Voici un nouvel OS ! Je tenais à préciser que je l'ai écrit suite à une idée que m'a proposée Alycia Panther en review.
Bonne lecture ! :)
Mode d'emploi
Tony roulait à deux-cent-trente kilomètres à l'heure sur l'autoroute lorsque son téléphone portable se mit à sonner.
- Jarvis, passe en haut-parleur.
Un bip retentit et la voix de Steve résonna dans l'intérieur luxueux de la Jaguar.
- Allô ? Tony, tu m'entends ?
- Oui, je t'entends, Steve. Dis-moi, comment tu as fait pour allumer le téléphone, composer mon numéro et m'appeler sans faire une seule erreur ?
- J'ai eu un bon prof. Ecoute, j'ai un tout petit problème et j'aurais besoin de toi.
- C'est grave ? demanda l'ingénieur. Il faut que je vienne ?
- Non, non, le rassura son ami. Ne t'inquiète pas, c'est rien. C'est juste que...
- Allez, Steve, crache le morceau, tu me fous la trouille là.
- C'est juste que je suis tout seul à la laverie et que... que je ne sais pas comment faire pour laver mes vêtements, voilà.
Il y eut un blanc de trois secondes avant que Tony n'éclate de rire à un point tel qu'il crut pendant une seconde qu'il allait perdre le contrôle du véhicule.
- Tony, c'est pas drôle..., râla Steve à l'autre bout du fil.
Mais le brun était bien incapable de se calmer. Steve perdu dans une laverie. Voilà un spectacle qu'il aurait bien aimé contempler de ses propres yeux.
Un second bip résonna, signalant que le blond avait raccroché. Tony leva les yeux au ciel puis prit le temps de se calmer avant d'ordonner à Jarvis de le rappeler.
- Vexé, Monsieur je ne sais pas comment laver mon linge ? se moqua gentiment le brun lorsque Steve décrocha.
- Tu rirais moins si je t'envoyais vivre dans les années trente sans toute ta technologie, répliqua le soldat.
- Quel cauchemar, ne me parle pas de ça. Bon. Je vais t'aider, mets ton portable en haut-parleur.
- Euh...
- Regarde l'écran, il doit y avoir une touche HP. Clique dessus.
Il y eut cinq secondes de silence, signifiant que Steve cherchait la touche.
- C'est bon, dit-il.
- Parfait, dit Tony. Tu m'entends plus fort ?
- Oui.
- Très bien. Dépose le téléphone à côté de toi.
- Et maintenant ?
- Sur la machine, cherche le bouton open pour ouvrir la porte.
- Tony, je sais faire ça.
- Wouaw. Tu es un génie, ironisa l'ingénieur. Tu as déjà mis tes vêtements dedans ?
- Oui.
- Bien. Ferme la porte, puis cherche l'option Coton et appuie dessus.
- Coton ? demanda Steve. Pourquoi coton ?
- Parce que tous les vêtements d'aujourd'hui sont fabriqués au moins en partie avec du coton. A moins que tu ne portes des petites culottes en dentelle ?
- Non, bien sûr que non ! Je...
Tony put sentir Steve rougir à l'autre bout du fil tellement c'était évident. Il adorait jouer à ça avec lui.
- Très bien, le coupa-t-il, je m'en doutais. Donc, coton. Puis, ouvre le tiroir. En haut, soit à droite, soit à gauche.
- Coton..., répéta Steve. Tiroir en haut à droite...
- Tu me suis toujours ?
- Oui, oui.
- Normalement, il y a trois couloirs. Au milieu, verse le savon à lessiver. A gauche, l'assouplissant.
- La soupe quoi ? s'exclama Steve.
- Euh, ok, fit Tony, non, oublie, on va juste mettre le savon pour cette fois.
- Je le trouve où le savon ? demanda Steve.
- Et bien..., tu aurais du l'apporter avec toi, normalement.
Il y eut un silence gêné avant que Tony reprenne :
- Ecoute, t'as qu'à demander à quelqu'un. Dis-lui que tu es un handicapé du vingt-et-unième siècle et que tu n'as connu que les années quarante. Il aura pitié et il te filera de la lessive.
- Merci pour ton aide précieuse et tes encouragements bienveillants..., ironisa à son tour le soldat.
- Hé, tu voulais de l'aide, je te file mes conseils. Pas ma faute si t'as pas la bosse des machines à laver.
- La quoi ?
- Laisse tomber, renonça Tony. Vas-y, va demander.
