Je commence par un mea culpa, je suis super en retard, alors je m'en excuse! Mais entre toute ma famille qui a débarqué chez moi (en Espagne) dont plusieurs sans prévenir, mon boulot qui accapare tout mon temps et une saleté de virus qui m'a envoyée aux urgences, j'ai pas eu trop le temps de poster x). Mais vous vous en fichez de ma vie comme de votre première dent de lait et je vous comprends, je m'en ficherais aussi à votre place xD.

Je remercie mes revieweurs: Janeandteresa, Willowandkat, Anger-lola, M, Chris's Biggest Fan, Alissa21, Hotmilk, Audreyyy2; ainsi que les lecteurs qui m'ont ajoutée comme Favorite Story et Favorite Author: Lucie96!

Bref, place aux reviews:

M: Vous devez pas trouver forcément maintenant, mais en tout cas avant que ce ne soit dévoilé dans la fic. Vous avez de la marge :)

Alissa21: Contente que ça te plaise ^^ A toute!

Pour ceux qui cherchent à trouver ce qui s'est passé, petit indice: Pensez normalement.

Bonne lecture!


Chapitre 4

Elena se réveilla en sursaut et eut toutes les peines du monde à reconnaitre sa chambre. Les cauchemars ne la laissaient pas dormir ces temps-ci et, à dire vrai, elle commençait à désespérer. Elle alluma la lumière et se précipita sur la fenêtre pour l'ouvrir et respirer un peu l'air frais. Elle y resta quelques secondes, le temps que les battements de son cœur deviennent moins anarchiques, et retourna dans son lit. Elle s'assit contre les oreillers et tira sur sa couette pour la décrocher et s'en couvrir. Elle fit de grands efforts pour retenir le sanglot qui lui montait à la gorge et essuya rapidement une larme rebelle qui coulait le long de sa joue sans son autorisation. Elle n'avait pas envie de pleurer encore une fois aujourd'hui.

Elle faillit pousser un cri lorsque, soudain, Damon apparut assis en face d'elle, sur son lit, une expression inquiète sur le visage.

- Désolé, je voulais pas te faire peur, susurra-t-il pour l'apaiser. Comme t'as allumé et ouvert la fenêtre, j'ai cru que tu voulais que je vienne.

- T'étais en bas ? s'étonna-t-elle.

- Je t'ai dit que je te quitterais plus, lui rappela-t-il. Ça va ?

Elena secoua la tête et Damon garda le silence, sans quitter son visage des yeux alors que le regard de la jeune femme le fuyait. Elle daigna enfin se tourner vers lui lorsqu'elle entendit sa veste en cuir tomber sur une chaise, bientôt accompagnée de la chemise noire du vampire.

- Damon…

- Fais-moi une place, la coupa-t-il en ôtant ses chaussures.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle en le regardant ranger ses chaussettes dans ses chaussures.

- Ça se voit pas ? Je reste dormir, répondit-il en s'installant sous les draps avant d'éteindre la lumière. T'es toujours assise, Elena, lui fit-il remarquer d'une voix enjouée.

La jeune femme le remercia par la pensée et s'allongea de son côté du lit. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas dormi accompagnée et ça lui faisait beaucoup de bien de savoir que Damon serait à ses côtés quand elle se réveillerait.


En sentant une douce secousse, le vampire se retourna dans son lit et serra son oreiller contre lui. Il n'allait pas écourter sa nuit pour une femme avec qui il avait sans doute partagé son lit. La femme en question insista et Damon se réveilla, comprenant que ce qu'il avait d'abord pris pour une douce tentative de le réveiller était en fait un violent coup de pied dans le lit qui, accessoirement, n'était pas le sien. Il tentait tant bien que mal de remettre de l'ordre dans ses idées alors qu'il se tournait, encore un peu endormi, vers Jenna, les bras chargés de vêtements qu'elle sortait du fil à linge.

- Hmm… gémit-il en s'étirant. Salut, sourit-il après avoir bâillé.

- T'as intérêt à avoir une bonne excuse pour ta présence, le prévint-elle.

- Hum… Et si je te disais, tenta-t-il sans grand espoir, que je pensais partir avant l'aube ?

Damon ouvrit grand les bras alors que Jenna laissait tomber tout le tas de vêtements sur lui. Au moins, il avait réchappé aux cris hystériques. Le vampire fit un sourire carnassier en prenant un soutien-gorge du bout des doigts, et il haussa les sourcils en direction de la jeune tutrice.

- C'est à Elena, ça ? demanda-t-il avec un ton de prédateur traçant sa proie.

- Non, c'est à moi, grogna-t-elle.

