holà! Me revoilà avec ce chapitre quatre plus long que les précédent et qui, j'espère vous plaira. J'attends vos avis avec impatience, bien que ça n'ai pas l'air de se bagarrer à l'entrer du saloon comme dirait l'autre, mais tant pis!

Bonne lecture :D

CHAPITRE QUATRE :

Dix ans plus tard – PDV EXTERNE

Comme tous les matins, James c'était levé aux aurors pour se retrouver seul avec lui-même. Il adorait faire ça. Se réveiller à cinq heures du matin, venir s'asseoir dehors, sur les marches du chapiteau, et regarder le soleil se lever, juste sous ses yeux. Il avait besoin d'être seul, de temps en temps, même s'il n'était pas un grand solitaire. Il chérissait cet instant qui lui appartenait rien qu'à lui, avant de se lancer dans une journée de plus entièrement dévouée au cirque. Il était là, une légère brise laissant ses cheveux bruns s'ébouriffer, observant les alentours et profitant du calme absolu qui lui était offert, plongé dans ses pensées lorsqu'il débarqua en face de lui : Calvin Nott.

Il l'aurait reconnu entre mille, cette silhouette élancée d'acrobate, ses cheveux noirs bouclés qui retombaient sur ses yeux tout aussi noirs. Cet air nonchalant en permanence, il était bien là, debout juste devant lui, planté-là comme un monument… il s'imposait sans même avoir besoin de parler.

- Tiens… James.

James ravala alors sa salive, se sentant comme intimidé par le garçon, sans aucune raison apparente.

- Calvin. Déclara-t-il en tentant de ne pas perdre la face.

L'acrobate planta alors son regard sombre dans celui de James. Un frisson parcourut brutalement l'échine du brun qui ne savait pas s'il s'agissait de peur ou d'autre chose. Calvin prenait un malin plaisir à le terroriser, étant enfant, et depuis, il avait toujours gardé cet air méprisant et supérieur lorsqu'il s'adressait à James. Au début, James le vivait plutôt bien, sachant qu'il se foutait royalement de l'avis de Nott Junior, jusqu'à ce qu'une étrange sensation vienne s'emparer de lui, et puis tout avait dérapé. Il avait commencé à ne plus contrôler ses sens, puis il s'était mis à rêver de Calvin, et là, il avait compris. Il avait compris qu'il allait en chier pour s'accepter et pour garder le secret, mais il n'avait pas d'autre choix.

- Qu'est-ce que tu fous là, l'intello ?

- Arrêtes de m'appeler comme ça, on n'as plus huit ans, Nott.

- Ouh, c'est vrai que tu es devenu un vrai rebelle maintenant, Potter.

- T'es venu ici pour me prendre la tête ? demanda James dans un calme qui l'étonnait lui-même.

- Non, mais quand j'te croise, c'est plus fort que moi.

Jimmy leva les yeux au ciel et se leva pour rentrer, sa tranquillité perturbé par Calvin.

- Pas si rebelle que ça finalement, le dégonflé. Lança Nott.

James serra les poings et se tourna doucement pour lui faire face à nouveau. C'était comme si Calvin voulait le pousser à bout, comme si ce dernier voulait se repaître de la haine de James. Il ne voulait pas tomber dans le panneau, il ne voulait pas lui donner satisfaction. Pas encore.

- Faut croire que t'as raison, Nott.

- Quel calme ! Le zen incarné. Tu m'épate Jimmy, sincèrement ! ironisa Calvin Nott avec sarcasme

- Prends-en de la graine. Rétorqua James en le provoquant du regard.

Calvin n'avait pas su quoi répondre. Il n'arriverait pas à se résigner au fait qu'il n'arriverais pas à le mettre en colère tout de suite et ça le frustrait. En réalité, Calvin avait toujours été intrigué par le personnage de James Potter Junior. Il le trouvait d'un calme et d'une sérénité qui le mettait hors de lui. Calvin était un caractériel. Il avait les émotions décuplées et cela pouvait donner lieu à des altercations spectaculaires. Il ne faisait pas dans l'état d'âme, Calvin, non, sois il ne disait rien, sois il détruisait. Il ne pouvait pas contrôler toutes les émotions qui se mélangeaient dans son cerveau, et encore moins quand il s'agissait de Jimmy. Si bien qu'un jour, Calvin et James s'étaient battus. Pour être plus précis, Calvin avait mis une droite à James lors d'une altercation.

- Ça t'as pas suffis l'œil au bord noir de l'autre jour ? tenta Nott pour faire réagir le brun en face de lui.