Il y eut un silence, puis une conversation en arrière-plan entre Steve et ce qui semblait être une vieille dame. Le brun entendit une vague de politesses et ne put s'empêcher de se dire que Rogers était bien trop gentil pour vivre dans les années deux-mille.
- Ok, reprit le soldat. C'est bon pour le savon.
- Referme le tiroir et lance la machine.
- Comment je lance ? Mmmh, start, c'est ça ?
- Ouaip, confirma l'ingénieur.
- Ça a l'air de fonctionner... Merci Tony !
- Pas de quoi, mon vieux.
Puis Steve raccrocha. Et le milliardaire se permit de rire à nouveau.
Une heure plus tard, alors qu'il était cette fois rentré à la Tour, la sonnerie du portable de Tony s'enclencha une nouvelle fois.
- Steve ? dit-il lorsqu'il décrocha. C'est pour le sèche-linge, cette fois ?
- Tony, c'est horrible ! s'écria le soldat à l'autre bout du fil.
Le brun s'alarma immédiatement.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Steve, est-ce que tout va bien ?
- Non ! s'exclama-t-il. Tous mes vêtements sont devenus roses, je ne sais pas quoi faire !
Cette fois, pas une seule seconde ne passa avant que Tony ne parte dans un fou-rire interminable. S'il pensait avoir bien rigolé tantôt, ce n'était rien comparé à maintenant. Et, bien qu'il ne l'aurait pas juré, il crut même entendre rire Jarvis.
- Tony !
Exaspéré, Steve raccrocha une nouvelle fois.
Tony, des larmes aux yeux tellement il riait, parvint tout juste à articuler :
- Jarvis, locali-hise Rogers.
- Laverie automatique au croissement de la dix-huitième et Park Avenue.
- Je prendrai un taxi-hi.
Quand Tony arriva sur place, quelques minutes à peine plus tard, Steve emportait tout son linge désormais rose pâle dans un panier.
- Je suis désolé d'avoir à t'annoncer ça, lui dit le brun en s'approchant, mais il n'y a plus rien à faire.
- Tony ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je doutais que tu décroches à nouveau ton téléphone.
- Tu ne l'aurais pas mérité.
- C'est pour ça que je suis venu. Et ça a son charme, une chemise rose, tu sais, dit-il en pointant son doigt sur ses vêtements.
Au regard que le soldat lui lança, Tony préféra se retenir de rire une nouvelle fois.
- Comment c'est possible ? s'interrogea le blond. J'ai mis trop de savon ?
- Non, lui répondit son ami. Mais pour laver du linge, il faut séparer les couleurs. Sinon le rouge dégorge.
- Ah...
Tony remarqua l'air triste et dépassé de Steve et il eut de la peine pour son ami. Le blond avait raison, s'imaginer lui projeté d'un coup dans les années trente sans technologie, sans Jarvis, sans robot, sans internet, sans caméras, et, pire que tout, sans ses armures, il en devenait presque malade. Se réveiller chaque jour dans ce nouveau monde devait être difficile pour le blond. Probablement plus qu'il ne le laissait transparaître. L'ingénieur décida de lui rendre le sourire.
- Bon, du coup, il va te falloir d'autres vêtements, s'exclama-t-il. Taxi !
Une voiture jaune s'arrêta à leur hauteur et le chauffeur baissa la vitre.
- Bonjour, la cinquième avenue, s'il-vous-plaît, indiqua l'ingénieur à la femme au volant.
Puis il ouvrit la portière et s'engouffra dans la voiture.
- Ben quoi, tu viens ? s'écria Tony à Steve qui était toujours planté sur le trottoir. Je t'emmène faire du shopping.
- Et ça ? demanda le blond en désignant le panier de vêtements qu'il tenait toujours dans ses bras.
Tony se pencha en avant et demanda à la taxiwoman :
- Ça vous dit, des vêtements roses ?
- Ils sont propres ?
L'ingénieur tourna la tête vers Steve et laissa échapper un petit rire.
- Oh oui, plus que propres.
- Alors, je prends, répondit la dame. Je les découperai pour en faire des rideaux.
Quoique trouvant l'idée étrange, Steve ne protesta pas et plaça le panier dans le coffre, puis il vint s'asseoir sur la banquette arrière à côté de Tony.
- Tu es complètement malade, dit-il en riant de la situation.
Tony lui rendit un sourire flamboyant.
- Et toi, tu es nul en lavage.
Le soldat ne se vexa même pas, et l'ingénieur nota ce progrès flagrant.
- La prochaine fois, dit-il, je viendrai avec toi.
- Merci, Tony.
- Pas de quoi, vieillard.
