Chapitre 4
Jack resta près de son amant pendant un moment, puis se rendit dans son bureau. Il avait un rendez-vous avec Rhys qui n'allait pas tarder à arriver. Avant de le recevoir, il devait faire un rapport sur le renvoi de Gwen, mais souhaitait que la véritable raison n'apparaisse pas afin d'éviter les questions inutiles. Un peu avant 17 h, il se rendit à l'office de tourisme et s'occupa en attendant son ami. Celui-ci arriva un peu inquiet, comme convenu, il était seul. Il le conduisit dans la base et demanda à Tosh de leur apporter un café, puis ils montèrent dans le bureau. Jack ferma la porte, personne n'avait besoin de connaître la teneur de leur discussion.
Il commença à lui expliquer ce qu'il s'était passé et Rhys avait pâli. Ainsi, sa femme avait fait des avances à son patron. Elle avait donc toujours des sentiments pour lui alors qu'elle venait de se marier. Ses yeux s'humidifièrent légèrement et il se détourna lorsque Tosh entra et déposa les tasses avant de quitter rapidement la pièce. Jack essaya d'expliquer qu'il avait demandé à Gwen de cesser ses tentatives, mais qu'il n'obtenait aucun résultat. La goutte d'eau avait été sa présence dans la salle de bain alors qu'il prenait sa douche.
– Tu comprends que cela ne puisse pas durer. Ce n'est pas bon pour l'équipe, il faut que nous puissions tous restés concentrés, nous n'avons pas de temps à perdre en vaines discussions. J'ai plusieurs fois essayé de lui faire comprendre, mais elle est du genre butée.
Il laissa son interlocuteur assimiler les informations, passant sous silence l'aventure que Gwen avait eue avec Owen, ce n'était pas la peine d'en rajouter, il était déjà bien assez désespéré.
– J'ai pensé qu'il valait mieux lui faire quitter l'organisation en douceur et pour cela, j'aurais besoin de ton aide.
– Je ferais tout ce qu'il faudra, répondit Rhys.
Il avait jalousé cet homme dès l'embauche de sa femme, mais aujourd'hui, il se rendait compte qu'il s'était sans doute fait des idées, il n'avait aucune envie de coucher avec elle.
– Bien, alors on va descendre voir Owen. Il va te remettre la dose nécessaire qu'il faudra lui faire prendre.
– Ok ! Il n'y aura rien d'autre à faire ?
– Non, rassure-toi, elle va juste s'endormir, mais il faudrait qu'elle ne se réveille pas chez vous. Il ne faudrait pas qu'elle se rappelle. J'ai déjà utilisé le Retcon une fois sur elle, mais elle a réussi à nous retrouver.
– Bien et je dois le faire quand ?
– Rapidement de préférence, mais je te laisse le choix du moment.
– Merci, lui dit Rhys.
– Il n'y a pas de quoi, je n'aurais jamais pensé en arriver là, mais maintenant, je ne peux plus faire marche arrière. J'ai fait bloquer son pass, elle ne pourra plus rentrer. Une chose cependant, il faudrait lui retirer afin qu'elle ne se pose pas de question. Tu n'auras qu'à m'appeler et je t'enverrai Tosh pour le récupérer.
– D'accord. Pourrais-tu me donner des nouvelles de Ianto ? J'ai appris qu'il avait été assez gravement blessé.
– Effectivement, mais il s'est réveillé ce matin. Avec beaucoup de soins et du repos, il sera vite sur pied. Tu vas pouvoir lui parler si tu le souhaites, il est avec Owen, répondit Jack en se levant.
Ils quittèrent le bureau et se rendirent dans la baie médicale. Rhys serra la main de Ianto et lui souhaitant un prompt rétablissement. Le Gallois le remercia, il aimait bien cet homme intègre qui était devenu son ami, mais il était désolé de la tournure que prenait les évènements.
