Alors que tous les dragonniers étaient dans leurs cellules, Viggo et son grand frère Ryker s'occupaient de leur nouveau plan : capturé tous les dragons de Beurk. Ils réfléchissaient dans la tente du chef avec sur une table, une énorme carte de Beurk. Ses navires sont disposés dans la façon où ils attaqueront. Les chasseurs n'allaient pas commencer leur raid par l'arrière de l'île, là où il y a le plus de dragons sauvage, qu'ils pourraient capturer, cette fois-ci l'attaque se fera de face. Détruire le village est d'abord la première mission.

-Mais, Viggo ! C'est insensé d'attaquer le village en premier, si on rate l'attaque, on repartira avec rien.

-Mon frère, sache que cela sera d'autant plus facile, sans les dragonniers qui protègent l'île. Les habitants ne sauront pas se défendre face à nous.

Ryker, pas convaincu de son plan, quitta la pièce en rechignant. Il se doutait que cela allât fonctionner. Mais comme ils détiennent les meilleurs chevaucheurs, peut-être qu'il y a un petit espoir.

Quant à Harold, il ne se doute en aucun cas du plan de destruction que prépare Viggo. C'est pour cela qu'il faut vite sortir de cette prison. Astrid, au petit soin de son ami, s'inquiétait de sa santé. Il était plein d'égratignures rempli de sang.

-Harold, laisse-moi te soigner.

-C'est bon, Astrid, je t'assure que je vais bien.

-Non pas du tout, t'as vu ton état, il faut que tu te laisses faire cette fois. Tu ne pourras pas vaincre Viggo dans cet état.

-Astrid...

La jeune fille se leva pour aller aux barreaux de sa cellule et appeler des gardes. Il y en avait juste un seul poster à l'entrée de la grotte qui les surveillait.

-Eh ! Garde ! On a besoin d'aide ! criait Astrid afin d'aider son meilleur ami.

Il se rapprocha pour savoir de quoi avait-elle demain.

-On pourrait avoir un bol d'eau et un chiffon ? Il a besoin d'aide. Que dirait votre chef si il voit son prisonnier mort ? Il vous tuera sûrement vous aussi.

Le chasseur leva les yeux au ciel, il sait que sa prisonnière avait raison. Il partit donc chercher tout ce dont elle avait besoin. Astrid regarda Harold d'un air satisfait. Quelque minute plus tard, le garde revenu avec tout ce qu'il lui fallait pour soigner son ami. Elle prit les objets et se rapprocha d'Harold. Lorsqu'elle posa le torchon humide sur les plaies, Harold grimaça. Ces blessures étaient plus importantes que ce qu'il croyait. La jeune femme retira de suite le torchon de sa peau en voyant que cela lui faisait mal.

-Désolée...

Elle passa à soigner son visage. Il était tout aussi égratigner que ses bras et ça lui faisait encore plus mal. Harold attrapa le poignet de sa soigneuse pour l'arrêter.

-C'est bon, Astrid, c'est pas grave pour le reste.

-T'en ai sûr ? Ce n'est pas de simple plaie. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait pour que tu sois comme ça ?

-Ils m'ont juste traîné par terre. Merci Astrid, je te dois beaucoup pour tout ce que tu fais pour moi.

-De rien, c'est normal Harold.

Elle prononça son nom comme si c'était la première fois qu'il se rencontrait. Les yeux du jeune homme grand ouvert, pétillaient à l'intention de la jeune femme. Ces yeux émeraude la faisait craquer. Un sourire s'esquissa d'elle-même, il lui répondit par le même sourire de remerciement. Quand tout à coup, un toussotement les fit reprendre la réalité. Ils se retournèrent en même temps et virent l'autre jeune dragonnier. Ils l'avaient carrément oublié, la préoccupation l'un pour l'autre était plus importante.

-Qui est-ce ? questionna Harold.

-Il nous a aidé à te retrouver, c'est aussi un dragonnier.

-Et vous êtes-vous rencontré où ?

-Il était sur Beurk, avant il faisait partie des chasseurs.

Astrid savait que s'il faisait partie des chasseurs, Harold n'allait pas lui faire confiance. Mais, pour le moment, ils ne se connaissaient pas, peut-être avec le temps, il l'acceptera dans le groupe.

-Quoi ?! Des chasseurs ? T'es sérieuse Astrid là ?

-Oui, très sérieuse. En le connaissant mieux, je sais que tu pourras l'accepter même si il a fait partie des chasseurs.

-Mais, ce n'est pas pour maintenant.

L'ancien chasseur finit par se lever et tendit une main de salutation à Harold, qu'il refusa sachant pas à qui il a affaire.

-Je m'appelle Alrik et c'est effectivement grâce à moi qu'on t'a retrouvé.

-Et effectivement, tu es un chasseur. poursuivit Harold

-Mais plus maintenant, s'énerva Alrik. Bon, je n'aime pas dévoiler ma vie aux personnes que je ne connais pas, mais, il faut que tu saches que j'ai été obligé.

-Comment ça ? Questionna Harold d'un air intrigué.

