Titre de la fiction : Crois-moi.

Titre du chapitre : Nouvelle confrontation

Auteur : Dealo

Disclaimer : Akihito et Asami appartiennent à Yamane Ayano.

Genre : Romance/Drama/Policier

Couple : AsamiXAkihito

Commentaires : Merci pour vos reviews O_o, ça fait vraiment plaisir ! Et donc voici la suite… Quoi déjà ? Ben oui je vous entends penser. Eh oui... Déjà :p Remerciez Alena, elle me harcèle pour la suite dès qu'elle me voit…

Nouvelle confrontation

Asami se trouvait devant l'hôpital, une cigarette à la main. Il était appuyé contre un arbre et fixait le ciel gris. Il expira doucement la fumée de ses poumons et fronça les sourcils. Il ne comprenait pas la réaction du photographe. Pourquoi ne lui avait-il pas parlé de sa maladie ? Jetant sa cigarette au sol, il se dirigea vers l'hôpital. Le médecin lui avait indiqué qu'Akihito s'était retrouvé aux urgences Jeudi… Soit le soir où il était sensé l'avoir trahi.

Pénétrant dans l'établissement, Asami se dirigea directement vers l'accueil. Une jeune femme se trouvait derrière le bureau. Elle avait des cheveux châtains clairs et était de petite taille. La jaugeant d'un rapide regard, Asami s'approcha d'elle. La jeune femme était concentrée sur son ordinateur, ses doigts frappant rapidement le clavier. Le yakuza se positionna juste devant le bureau afin qu'elle le remarque. Elle redressa finalement ses deux perles marron, et questionna :

- Oui monsieur ?

- Un jeune homme du nom de Takaba Akihito a-t-il été admis jeudi dernier dans le service des urgences ?

Le jeune femme fronça les sourcils et demanda :

- Vous êtes de sa famille ?

Asami soupira et s'accouda à l'accueil. Malgré elle, la jeune femme recula légèrement. Il était… imposant et dégageait une aura dangereuse. Elle déglutit et attendit la réponse.

Asami observa un moment sa vis-à-vis et eut un petit sourire en regardant son nom :

- Alena… Je suis son amant, donc je peux me considérer comme étant de sa famille… ?

La jeune femme rougit avant de murmurer :

- Eh bien… Oui je pense… Attendez, je vais vous dire cela.

Elle se leva et s'approcha d'une collègue. Elles discutèrent un instant et finalement Alena se dirigea vers une étagère. Elle saisit un carton et en sortit un dossier. Elle le feuilleta un instant avant de revenir vers Asami et de lui dire :

- Takaba Akihito. Il a été admis aux urgences Jeudi dernier pour troubles cardiaques. Il est ressortit le lendemain matin et est suivit par le docteur Kunishisa pour une valve défaillante.

Elle releva les yeux de sa lecture et fixa un instant le yakuza en demandant :

- Voulez-vous d'autres renseignements ?

Asami sentait une migraine pointer. Il remercia la jeune femme et s'éloigna lentement. Dans sa tête, une seule phrase tournait en boucle. Pourquoi ne rien m'avoir dit?

Il se dirigeait vers la chambre d'Akihito lorsqu'il vit le docteur Kunishisa lui faire signe de le suivre. Soupirant, Asami s'approcha de l'homme et le suivit jusqu'à son bureau. Il s'installa face au docteur et écouta attentivement ce que celui-ci lui expliqua. Peu à peu, Asami retrouva le sourire. Ainsi Akihito serait obligé de rester avec lui pendant un mois. Il pourrait donc tirer au clair toute cette histoire. Remerciant le docteur, il sortit du bureau et hésita un instant à aller voir Akihito. Non, mieux valait laisser passer une journée et puis il devait régler quelques détails pour le mois à venir. Il quitta l'hôpital rapidement et pénétra dans sa voiture. Alors que celle-ci démarrait, il jeta un dernier coup d'œil à l'établissement. Il mettrait toute cette histoire au clair le plus rapidement possible.