- Pourtant, il y a son odeur dessus… analysa-t-il en le collant à son nez.

- Donne-moi ça ! s'exclama-t-elle en tentant de le lui reprendre. T'es vraiment un pervers !

- Au temps pour moi, se corrigea-t-il après vérification. Il y a une légère odeur épicée. Tu laisses Alaric jouer avec ?

Jenna le lui arracha des mains alors que la porte de la salle de bain s'ouvrait, laissant entrer Elena qui avait pris une douche rafraîchissante.

- Tiens, la belle au bois dormant s'est réveillée ? Je pensais te laisser dormir encore un peu, t'es un as lorsqu'il s'agit de partir en douce sans que personne te voie, rit-elle avant de voir sa tante, ce qui fit disparaître toute joie de son visage. Je peux t'expliquer, lança-t-elle immédiatement. J'ai appelé Damon hier dans la nuit, et il est passé me voir, et comme il était très tard, je lui ai dit de dormir ici pour qu'il n'ait pas à conduire aussi tard, dit-elle précipitamment.

Le vampire haussa les sourcils et hocha la tête, appréciateur des capacités à mentir de la jeune femme. Apparemment, il était un bon mentor. Il se leva et alla chercher sa chemise, ne voulant pas empirer la situation, et Jenna eût l'air soulagée de voir qu'il avait eu la décence de garder son pantalon et sa braguette sagement fermée. Il sourit dans son for intérieur face à ce constat, plutôt content de gagner la confiance de la tante peu à peu avec ce genre de petits détails, et s'habilla pendant que les deux femmes descendaient préparer le petit déjeuner. Il s'approcha de la fenêtre pour s'éclipser discrètement, puis rit, se traitant mentalement d'idiot. Jenna l'avait vu, autant sortir par la grande porte et en profiter pour faire une scène théâtrale à souhait, comme il l'aimait. Il se décida donc à emprunter l'escalier, comme un bon petit vampire.

- Je t'ai fait du café, lança Elena sans même regarder, alors qu'il descendait les marches.

- Et moi qui pensais partir sans que tu me voies ! s'exclama-t-il en venant tout de même s'asseoir à table. Merci pour le café. Tu as…

- Oui, le coupa-t-elle. J'ai mis deux doigts de lait et une demi cuillérée de sucre.

- Jenna, demanda-t-il en se tournant vers la jeune femme qui le regarda, sur le point de croquer dans une tartine. Etant sa tutrice, je m'adresse à toi : Je t'en supplie, donne-moi la main de ta nièce, dit-il d'une voix faussement émue.

- Jamais de la vie, répondit-elle la bouche pleine. Je préférerais autant la marier à Dark Vador.

- Beh, fallait que j'essaye… souffla-t-il feignant la déception alors qu'Elena lui donnait un coup de coude dans les côtes. A quelle heure as-tu cours, ma chère ? changea-t-il de sujet sur un ton légèrement hautain.

- A dix heures, répondit-elle en riant.

- Ça te dit que je t'y emmène ?

- Je te vois venir, sourit-elle d'un air espiègle. Tu peux pas venir en cours avec moi et je te laisserai pas draguer de jeunes et innocentes étudiantes.

Jenna réprima un éclat de rire, se cachant derrière son croissant, et Damon feignit d'être blessé, ouvrant la bouche et fronçant les sourcils en signe d'indignation.

- Je suis navré de voir quelle image tu as de moi, se défendit-il. Je suis parfaitement capable de me tenir en société. Et je peux très bien jouer les gentlemen galants et t'emmener à l'université, repartir –sans faire de dégâts– pour n'y revenir qu'à l'heure du déjeuner.

- Je déjeune déjà avec une amie, l'informa-t-elle.

- Super ! Tu me la présenteras !

Elena se contenta de sourire, sachant qu'il ne servait à rien de se battre contre lui. Il avait toujours le dernier mot, de toutes façons. Damon avala une gorgée de café et se tourna vers la tutrice.

- Si tu es d'accord pour que je passe du temps avec ta nièce, bien sûr.

- Depuis quand tu me demandes mon autorisation pour tout ? fronça-t-elle les sourcils, une lueur d'amusement dans les yeux.

- Vous voyez pas que j'essaie de faire des efforts pour me faire accepter au sein de la famille ? Même si c'était juste pour la forme. Si tu me dis non, j'irai la voir quand même, ajouta-t-il en adoptant une expression d'incompris. Mais mon papa et ma maman m'ont toujours appris à demander avant. Ils ont juste oublié de me dire que je devais m'en tenir aux réponses après… ce qui, je l'avoue, m'arrange plutôt bien.