Titre : Shiroihime

Pairing : Grimmjow / Ulquiorra

Rating : M

Note : Attention, présence de pédophilie et de viol au cours de l'histoire, cette fic sera loin d'être joyeuse du début à la fin !

Précision : Les passages en italique sont les souvenirs d'Ulquiorra.

Disclaimer : J'ai encore essayé de les récupérer, mais ils sont toujours à Tite Kubo (damned !)

Warning : Passage légèrement pédophile, mais un LEMON pour compenser ! :D

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Chapitre 3

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Ulquiorra avait déjà pris une douche plus tôt dans la matinée, avant de suivre Grimmjow dans cette maison, mais à cet instant précis, il ne voyait pas d'autre excuse possible pour pouvoir se retrouver seul. Il savait que le bleuté ne l'aurait pas lâché d'une semelle. Et il ne savait toujours pas comment réagir face à lui.

Depuis ses douze ans, il n'avait jamais été en réel contact avec qui que ce soit. Les seules personnes qu'il était amené à voir étaient l'homme et ses prétendus amis. Que des hommes, bien sûr. Et que des hommes qui voulaient profiter de son corps.

Alors oui, il était on ne peut plus perdu. Devait-il voir le jeune homme comme un ami ? Et d'abord comment se comporte-t-on avec un ami ? Bien sûr, il avait eu des petits camarades de jeu lorsqu'il était en Norvège. Mais un ami quand on a douze ans, ce n'est pas la même chose que quand on en a vingt-trois. De quoi parleraient-ils ? Et que feraient-ils ?

Il fallait qu'il apprenne une nouvelle vie. Une vie sans avoir à se plier aux quatre volontés d'un homme abject, sans avoir peur à chaque bruit, sans avoir faim, sans avoir mal physiquement et émotionnellement. Et bien qu'il aurait dû être ravi de ce retournement de situation, il ne pouvait s'empêcher d'angoisser.

Il ôta le magnifique kimono vert que Grimmjow lui avait prêté pour se glisser dans le bain qu'il venait de se faire couler. Ca aussi, c'était quelque chose qu'il n'avait plus fait depuis son arrivée dans ce pays. Il se souvenait qu'il adorait aller à la piscine, qu'il aimait nager, d'ailleurs il était très bon nageur. Mais est-ce qu'il pourrait jamais connaître cette sensation à nouveau ? Jaggerjack lui avait interdit de sortir de cette maison. Et un caprice pour pouvoir faire un plongeon dans le grand bassin ne ferait certainement pas exception à la règle.

L'ébène savait qu'il devait désormais se laisser vivre comme tout être normal. Mais il n'était pas un être normal, jusqu'à présent il s'était contenté de survivre. Est-ce qu'un jour il pourrait seulement redevenir un homme comme les autres ? Ses souvenirs le rattraperaient toujours où qu'il vive et quoi qu'il fasse.

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« Et alors ? Depuis quand tu viens seul ici sans nous prévenir de la fiesta ? Tu oublies tes potes ?

- Renji… Ca ne te vient pas à l'esprit que parfois j'ai envie de rester seul ? »

Le bleuté n'avait qu'une seule envie, se débarrasser de son ami le plus vite possible. Malheureusement pour lui, son mensonge ne tint pas la route bien longtemps, Ulquiorra avait ouvert le robinet pour remplir la baignoire et le bruit de l'eau qui coule s'entendait à travers les parois des murs.

« Tiens, tiens… Pas tout à fait seul, apparemment. »

Puis avec un sourire long de sous-entendus, le rouge continua.

« J'espère au moins qu'il en vaut le coup !

- Arrête. C'est pas du tout ce que tu crois. »

Evidemment, maintenant ce serait encore plus compliqué de pouvoir faire sortir son ami de cette maison. D'autant que Grimmjow était persuadé qu'Abarai n'avalerait pas une seconde le fait qu'il soit accompagné sans qu'il ne se passe quoi que ce soit avec le jeune homme enfermé dans la salle de bains.

Et pourtant. Pour une fois que c'était vrai. L'idée de profiter de ce corps pâle et ô combien attirant ne lui avait pas effleuré l'esprit ne serait-ce qu'une seconde.