Owen expliqua à Rhys quels seraient les effets du Retcon et lui remit le comprimé. Il devrait juste s'assurer que Gwen ne se rendrait pas compte de son absorption. Lorsqu'elle dormirait, il faudrait qu'il l'emmène de manière à la désorienter et pour cela, il pouvait leur demander de l'aide. Le problème pourrait venir du fait que lorsqu'elle se réveillerait, elle s'inquièterait pour son travail, mais Jack avait déjà fait le nécessaire et il reçut également tous les documents pour son nouvel emploi. Il suffirait qu'il l'accompagne le premier jour afin de s'assurer qu'elle serait bien prise en charge par la nouvelle équipe.
Rassuré, Rhys les salua et quitta la base. Il allait enfin vivre une vraie vie de couple, plus de traque, plus d'excuses qui ne tenaient pas la route, plus de nuits passées seul dans son lit. Intérieurement, il remercia Jack pour ses attentions. Il partit rejoindre sa femme qui s'était enfermée dans la chambre de leur appartement. Elle avait passé l'après-midi à pleurer, contre-coup de la colère du Capitaine. Elle s'était toujours imaginée qu'il ne pourrait pas lui résister. Mais que s'était-il donc passé ?
D'habitude, il appréciait les petits flirts, les sous-entendus, mais depuis quelques jours, tout cela était fini. Il semblait anxieux et ne se souciait même plus d'elle. De temps à autre, elle avait surpris des regards furtifs, des sourires échangés, mais juste avant l'agression du Gallois, tout c'était brusquement modifié. Ianto restait à la base le soir après leur départ et le matin, même en arrivant très tôt, elle le trouvait à nouveau dans les locaux. À croire qu'il y dormait ! À bien y réfléchir, tout cela était de la faute de Ianto. Il accaparait Jack, ils ne se séparaient jamais, que ce soit sur le terrain ou dans la base. Quant on en voyait un, l'autre n'était jamais loin.
Brusquement, une idée se fit jour dans son esprit. Et si Ianto avait mis le grappin sur Jack ! Non, ce n'était pas possible, Jack n'aimait que les femmes ! Que ferait-il donc avec un homme ? Quoi que, d'après John Hart, ils avaient été ensemble pendant cinq ans ! Et voilà, c'était bien sa veine, elle était attirée par un homme, qui n'aimait pas les femmes ! La poisse !
Lorsque Rhys rentra chez lui, Gwen s'était endormie, épuisée par ses larmes. Il prépara des sacs de voyage, faisant attention à ne pas la réveiller. Il avait décidé de l'emmener passer quelques jours dans les montagnes du Snowdonia National Park. Il aimait cet endroit, idéal pour les randonnées, abondant en rivières, lacs, chutes d'eau, forêts, landes et vallées glaciaires.
Ce serait un dépaysement total et il pourrait retrouver une proximité avec sa femme qu'il avait perdue depuis qu'elle travaillait pour Torchwood. Quand tout fut prêt, il chargea le coffre de sa voiture et remonta attendre que Gwen se réveille.
Il était installé dans le canapé, à regarder une émission quelconque qu'il ne suivait même pas, perdu dans ses pensées quand elle ouvrit les yeux. Après un instant, elle se leva et resta un moment, appuyée contre le chambranle de la porte à l'observer.
– Tu es déjà rentré ? demanda-t-elle.
– Oui, j'avais envie d'être auprès de toi, mais tu dormais, dit-il en se levant pour aller lui préparer un thé. Tu as eu un problème ?
– Non, Rhys, tout va bien, j'étais simplement fatiguée, répondit-elle en baissant la voix.
Elle ne pouvait pas lui avouer ce qu'il s'était vraiment passé, il ne comprendrait certainement pas et ce ne serait pas étonnant.
– Tiens, dit-il doucement en lui tendant la tasse. Bois pendant que c'est chaud.
