N/A: Coucou :D Voici la suite de l'histoire et une toute petite partie de la réponse ;)
Merci encore à tous ceux qui me lisent, à ma bêta et à ma meilleure amie :) Vous êtes les meilleures ^^
Par contre, je ne posterais pas demain comme je l'ai promis car demain je reprend les cours et je travaille toute la journée non stop... Donc je préfère vous poster la fin de l'histoire tranquillement mercredi matin qu'à la va vite demain soir...
Je vous laisse à la lecture et vous dit à mercredi mes petits loups :)
Chapitre 4 : Maman, qu'est-ce qu'il se passe ?!
After all this time
(Après tout ce temps)
I never thought we'd be here
(Je n'ai jamais pensé que nous en serions là)
Never thought we'd be here
(Je n'ai jamais pensé que nous en serions là)
When my love for you was blind
(Quand mon amour pour toi était aveugle)
But I couldn't make you see it
(Mais je ne pouvais pas t'inciter à le voir)
Couldn't make you see it
(Je ne pouvais t'inciter à le voir)
That I loved you more than you'll ever know
(Que je t'ai aimé plus que tu ne le sauras jamais)
A part of me died when I let you go
(Une part de moi meurt quand je te laisse partir)
« Stiles ! Ouvre les yeux maintenant ! »
Non là, ça ne peut être qu'une mauvaise blague…
Un rire cristallin s'élève dans la pièce et j'ouvre brusquement les yeux…
« Non mon cœur, ce n'est pas une blague ! C'est bien moi ! »
« Maman ? Mais comment cela est-il possible ? Tu es… »
« Qu'est-ce que tu as grandi et quel beau jeune homme tu es devenu ! Tu as enfin décidé de laisser tes cheveux pousser ! Si tu savais combien j'avais de la peine de te voir te raser la tête, tout ça pour me soutenir… C'est adorable mais… »
Je sens les larmes monter, et je ne peux rien faire pour les endiguer… Ma mère, qui est morte dix ans auparavant, se tient là, devant moi… Elle n'a pas changé, elle est toujours aussi belle, souriante et ses yeux… Les mêmes que les miens, mais en beaucoup plus doux et aimants… Alors que les miens sont devenus froids et inexpressifs… Je perds peu à peu cette étincelle de vie qui illumine mes yeux chaque fois que quelqu'un que j'aime meurt… Je ne peux pas les aider et je me déteste pour cela…
« Mon bébé, tu ne peux pas sauver tout le monde… ».
J'ai encore pensé à voix haute, mais je ne peux m'empêcher de dire tout ce que je pense, comme avant…
« J'aurais dû t'aider, j'aurais dû… Je ne sais pas… Être moins moi… Je me dis que si j'avais été plus sage, tu serais toujours là avec moi, pour me conseiller, pour me guider… Car en ce moment je ne sais pas ce qui se passe Maman… J'ai peur… Avec la mort qui ne fait que m'entourer, j'ai toujours peur qu'elle emporte quelqu'un que j'aime, comme Papa, Scott, ou… ».
Je ne peux pas continuer, l'évocation de son prénom me serre le cœur…
« Je ne peux pas les perdre, le perdre ! Ca serait au-dessus de mes forces… »
Elle s'approche de moi et me serre dans ses bras. J'ai l'impression de revenir dix ans en arrière… Et ça me fait du bien, pendant quelques minutes je peux oublier toutes les épreuves que j'ai traversées, et toutes celles qui me restent à endurer… Je suis juste… Bien !
« Si tu savais comme je suis fière de toi ! Tu es devenu un homme honnête et intègre ! Tu es un ami serviable et fidèle, que tout le monde rêverait d'avoir ! »
Je grogne quand elle dit cela.
« Tu parles… Ils se souviennent de mon existence que quand ils ont besoin de moi… »
Et même si ses paroles me touchent, c'est ma mère… Elle n'est pas objective… Elle ne sait pas ce que j'ai enduré, comment mes « amis » m'ont remercié quand j'ai mis ma propre vie en péril pour sauver leurs culs poilus de loups…
« Tu es injuste avec eux Genim… ».