« Mais bien sûr ! s'exclama-t-il avec un clin d'œil. Et pourquoi tu veux le cacher ? Tu pourrais me présenter.

- Hors de question !

- Oh ? Tu deviens possessif ? Dans le passé tu n'hésitais pas à partager tes jouets.

- Renji !

- Allez mec, à trois ça peut être très amusant, tu le sais très bien.

- Bon tu veux pas changer de sujet ? »

Il aurait du le parier. Il savait pertinemment que son ami ne lâcherait pas le morceau aussi facilement. Rien d'anormal, connaissant leur passé, et il était de notoriété publique dans leur petit groupe qu'on ne crachait pas sur un peu de bon temps.

Mais voyant qu'il n'obtiendrait rien de son ami, Renji obtempéra et changea l'orientation de leur conversation, histoire de détendre un peu le bleuté qui avait l'air à cran. Peut-être, qu'il pourrait remettre le sujet sur le tapis un peu plus tard.

« T'es au courant que Nnoitra s'est fait buté ? »

Grimmjow ouvrit de grands yeux.

« Nnoitra… Nnoitra Jiruga ?

- Yep. Cette nuit. C'est la princesse blanche qui l'a achevé. Un vrai carnage à ce qu'il paraît. »

Jaggerjack devint livide sur le coup. Alors c'était comme ça qu'il avait réussi à s'enfuir. Il avait assassiné l'un des hommes de main de celui qui se proclamait son propriétaire. Pour sûr, le chef de clan yakuza devait être doublement furax. Sous le choc, il essaya de continuer avec un ton aussi neutre que possible.

« Comment ça s'est passé ?

- Ca j'en sais trop rien. A tous les coups, Nnoitra voulait baiser et l'autre s'est rebellé. En tout cas, ce qui est sûr c'est que ******** va remuer ciel et terre pour retrouver sa princesse. Si ce type n'est pas déjà mort, ce n'est plus qu'une question de temps.

- Merde.

- Dommage, c'était une perle rare, fit le rouge, pensif.

- Attends. Ne me dis pas que tu l'as baisé !

- Grimm', qui n'est pas déjà passé sur la princesse blanche ?

- Moi, pour commencer.

- Oh… T'as jamais profité de son beau ptit cul ?

- Je te rappelle que je suis le fils adoptif d'Aizen, je me ferais descendre ne serait-ce qu'en posant un orteil dans les quartiers de ********.

- Ah ouais. C'est pas faux. »

Alors là, il était de plus en plus mal. Non seulement il avait accueilli Ulquiorra chez lui, mais en plus il s'avérait qu'il avait tué quelqu'un pour s'échapper et que son meilleur ami l'avait déjà vu. Il fallait à tout prix éviter qu'ils ne se croisent.

« Et dans la bande, qui a déjà couché avec ? demanda le bleuté.

- Euh… Tout le monde. A part toi. Ah ! Et Ichigo aussi. Tu le connais, c'est un vrai coincé lui. »

Décidément. Tout allait de mal en pis. Alors il ne pouvait compter sur personne ? Tout le monde dans son entourage avait déjà vu le visage de celui qu'il cachait. Ah non, il restait Kurosaki. C'était bien sa veine ça. Le seul sur qui il pouvait éventuellement compter s'avérait être celui qu'il appréciait le moins.

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Plongé dans l'eau délicieusement chaude de son bain, Ulquiorra avait été tiré de ses réflexions en entendant son hôte discuter. En tendant l'oreille, il se rendit compte qu'une tierce personne était également avec eux dans la maison. Mais il avait beau se concentrer, il n'arrivait pas à distinguer les mots qu'ils prononçaient.

Que devait-il faire ? Et pourquoi, alors que Grimmjow lui avait certifié qu'il le protégerait, quelqu'un se trouvait ici ? Devait-il se montrer ou se cacher ? Devait-il simplement rester où il était ? Et combien de temps allait durer cette entrevue entre Jaggerjack et son invité ?

Ses doutes quant à la confiance qu'il pouvait lui accorder se firent encore plus grands. Il voulait partir. Partir loin d'ici, loin de tout. Fuir le plus loin possible, retourner en Norvège. Il était prêt à tout pour revoir son pays.

