« Tout est passé comme une traînée de poudre. Les années ont filés sans qu'on s'en aperçoive.
Durant quatre ans je suis resté seule ou presque, Il n'y a que Ginny Weasley qui me parlait et faisait attention à moi. Ginny est une véritable amie. Elle est sincère, flamboyante et très doué en sortilège. Puis Ginny m'a présenté à Harry Potter, c'est un garçon courageux et généreux, bon il a une légère tendance à être super protecteur. Ginny l'aime et je comprends pourquoi. Il y a Neville Londubat aussi. Neville est l'ami idéal il est courageux, loyal et tellement mignon. Mais chut ! C'est un secret. Bon il est un peu timide aussi ce qui ne manque pas de me faire craquer. Il y a aussi Ron Weasley et Hermione Granger, si Ron est un ami qui manque un peu de courage parfois (par exemple au Quidditch) il est, toutefois, loyal envers ses amis et surtout il est amoureux d'Hermione. Hermione, quant à elle, mériterait d'être à Serdaigle, elle est intelligente, sublime et elle ne manque pas de sagesse, mais elle possède aussi les attributs de Gryffondor, sa Maison, elle est courageuse et loyal, et, elle aussi aime Ron. J'ai trouvé des amis qui m'aiment pour ce que je suis. Des amis qui ne m'appellent pas Loufoca. Avec eux j'ai trouvé ma place… A mi chemin entre les rêves et la réalité depuis la mort de maman, j'avais toujours eu du mal à m'intégré. Et voilà que ses amis faisaient attention à moi. Qu'ils me protégeaient et qu'ils m'aimaient pour ce que j'étais. C'est ça qui m'a permis de me reconstruire, qui m'a fait comprendre que la réalité, parfois, pouvait être bien plus belle que le rêve. Alors pour la première fois depuis la mort de maman je peux enfin quitter le monde des rêves et remettre les pieds sur terre. Je laisserai quand même la porte ouverte à mon monde fictif mais je vivrai désormais entourée de mes amis et de mon mari, Neville. »
Extrait du Journal intime de Luna Lovegood.
« Le regard que l'on porte sur le monde est différent du point de vue. Le bien et le mal n'existe pas. Il y a juste des convictions différentes. Je suis sûr que pour Tom Jedusor, ce qu'il faisait n'était pas le mal. Pour lui ce n'était que retrouvé sa place parmi les sorciers. Il se cherchait. Abandonner par son père bien avant sa naissance, Orphelin de naissance par sa mère, puis, placé dans un orphelinat jusqu'à ses onze ans. Pour lui il était différent des autres, supérieur. Il n'avait connu que la misère et la solitude. Il avait grandi avec des pouvoirs qu'il ne contrôlait pas. Il voulait se venger de son abandon. Car pour lui ce n'était pas juste. Puis il était arrivé à Poudlard. Une véritable maison, une famille qui l'accueillait chaleureusement. Et pourtant il ne se sentait pas aimé. Il ne s'était jamais senti aimé de toute sa vie. Son père et sa mère l'avait abandonné, à l'orphelinat il n'était qu'un gamin parmi tant d'autre et à Poudlard… un élève certes brillant mais juste un élève. Personne ne le prenait dans ses bras quand il avait du chagrin ou qu'il avait peur. Personne ne lui préparait de bonne chose à manger. Personne ne lui envoyait de courrier. Il était seul, confronté à un monde dur. Il n'avait pas d'amis, juste des pions, des esclaves. Sans parlé de petite-amie, il ne manquait pas de charme mais qui voudrait d'un orphelin sans argent. Il avait plongé dans les forces du chaos et de la destruction. Pour lui le monde était un enfer. Et son unique volonté était de refaire le monde à sa façon et d'atteindre l'immortalité qui lui conférerait le statut d'un dieu.
Harry Potter, d'une certaine façon, lui ressemble. Lui aussi est orphelin. Lui aussi n'a jamais était aimé de sa famille d'adoption. Pour eux il n'était juste qu'une bouche à nourrir. Pour lui aussi Poudlard était sa maison. Sa famille. Seulement Harry Potter avait une chose que Tom n'avait pas : des amis. Des amis loyaux, qui l'aimaient. Harry avait trouvé une famille en eux. Une famille inséparable. Et si Tom n'avait pas assassiné les Potter, qu'il avait trouvé des amis aussi aimants, il n'aurait pas plongée dans le chaos mais dans l'harmonie. Car il venait de détruire une vie, tout comme la sienne était détruite. C'est à cause de cette erreur qu'il est mort. Car il ne comprenait pas le mot aimer ni le sens de ce pouvoir. Parce que c'est l'amour qui nous rend invincible, parce que c'est l'amour qui nous offre l'éternité. L'amour pas la haine. »
Extrait du Chicaneur n°1025, « Quand l'amour peut changer les choses », par Luna Lovegood.
« L'amitié c'est ce qui m'a permis de tenir jusqu'au bout. De tenir tout court. Sans mes amis je ne serais peut être pas vivant. Voldemort serait le maître du monde. Un monde plongé dans le chaos et la terreur. La première année, si je n'avais pas eu une amie brillante, qui m'aurait aidé à défaire les pièges permettant d'accéder à la pierre philosophale, ni l'un des meilleurs joueurs d'échec du siècle, je n'aurais pas pu défaire Voldemort. Si la deuxième année je n'avais pas pu compter sur le génie et le courage de mes amis l'école aurait essuyé de bien lourde perte. Et si je n'avais pas connu Lupin et le sort du Patronus, ni eu une amie qui possédait un Retourneur de temps, je n'aurais pas pu sauver Buck et Sirius, Si je n'avais pas compté sur le soutien de mes amis je n'aurais pas pu gagner le tournois des trois sorciers, ni défait Voldemort dans l'atrium du ministère de la magie, ni pu faire fuir les Mangemorts après le meurtre de Dumbledore, ni pu trouver et détruire les Horcruxes et vaincre Voldemort.
Mes amis m'ont toujours soutenu quoi que je fasse. Ils n'ont jamais tourné les talons devant les difficultés. Je les admire beaucoup. Hermione est un génie, c'est la fille la plus intelligente et juste qui soit, Ron est loyal et généreux, c'est lui qui m'a offert une famille. Une vraie famille. Ginny, Ginny c'est une autre histoire, Neville est le garçon le plus courageux que je connaisse, Luna est la plus rêveuse de nous mais elle est aussi une personne de confiance et généreuse. Et puis il y a tout les autres. Ceux sans qui cette histoire n'aurait pas de goût, ceux sans qui rien n'aurait été possible. Mes parents qui m'ont offert leur vie pour que je vive, mon parrain, Sirius, qui était comme un père et un frère, Lupin et Tonk deux êtres formidables, Rogue qui m'a sauvé la mise bien dès fois sans que je m'en rende compte, Dumbledore qui était bien plus que le directeur de Poudlard. Il était aussi un père pour moi. McGonagall qui m'a inculqué les valeurs de Gryffondor, les professeurs de Poudlard en général, la famille Weasley qui m'a accueillit comme un des siens, et tous les autres qui m'ont aidé de près ou de loin.
Un simple merci ne suffirait pas. Mais les mots sont bien faibles pour leur dire oh combien je suis reconnaissant envers eux. »
Extrait du Chicaneur n°1025, interview d'Harry Potter, par Luna Lovegood.