Je grimace quand j'entends mon prénom… Il n'y avait qu'elle pour m'appeler comme cela… Mais ça me fait sourire en même temps ! Elle me manque…
Elle s'éloigne de moi, me prend le visage entre ses mains…
« Pour te prouver qu'il y a des gens qui tiennent à toi, je vais t'emmener quelque part ! Viens ! ».
Elle me tend la main pour que je la saisisse et me dit tout en souriant.
« Surtout, ne lâche pas ma main… ».
Le « trajet » ne dure que quelques secondes, mais mon cœur se brise à la vue de cette scène…
Elle me lâche la main et se place dans un coin de la pièce.
Je me vois, allongé sur un lit d'hôpital, plus pâle que jamais avec des bandages à la tête, aux bras, au torse et une jambe dans le plâtre… Je suis vraiment dans un sale état… Mais ce n'est pas ce qui me fait le plus mal, non… C'est eux ! J'ai mal pour eux ! Pour tous ceux qui sont autour de moi, à attendre que je daigne me réveiller.
Je m'approche de la fiche d'admission pour voir la raison de mon sommeil : accident de voiture, multiples fractures, cerveau touché, coma stade 3… Les médecins eux-mêmes ne savent pas si je vais me réveiller un jour…
Scott, Lydia, Allison, Issac, mon père, et même Jackson, toute la meute est là, à mon chevet… Ça me paraît complétement irréel de les voir tous réunis, soudés, sans qu'ils se jettent les uns sur les autres dans le but de se tuer… Ça me réchauffe le cœur l'idée de les savoir capables d'une telle chose ! Mais ça me le brise également, car ils sont ensembles pour une cause perdue d'avance…
Je sens ma mère poser ses mains sur mes épaules pour me forcer à aller vers quelqu'un que je n'avais pas encore vu…
« Rien n'est jamais perdu d'avance Genim ! Regarde-le, et tu auras ta raison de te battre ! »
Derek… Oh mon Dieu ! Dans quel état est-il ? Est-ce de ma faute ? Oui évidemment, mais quel crétin je fais ! Bien sûr que c'est de ma faute ! Il doit s'en vouloir pour ce qui m'est arrivé…
Le visage creux, les yeux cerclés de noir, une barbe de plusieurs jours, du sang sur ses vêtements… Il fait peine à voir…
Sang ? Non… Ce serait lui qui... Il m'a encore une fois sauvé la vie… Mais pourquoi ? Je ne suis rien pour lui, à peine une connaissance… Et c'est ça qui me fait le plus souffrir…
J'aimerais être plus pour lui, tellement plus… Mais il ne laisse personne s'approcher de lui, pour ne plus souffrir… Il n'a plus confiance en la race humaine… Et j'aimerais changer cela, je le jure, mais je ne sais pas comment m'y prendre…
Je m'approche un peu plus de lui et je l'entends murmurer :
« Stiles… Je te demande pardon… Tout est de ma faute… Je t'en prie, pardonne-moi… Et même si tu ne le fais pas, je t'en supplie reviens-nous, reviens-moi… Je ne peux pas te perdre, je ne peux pas… Pas toi… »
Je me tourne vers ma mère et lui demande :
« Pourquoi ? Il me supporte à peine, me plaque contre des murs à chaque fois qu'il me voit, me grogne dessus à chaque parole que je dis et me calcule à peine quand j'essaye de l'aider lui et sa meute… Pourquoi ? »
Je suis perdu… Je ne comprends pas… Pourquoi agir comme cela alors que… Mais je ne veux pas espérer, si c'est pour après avoir le cœur en mille morceaux… Non merci j'ai déjà assez donné…
« Et toi ? Comment es-tu arrivé à cette situation ? Quand as-tu remarqué que ta haine contre lui s'était transformée en quelque chose de plus fort ? De plus noble qu'une simple haine ? »
« Mais Maman, ce n'est pas pareil… »
« Ah bon ? Et pourquoi cela ? », me demande-t-elle dans un sourire. Elle rigole doucement car elle sait que je vais dire une connerie, et que je vais perdre ce combat…
« Parce qu'il est lui, et que moi… Je suis moi… »
« Et tu es quoi chéri ? ».
