Titre : Partir là-bas
Auteurs : neufvies et lacebird
Fandom : Glee
Genre : UA, parodie
Personnages : Kurt, Blaine, autres
Pairings : Klaine (à venir), Finchel, autres
Rating : PG
Commentaires : Comme toujours, merci pour tous vos commentaires ! X3 Dans ce chapitre, vous allez découvrir la réaction de Blaine quant à la découverte de l'identité de Kurt, et bien d'autres choses, évidemment.

Sur un tout autre sujet, la publication de cette fanfiction sera désormais plus lente (voire bien plus lente), pour des raisons techniques. Nous en sommes désolées mais nous ferons de notre mieux pour continuer cette histoire qui nous tient à cœur, dès que nos emplois du temps nous le permettront.


Chapitre 3 : Mon seul désir, vivre à tes côtés

Kurt était tétanisé. Il ne pensait pas que sa véritable identité serait découverte si vite. Il ne savait pas comment réagir et visiblement, Blaine non plus, car il ne disait rien. Il essaya de s'expliquer :

« C'est que... en fait... c'est à dire... je ne voulais pas... si j'ai fait ça c'est parce que... pardonnez-moi de vous avoir menti ! »

Blaine explosa de rire. Kurt se demanda si cela était bon signe ou non. Le capitaine toussota avant de prendre la parole.

« Je suis au courant depuis le début, Kurt. »

Kurt semblait avoir du mal à y croire. Sa couverture manquait donc à ce point de crédibilité ? Il était mortifié.

« Ne t'en fais pas, ça veut bien dire que je t'ai engagé en toute connaissance de cause, poursuivit Blaine. J'ai trouvé tes imitations de pirate... attendrissantes. »

Le jeune vicomte avait presque envie de sauter par dessus bord.

« Alors pourquoi avez-vous engagé quelqu'un comme moi ? demanda-t-il perplexe. Je ne connais pas grand chose à la piraterie.

-Tu m'intriguais. Je voulais savoir pourquoi un noble comme toi voulait devenir pirate. Marin, passe encore, mais pirate, il y a de quoi se poser des questions. »

Kurt resta muet.

« Et je savais que tu avais du potentiel. Tes origines m'importent peu, c'est la motivation qui compte. »

Perplexe, Kurt haussa un sourcil mais accepta pourtant l'explication du capitaine. Après tout, cela l'arrangeait que Blaine le prît ainsi. Le capitaine se tourna ensuite vers Rachel qui avait suivi la conversation d'un air fasciné.

« J'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'une amie ? demanda Blaine à Kurt en désignant la jeune fille.

-J'ai parfois des doutes, répondit Kurt, ce qui lui attira un regard courroucé de la comtesse, mais oui.

-Tu ne me la présentes pas ?

-Comtesse Rachel du Berry, répondit cette dernière en faisant une petite révérence.

-C'est pour moi un plaisir de recevoir une dame sur mon vaisseau, répondit le capitaine en prenant la main de la jeune fille sur laquelle il déposa ses lèvres.

-Je ne savais pas que les pirates pouvaient être de tels gentilshommes, dit-elle, charmée.

-Me ferez-vous l'honneur de dîner avec moi, ce soir ? J'aimerais en apprendre plus sur vous.

-Avec plaisir », répondit-elle, enchantée.

Kurt n'en croyait pas ses oreilles. Rachel venait tout juste d'arriver et elle obtenait déjà un dîner en tête à tête avec le capitaine. Que lui manquait-il donc pour que Blaine lui préférât un grand nigaud blond ou une jeune écervelée en chemise de nuit ? Finn, lui aussi, avait l'air contrarié, mais il ne fit aucune remarque.