Malheureusement pour lui, la pièce dans laquelle il s'était enfermé ne disposait que d'une seule fenêtre, trop petite pour qu'il puisse s'y glisser. Il était condamné à attendre. Il ferma les yeux.

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Attendre. Encore et toujours. Tout simplement laisser filer le temps. Une éternité lui semblait s'être écoulée depuis qu'il était enfermé dans cette cage, dans ce sous-sol. Pourtant, aux dires de l'homme, il ne s'était passé qu'un seul tout petit mois.

Attendre de vivre. Attendre de mourir. Attendre de savoir ce qu'on voulait bien faire de lui. L'homme parlait toujours de ses amis, mais jusqu'à présent, il n'en avait jamais vu aucun. Il ne voyait personne d'autre que lui et celui qui était chargé de le laver.

Il était épuisé, à bout de forces et à bout de nerfs. Pourtant il ne sortait pas, ne se défoulait pas, il n'aurait pas dû être fatigué de la sorte. Tout ce qu'il faisait était subir les assauts de son geôlier, manger et pleurer. Il versait tellement de larmes qu'il se demandait comment ses yeux ne pouvaient pas être totalement asséchés.

L'homme venait le voir deux fois par jours maintenant. Il avait trouvé un nouveau jeu pour s'amuser. D'ailleurs, tout comme son apprentissage de la fellation, cela n'amusait que lui. Ulquiorra pensait qu'il ne pouvait pas y avoir pire que de devoir prendre ce sexe en bouche. Il se mordait les doigts d'avoir été aussi naïf.

Depuis plusieurs jours, il descendait matin et soir pour ce qu'il appelait la quatrième leçon. Invariablement, l'homme le jetait à plat ventre sur sa paillasse et baissait son pantalon et son sous-vêtement pour laisser apparaître ses fesses qu'il caressait. Puis, maintenant sa tête d'une main contre le lit de fortune pour qu'il ne remue pas trop, les doigts de son autre main se frayaient un passage vers son anus et en forçaient le passage.

A chaque fois, c'était incroyablement douloureux. Son corps ne s'habituerait jamais à cette intrusion. Deux doigts, parfois trois, qui tentaient de dilater ses chairs, faisant des mouvements de ciseaux. Il avait l'impression d'être déchiré de l'intérieur.

A chaque visite, il suppliait pour que le calvaire s'arrête, pour savoir pourquoi il lui faisait subir de pareilles horreurs. C'était toujours la même rengaine. L'homme étirait plus largement son sourire qui l'effrayait tant.

« Si je ne fais pas ça, tu ne supporterais jamais la leçon numéro cinq. »

La première fois qu'il avait introduit ses doigts en lui, le jeune garçon avait tellement gigoté, tellement résisté, qu'il avait réussi à se relever légèrement et à tourner sa tête vers l'homme. Il lui avait même craché au visage.

Que n'avait-il pas fait ? Son agresseur l'avait alors roué de coups pour le punir. Pendant une semaine il avait gardé les marques et les bleus sur son corps et son visage. Aujourd'hui, il ne faisait plus que pleurer en silence, étouffant ses sanglots contre le pseudo matelas sur lequel il était maintenu.

Il y avait une cinquième leçon. Comment pourrait-il la supporter ?

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Assis sur une chaise en face de Grimmjow, Renji n'avait toujours pas oublié l'inconnu de la salle de bains et était toujours bien décidé à remettre le sujet sur le tapis.

« Alors, toujours pas décidé à me présenter ton invité ?

- Non. C'est pas la peine d'insister.

- C'est dommage. Tu n'aurais quand même pas déjà oublié. »

Une lueur lubrique avait traversé les yeux d'Abarai. Oublié ? Oh non. Grimmjow n'avait pas oublié. Il se souvenait très bien de cette soirée. Et c'était vrai qu'il avait aimé. Il avait pris son pied comme jamais.

Renji était son meilleur ami depuis bien longtemps, mais depuis quelque temps, il était devenu ce qu'on peut communément appeler un sex friend. Une soirée en particulier était gravée dans sa mémoire. Soirée à laquelle le rouge venait de faire allusion.

