Bonjour (ou plutôt bonsoir (ami du soir, espoir( c'est le soir, je suis bizarre, c'est normal (ça en fait des parenthèses, non?(5 pour être exacte))))) ,
Alors je vais commencer par remercier les lecteurs (surtout ceux qui laissent des reviews^^) Et par m'excuser de ne pas avoir posté tous les jours. Vous remarquerez tout de même que ce chapitre est plus long que les autres.
Petites précisions: Je suis fan de Semily, malgré la grande rareté de ce couple. C'est pour cela qu'il y en ici. Et je ne suis pas fière du passage Emily/Sam/Derek.
Enfin, bonne lecture!
Dès leur première rencontre, Derek s'était rendu compte de trois choses d'une importance capitale dans sa relation avec sa toute nouvelle demi-sœur. D'abord, que Casey s'énervait très facilement. Ensuite, qu'il était limite jouissif de l'énerver. Et qu'enfin, qu'il ne pourrait jamais s'empêcher de le faire chaque jour. Ce matin-là ne faisait bien sûr pas exception. Et il était plutôt fier de son idée.
-Derek ! Donne moi la clef de mon placard. Tout de suite !
-Bonjour Case. Bien dormi ? Jolie chemise de nuit.
-La Clef Tout De Suite ! Grogna-t-elle.
-La clef ? Bien sûr, il suffisait de demander. Tiens, la voila. Et, ajouta-t-il alors qu'elle sortait de sa chambre, Casey, ta mère ne t'as jamais appris à dire « s'il te plait » et « merci » ? Grave lacune dans ton éducation.
-Tu as de la chance, le menaça-t-elle, j'ai autre chose à faire. Sinon j'aurais été m'habiller et ça aurait été ta fête.
-Cool… Mais t'es pas obligée d'aller t'habiller.
-Abruti, dit-elle en fermant la porte. Mais Derek eu le temps d'apercevoir un léger sourire sur ses lèvres.
Sourire qui, il le savait bien, allait s'effacer dans quelques secondes pour laisser la place à une expression pleine de colère, qui rendait, à ses yeux, Casey encore plus belle.
-Derek !
Qu'est-ce qu'il disait !
-Un problème ? Tu n'étais pas censée aller te changer ?
-Oui il y a un problème. Toi ! Où sont mes vêtements ?
-Alors ça, comment veux-tu que je le sache ? C'est toi qui t'en occupe, n'est-ce pas ? En tout cas, ce n'est pas moi.
-Mon œil, oui ! Si tu n'y as pas touché, explique-moi pourquoi il n'y a plus que mes sous-vêtements dans mon armoire ? Alors rends les moi !
-Pas envie.
-Tu es un beau salaud, quand tu veux. Donne moi de quoi m'habiller. Maintenant !
-D'accord.
Il se leva, ouvrit un de ses tiroirs et prit dedans un T-shirt et un pantalon. Puis il s'approcha de Casey, au point d'être un peu trop près au goût de la jeune fille, qui, comme un réflexe, leva le visage. Il lui tendit les vêtements, et elle ne pût s'empêcher de se sentir déçue, elle qui s'attendait à un peu plus. Pour cacher son trouble, elle regarda les habits qu'il lui avait donnés.
-Eh ! Ils sont à toi !
-Oui. Et je ne te rendrait pas les tiens tout de suite. Tu peux tous essayer, tu ne les auras pas aujourd'hui.
Elle partit en bougonnant, mais quand ils croisèrent dans la cuisine, elle portait les fringues qu'il lui avait passé. Il ne pût s'empêcher de la trouver mignonne, vêtue ainsi. Quelqu'un sonna à la porte et Casey courût ouvrir. Derek, de la cuisine, l'entendit saluer l'arrivant.
-Truman !