Là s'en était trop, Jimmy se sentait humilié, une fois de plus, par le grand Calvin Nott, l'indestructible, le ténébreux… Il en avait marre.

- Vas t'faire foutre, Nott.

Calvin arbora un sourire sournois et sadiquement satisfait. Il s'approcha de Jimmy de quelques pas de manière à se retrouver à moins d'un mètre de son rival puis il déposa son pouce sur les dernières marques de l'œil tuméfié du jeune homme. Harry retint son souffle, incapable de bouger, il était comme figé sous les doigts de Nott.

- Ca cicatrise bien. Déclara Calvin.

- Pourquoi tu fais ça ? demanda James, pourquoi tu ME fais ça ? On est tellement nombreux dans ce cirque, alors pourquoi moi ?

Doucement, très lentement, sans retirer sa main du visage de Jimmy, Calvin s'était approché. Et là, dans le silence du crépuscule, à l'aube d'une nouvelle journée, au creux d'un recoin derrière le grand chapiteau, Calvin déposa furtivement ses lèvres sur celles de James. L'échange dura quelques courtes secondes mais il sembla à Jimmy tellement cours et tellement long à la fois. Il était choqué. Choqué de la réaction de son propre corps qui aurait voulu que cet échange dure bien plus longtemps, choqué que ce baiser furtif confirme son attirance pour les hommes, choqué de ne pas l'avoir repoussé, de ne pas l'avoir détesté pour l'avoir embrassé, choqué et angoissé. Angoissé à l'idée que Calvin continu de le tourmenter. Lorsqu'ils se séparèrent, un long regard riche en intensité s'ensuivit. Le regard noir de Calvin capturait totalement les iris noisette de James.

- Oublie ça, Potter. Déclara froidement l'acrobate avant de s'éclipser comme un voleur.

Jimmy, lui, resta un instant perturbé et perdu. Il n'arrivait pas à se souvenir s'il avait rêvé ce qui venait de se passer. Pourtant la sensation était bien trop réelle et encore présente, c'était vraiment arrivé, et il devrait faire avec. Maintenant que Calvin avait fait ça, il allait le tourmenter deux fois plus.

Lily venait de terminer son entrainement matinal et il était midi. L'heure de manger vous dites ? Non, raté. C'était l'heure de la grande réunion avec les artistes, les techniciens et le directeur du cirque pour l'annonce de la prochaine destination. En effet, les membres du cirque allaient savoir dans quelle pays allait se dérouler le prochain grand show. Il ne s'agissait pas d'une simple destination. Elle allait déterminer le theme et les décors du grand spectacle. Les artistes allaient devoir s'imprégner totalement de la culture du pays.

Tous étaient donc réunis sous le chapiteau dans les gradins pour cette annonce tant attendu. Lily, James et Rose s'étaient, comme toujours assis à côté. Les adultes étaient sur les rangs du fond en surélévation, en train de s'évertuer à attendre le silence des plus jeunes générations. Le calme fut immédiat lorsque le directeur arriva. Il se planta au centre du chapiteau comme pour annoncer quelque chose de très solennel, on aurait presque pu entendre une mouche voler.

- Bien, les amis, j'espère que les entrainements se passent bien, j'essaye de venir vous voir dès que j'ai du temps de libre, mais ce n'est pas évident de trouver un créneau. Enfin, merci à tous d'être venu, nous n'allons pas tourner autour du pot, passons à l'annonce de la prochaine destination. L'équipe responsable et moi-même avons longuement hésité entre plusieurs destinations très prisé par les cirques mais nous avons fini par convenir que le cirque se rendrait en Inde l'année prochaine. Pour des raisons purement stratégique, le Cirque ne s'installera pas à Bombay, comme il a pu le faire auparavant, mais à Calcutta.

La réunion dura une heure, qui parut en durer cinq aux jeunes artistes. Une fois la réunion terminée, les commentaires fusaient de toute part à propos de la prochaine destination.

- C'est trop bien ! s'exclama Lily, On va partir en Inde !

- C'est pas la destination que j'aurais choisi ! rétorqua James

- Ouais, mais t'es jamais content toi ! Déclara Rose

- C'est faux !

- Et t'aurais voulu aller où ? demanda Lily

- Je sais pas, je voyais plus un truc comme l'Amérique latine, tu vois, le brésil ou quelque chose comme ça !

- On l'a fait y a quatre ans le brésil ! dit Rose

- Oui mais j'avais quatorze ans, j'ai pas assez profité !

- Tu vois ! t'es jamais content !

James soupira en levant les yeux au ciel lorsqu'il croisa le regard ombragé de Calvin. Il détourna aussitôt le regard, les joues empourprées.