Les esprits étaient bien échauffés à cause de l'alcool et alors que tout le monde s'amusait à jouer à des jeux à boire, Grimmjow avait attrapé Renji par le bras pour l'emmener dans sa chambre. Il n'avait pas attendu pour lui sauter dessus aussitôt la porte refermée.

Ils s'étaient fait surprendre par l'un de leurs compagnons de beuverie qui, ne les voyant plus revenir, s'était mis en tête de les chercher. Shuuhei était resté là, planté devant la porte ouverte à les observer.

Ni amusé, ni choqué de les voir dans une telle position, il avait profité du spectacle quelques minutes avant de se décider à les rejoindre. D'aussi loin que ses souvenirs remontaient, Grimmjow n'avait pas souvenir d'avoir été plus excité qu'à ce moment-là. Voir Renji se faire sucer pendant qu'il était en train de lui faire l'amour était totalement jouissif.

Comment pouvait-il oublier ce genre d'anecdote ? C'était vrai qu'à trois ils pouvaient multiplier les plaisirs. Mais il était hors de question d'impliquer Ulquiorra dans ce genre de fantasme. Surtout si Renji connaissait son identité.

« Oh non, tu n'as pas oublié, reprit Abarai. D'ailleurs, je suis prêt à parier que ça te fait toujours de l'effet d'y repenser. »

Sur ces paroles, la main du rouge s'avança vers Jaggerjack et se posa sans gêne sur sa braguette, massant quelque peu la zone sensible au travers du tissu.

« Je le savais, fit-il avec un sourire en coin, rien que d'y penser te fait bander.

- Arrête Renji ! Il est hors de question de renouveler l'expérience. »

Il tenta de repousser la main de son ami, mais celle-ci s'agrippa fermement au jean délavé du bleuté, pressant encore plus fort son sexe qui commençait à se gonfler de plus en plus.

« Allez Grimm', t'as peut-être pas envie de le faire participer, mais tu peux pas me refuser un petit plaisir.

- Tu fais chier Renji… »

La protestation du bleuté n'était qu'un souffle résigné, son ami s'était accroupi devant lui et avait ouvert son pantalon pour libérer son membre de son carcan de tissu. Il le serrait fermement à la base tout en entourant la partie supérieure de sa bouche. Seule sa langue bougeait, caressait de façon mutine la veine qui palpitait.

Le rouge savait qu'il avait gagné. A entendre la respiration qui s'accélérait, son partenaire n'allait pas tarder à lui en demander plus.

Il y avait quelque chose chez lui, une chose qu'il ne saurait décrire avec des mots, qui le pousserait toujours vers Grimmjow, qui l'attirerait toujours, encore et encore. Et il savait que c'était réciproque.

Dès qu'il sentit le bleuté perdre patience, il retira sa main et commença quelques mouvements de va et viens. Ce n'était pas la première fois que Jaggerjack tentait de lui tenir tête, mais il avait toujours eu le dernier mot.

Renji aimait cela. Se rendre compte qu'il était irrésistible en cet instant. Bien que toujours uke dans ses relations avec Grimmjow, le moment où il enserrait ce membre dans sa bouche, le léchant avec gourmandise, lui donnait l'impression d'avoir les pleins pouvoirs.

La main du bleuté était perdue dans ses cheveux, essayant tant bien que mal d'imposer le rythme, sans toutefois y parvenir. Renji avait une façon de faire qu'il n'avait jamais connue chez personne d'autre, il perdait totalement pieds.

Il fut cependant tiré de sa plénitude en entendant un léger bruit. Une porte qu'on ouvre et qu'on referme. Il tenta de réprimer au maximum les gémissements qui s'échappaient de ses lèvres et paniqua l'instant d'une seconde. La priorité restait de protéger le jeune homme qu'il hébergeait.

« Ulquiorra, ne rentre pas dans le salon. Surtout reste bien dans la chambre ! »

Il avait essayé de parler distinctement mais le flot de sensations qui l'avait envahi avait donné à sa voix un ton rauque et quelque peu étouffé. Il espérait que l'ébène avait bien entendu et priait pour qu'il ne se montre pas. Au bout d'une trentaine de secondes, ne voyant rien d'anormal, il fut soulagé et à nouveau prêt à profiter des soins que lui prodiguait son ami.