-J'étais en mission pour libérer des dragons de leurs sales mains, mais ils avaient réussi à capturer mon dragon grâce à une de leur maudite flèche. Je voulais le libérer, mais ils m'ont attrapé et m'ont battu et pour qu'ils arrêtent, j'ai dû devenir un des leurs.

-Il s'appelle comment ton dragon ?

Astrid émit un toussotement comme pour dire que c'était une question à ne pas poser. Harold ne savait pas, mais ne s'excusa pas pour autant.

-Il s'appelait Castou, je ne sais pas si il a survécu ou si ils l'ont tuer.

-Désoler pour toi.

Le ton qu'il prononça cette phrase paraissait tellement faux. Bien sur, il n'aimait pas que les dragons soit tuer, même si son dresseur est méchant. Mais c'est de Alrik qui s'en foutait.

-Harold pourquoi tu fais ça ? demanda Astrid qui commençait à s'énerver.

-Je fais quoi ? Continua sur un ton très calme

-D'habitude, tu accueilles bien les personnes qui ont besoin d'aide, mais là, tu fais tout pour l'exclure.

-Il a aidé les chasseurs Astrid ! Il les a aidé à capturer des dragons qui n'ont rien demandé. Il peut à tous moment retourner sa veste pour continuer avec ces chasseurs.

-Ce n'était pas sa faute, il était obligé de le faire. T'es toujours aussi têtu, Harold.

Sur ces mots, la jeune fille alla rejoindre son ami qu'Harold a détesté dès le premier regard. Faut dire qu'il a de quoi ne pas l'aimer, il était tout aussi beau que lui du point de vue d'Astrid. La dragonnière prit Alrik et s'installa dans le fond de leur cellule, loin d'Harold, tout en lui faisant un regard noir. Le concerner le plus blessé, fit un soupir de tristesse. C'est quand ils se retrouvent qu'il se dispute. Tous ça à cause d'une personne qui n'a rien à faire ici.

Au moins, pour l'autre groupe, l'ambiance était moins tendue. Ils avaient plutôt peur, Varek qui se cachait des chasseurs, Rustik qui s'en mordait les doigts à l'idée d'être sur l'île du plus dangereux des chasseurs de dragon et enfin les jumeaux qui trouvaient un moyen tout aussi loufoque de trouver un plan de sortie.

-Comment on va faire ? Il faut qu'on retrouve nos dragons. fit Varek toujours aussi stresser aux trois autres.

-Je ne sais pas, mais tout ce que je sais, c'est que des gros dragons sont passés par là. raconta Kranedur en montrant de gros trous dans les murs de sa cellule.

-Ça me rappelle quelque chose ces grottes. continua le meilleur connaisseur des dragons avec Harold bien sûr.

-Mais oui, ce sont des murmures mortels qui ont fait ça, crétin de Varek. Et si on passait par ici pour sortir ? questionna Rustik en se rapprochant des énormes trous.

-Euh, vous êtes sûr les gars ? Ils sont quand même profonde ces grottes. dit Kognedur qui a peur de s'aventurer dans cet endroit sombre.

Les trois garçons s'aventurèrent dans la grotte de la prison laissant la pauvre jeune fille derrière eux. Mais malgré tout, elle avança avec eux.

-Eh ! Attendez-moi ! cria la pauvre Kognedur.

Après des heures à rien faire et sans s'être parlé, mise à part Astrid et Alrik, un garde apporta de la nourriture à leurs prisonniers. Astrid s'approcha de ce qui avait été poser au sol et vit Harold allongé, essayant de s'endormir, il lui faisait pitié. Elle hésita à lui donner un peu de nourriture ou la garder pour le punir de sa réaction. Mais elle n'est pas un monstre, elle posa un morceau dans sa main libre qui était justement à sa disposition. Il le sentit et se releva afin de le manger.

-Astrid attend !

Elle se retourna et vit Harold essayant de se tenir debout, ça fait tellement longtemps qu'il n'a pas mangé. Déjà qu'il était bien maigrichon, alors s'il ne mange pas, c'est pire que de la torture. Il tomba sur le coup de l'épuisement.

-Harold !

Elle accourra vers lui pour voir si il était blessé.

-Harold ! Est-ce que ça va ? Tu n'as pas mangé depuis combien de temps ?

-Quelques jours, je ne sais plus.

-Tien mange ça.

-C'est bon Astrid, je vais bien.

-Ne me fais pas croire ça, je vois bien le contraire. Manges un peu, fait le pour Krokmou. Que deviendrait-il s'il n'a plus de dresseur.

-Merci Astrid. Et toi, tu deviendrais quoi si je n'étais plus là, si tu n'avais plus d'amis à qui te confier ?

-Je m'en sortirais mieux que Krokmou. Dit-elle avec amusement.

-Ah ouais t'en sûr ? Dans ce cas, je compte sur toi pour t'occuper de la bande et en même temps t'amuser avec Rustik si tu vois ce que je veux dire. Harold riait à sa propre blague qu'au contraire Astrid ne trouvait, en aucun cas, drôle.