- Moi je suis contente parce qu'on va porter des costumes magnifiques !

- C'est vrai que c'est classe les saris ! répondit Rose à sa cousine

- Vous vous extasiez sur pas grand-chose… intervint Jimmy

- Oh ça va toi ! Déclara sa sœur. Bon sur ce j'y vais moi, j'ai à faire ! enchaina-t-elle en s'éclipsant sans laisser aux autres le temps de lui poser la moindre question

Elle contourna le chapiteau en s'assurant de ne pas avoir été suivit, puis elle alla toquer à la porte de la caravane de Scorpius. Il vint lui ouvrir, torse nu, en jogging, les cheveux en bataille, elle l'observa comme s'il était un oasis dans le désert.

- Arrêtes de mater, Potter. Déclara-t-il en souriant légèrement.

- Oh c'est bon ! tu veux déjà pas coucher avec moi, laisse-moi au moins le droit d'observer.

- Non c'est du voyeurisme, c'est puni par la loi ! déclara-t-il pour la taquiner.

- Ah ouais ? demanda-t-elle en haussant un sourcil, et toi t'en fais pas peut-être, du voyeurisme ?

Le blondinet pris une expression indignée.

- Moi ?! Jamais ! ça me blesse que tu penses ça de moi !

- N'en rajoute pas, Malefoy.

- Moi, je ne regarde que tes yeux, Lily ! déclara-t-il d'un ton charmeur.

- C'est ça ouais ! Bon tu me laisse entrer où tu m'laisse sur le palier ?

- Déjà, tu me réveille, là !

- Alors déjà j'te rappelle qu'on avait réunion avec le directeur ce matin, pour l'annonce de la destination !

- Ouais mais c'est bon, vu le nombre de gens qu'il y avait il aurait jamais pu remarquer mon absence !

- Je rêve… ce que tu ferais pas pour une grâce mat' !

- Oh, ça va ! depuis le temps que j'en avais pas fait ! Ca travaille la nuit un magicien ! Tu devrais le savoir !

- Oh, excuse-nous le grand Malefoy Junior !

- Bah c'est vrai ! C'est de la réflexion, de la mise en scène ! c'est pas des galipettes comme vous, là ! déclara-t-il en la provoquant.

Elle écarquilla les yeux en prenant un air outré.

- Non mais je rêve ! Des galipettes ?! j'te mets au défi de les faire, les galipettes en questions, comme tu dis !

- J'aime quand tu t'énerve Lily, t'es encore plus belle que d'habitude.

- Arrêtes de me flatter quand j't'engueule, Malefoy ! dit-elle en ne pouvant retenir un sourire.

Elle passa devant lui pour entrer dans la caravane et s'allonger sur son lit en jouant avec ses doigts.

- Sinon ça t'intéresse de connaitre la destination ? demanda-t-elle

- Non, mais vas-y dis-le moi !

- On part en Inde ! déclara Lily

- C'est vrai ?

- Bah bien sûre que c'est vrai !

- C'est trop bien ! Il fait chaud là-bas en plus !

- Oui, on part à Calcutta !

- On part quand ? demanda Malefoy fils

- J'en sais rien, je sais qu'on part dans deux mois mais je connais pas la date exact.

- On va aller se faire dorer le cul au soleil !

- On va rien se faire dorer du tout, ouais ! on va bosser comme des malades ! rétorqua Lily

- Ouais je sais, mais laisse-moi rêver !

Il se laissa tomber sur le lit à côté d'elle. Elle se tourna de son côté pour le regarder. Il observait le plafond avec un air naturellement innocent, les cheveux ébouriffés, les yeux brillant, elle le trouvait tout simplement beau. Elle laissa alors parler son instinct et vint caresser le torse nu de son amant. Elle sentit ses muscles se contracter sous ses doigts et il planta son regard dans celui de Lily.

- Lily…

- Tais-toi. Murmura-t-elle en descendant sa main vers le bas de son ventre.

Elle le sentit frissonner d'un seul coup.

- On en a déjà parlé…

- Je sais. Et je sais ce que je veux.

- Non.

- Si. Déclara-t-elle en roulant sur le côté pour se retrouver sur lui.

Ils échangèrent un long regard, chargé de sens et d'une intensité sans faille jusqu'à ce qu'elle vienne déposer ses lèvres sur celles du blond. Il n'hésita pas une seule seconde avant de répondre à son baiser avec ferveur. Il passa sa main dans le creux des reins de la jeune femme comme pour qu'elle ne lui échappe pas. Doucement, elle vint déposer ses mains sur le bas ventre du jeune homme, provoquant en lui des frissons aussi violent que des décharges électriques. Il ne voulait pas qu'elle se précipite pour le faire avec lui parce qu'elle était encore vierge, mais il était à fleur de peau quand elle le touchait, elle allait le rendre dingue et il savait qu'il finirait par craquer, parce qu'elle jouait de ça, elle le provoquait, elle le faisait languir pour qu'il craque, mais il ne devait pas. Il voulait tenir bon, il avait trop donné dans les coups d'un soir et il ne voulait pas qu'en le faisait avec elle, cette ancienne réputation se retourne contre lui.