OOOoooOOO

Resté seul dans sa chambre, Akihito réfléchissait à vive allure. Il ne pouvait pas rester ici : Asami viendrait le chercher dans une semaine et l'emmènerait chez lui. Et une fois là-bas, Akihito serait à sa merci. Plutôt crever.

Sentant son cœur battre la chamade, Akihito décida de se calmer. D'une main tremblante, il déposa sa main sur son torse. Il avait toute la poitrine bandée et ça le grattait. Enfonçant sa tête dans l'oreiller blanc, il soupira. Dans son état il ne pouvait décidément pas fuir maintenant. Il savait qu'en bougeant trop vite, trop violement, il risquait de défaire la prothèse et avoir des complications. Déjà il avait eu de la chance d'avoir pu être opéré si rapidement.

Râlant mentalement, Akihito s'endormit finalement. Il réfléchirait à tout cela plus tard.

La journée suivante se passa relativement bien. Akihito ne reçut aucune visite mais subit en revanche de nombreux tests. De jolies infirmières venaient lui changer sa perfusion, son bandage… En revanche il n'aimait pas qu'on lui change la poche à laquelle était reliée sa sonde. Savoir qu'il urinait dans un tube n'était pas… agréable. Et le pire c'était pour... la grosse commission. Souhaitant ne jamais se rappeler cette horrible étape, Akihito se mordit la lèvre. A part cela tout allait bien. Il semblait bien se remettre de l'opération malgré des difficultés à respirer à certains moments. Toutefois d'après le médecin, c'était normal. Après tout son cœur avait été arrêté durant l'opération donc il pouvait y avoir des effets secondaires pour certains organes, dont les poumons.

Le second jour de son hospitalisation, Akihito reçut une visite. Une visite à laquelle il s'attendait sans le vouloir vraiment. Il rêvassait tranquillement en regardant par la fenêtre, observant les nuages défiler lentement quand la porte s'ouvrit dans un chuintement. Inspirant profondément, Akihito tourna son regard vers l'entrée. Il croisa aussitôt deux yeux ambre qui le fixaient avec détermination.

Asami s'approcha du lit et du haut de son mètre quatre-vingt cinq observa le jeune homme alité. Le jeune photographe lui lança un regard haineux avant de tourner la tête vers la fenêtre. Apparemment son comportement ne plut pas au yakuza qui lui attrapa violement le menton et se pencha vers lui en murmurant :

- Ne t'avise pas de m'ignorer.

Le fixant avec colère, Akihito tenta de dégager son menton, sans succès. Voyant Asami se baisser pour déposer ses lèvres sur les siennes, le photographe cracha :

- Tu es venu m'achever ?

Le yakuza se figea avant de serrer un peu plus fort sa poigne. Il embrassa violement le jeune homme, sans aucune tendresse. Après un instant, il relâcha les lèvres malmenées et murmura :

- Si tu ne me mentais pas, ça ne serais pas arrivé.

Akihito manqua s'étouffer sous la colère. Lui mentir ? Et la torture alors ? C'était autorisé ? Sentant la rage gonfler de plus en plus en lui, il cria :

- Je te hais. Va-t-en. Je ne veux plus jamais te voir.

Asami se redressa, lâchant le menton malmené. Il eut un petit sourire ironique et expliqua :

- N'oublis pas à qui tu appartiens. Ne crois pas que je te laisserais partir si facilement. Et puis, même si tu ne veux pas m'expliquer tes motivations, nous aurons un long mois pour en discuter…

Sur ces mots, il s'éloigna et Akihito resta seul et tremblant de colère. Une fois la porte fermée, le jeune homme poussa un juron. Bordel ! Il ne tiendrait pas un mois avec Asami… Il se ferait soit tuer, soit violer. Et puis… Au fond de lui, il sentait qu'Asami avait raison. Ah mais seulement en partie hein, il ne lui pardonnerait pas de l'avoir torturé ainsi mais… Tout avait commencé à partir de son mensonge à lui. Tout ça car il ne voulait plus voir de la pitié dans ses yeux ambres. Et… et… Maintenant ils ne se supportaient plus.