Il soupira. Une des seules personnes capables de gâcher sa joie venait d'envahir sa maison, son espace vital. D'ici à ce qu'il vienne lui dire bonjour en plus… Il décida de prendre le taureau par les cornes, saisit sa veste, et annonça à la cantonade qu'il allait chez Emily. Il ne vit malheureusement pas Casey pâlir, comme il ne la vit pas se ruer sur le téléphone dès que la porte se referma sur lui. Malheureusement. Cela lui aurait peut-être permis de se préparer à ce qu'il allait voir. Mais il ne vit rien de tout cela, et alla innocemment rendre visite à sa voisine. Un garçon peu bien aller voir sa copine, n'est-ce pas ? Et normalement, il ne la trouve pas dans l'entrée, en train d'embrasser un autre garçon. Son (maintenant ancien) meilleur ami. Normalement.
-Derek, s'écria Emily en se décrochant (c'est le seul mot qui venait à l'esprit de Derek pour décrire son geste) de Sam. Tu… tu es déjà là ?
-Comment ça, « déjà » ? Et depuis quand ça dure, votre petit manège ?
-Derek, dit Sam, avec un calme artificiel. On va tout expliquer.
-Toi, je ne veux plus que tu m'adresse la parole. Mon meilleur ami… Et bah c'est beau, l'amitié ! Alors, depuis combien de temps ? Une semaine, deux ? Et comment vous saviez que j'arrivais ? Casey… C'est Casey qui vous a prévenus, pas vrai ?
-Trois jours. Et maintenant tu vas t'arrêter. Tu sais très bien que tu ne m'as jamais aimée comme j'aurais voulu à un moment. Tu voulais juste oublier cette fille. Tu le sais, Sam le sais et je le sais. J'aime ton meilleur ami, il m'aime aussi, tu devrais être heureux pour nous.
-Je devrais.
Il le fait beau, et le soleil, de là-haut, semble se foutre de sa gueule. Il préférerait qu'il pleuve à verse, tiens, pour qu'il hurler, pleurer sa rage tranquille. Traîtres. Tous des traîtres. Ca fait mal, de se dire que les gens sur lesquels vous comptez, même sans en avoir tout à fait conscience, peuvent vous tromper, vivre leur vie en se décrochant de la votre. Ca fait mal. Très mal. Beaucoup trop.
Alors quand il rentre enfin chez lui, il est dans une colère bien plus noire que la nuit. Parce qu'aucune étoile ne brille, que la lune est couchée dans sa nuit à lui. Sa rage est telle qu'il en oublie toutes ses résolutions, qu'il fait ce qu'il s'était promis de ne jamais faire. Casey est assise sur le canapé, seule. Truman a disparu, et en fait, il s'en fout totalement. Elle leva les yeux, le regarda en face. Elle savait qu'il savait et il le savait. Elle comprit ce qu'il allait faire et n'esquissa même pas un mouvement pour l'en empêcher. Au contraire, elle sembla se rapprocher de lui, comme pour hâter le moment. Son visage semblait dire : « plus vite on commence plus vite on finit ».
Alors il empoigna sa tête, ses mains serrées sur ses joues, la força à se lever, et elle suivit le mouvement qu'il lui imposait, comme hypnotisée. A moins que ce soit lui qui l'était. Peu lui importait. Il écrasa sa bouche contre la sienne, força avec sa langue le barrage de ses lèvres dans un baiser rempli de sa fureur, de toute la frustration qu'il avait engrangée en en trois longues années.
-Casey ?
Elle le repoussa enfin, ce qu'il attendait depuis le début, quand il s'était rendu compte de la grosse erreur qu'il venait de faire. Elle se tourna vers Truman, totalement tétanisé. Il n'attendit pas ses explications, et partit, presque en courant. Elle se tourna vers lui, qui souriait comme un dément. Alors qu'il s'attendait à ce qu'elle se mette en colère, elle lui dit juste :
-Si tu voulait te venger, le meilleur moyen n'était pas de briser mon couple.
Et puis elle partit, n'entendant pas la réponse murmurée par Derek.
-Je sais.
Il soupira, et puis il se décida à appeler la seule personne qui pouvait l'aider à se comprendre.
-Allo, Marti ?