Dès ses seize ans, il avait enchainé les coups d'un soir, les conquêtes sans nom, il s'était créé une réputation d'homme à femme, de séducteur. Elles lui tombaient dans les bras comme par enchantement et il n'avait jamais eu à se forcer pour ça, tout était simple, tout était trop beau… sauf avec Lily. Elle l'avait fait ramer pendant des mois jusqu'à ce qu'elle craque. En fait, il avait fini par arrêter totalement de jouer les don juan à côté, parce qu'il n'avait plus qu'une cible, un objectif, c'était Lily. Et le jour où elle l'avait embrassé pour la première fois, il avait compris que c'était bien plus qu'un jeu, que ça allait beaucoup plus loin que ça, il était en train de tomber amoureux d'elle. Il avait eu peur, sur le moment, parce qu'il s'était toujours protégé des sentiments, ce n'était pas quelque chose qui l'intéressait, il était solitaire et ne se voyait pas partager sa vie avec qui que ce soit, ni même ressentir une once de sentiment pour qui que ce soit. Il aimait trop sa liberté, il aimait le danger, le risque, le jeu, il vivait à deux cent pourcent et partait du principe qu'il n'y avait pas la place pour deux dans son train de vie effréné. Il ne se voyait pas non plus renoncer à sa liberté et à son indépendance sexuelle. Il aimait vagabonder quand cela lui chantait, mais en embrassant Lily, ce jour-là, il s'était pris une violente claque mentale. C'était comme si tous ses principes, toutes ses convictions, tous les remparts qu'il s'était construit venaient de s'effondrer. Il aurait pu renoncer à toutes les libertés du monde si elles impliquaient qu'il doive se séparer d'elle. Il avait eu peur, mais il ne s'était pas défilé. C'était la seule qui méritait qu'il renonce à son intégrité et à son indépendance.

Il fut sorti de ses pensée quand il réalisa ce qu'elle allait faire. Soudain il inversa les positions pour se retrouver sur elle, il saisit ses poignets, les plaqua au matelas de chaque côté de sa tête et la fixa, les yeux brillant de luxure.

- Non, ça ne sera pas aujourd'hui.

- Mais pourquoi ! C'est impossible que tu te sois abstenu depuis qu'on est ensemble, tu es forcément allé tirer ton coup à un moment avec un de tes nombreux plans cul d'avant, alors dis-moi pourquoi moi je devrais t'attendre !

- Putain mais Lily ! J'peux t'assurer que je m'abstiens depuis très exactement quatre mois et deux semaines, et crois-moi c'est difficile étant donné que tu es constamment en train de me déconcentrer dans mon abstinence et que si j'm'écoutais, crois moi j'te ferais des choses dont tu te rappellerais toute ta vie, MAIS, je ne veux pas que tu me prennes…

- Pour un coureur de jupons, je sais. Mais ce n'est pas le cas !

- La preuve que si ! Tu crois que je n'peux pas tenir quatre mois sans aller voir ailleurs !

- Mais c'est normal ! tu passais ta vie à t'envoyer en l'air avant moi, et depuis moi, plus rien !

- Parce que toi, tu es vierge et que je ne suis pas un enfoiré. Répondit Scorpius

- Mais je le sais, ça tu me l'as assez prouvé !

- Mais je vais continuer de te le prouver.

D'un léger coup de hanche, Lily qui était en dessous du jeune homme ondula contre l'entre-jambe de ce dernier, faisant monter d'un cran la température de son corps.

- Putain… soupira le jeune homme, sentant l'envie monter en lui brutalement, j't'en supplie Lily, arrêtes-ca.

- Bah pourquoi ? demanda-t-elle d'un air faussement innocent

- Ne joue pas les innocentes, Potter. Exigea-t-il à bout.

- Oh ça va ! Bon, t'façon c'est l'heure de l'entrainement, pour moi, t'as de la chance, j'pourrais pas continuer de te torturer.

- Amen ! lança-t-il.

Elle se releva et noua ses cheveux en une longue tresse. Elle l'embrassa une dernière fois avant de s'éclipser en direction du chapiteau. Malefoy, lui, avait besoin de rester seul un instant, le temps de faire redescendre la pression.

