Draco Malfoy

L'après-guerre avait été difficile. Malgré son acquittement, mon père s'était effondré suite aux décès successifs de mon parrain et de ma mère. Il passait ses journées enfermé dans ses appartement à ressasser ses erreurs et du fier sorcier d'autrefois il ne restait qu'une loque humaine. Quant à moi je me débrouillais pour tenter de redorer l'image salie de la famille. Heureusement notre réputation en France était restée plutôt intacte, aussi il ne fut pas trop difficile pour moi de me faire bien voir des plus puissants.

Proche du premier ministre Britannique sorcier, ami de son homologue moldu, conseiller du ministre des finances, ma situation était stable et je devais l'avouer, je gardais ainsi un certain niveau de vie auquel je m'étais habitué durant les seize premières années de ma vie. Blaise et Gregory étaient à présent en couple, et je ne pouvais aller les voir sans ressentir un petit pincement au cœur.

Moi j'étais seul, seul avec mon père, mes souvenirs, mes cauchemars et ma douleur. Quand ma très chère tante Bellatrix avait tué ma mère, elle avait jugé amusant de détruire toute la famille, ainsi elle nous avait jeté Doloris sur Doloris, jusqu'à ce que mon père crie grâce tant la douleur, ajoutée aux sévices qu'il avait subi du maître précédemment pour sa trahison, était forte. Les médicomages nous avaient mis sous forte médication : cachets, potions et mêmes injections. Mais la douleur physique n'était pas la plus destructrice. Le sentiment de culpabilité nous hantait tous les deux.

Nous le savions, peu importe les excuses que nous avancions au public, nous aurions tous les deux pu faire beaucoup mieux. Père aurai pu agir moins passivement contre le Seigneur des Té- non, Voldemort. Et moi, moi j'aurais pu être une meilleure personne. Ma haine contre Potter était infondée, et je n'ai fait qu'agir comme un gamin pendant toutes ces années...

Ma vie était devenue monotone et sans goût. J'avais vingt ans et déjà je m'ennuyais. Une routine s'était mise en place. Alors quand j'avais reçu la lettre de Mc Go, je n'avais pu m'empêcher d'éclater de rire. Enfin un peu de changement ! Mon père m'avait sûrement prit pour un fou mais je m'en moquais. Le soir même j'envoyais ma lettre de démission au ministère et je transplanais vers Près-Au-Lard, prenant une diligence avec la ferme attention de devenir professeur de potions.