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Kurt jeta furieusement son économe sur le tas d'épluchures de patates qui s'amoncelaient devant lui. Pourquoi devait-il participer à la préparation du repas de sa meilleure amie ? Il devrait être en train de le partager avec elle, plutôt. Kurt n'avait jamais autant rechigné à éplucher des patates que ce jour-là. Il savait pourtant que sur le navire il était Kurt l'homme à tout faire et non pas le vicomte Hummel. Mais en tout honnêteté, il était simplement jaloux. Le capitaine n'avait jamais mangé avec personne d'autre que son Second et cela n'avait jamais dérangé Kurt jusqu'à aujourd'hui. Mais avec Rachel, c'était différent et Kurt n'arrivait pas à s'expliquer pourquoi. Il avait du mal à se concentrer, il voulait à tout prix savoir ce qui se passait dans cette cabine. A ce moment-là, un matelot passa près de Kurt avec un plateau dans les mains. Le jeune noble se jeta sur lui et lui proposa d'apporter le plateau à sa place. Le matelot accepta volontiers.

Kurt se présenta devant la cabine du capitaine. Des rires s'échappaient de la pièce, ce qui eut le don de l'énerver. Il frappa et entra avec des plats pour les deux convives. Blaine leva les sourcils, étonné de voir Kurt dans le rôle de serveur et Rachel eut l'air un peu confus.

« Merci... » Elle sembla chercher ses mots. « Kurt. »

La jeune fille semblait quelque peu troublée de voir son ami dans une telle situation. Sa réaction était compréhensible, elle avait l'habitude de voir Kurt se faire servir plutôt que le contraire.

Kurt observa les lieux. La longue table rectangulaire avait été dressée, des bougies avaient été allumées au milieu, et l'argenterie avait été sortie. Les deux dîneurs étaient assis à chaque bout de la table, ce qui rassura Kurt. Comme il restait debout près d'eux sans rien faire, Blaine l'interpela :

« Kurt... tu peux disposer. »

Kurt essaya tant bien que mal de ne pas avoir l'air horriblement vexé et se retira à contrecoeur. Il revint à l'attaque pour leur apporter la suite du repas, qui lui paraissait d'ailleurs bien meilleure que tout ce qu'il avait pu manger jusque là sur le bateau. Il posa les nouvelles assiettes devant les deux jeunes gens, et débarrassa les anciennes. Pour rester un peu plus longtemps, il décida de leur servir de l'eau, mais comme ils restaient muets, il n'y avait rien à espionner. Pour ne pas se faire rembarrer une seconde fois, il se retira de lui-même. Réalisant que son plan était voué à l'échec, il abandonna l'approche frontale et passa au plan B. Il colla l'oreille à la porte et tenta de capter la moindre parole échangée. Ce plan ne se révéla pas plus fameux que le précédent et il dut, bien malgré lui, battre en retraite. Il alla bouder dans un coin, dépité.

Plus tard, alors que le dîner devait être en train de se finir, Finn s'approcha de Kurt.

« Ça va, vieux ? T'as l'air déprimé, constata-t-il.

-On peut dire ça... »

Comme Kurt n'entrait pas dans les détails, Finn s'assit à côté de lui, et se mit à discuter.

« Alors comme ça t'es noble ?

-Ça alors, il y avait donc quelqu'un qui l'ignorait encore... railla Kurt avec humeur.

-C'est la classe, tu dois avoir plein de serviteurs et tout ! Pourquoi t'es parti de chez toi ? »

Kurt resta silencieux quelques secondes avant de répondre.

« Je voulais changer d'air, découvrir le monde... » Il se mordit la lèvre, s'en voulant de masquer la vérité, et avoua : « Et une brute faisait de ma vie un enfer, alors je n'ai pas eu d'autre choix que de fuir.

-Pourquoi ? Tu pouvais pas demander à ton père de faire quelque chose ?

-C'est compliqué. Et ce type m'a menacé de mort.

-Fallait le buter avant qu'il ne le fasse ! » répliqua Finn.

Kurt eut un petit rire contrit.

« Je n'en aurais pas été capable, je ne suis pas de la même trempe que toi.

-Mais t'es bien plus intelligent ! »

Kurt sourit et remercia Finn. Voyant que le jeune homme avait l'air de meilleure humeur, Finn décida de changer de sujet :

« Ton amie, la comtesse, elle doit aimer les hommes comme toi, cultivés et tout le blabla.