Ginny Weasley était parti préparer le voyage avec Harry, Hermione, Ron, Draco, Astoria, Théodore et Daphnée. Ils étaient assis autour d'une table, et l'heure était à la discussion, bien que le sujet principal (le voyage) ait rapidement dévié.

- Comment va ton dernier ? demanda Hermione à Ginny

- Albus ? Bah écoute, c'est un bosseur le petit. Il est un peu renfermé des fois… enfin il est même carrément renfermé, mais il est passionné… Pas comme son frère et sa sœur !

- Arrêtes avec ça, Gin' ! C'est l'âge qui fais ça j'te dis ! déclara Harry avant de se tourner vers Hermione, elle est persuadée qu'ils vont finir par quitter le cirque

- C'est impossible ! Lança alors Astoria, ils baignent dedans depuis la naissance, toute leur vie est ici.

- Justement peut-être qu'ils aimeraient en avoir une autre de vie, enfin une vie de jeune de leur âge, quoi. Rétorqua Ginny, l'air inquiet.

- Oh t'en fais pas pour eux va… déclara Draco

- Qu'est-ce que tu insinue, Malefoy ? demanda Ginny, curieuse

- Oh rien… je sais juste que ta fille et mon fils sont très proches, et qu'ils pensent être discret mais qu'ils oublient qu'on a eu leur âge !

- Scorpius et Lily ? tu crois ? demanda Harry

- J'en suis même sûre, j'les ai vus s'embrasser derrière le chapiteau l'autre jour. Répondit Malefoy

- C'est pas possible ! Non mais, vas falloir que je parle à ma fille ce soir ! se braqua Ginny

- Hey, calme Ginny, elle a le droit de vivre ! Tu veux que je te rappelle ce qu'on faisait nous, à leur âge ?

Ginny Rougit (parce que oui même après quinze ans de mariage, elle rougissait encore).

- Ah ça calme, hein ? lui lança Harry.

- Oh tais-toi un peu ! dit-elle en souriant avant de l'embrasser tendrement.

- Mais oui, on l'as tous fais à leur âge, c'est normal ! Renchérit Ron

- Bon… au moins vous, ils ont une vie, moi je commence à m'inquiéter pour Rose ! déballa Hermione

- Pour Rose ? Mais elle est très indépendante ta fille ! Elle quittera jamais le cirque va, t'inquiète pas pour ça ! répondit Théodore

- Ouais, mais elle m'en fait voir de toutes les couleurs, entre les sortit nocturnes, les joints, les relations avec des garçons, et pas toujours les plus fréquentables…

- C'est Rose, quoi ! Ca a toujours été un électron libre ! lui dit Astoria

- Oui, moi j'pense qu'elle a quand même la tête sur les épaules et qu'elle sait ce qu'elle fait.

- C'est claire… dit Ron, bon on se la finit cette réunion voyage ? demanda-t-il

Et ils remirent au cœur de la conversation le sujet du voyage.

L'annonce de la destination avait émoustillé tout le monde, et l'euphorie générale commençait à se faire sentir, surtout chez la nouvelle génération. Ils rêvaient éveillés du jour où ils mettraient les pieds sur le sol indien. Ce soir-là, se déroulait le banquet d'annonce au cirque. Le banquet d'annonce était une grande fête organisé par les anciens qui avait lieu après chaque réunion d'annonce de destination. Chacun se mettait sur son trente et un, la musique et la boisson coulaient à flot et le repas était magistral. Autrefois, le repas était préparé par Molly, mais depuis sa mort, c'étaient ses enfants qui avaient repris le flambeau. Le soir approchait et l'entrainement venait de se terminer pour tout le monde. Dans la caravane de Lily et Rose, l'heure était aux confidences.

- Dis-moi, toi, ça se passe bien avec Malefoy junior ? demanda Rose sans ménager sa cousine.

Cette dernière faillit s'étouffer en entendant la question de Rose.

- Co…comment tu le sais ? répondit alors Lily

- J'ai mes sources, je me suis entretenu avec Scorpius et il ne m'a pas fallu longtemps pour deviner qu'il se passait quelque chose. Alors ? ça se passe bien ?

Lily se mit à rougir mais elle connaissait sa cousine, elle savait qu'elle serait capable de tenir sa langue, alors elle se détendit un peu et décida de parler. De toute façon, elle ne comptais pas garder ça secret jusqu'à la fin de ses jours.

- Ouais. Enfin j'veux dire, on est très proches…

- Mais ? demanda Rose

- Mais il veut pas qu'on… enfin tu vois.

