tirer à vue avant de se planquer. Les balles fusèrent et s'encastrèrent dans le mur avec une violence inouïe.

- Mais putain ils sont combien ?! S'écria Yahiko.

- Au moins trente ! Lui cria Kisame.

Des cris de douleurs commencèrent à se faire entendre en même temps que le son de la mitraillette de Sasori leur était parvenu. Les policiers ne savaient plus où donner de la tête alors que leur sergent commençait à leur crier le repli. C'est à ce moment là qu'Itachi décida de se mettre en plein milieu de la porte, visible par tous les tireurs, et commença un véritable massacre. Sasuke avisa le bouclier de son frère avec amusement. Qui avait dit que c'était un Sharingan inutile ? Les balles rebondissaient dessus avec une facilité déconcertante, semant ainsi la panique chez les policiers qui se demandaient comment diable faisait cet homme pour ne pas être déjà mort. Les gardes, eux, écarquillèrent les yeux un instant en le croyant fou, avant de se dire qu'il avait peut être bien un Sharingan lui aussi, surtout vu le sourire amusé de Sasuke.

Le cadet vit enfin la silhouette de Shin. Il était solidement attaché dans un conteneur fait de vitres blindées. Deux ou trois balles s'y étaient fichés sans avoir brisé le verre, et Shin semblait être totalement prit de panique. Le cadet réussit à tuer la plupart des policiers qui se trouvaient près du conteneur. Il remarqua qu'Itachi avait tiré dans les bras d'un de leurs ennemis pour le garder en vie, et tirait comme un fou dans chaque boite crânienne qu'il voyait.

« Head Shot ! » s'amusa à penser Kisame en voyant des cervelles gicler.

Lorsque Deidara remarqua que premièrement : leur cible était à l'abri et que deuxièmement : le policier qu'ils allaient interrogés s'était planqué dans un coin par faute de pouvoir tenir une arme, il eut un immense sourire avant de hurler :

- Mon art c'est l'explosion !

Code qui signifiait qu'il allait tout faire péter. Itachi fit demi-tour en avisant le blond d'un air désespéré et se planqua dans la pièce d'à côté, près de son frère qui avait déjà ses mains sur ses oreilles. Sasori retourna vite dans sa canalisation et les deux autres gardes sautèrent littéralement hors de portée en pensant un « oh putain ! » qui en disait long sur le massacre qui allait suivre.

Deidara fit alors pleuvoir des grenades dans la pièce en riant comme un dément. Les explosions finirent d'achever le pauvre Shin qui s'évanouit à cause du surplus d'émotions. Lorsque le sol eut finit de trembler, Yahiko entra dans la pièce en toussant à cause de la poussière. Pas un seul survivant, excepté le policier blessé qui tremblait dans le coin opposé, et Shin qui semblait être dans les pommes.

- La voie est libre ! Cria-t-il aux frères et à Kisame.

Le roux avisa la masse sanguinolente qui s'étendait sur le sol avec dégoût. C'était humain avant, ça ? Deidara sauta au sol avant de jeter son arme avec regret.

- Pff ! De la camelote ! Elle m'a lâché au bout de vingt tirs !

Sasori descendit à ses côtés.

- Moi j'ai bien aimé, surtout quand le policier s'en est prit une dans la bouche.

- Vous êtes dégoûtant, lâcha Itachi avec un rictus.

Kisame saisit le seul survivant par le col.

- Hey parton, on l'interroge comment lui ?

Le pauvre homme tremblait de toute part et ne pouvait même pas se défendre. Sasuke l'avisa un instant avant de soupirer

- On le garde pour père, il n'apprécie pas qu'on s'en prenne à nous. Sortez Shin de là.

Yahiko défit les systèmes de fermeture du caisson en abaissant de durs leviers en métal. Sasori et Deidara s'occupèrent de soulever la plaque de verre et de la poser plus loin. Se servir d'une de leur méthode de torture pour l'enfermer, fallait y penser. Le cousin de Naruto prit le jeune homme dans ses bras.

- Il est en état de choc, mais il n'a pas été blessé.

Kisame s'approcha du caisson et prit la première corde qu'il trouva pour ficeler le policier, qui gémissait de douleur à cause de ses bras blessés.

- Te plains pas où je te colle un bâillon, fit durement le garde en lui tendant un morceau de tissu imbibé de sang.