-Je ne suis pas sûr d'être son genre, répondit Kurt qui songeait aux héros chevaleresques des romans préférés de Rachel.

-Ah bon ? » Finn eut l'air content. Il donna une tape dans le dos de Kurt. « Allez viens, on va faire un tour ! »

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Ils marchèrent sur le pont pour se dégourdir les jambes. Tout à coup, alors qu'ils passaient devant la fenêtre de la cabine du capitaine, ils entendirent des cris.

« Mais que faites-vous ? Vous avez perdu la tête ?

-Je suis sûr que cela va vous plaire...

-Vous vous trompez, je vous l'assure ! Au nom du ciel, ne faites pas cela ! »

Finn et Kurt se regardèrent, stupéfaits. Que pouvait-il donc se passer là-dedans ? Le sang de Finn ne fit qu'un tour et il se précipita vers la porte de la pièce, suivi de près par Kurt. Une fois devant celle-ci, ils entendirent à nouveau Rachel hurler :

« A l'aide ! Arrêtez cela ! Je ne peux en supporter d'avantage... »

Finn n'eut pas besoin d'en entendre plus pour entrer en trombe.

« STOP ! Ne la touchez pas ! »

Il pila net. Le scène qui s'offrait à eux n'était pas du tout ce à quoi ils s'attendaient. Rachel, les larmes aux yeux, secouait la tête avec énergie, dans l'espoir de déloger Pavarotti qui s'était accroché à ses cheveux. Blaine parvint à récupérer le canari et à le remettre dans sa cage, avant de se tourner vers ses hommes et de leur demander d'un ton sévère :

« Qu'est-ce qui vous prend ?

-Je... j'ai cru que... il m'a semblé que vous aviez besoin d'aide, mon Capitaine.

-Comme vous pouvez le constater, tout va bien. Mademoiselle du Berry a une petite frayeur. » Il se tourna vers elle et ajouta : « J'espère que vous voudrez bien m'excuser.

-Ce n'est rien, vous ne pouviez pas savoir que j'avais peur des oiseaux. »

Rachel adressa un regard discret à Finn, les joues empourprées. Elle semblait flattée qu'il fût venu à son secours.

« Merci de vous être inquiétés pour nous. Vous pouvez retourner à vos occupations à présent », dit le capitaine aux deux matelots, qui se retirèrent, honteux.

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Peu après, Kurt, qui s'apprêtait à aller dormir, fut rejoint par Mercedes et Rachel. Le cambusier lui expliqua que le capitaine leur avait demandé de veiller sur Rachel durant la nuit. Une couche avait spécifiquement été préparée pour elle, entre les leurs. Épuisés par les événements de la journée, ils se couchèrent aussitôt.

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Le lendemain, Kurt passa la matinée à éviter soigneusement de croiser le capitaine. Après ce qui s'était passé la veille, il se sentait trop embarrassé pour lui faire face. Et il en voulait toujours un peu à Blaine d'avoir dîné avec Rachel. Lui qui croyait que cela serait facile, parce que d'habitude il ne le voyait pas tant que ça, il dût le fuir à de nombreuses reprises car le capitaine semblait à sa recherche. En début d'après-midi, il réalisa qu'il en faisait peut-être un peu trop. Si le capitaine le cherchait vraiment, c'est qu'il avait quelque chose à lui dire. Il était déplacé pour un mousse de refuser de voir son supérieur.

Peu après le déjeuner, il fit en sorte d'être en vue lorsque Blaine passa sur le pont. En le voyant, le capitaine l'accosta.

« Je te cherchais, Kurt. Viens dans ma cabine, veux-tu ? »

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Dès qu'ils entrèrent dans la cabine du capitaine, celui-ci déclara :

« J'ai eu du mal à te trouver... tu m'évitais ?

-P-pas du tout, bégaya Kurt, qui ne pensait pas être si facile à cerner.