-Non, je ne vois pas du tout de quoi tu parles, mais en fin de compte, tu serais utile si tu restes avec nous.

-Et je ne serais pas qu'utile à la bande.

Astrid ne voulait pas s'aventurer dans ça maintenant, alors elle quitta le jeune homme avec un petit sourire qui disait « oui, j'ai énormément besoin de toi » et retournas s'asseoir auprès d'Alrick.

-J'espère que les autres s'amusent autant. souffla Alrick sarcastiquement en espérant que personne est entendu.

Quelque heures plus tard, alors qu'Astrid se trouvait toujours à côté d'Alrick, s'endormit sur son l'épaule et Harold, lui n'arrivait pas à dormir. Il se retourna et vit la scène qu'il avait devant ses yeux. Il le voyait bien que la jeune femme se rapprochait petit à petit de son nouvel ennemi. Il se leva et profita qu'elle soit endormie pour « discuter » avec le jeune garçon.

-Comment tu la trouves ?

-De qui tu parles ?

-D'Astrid.

Le ton qu'il prenait était tout aussi froid que les grottes dans lesquelles ils se trouvaient.

-Elle est sympa et je l'aime bien.

-Tu n'as pas intérêt à la toucher, sinon tu peux dire adieu à ta petite vie ridicule.

-Maintenant, elle me fait confiance et j'en ferais ce que je veux. Dit-il en lui caressant les cheveux, ce qui énerva encore plus Harold.

-Éloigne-toi d'elle.

-Tu voudrais vraiment la réveiller alors qu'elle n'a pas dormi depuis longtemps.

-Pour son bien oui, je le ferais.

Comme il ne s'éloigna toujours pas d'elle, Harold poussa le jeune homme loin d'Astrid et la porta dans ces bras sans la brusquer. Mais celle-ci se réveilla tout de même. Dans ses bras, elle sentait l'odeur d'Harold, alors qu'elle n'était pas au courant qu'il l'avait pris. Lorsqu'elle ouvrit ses yeux, elle le vit à quelque centimètre d'elle, l'un contre l'autre.

-Harold ? Qu'est-ce que je fais là ? Lâche-moi !

-Je te protège des personnes qui te veulent du mal.

-Qui me veut du mal ?

Dans son regard, il désigna Alrik qui avait le regard le plus sadique qu'il n'avait eu auparavant. Harold éloigna Astrid le plus possible de lui et la reposa au sol.

-S'il te plaît, fait-moi confiance Astrid.

-Sur ce coup-là, je ne sais pas. Comment tu sais qu'il me veut du mal ?

-Il me l'a dit alors que tu dormais. Tu m'as toujours cru, tu étais toujours de mon côté, alors pourquoi là, tu ne l'ai plus.

-Tu n'as pas de preuve de ce que tu dis, alors comment voudrais-tu que je te croie.

Harold ne voulait pas la forcer à le croire, alors il laissa vite tomber. Il s'assit à côté d'elle, sans la regarder. Mais, lui, il savait qu'elle le regardait. Astrid dévisagea l'autre garçon qui était à l'autre bout de la pièce, pour essayer de voir si ce que disait Harold était vrai. Au fond, elle voulait le croire, mais en aucun cas, elle ne voulait être trahie par Alrik.

-Écoute Astrid, commença Harold à la limite de la larme à l'œil, je sais qu'il veut te faire du mal, je l'ai entendu, il me l'as dit. Il faut que tu me croies, s'il te plaît.

Astrid se retourna pour apercevoir Alrik qui semblait stresser. Elle ne savait pas qui croire. Elle devait faire un choix, mais c'était trop dur pour Astrid. Alors elle se détacha de Harold et marcha jusqu'aux grilles de la cellule, regardant à l'horizon et ne disait aucun mot. La jeune femme devait réfléchir.

Chez le deuxième groupe...

-Rustik, ça fait au moins trois fois qu'on passe part là. Ça ne sert à rien de continuer. fit Varek qui devait se trimballer les jumeaux parce qu'ils en avaient marre de marcher.

-Je sais que c'est le bon chemin, j'en suis sûr. Stupide tunnel. marmonna Rustik.

Varek qui avait entendu, malgré la voix basse de son ami, leva les yeux au ciel.

Depuis plus d'une demi-heures, ils tournaient en rond, tentant de trouver la sortie. En même temps, si le groupe est dirigé par Rustik, ce n'est pas étonnant qu'ils se perdent. Varek reprit alors la main et donna les jumeaux qui dormaient, à Rustik. Mais seulement quelques minutes plus tard, ils trouvèrent enfin la sortie. Ça a été beaucoup plus vite, que si Rustik aurait continuer de faire son chef. Ils se dirigèrent tous vers le puits de lumière, pour apercevoir la mer. Ils se trouvaient juste devant les falaises, les jumeaux s'étant réveillé, ne manquaient pas de tomber en s'approchant. Au moins, ils avaient trouvé une sortie.

-Maintenant, il faut qu'on retrouve nos dragons. dit Varek plus que déterminer.