Elle but par petites gorgées, appréciant le geste de son mari, il était si tendre avec elle. Ils discutèrent de leur journée pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle glisse lentement dans le sommeil. Le Retcon faisait son effet et il avait peu de temps pour partir et s'éloigner de Cardiff. La sonnerie de la porte retentit et il alla ouvrir à Jack et Tosh qui avaient été prévenus par messagerie de la prise du comprimé. Ils l'aidèrent à installer Gwen dans la voiture. Jack récupéra le pass qu'il confia à Tosh. Ils lui souhaitèrent bon voyage et le regardèrent s'en aller. Le problème Gwen était réglé.
Ils retournèrent au Hub, la jeune femme reprit son poste et le Capitaine passa un peu de temps auprès de Ianto. Le soir venu, Owen et Tosh quittèrent la base, laissant les deux hommes en tête-à-tête.
– Tu as faim ? demanda le Capitaine.
– Un peu.
– Ok, tu veux quoi ?
– Pizza, ce sera plus facile à manger couché, répondit-il avec une légère grimace.
Jack téléphona chez Jubilee Pizza et se fit livrer le repas.
– Ianto, j'aimerai savoir une chose.
– Quoi ?
– Tu n'as pas voulu aller à l'hôpital, pourrais-tu me dire pourquoi ? Owen n'avait pas tort, tu aurais été mieux soigné là-bas.
Le Gallois le regarda quelques instants, il ne savait pas trop quoi répondre. Effectivement, les soins auraient été meilleurs, mais au Hub, le Capitaine était près de lui. Sa présence lui aurait manqué et il se sentait plus en sécurité à la base.
– Ianto ?
– Oui, pardon. J'avais confiance en Owen et je voulais rester près de toi, finit-il dans un souffle.
– Je ne t'aurais pas laissé, tu peux me croire, répondit Jack en passant sa main sur sa joue.
Une alarme retentit, avertissant de l'arrivée du livreur. Le Capitaine monta récupérer la commande puis ferma l'office pour la nuit. Quand il arriva à l'infirmerie, Ianto avait réussi à s'asseoir et s'était appuyé contre le mur. Jack le servit et ils mangèrent tranquillement, le Gallois laissant parfois échapper un gémissement lorsqu'il bougeait. Son amant le surveillait du coin de l'œil, prêt à l'aider en cas de besoin. Le repas terminé, Ianto se recoucha, épuisé. Après un peu de repos pendant lequel le Capitaine s'absenta pour aller signer quelques dossiers, ils discutèrent de choses et d'autres. Finalement, la fatigue fut la plus forte et le jeune homme s'endormit.
Jack le couvrit, déposa un baiser léger sur son front et monta se coucher. Pendant la nuit, Ianto s'agita, revoyant en rêve le Weevil l'attaquer. Il se débattit, mais le lit médical n'était pas très large et moins stable que sa propre literie. Lorsqu'il bascula, le Gallois ne put se rattraper et l'atterrissage fut rude, lui arrachant un cri qui raisonna dans la base. Réveillé par le bruit, Jack se précipita pour l'aider.
– Vas-y doucement, dit-il en l'aidant.
Lors de la chute, la perfusion s'était détachée, il enleva délicatement l'aiguille et posa un coton. Ianto fut pris d'un malaise et perdit connaissance. Le Capitaine écarta le lit et posa le matelas sur le sol puis y installa le jeune homme et resta près de lui jusqu'au retour de Owen.
À son arrivée, le médecin s'occupa de son patient pendant que Jack allait boire un café. Ses blessures s'étaient rouvertes et il avait du sang séché sur sa chemise.
– Que s'est-il passé ?
– Je n'en sais rien, je l'ai laissé vers 23 h et dans la nuit, il est tombé. Il va falloir changer ton lit et en prendre un plus stable. On ne peut pas risquer que cela se reproduise si l'un de nous a besoin de soins.