Abarai avait levé un œil interrogatif vers Grimmjow en l'entendant s'adresser à une autre personne que lui. Il défit sa prise buccale un instant pour venir murmurer à l'oreille de Jaggerjack.

« Tant pis, je me contenterai de toi.

- Renji…

- Je sais, je sais. Sans commentaire. »

Il reprit sa position initiale pour reprendre son action là où il l'avait laissée. Il remarqua toutefois que le bleuté se retenait de gémir plus qu'à l'accoutumée. Etrangement, lui qui adorait entendre ses soupirs de plaisir, était bien plus excité en le voyant se contenir.

Le rouge ne pouvait plus attendre. La fièvre qui s'était emparée de lui était bien trop forte. Tout en continuant de lécher et de sucer cette colonne de chair si appétissante, il défit les boutons de son propre pantalon afin de se masturber au même rythme.

Le sexe qui s'enfonçait dans sa gorge étouffait ses propres gémissements. Autant, il voulait que le plaisir de son partenaire dure longtemps, autant il voulait en terminer au plus vite avec lui-même et en quelques mouvements experts sur son propre sexe, il se déversa dans sa main.

Aussitôt les effets de l'orgasme dissipé, il se redressa sur ses jambes pour faire face à Grimmjow et se pencha à nouveau vers son oreille pour en lécher le lobe. La main du bleuté se trouvait toujours dans la chevelure flamboyante, l'autre cherchait à déboutonner le jean de son partenaire.

Il fut surpris de constater que le sexe de son amant était déjà à l'air libre et encore plus quand il sentit quelques gouttes de sperme quand il posa la main dessus. Dans son extase, il n'avait pas senti Abarai se masturber.

« Renji… Tu as…

- Oui. Je pouvais pas attendre. »

Les mots chuchotés à son oreille étaient malicieux. Le rouge s'écarta légèrement pour faire apercevoir à Grimmjow sa main légèrement souillée. Avec un regard des plus explicites, il porta ses doigts à ses lèvres pour lécher quelques perles de sa propre semence.

« Nom de dieu Renji ! T'es quand même une belle trainée… »

Ils s'embrassèrent rapidement avant que le rouge ne trace un sillon de sa langue, partant des lèvres jusqu'à l'oreille du bleuté.

« Grimm' j'ai envie de te sentir profondément dans mon ptit cul de trainée. »

Le sang de Jaggerjack ne fit qu'un tour. Il adorait plus que tout que son amant lui parle de manière crue et explicite pendant leurs parties de jambes en l'air. Et là, malgré la situation, malgré le fait qu'il protégeait la princesse blanche, il ne put se contenir et retourna son ami contre le meuble le plus proche pour admirer son postérieur.

Il était sur le point de le pénétrer d'un doigt quand Abarai stoppa son geste.

« Non Grimm', prends-moi tout de suite. »

Le ton utilisé était volontairement aguicheur. Si Renji lui demandait d'y aller directement, c'est qu'il ne pouvait vraiment plus tenir. Son sexe encore humide de salive s'introduit assez facilement dans l'antre du rouge qui poussa un long grognement de contentement.

« T'aimes ça, hein ?

- Grimm' je… S'il te plaît… Fais-moi du bien. »

Renji avait visiblement perdu tous ses esprits et Grimmjow aimait cela. Les mouvements qu'il imprimait à l'intérieur de son ami étaient rapides dès le début, ne laissant d'autre choix à son partenaire que de crier son nom sous le plaisir.

Une fois de temps en temps, le peu de raison qui l'habitait encore, lui permettait de demander au bleuté d'y aller encore plus fort, plus profond.

Entre les soupirs de l'un et les petits cris aigus de l'autre, on pouvait entendre le bruit de deux corps qui s'entrechoquent. Le claquement des fesses de Renji contre le bassin de Grimmjow. C'était un son aphrodisiaque, extrêmement excitant. Et la vue ! La vue était encore plus belle.

Le bleuté aimait voir ça. Les fesses rondes et fermes de son amant qui rebondissaient à chacun de ses mouvements. Il ne pouvait s'empêcher de les malaxer fermement de ses mains. De temps en temps, il allait jusqu'à laisser une petite tape sur l'une d'entre elle, laissant une petite marque rouge qui le faisait sourire.