-Bon. J'ai discuté avec la comtesse, nous nous sommes mis d'accord pour qu'elle nous accompagne jusqu'au prochain port. Une fois là-bas, nous la confierons aux autorités qui se chargeront de la ramener à sa famille. Ce sera ton travail de veiller sur elle, tant qu'elle sera à bord.

-Bien, mon Capitaine.

-J'aimerais aussi ton avis sur un document que j'ai récupéré à Carmel. »

Il sortit un parchemin qu'il déroula sur la table. Il s'agissait d'une carte qui comportait des inscriptions en langue étrangère. Kurt se pencha dessus.

« Tu connais cette langue ? demanda le capitaine.

-Oui, c'est du singazien. Cela donne des indications quant à l'emplacement des "Douze Coupes d'or". Voulez-vous que je vous fasse une traduction approximative ? Si vous voulez une transcription plus précise, il me faudra un peu plus de temps.

-Dis-moi ce que cela dit dans les grandes-lignes, et je te demanderai peut-être quelque chose de plus détaillé, plus tard.

-Les douze coupes se trouvent sur l'île de Notre-Dame du Perpétuel Chagrin. Pour les retrouver, il faut suivre des énigmes qui sont détaillées sur le parchemin. La légende qui entoure les coupes est également écrite au bas du document. Dans cet encadré, il y a une mise en garde sur le danger que représente cette quête, mais vous deviez vous en douter. »

Blaine rit.

« En effet, je ne m'attendais pas à une promenade de santé. Merci de ton aide, je te demanderai de plus amples détails en temps voulu.

-Très bien, mon Capitaine. »

Kurt vit là la fin de la conversion et commença à disposer, lorsque Blaine le retint.

« Je n'en ai pas fini avec toi, j'ai quelque chose à te donner. »

Curieux, Kurt attendit. Le capitaine lui tendit un paquet entouré d'une ficelle. Le mousse prit l'objet et l'observa quelques instants.

« Tu ne l'ouvres pas ? fit le capitaine.

-Euh... si, si. »

Kurt défit l'emballage et en sortit un carré de tissu à rayures grises et noires. L'étoffe était belle et douce.

« Tu peux le porter en foulard ou en bandana, précisa Blaine. Comme tu sembles faire attention à tes cheveux, j'ai pensé que tu aimerais bien quelque chose pour les protéger.

-Mer-merci, bafouilla Kurt, les joues en feu. Il est magnifique.

-Tu permets ? » demanda le capitaine en lui prenant le tissu des mains.

Kurt, fébrile, hocha la tête. Il se retourna et laissa Blaine lui nouer le foulard sur les cheveux. « Tourne-toi vers moi. »

Le capitaine lui remit une mèche de cheveux derrière l'oreille et sourit.

« Parfait. »

Kurt avait le cœur qui battait à tout rompre. Il se sentit presque soulagé lorsque Blaine l'autorisa à partir, il avait besoin de se calmer. Lui qui pouvait obtenir tout ce qu'il désirait lorsqu'il était encore à McKinley, il n'aurait jamais imaginé qu'un si simple cadeau puisse le mettre dans tous ses états. Il en avait même oublié la légère rancoeur qu'avait provoqué en lui le dîner de la veille.

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Peu après, il alla s'entraîner avec Finn. Ce jour-là, il était en forme, et Finn ne manqua pas de le lui faire remarquer. L'entraînement battait son train, lorsque soudain les attaques de Finn se firent plus violentes. Kurt, acculé, avait du mal à répondre aux coups de son mentor, et bientôt il se fit désarmer. Mais que lui arrivait-il ? Finn se montrait d'ordinaire pédagogue, et non pas si offensif. Le jeune noble allait protester quand il remarqua la présence de Rachel. Son amie, assise non loin, applaudissait avec engouement, les yeux rivés sur Finn, qui n'était pas peu fier. Kurt comprit et décida de laisser Finn briller.