– Ok, je verrais ça. Tu peux aller le voir, il est conscient, mais ses blessures sont à nouveau à vif. Il faudrait lui mettre du baume, mais il ne veut pas que je le touche. Essaye de le convaincre, il n'en guérira que plus rapidement.
– J'y vais, merci Owen.
Ianto souffrait, mais il ne voulait pas paraître faible. Quand Jack s'approcha, il lui sourit légèrement, étouffant un gémissement.
– Il faudrait te laisser soigner, tu sais, lui dit le Capitaine.
– Je vais le faire, répondit le Gallois en tendant la main vers le tube de pommade.
Il le déboucha et prit un peu de produit, mais l'effort était trop grand. Son bras retomba et des larmes coulèrent de ses yeux. Jack se saisit du tube et commença à étaler le baume sur chacune des blessures, aussi délicatement que possible. Ianto se crispait, mais ce faisant, la douleur fut plus intense et finalement, il perdit à nouveau connaissance. Jack en profita pour finir les soins et Owen posa des compresses pour protéger les coupures, puis ils le laissèrent dormir.
Quant Tosh arriva, elle fut surprise de voir son ami couché sur le sol. Après quelques explications du médecin, elle partit faire du café et s'installa à son poste.
Dans l'après-midi, une alarme se déclencha et ils durent quitter le Hub pour l'intervention. Jack n'avait pas le choix, le Gallois devait rester seul, ils essayeraient de faire vite.
Quand Ianto reprit conscience, le silence régnait, seuls les ordinateurs bourdonnaient doucement. L'horloge de la base indiquait 21 h 10. Les membres de l'équipe devaient être rentrés chez eux et le Capitaine dormait sans doute déjà. Il eut envie de le rejoindre et se leva péniblement. Owen ne lui avait pas remis la perfusion et il l'en remercia mentalement. Un pas après l'autre, il se déplaça lentement jusqu'au pied de l'escalier et leva un regard désespéré sur les marches qui menaient à son amant. Chaque contraction pour lever une jambe était un supplice, mais il monta marche après marche jusqu'à la passerelle.
Quand il arriva à la porte du bureau, il vit que la trappe était fermée. Il s'approcha et l'ouvrit en gémissant, la main sur les pansements. Le plus dur restait maintenant à faire, descendre l'échelle. En arrivant en bas, il s'aperçut que le lit et la salle de bain étaient vides, le Capitaine n'était pas dans ses appartements. Ianto s'effondra sur le lit, perclus de douleurs et se mit à pleurer. Jack l'avait laissé, il était allé voir ailleurs. La fièvre le faisait transpirer et le délire le prenait, il imaginait son amant dans les bras d'une femme ou d'un autre homme. Il se glissa sous les draps et laissa ses larmes couler.
En revenant de mission, Jack se rendit directement dans la baie médicale et s'inquiéta de ne pas y voir Ianto. Owen le suivait de près et ne comprenait pas comment le blessé avait réussi à partir. Le Capitaine le chercha au moyen des caméras, il le vit monter l'escalier et leva les yeux.
– Je sais où il est, Owen, tu peux rentrer chez toi. S'il y a un problème, je t'appelle.
– Ok, à demain, Jack.
Quand le sas se fut refermé, le Capitaine monta rapidement dans son bureau. La trappe était toujours ouverte et il descendit dans sa chambre. Il fut soulagé de voir Ianto couché dans son lit. Il s'approcha doucement et passa sa main sur les cheveux du dormeur. Le Gallois ouvrit les yeux et tourna la tête pour rencontrer le regard azur de son amant. Ses larmes coulèrent à nouveau.
– Eh ! lui dit Jack en le prenant délicatement dans ses bras, que t'arrive-t-il ?
– Quand je me suis réveillé, j'étais seul, j'ai cru que tu étais parti.
– Mais non, voyons, mais nous avons eu une alerte et j'avais besoin de Tosh et Owen. Ça été plus long que prévu, nous avons été absents quatre heures, mais je suis là maintenant.