Renji était à bout de souffle. Il avait l'habitude de coucher avec Jaggerjack, mais ça faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas laissé aller de cette manière. La fessée que le bleuté était en train de lui donner amplifiait encore plus son plaisir, le poussant à y aller encore plus fort sur les mots qu'il pouvait lui dire pour l'exciter autant qu'il l'était.

La sixième claque que sa fesse droite avait ressentie eut raison de ses derniers retranchements et il avait jouit en frappant du poing sur le meuble sur lequel il était à moitié allongé sous le coup de la violence de son orgasme.

Les contractions des chairs de Renji sur son membre, amenèrent également Grimmjow à l'extase. Il resta cependant un peu plus discret que son ami quant à l'expression de sa jouissance.

« Tu vois, tu ne peux pas me résister, fit Renji, malicieux en tournant son regard vers le bleuté.

- Mmmm. Rentre chez toi maintenant.

- T'en as pas eu assez, tu vas retrouver ton invité mystère ?

- Arrête avec ça et laisse-moi. Je t'appellerai quand j'organiserai une soirée. »

Abarai eut une moue boudeuse. Mais il savait qu'il n'obtiendrait plus rien de son amant pour le moment. Peut-être qu'un jour il arriverait à percer le secret.

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Grimmjow se sentait coupable. Il s'en voulait d'avoir cédé à ses pulsions alors qu'un jeune homme traumatisé par son passé était sous son toit à quelques mètres à peine du lieu de ses ébats.

Il était d'ailleurs impossible qu'il ne l'ait pas entendu. Si lui avait essayé de rester le plus discret possible, on ne pouvait pas en dire autant de Renji qui s'en était donné à cœur joie dans ses gémissements et ses paroles salaces.

D'ailleurs, comment allait-il réagir ? Il espérait vivement que l'ébène ferait comme si rien ne s'était passé, restant comme à son habitude, stoïque.

Il fallait qu'il en ait le cœur net, il fallait qu'il voie comment allait Ulquiorra. Il espérait sincèrement qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur et qu'il n'aurait pas à s'expliquer sur son comportement.

Ce garçon n'avait jamais perçu le sexe en tant que plaisir, pour lui ça n'avait toujours été que douleur et soumission. Alors comment lui expliquer, comment lui faire comprendre qu'on pouvait en tirer une quelconque satisfaction, même en étant en position de dominé ?

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Bien sûr qu'il avait tout entendu. Il n'en avait pas été sûr au départ, n'arrivant pas à identifier le ton sur lequel Grimmjow lui avait ordonné de rester dans la chambre et de ne pas venir les déranger lui et son invité.

Mais les cris qu'il avait entendu par la suite ne laissaient pas de place au doute. Il avait déjà entendu ce genre de cris. Pas tout à fait sur la même intonation, mais c'était le même genre de gémissements que poussaient les pervers avec qui il était obligé de faire ces choses dégoûtantes.

Son hôte était bien comme tous les autres. Sa panique avait repris le dessus. La promesse qu'il lui avait faite n'était peut-être que du vent. Il fallait qu'il prenne une décision. Qu'il trouve un moyen de se défaire de l'emprise que le bleuté avait sur lui.

Il n'eut pas le temps de trouver une solution que la porte de la chambre s'ouvrit, laissant apparaitre une touffe de cheveux bleus et des vêtements en bataille. Il recula instinctivement vers la fenêtre.

« Vous… Vous n'êtes pas différent. Vous êtes pernicieux, malfaisant.

- Ulquiorra. S'il-te-plaît. Ecoute-moi… »

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Note 1 : Le lemon GrimmRen n'était absolument pas prévu au départ. Mais l'image m'est venue au boulot par une journée où il faisait 42° au soleil, sans clim dans le bureau avec l'étuve dans la pièce derrière qui chauffe à 105°… Alors oui, j'avais chaud ! Et encore, j'ai du me freiner un peu sur les mots…

Note 2 : Toujours pas le nom de l'homme… Mais je suis sûre que vous commencez à vous faire une opinion plus ou moins précise.

Note 3 : A pluche ! )