Akihito sentait que maintenant, il ne verrait plus le yakuza de la même manière. Avant, jamais Asami n'aurait employé de telles tortures sur lui, jamais il ne l'aurait mené aux portes de la mort… du moins pas consciemment. Alors pourquoi… ? Pourquoi il lui avait fait cela ? Il devait bien y avoir une raison mais celle-ci lui échappait encore. Il lui semblait que la solution n'était pas loin mais… Ah il l'avait sur le bout de la langue. Peut-être de la… jalousie ?

Les yeux fixés sur le plafond, Akihito soupira. Il était bête, Débile, Imbécile ET pas fini. Comme si Asami pouvait être jaloux. Car être jaloux impliquait avoir des sentiments amoureux. Ce qui n'était pas le cas du Yakuza.

Se frappant mentalement pour avoir eu ce genre de pensée, Akihito eut un petit rire. C'était peut-être à cause de sa confrontation avec Asami mais il était à bout de nerf. Son petit rire se transforma en crise de fou rire puis en pleurs. Seul, dans sa chambre, il pleurait doucement, riant de temps à autres. Quiconque aurait pénétré dans la chambre à ce moment là l'aurait pris pour un fou.

Le reste de la semaine se passa sans aucun problème, le yakuza ne lui rendant plus visite. D'ailleurs Akihito espérait qu'Asami l'avait oublié. Ainsi il n'irait pas chez le Yakuza et tout irait pour le mieux. Malheureusement le dernier jour, alors qu'Akihito s'habillait lentement et tranquillement, la porte s'ouvrit, dévoilant l'homme en costume noir. L'ignorant royalement, Akihito finit rapidement d'enfiler sa veste. Enfin il dégagea ses jambes de sous la couette et s'assit sur le rebord du lit. Depuis le début de son hospitalisation, il n'avait pas pu se balader une seule fois et rien qu'à la pensée de mettre son nez dehors, Akihito frémissait de joie.

Il déposa ses pieds à terre et se mit debout. Il tint trois secondes avant de s'écrouler en avant. Alors qu'il tombait en avant, les yeux écarquillés, un corps chaud le maintint debout. Le Yakuza l'avait rattrapé au dernier moment, le serrant contre lui. Le nez dans la chemise du yakuza, Akihito se sentit aussitôt transporté dans le passé, lorsqu'Asami l'avait pressé contre lui après l'avoir libéré… (1)

Akihito tenta de se dégager maladroitement de l'étreinte en marmonnant un « merci » mais Asami soupira et rapidement, le prit dans ses bras, façon princesse. Akihito écarquilla les yeux et tenta vainement de se soustraire à la prise du Yakuza.

- Bordel Asami lâche moi, je peux marcher…

- Non. Tu vas gentiment te laisser conduire dans une chaise roulante.

Fronçant les sourcils, Akihito hurla :

-Une… Chaise roulante ? Lâche-moi ! Je peux marcher ! Je VEUX marcher !

Asami eut un petit rire et sortit de la chambre, son précieux fardeau dans les bras. Rouge de honte, Akihito se débattit au maximum avant de se rendre compte qu'il attirait encore plus l'attention. Horrifié, il cacha son visage dans l'épaule d'Asami, marmonnant dans sa barbe.

« Le tuer… l'étriper… le déteste… »

Finalement Asami trouva une chaise roulante et y déposa le photographe qui lui lança un regard haineux. Cet enfoiré… il ne perdait rien pour attendre, pensait Akihito, ayant totalement oublié sa rancœur envers le yakuza. Ce ne fut qu'une fois dans le silence de la voiture d'Asami qu'il se souvint qu'il devait l'ignorer et, entre autre, le détester.

Un Grand merci à vous tous qui me suivez !