Le kidnappé tomba immédiatement dans les pommes. Sasuke leva les yeux au ciel.

- On change de plan, colle moi ce flic dans le coffre, on prend Shin à l'arrière.

- Tu ne comptes pas torturer aujourd'hui ? Fit sarcastiquement Itachi.

- Grand-frère, désolé mais je n'ai jamais voulu torturer Shin. C'est pour ça aussi que je ne voulais pas que tu viennes.

Itachi fronça les sourcils et avisa Yahiko qui semblait très protecteur envers la « victime ».

- Que veux-tu dire ?

- C'est une mission de sauvetage. Shin est le grand-frère de Saï. On l'emmène chez les Renards pour lui sauver la peau.

Itachi resta figé. Il lui semblait soudainement qu'une interminable minute venait de s'écouler. Son cerveau se remit à marcher après avoir analysé la situation.

- Tu as fais un pacte avec les Renards… Souffla l'aîné.

- Shin allait être tué pour que Saï ne quitte pas le manoir et continue de nous servir. Il avait demandé à partir il y a quelques mois après avoir trouvé un job dans les annonces. Saï voulait juste reprendre une vie normale. Seulement, il possède trop d'informations sur le manoir et notre père ne veut pas le laisser partir. Il a capturé Shin comme avertissement. Mais après que j'ai déclenché le Sharingan, Saï considérait que c'était trop dur pour lui de rester avec nous, il avait beaucoup trop de pression. Il a fait appel aux Renards pour sauver son frère, et faire passer ça comme une intervention de la police. J'aurais bien aimé qu'ils ne nous en envoient pas des vrais, mais ça fait plus réaliste comme ça.

- Tu étais au courant…

Sasuke sourit.

- De nous deux je suis le meilleur acteur, fit-il en lui lançant un clin d'œil. Je sais que tu voulais sauver Shin, après tout, tu tiens beaucoup à Saï. Et cette histoire est trop répugnante à mon goût. Quand je lui ai demandé s'il voulait partir, Saï m'a supplié de le laisser rester au manoir. J'ai vu dans ses yeux qu'il ne désirait que ça, s'enfuir, mais si j'avais demandé à père, il aurait fait exécuter Shin dans la minute.

Itachi restait ébahis. Il était loin de se douter de tout ce qui se passait dans la tête de son frère. Tout ce cinéma juste pour sauver le frère de l'homme qu'il a le plus aimé ? Tout ce qu'il réussit à dire fut un :

- Putain tu sais que je t'aime ?

Sasuke eut un sourire alors que Yahiko se raclait de gorge. Tous se tournèrent vers lui.

- C'n'est pas tout ça, mais on ne sait pas si on va avoir le droit de se faire poursuivre par des hélicos ou non. Et il serait temps de se bouger.

- Bien vu, on se casse ! Fit Sasuke.

Voiture de Gaara :

- Tu as fais quoi ?!

Le roux se crispa. Naruto venait de hurler à cinq centimètres de son oreille.

- Ça faisait plus réaliste, je justifia-t-il.

- Mais bordel tu les as envoyés à la mort ! S'indigna Naruto dans un long cri.

Gaara tourna violemment sur la gauche, faisant s'écraser Naruto sur la vitre opposée pour le tenir le plus loin possible de son oreille.

- T'inquiètes pas, les flics croient à une petite embuscade pour de la drogue, ils ne seront pas nombreux. Et tu n'as pas sentit que Sasuke était en danger alors ça roule. Reste zen cousin.

- Comment veux-tu que je reste zen ?! Recommença-t-il à crier

- Fais pas la gueule, Fugaku nous aurait tué s'il avait su qu'on aidait Saï. Et puis ton Sasuke est plus intelligent qu'il ne le laisse paraître.

Naruto croisa les bras sur son torse et décida de bouder. Il avait raté un long épisode là ! Sinon il n'aurait jamais laissé Gaara appeler les flics ! Lorsqu'ils arrivèrent près du lieu de rendez-vous, ils constatèrent deux choses :

Premièrement : Sasuke avait fait suspendre Shin au lampadaire, et celui-ci secouait ses jambes dans tous les sens pour qu'on le fasse descendre.

Deuxièmement : Itachi était en train d'engueuler Sasuke.

Bordel mais que foutait Itachi ici ?! Et pourquoi la limousine avait autant d'impacts de balles ?!