– Oui, souffla Ianto en essayant de sourire.
– Tu as de la fièvre, dit-il en passant sa main sur son front, ne bouge pas, je vais chercher une serviette mouillée, ça te fera du bien.
Il se leva, mais le Gallois lui tenait toujours la main et ne voulait pas la lâcher. Avec un sourire, Jack se pencha et l'embrassa légèrement. Ianto se détendit et il put aller dans la salle de bain. Il en revint rapidement et tamponna le front et les joues de son amant, rafraîchissant sa peau brûlante. Puis il se déshabilla et se coucha près de lui, ouvrant ses bras pour lui permettre de se rapprocher. Avec d'infinies précautions, Ianto se lova contre le Capitaine et s'endormit.
Quand il se réveilla le lendemain, il était seul dans le lit. Il avait donc rêvé, Jack n'avait pas dormi avec lui. À nouveau, ses larmes coulèrent et il ne vit pas le Capitaine sortir de la salle de bain.
– Eh ! dit-il doucement, Ianto, je suis là. Chut, détends-toi.
Il passa sa main dans ses cheveux et l'embrassa. Le Gallois posa sa main sur sa nuque et l'attira plus près, voulant approfondir le baiser, sa langue quémandant le passage qu'il obtint sans difficulté. Quand ils se séparèrent, Jack le regarda tendrement et essuya ses larmes de son pouce. Le regard de son amant était désespéré, le jeune homme semblait perdu.
– Jack, souffla-t-il.
– Je suis là, ne t'en fais pas.
– J'ai cru que j'avais rêvé que j'avais dormi dans tes bras.
– J'étais bien là et tu as dormi contre moi, ce n'était pas un rêve.
– Jack…
– Qu'y a-t-il ?
– Je voulais te dire…
– Oui ?
Ianto avait le regard brillant de fièvre et cela inquiéta le Capitaine.
– Jack, je t'aime, dit-il dans un murmure, puis il ferma les yeux et se rendormit.
Cet aveu tira un sourire à l'immortel qui sentit son cœur s'accélérer, mais Ianto délirait, se souviendrait-il de ce qu'il venait de lui dire lorsqu'il irait mieux ? Lui aussi l'aimait, mais il le lui dirait lorsqu'il serait en état de l'entendre.
Ne voulant pas le laisser trop longtemps seul, Jack monta rapidement voir Owen pour lui dire que Ianto était fiévreux. Le médecin se rendit à son chevet, lui fit une injection d'antibiotiques pour éviter une éventuelle infection et insista pour qu'il boive beaucoup, il fallait éviter qu'il se déshydrate. Le Capitaine suivit les instructions à la lettre.
Pendant plusieurs jours, le Gallois lui suscita de l'inquiétude, puis son état s'améliora et les plaies se cicatrisaient bien.
Le médecin fit son rapport à son leader. Il savait que sa santé l'inquiétait.
– Il va beaucoup mieux, lui dit Owen, mais il a encore besoin de repos.
– Très bien, répondit Jack.
– Quand je dis repos, je pense large.
– C'est à dire ?
– Pas de sortie avec l'équipe et pas de… Enfin, bon, je ne vais pas te faire un dessin, dit le médecin avec un regard entendu.
Jack réfléchit quelques instants, puis il comprit de quoi il voulait parler. Il le regarda avant de demander :
– Tu es au courant ?
– Je ne suis pas aveugle, j'ai bien vu tes réactions envers lui et surtout depuis sa blessure. Enfin, j'avoue que Tosh m'a un peu mis sur la voie. Il y a longtemps qu'elle s'en était rendue compte. Ne t'en fais pas, je n'ai rien dit à Ianto.
Le Capitaine le remercia et appliqua les instructions à la lettre, malgré son envie de prendre soin de Ianto d'une façon un plus personnelle.
À suivre…