A partir de là, Rachel ne manqua pas un seul de leurs entraînements. Elle semblait fascinée par Finn et Kurt ne voyait pas cela d'un très bon œil. Il essaya de prévenir la jeune fille qu'elle ferait mieux de ne pas trop s'attacher à lui. Finn était un pirate et elle, une jeune noble qui retournerait bientôt chez elle. Rien de bon ne pouvait naître d'une telle relation. Rachel lui dit qu'il n'avait pas à s'en faire, elle savait ce qu'elle faisait.

Le lendemain, il les trouva dans les bras l'un de l'autre, en train de s'embrasser passionnément.


A la base militaire de l'archipel de Dudley, il ne se passait jamais grand chose. Les journées du commandant Fabray se ressemblaient toutes. Elle se levait aux aurores, faisait sa toilette, nouait ses cheveux en catogan, revêtait son uniforme, puis elle buvait une tasse de lait cafeté, accompagnée d'une tranche de brioche, avant de se rendre à l'entraînement matinal. Elle prenait ensuite un déjeuner léger, soit seule, soit en compagnie de sa mère, puis elle s'installait à son bureau et passait le début de l'après-midi à s'occuper de documents administratifs et finissait sa journée par une patrouille dans la ville. C'était une région calme, aussi, il n'y avait guère d'agitation. Le soir, elle rentrait chez elle, dînait, écrivait dans son journal et priait au pied de son lit, avant d'aller se coucher. Le dimanche, elle s'autorisait un déjeuner copieux, allait à la messe et passait l'après-midi à lire et à jouer du piano.

Elle repensait parfois à son enfance à McKinley. Cela n'avait pas été une bonne période de sa vie. Son père, un pirate dénué de morale, avait séduit sa mère, une jeune noble, et l'avait abandonnée, alors qu'elle était enceinte de Quinn. Les parents de la jeune maman ne l'avaient chassée de chez eux mais ils lui faisaient bien comprendre qu'elle avait perdu toute leur estime. Ils avaient toujours regardé Quinn comme l'enfant du diable et ne lui manifestaient aucune affection.

Toute la ville était au courant et médisait à leur propos et Quinn grandit dans une atmosphère de rejet. Heureusement, elle avait réussi à se faire une amie, en la personne de Rachel du Berry. La petite comtesse avait son caractère mais c'était la seule à accepter Quinn pour ce qu'elle était. Lorsque Quinn fut adolescente, sa mère trouva à se marier avec le commodore Fabray. Il venait de la caserne de Dudley et c'est ainsi que Quinn et sa mère le suivirent là-bas. M. Fabray était un homme bon et généreux qui accepta Quinn comme sa vraie fille et la forma à devenir une militaire exemplaire. Elle n'aurait pas pu rêver mieux, elle qui détestait les pirates plus que tout, cela lui permettait de vouer sa vie à leur capture.

A présent, à vingt-quatre ans, elle avait la vie qu'elle souhaitait. Certes, elle n'avait pas beaucoup l'occasion d'aller en mer et les jours se suivaient et se ressemblaient, mais elle ne manquait de rien et appréciait son quotidien. Néanmoins, bien que McKinley ne lui manquât pas, elle songeait souvent à Rachel et se demandait ce qu'elle avait bien pu devenir. Elle gardait en elle l'infime espoir de recroiser un jour le chemin de la comtesse.

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Un jour, alors que Quinn classait des papiers, un de ses supérieurs vint la chercher pour une réunion urgente. Le capitaine St. James de la marine royale de McKinley s'était présenté à leur base pour leur demander leur aide. Il leur fit part des méfaits des équipages du capitaine Anderson et du capitaine Smythe, qui se trouvaient probablement encore dans les parages. Quand le capitaine St. James évoqua l'enlèvement de la comtesse du Berry, le sang de Quinn ne fit qu'un tour et elle se porta immédiatement volontaire pour participer à cette mission. Sa requête fut acceptée et elle partit en mer dès le lendemain, à bord du vaisseau du capitaine St. James.

Elle ne laisserait pas ces affreux pirates toucher à sa précieuse amie.