- Lui ? Scorpius Malefoy, ne veux pas coucher avec toi ? C'est une blague ?

- Chutttt parles moins fort !

- Excuses moi mais ton annonce me choque ! même moi, j'ai couché avec lui !

Cette phrase n'aurait pas dû affecter autant Lily, elle savait qu'avant elle, Scorpius s'était tapé presque la moitié du cirque, mais elle eue mal. Très mal, le genre de mal qui se transforme en colère. Elle n'en montra rien à sa cousine, mais elle allait faire passer un sale quart d'heure à Malefoy.

- Pourquoi il veut pas ? demanda alors Rose en sentant que sa cousine était un brin perturbée.

- Il dit qu'il a changé, qu'il m'aime trop pour le faire aussi rapidement avec moi. Il dit que je suis encore vierge et que je dois attendre d'être sûre de ce que je veux.

- Il a pas tort ! J'peux comprendre son angoisse. Il a sauté tout ce qui bouge pendant toute sa jeunesse, alors je pense qu'il ne veut pas que tu le vois comme un…

- Coureur, je sais. Mais moi je sais ce que je veux. Je lui ai déjà dit, mais il ne me croit pas encore assez prête.

- Peut-être que c'est lui qui n'est pas prêt, finalement. Déclara Rose

- Ouais, enfin quand c'était pour s'envoyer en l'air avec toi, là il était prêt sans hésitation.

Sa phrase avait retentit comme un cri dans les montagnes. Elle avait laissé un léger blanc derrière elle. Lily s'en voulait d'avoir dit ça, elle ne voulait pas faire porter le chapeau à sa cousine… Mais c'était trop tard.

- J'suis désolé… déclara Lily en baissant les yeux.

- Hey, c'est bon, c'est rien. Mais laisse-moi t'expliquer quelque chose. Toi et moi ça n'as rien à voir. Quand moi je l'ai fait avec lui c'était un accord entre nous, juste pour prendre du bon temps, on a tous les deux le même âge et on n'était pas ensemble, je rajouterais à ça que je n'étais pas vierge. Voilà pourquoi il n'a pas hésité avec moi. Toi c'est différent. J'l'ai jamais vu comme ça, Lily. Pour aucun de ses coups d'un soir. Tu ne t'en rends pas compte parce que t'es bornée, mais je peux t'assurer qu'il a changé. Je peux même t'assurer que c'est toi qui l'as fait changer. Il t'aime, Lily, et j'te dis pas qu'il t'aime comme dans les romans à l'eau de rose, où pour te faire plaisir, il t'aime comme un trésor, il a peur.

- Peur de quoi ?

- Peur que tu lui échappe, que tu en trouve un autre qui te rende plus heureuse et que tu le laisse tomber. Il a peur qu'un mec te regarde comme lui il te regarde.

- C'est pas prêt d'arriver…

- Si Lily, c'est déjà arrivé, mais ta personnalité fait que tu ne le remarque pas, parce que tu es droite et entière et que tu as choisi Scorpius et que dans ta tête les choses sont claires, c'est lui ou rien, mais lui il n'en sait rien.

Lily baissa les yeux… Elle ne pensait pas que ça cousine était aussi perspicace et qu'elle pouvait lui parler de manière aussi profonde. Cette discussion lui faisait du bien, mais en même temps, elle n'oubliait pas qu'il avait couché avec sa cousine sans jamais le lui dire. Même si c'était il y a longtemps, même s'ils n'étaient pas ensembles à ce moment-là, elle aurait voulu l'apprendre par lui, et non par Rose.

- Peut-être…. Lâcha Ginny

- C'est même sûre, alors maintenant arrête de te tracasser et met cette robe ! déclara Rose en lui tendant une sublime robe rouge.

Elle l'enfila sans répondre, avec des escarpins tout aussi rouges que la robe. Marcher avec des talons hauts, même à seize ans, n'était pas un problème pour la jeune acrobate.

De son côté, James se préparait seul. Il avait besoin de réfléchir. Il enfilait son costume sans trop faire attention à ce qu'il faisait. Il avait déjà fait ça des centaines de fois pour les spectacles alors c'était devenu un réflexe. Il était perdu dans ses pensées et n'arrivait plus à aligner trois mots sans se confondre en bafouillage. Il trainait des pieds pour aller à cette fête. Il ne voulait pas croiser du monde, il ne voulait pas qu'on lui dise qu'il avait l'air perturbé ces derniers temps, lui, celui qui amusait la galerie, celui qui était toujours de bonne humeur. Mais il le fit quand même. Il ne se serait jamais permis de rater un banquet d'annonce, par respect pour sa grand-mère. Alors il finit de se préparer et sortit de sa caravane pour se rendre au banquet.