« Rien ! C'est ça le problème, je ne suis rien ! Et lui, il est tout ! Beau, mystérieux, intriguant, redoutable, il peut avoir tout le monde à ses pieds ! Toutes les filles lui lancent des coups d'œil amourachés à chaque pas qu'il fait ! Et moi, je suis transparent, invisible, on ne se souvient pas de moi après m'avoir croisé, je n'attire pas les regards, je ne suis personne ! Je ne suis rien, juste un poids de plus sur ses épaules… ».
Les larmes de rage, et de tristesse, roulent sur mes joues froides. J'ai froid et je ne sais pas pourquoi… Et c'est là que je l'entends :
« Tu ne peux pas m'abandonner comme tous les autres l'ont fait, non, tu ne peux pas, pas toi… Je n'y survivrais pas je pense… Il faut que tu reviennes… Je… Je tiens à toi, et je veux que ça continue… Tu me manques avec ton débit de paroles ahurissant, et tes éclats de rire, et ton sourire… ».
C'est la première fois qu'il parle aussi ouvertement devant les autres, et ça m'étonne… Peut être que cette épreuve les a rapprochés, et qu'il a assez confiance en eux pour parler librement de ce qu'il ressent… Je l'espère !
Je le vois se saisir de ma main la plus proche et la serrer fort… Dans l'espoir sûrement que ce contact provoque mon réveil… Je vois aussi ses larmes rouler sur ses joues… Et ça me brise un peu plus le cœur… Je veux pouvoir faire quelque chose mais quoi…
Et pourquoi ai-je de plus en plus froid ? Je cherche une explication auprès de ma mère, mais elle me prend la main et me ramène dans la pièce où l'on était avant.
Elle me fixe de son air grave et me dit :
« Stiles, ce que tu viens de voir est ce qui se passe dans ton monde, notre monde… »
« Et toutes les vies que j'ai entraperçu, qu'est-ce que c'était ? »
« Des vies que tu aurais pu avoir. Mais maintenant, il faut faire un choix Stiles, tu as le choix de partir soit dans ta vie d'avant, soit de rester ici avec moi… c'est ton choix ! »
Alors là, je nage en plein délire ! Comment peut-on me proposer ce choix alors que la réponse est évidente !
Je veux revenir dans ma vie à moi, ma vie où je connais Derek, où finalement je peux encore y croire, avoir de l'espoir, où il n'est pas mort par ma faute, et où il est encore venu me sauver la vie… C'est ma vie, et pour rien au monde, je ne voudrais l'échanger ! Et tant pis s'ils ne se souviennent de mon existence que quand ils ont besoin de moi, je sais que je peux compter sur certaines personnes en cas de coups durs ou autres… Je sais que je peux compter sur eux, sur lui…
C'est vrai que rester avec ma mère est une idée tentante, mais cela signifie mourir… Et je ne pense pas être prêt pour cela… Je ne peux pas abandonner mon père ! Qu'est ce qu'il deviendrait sans moi ? Je ne peux pas non plus laisser mes amis ! Qui les ferait rire, comme je le fais ? Et Derek…
Et puis, je veux retrouver ma Jeep moi, je veux retrouver mon bébé à quatre roues rien qu'à moi, enfin pas tellement puisque ces satanés loups ne savent pas ce que c'est que la notion de propriété et d'espace personnel… Je veux retourner dans ma vie…
« Mon monde ! Je veux retourner dans mon monde ! Je ne peux pas les laisser sans moi, ils seraient perdus », un petit sourire se forme sur mes lèvres.
« Es-tu sûr de ton choix ? », me demande-t-elle avec un sourire.
Elle savait que j'allais répondre cela, je ne peux rien lui cacher !
Je hoche la tête.
« Je suis tellement fière de toi mon grand ! »
« Je t'aime Maman ! »
« Mon aussi mon chéri ! Aller file, et je ne veux pas te revoir ici avant très longtemps ! », elle essaye de me faire peur, mais son grand sourire ne me trompe pas et je rigole.
« Reviens, s'il te plait ! »