La fête battait son plein. Et il n'eut aucun mal à trouver Hugo, son cousin, avec qui il s'entendait vraiment bien. Il savait qu'Hugo ne lui poserait pas de questions, qu'il feindrait l'ignorance même s'il voyait que quelque chose n'allait pas. Les deux garçons s'étaient vite rendu au buffet et s'enquillaient à présent leur deuxième verre d'alcool. Jimmy semblait se détendre, voir oublier ses tourments jusqu'à ce qu'il le voit au loin. Il était là, les cheveux en bataille, comme toujours, une chemise noire recouvrant son torse ferme d'acrobate, et un pantalon noir dans la poche duquel il avait glissé sa main. Il avait l'air décontracté, bien plus que Jimmy. Leur regards s'étaient croisé, et dans celui de Calvin, James pouvait lire un air sournois, sadique, mais quelque peu réconforté. C'est ça, il était soulagé de voir le jeune homme, mais Jimmy ne comprenait pas pourquoi. Calvin se baladait au bras d'un belle acrobate blonde qui se lovait à chaque fois qu'il la regardait. Il cachait bien son jeu, se dit James.

Alors pour faire taire les sensations qui naissaient en lui depuis qu'il l'avait vu, Jimmy bu son troisième verre, cul sec, et décida d'aller danser. L'alcool montait vite chez lui, et il ne voulait plus faire attention à ses moindres faits et geste.

Il dansait à en perdre haleine, il dansait pour oublier, pour lâcher prise, pour se laisser aller à rêver de quitter cet endroit, pour ne pas tout envoyer chier, parce qu'il aurait aimé le faire. Il aurait aimé leur dire qu'il les emmerdait, eux et leur putain de spectacle, eux et leur putain de voyage, lui et son putain de sourire. Mais il ne pouvait pas, il n'avait jamais le droit de lâcher prise ici, il n'avait jamais le droit de se laisser aller, sauf à cet instant. Alors il ferma les yeux et continua de danser, de laisser son corps prendre le dessus sur son cerveau embué d'alcool, il se sentait seul au monde, mais il ne voyait pas le regard brûlant de Calvin sur lui. Il ne le voyait pas l'observer comme on observe un objet de tentation, il ne le voyait pas tout court, et ça, Calvin ne le supportait pas. Alors lorsqu'il vit James quitter le chapiteau pour s'éclipser un instant fumer une cigarette, il prétexta une envie soudaine de fumer – alors qu'il était non-fumeur, précisons-le – pour le suivre.

Et il le fit. Il suivit James jusque sur les marches derrière le chapiteau et il le trouva là, assis sur les marches, une cigarette à la main, une bouteille de whiskey dans l'autre, et il observait les étoiles qui faisaient briller ses yeux verts.

- On en a marre de la fête, Potter ? intervint-il en sortant le jeune magicien de ses pensées

- Décidément tu peux pas te passer de moi. Répondit James, ce qui sembla perturber Calvin

- Ça doit être ça, oui.

Potter planta son regard dans celui de Calvin, et ne le détourna pas.

- Et toi ? La blonde que tu avais au bras t'a laissé sortir ?

Nott poussa un léger rire.

- J'ai pas besoin de l'accord de qui que ce soit pour faire ce que je veux.

- Ouh, quel rebelle. Se moqua James en riant avant de boire une gorgée de whiskey.

Nott s'assit à côté de lui et saisi la bouteille pour en boire une gorgé également.

- Vas-y te gènes pas. Déclara Potter.

- C'est ce que je fais.

- Pourquoi t'as décidé de me faire chier comme ça ? demanda James.

- J'aime bien.

- Tu m'aimes bien ? demanda James.

Il avait demandé ça avec un air enfantin qui semblait attendrir Calvin.

- Non, Potter, je ne t'aime pas. Je viens juste profiter de ta charité pour taper dans ton whiskey.

- Qu'est-ce que t'aimes pas chez moi ? C'est vrai quoi, en général tout le monde m'aime, je suis drôle, toujours de bonne humeur et faut avouer que j'suis plutôt mignon. Répondit James saisissant la bouteille des mains de Calvin Nott.

- C'est précisément pour ça que je ne t'aime pas.

- Ah donc tu nies pas le fait que j'suis beau gosse.

- Quoi ?! Non ! J'ai jamais dis ça ! J'le pense certainement pas en plus ! menti Calvin.

- M'ouais, tu parles… de toute façon ton avis m'importe peu.

- C'est faux. Mon avis t'importe beaucoup. Depuis toujours tu cherches mon approbation, même quand on était gosses, tu pouvais pas t'empêcher de t'assurer que je valide tes choix. Donc ne mens pas.

Jimmy se mit à rougir violement, ce qui n'échappa pas au regard de Calvin.

- Regardes-toi, t'es une vrai midinette devant moi.

- Ca, ça m'étonnerait, Nott.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que je ne suis pas gay, c'est aussi simple que ça.

- Ah ouais ? demanda Calvin avant de fixer Jimmy dans les yeux

Jimmy avait compris ce qui allait se passer et il n'eut pas le temps de l'arrêter.

- Non, fait pas ça….

Mais le fils Nott n'en avait strictement rien à faire que Potter approuve ou non ce qu'il faisait. Il était un électron libre et il faisait ce qu'il voulait quand il voulait, alors d'un coup, sans ménagement, il s'empara des lèvres de Jimmy.

Ce n'était pas un baiser chaste comme celui de la dernière fois, pas un baiser volé, non, c'était quelque chose de purement bestial et fiévreux, comme une urgence, un besoin, parce que Calvin en avait réellement besoin. Il se contenait beaucoup trop et il ne supportait plus de se contenir pour faire bonne figure. Même si aux yeux des autres, Jimmy devait rester son rival, son souffre-douleur, celui qui sera toujours soumis à lui, dans l'ombre, protégé par la nuit, il voulait céder à ses envies qu'il renfermait à longueur de temps. Alors lorsqu'il constata que Jimmy lui rendait son baiser, l'approfondissant d'avantage, il agrippa la nuque de ce dernier comme s'il était sa bouée de sauvetage, comme s'il devait se raccrocher à lui, comme s'il était son exutoire. Jimmy était Jimmy, il était nonchalant, et donnait l'air d'être détaché de tout, il était presque innocent. Jimmy avait beau être l'inverse de Calvin, il avait beau être naïf, enfantin, avec ses cheveux brun bouclés et ses yeux verts émeraude, il avait beau être dans son monde et mal assuré parfois, putain Calvin ne pouvait pas s'empêcher de le regarder comme une véritable proie. Parce qu'il ne se rendait pas compte de l'effet qu'il lui faisait, parce que son indifférence tuait Calvin, alors il le persécutait, encore et encore, mais là, à cet instant, Jimmy ignorait que Calvin aurait pu être sa merci s'il le voulait.

Et comme si ça avait été la chose la plus naturelle du monde, Jimmy glissa sa main sous la chemise de l'acrobate. Ce dernier sentit les muscles de son ventre se contracter à ce contact et d'un coup, Calvin le fit basculer sur le dos pour se retrouver sur lui. Il mit fin à leur baiser, à bout de souffle, le fixa dans les yeux.

- Ose me dire que tu n'es pas homo après ça, Potter.

Jimmy haletait, les cheveux en batailles, ses yeux verts brillant et reflétant l'éclat de la lune, Calvin s'imprégnait du spectacle. Il se délectait, de l'embarras flagrant du jeune homme. Jimmy, lui, était perturbé au plus haut point.

- Non, je ne suis pas homo ! C'est… c'est de ta faute ! s'exclama Potter

- Qu'est-ce qui est de ma faute ? Que tu aies envie de te taper des mecs ?

- J'ai pas envie de me taper des mecs !

- Hm… c'est pas ce que ton corps dit. Continua Calvin qui aimait voir le brun tiraillé intérieurement.

- Pourquoi tu fais ça ? Ça t'as pas suffis de me pourrir la vie pendant des années quand on était gosses ? faut encore que tu continues ?!

- Oui.

- T'es un putain de psychopathe ! rétorqua James

- Appelle ça comme tu veux Potter. Répondit Nott en se rasseyant pour saisir à nouveau la bouteille.

Il but une gorgée puis se leva pour retourner à l'intérieur, nonchalamment, comme si rien ne venait de se passer. Jimmy, lui, resta un instant à essayer de s'ôter du crâne la sensation qu'il avait ressenti quand Calvin l'avait embrassé, mais impossible. Il en avait eu des copine, des conquêtes et tout ce que vous voudrez, mais jamais de sa vie il n'avait ressenti ça. Tous ses sens s'étaient activés d'un coup, c'était comme si Calvin s'imprégnait en lui, il s'imprimait sur sa peau, dans sa tête, dans le flot du sang qui coule dans ses veines.

Il le savait, il le sentait, ce n'était que le début du long calvaire que Nott comptait lui faire vivre. Mais ça, c'était sans savoir, une fois de plus, l'emprise qu'il pouvait avoir sur son rival.

Voilà voilàààààà.

Des bisous!

Dolo

xxx