Salut à tous ! Voici enfin un nouveau chapitre :) Nous vous souhaitons de bonnes fêtes ^^ A bientôt!
[ En réponse à Fan de twa : Oui, on peut considérer que notre univers est de la fantasy. L'histoire se passe dans une ambiance médiévale et magique, avec cependant des aspects de l'époque victorienne. C'est un peu un mélange des deux. ^^]
Les personnages de cette histoire appartiennent à Stephenie Meyer.
Chapitre 3
- Comment diable avez-vous pu accepter une chose pareille ? s'exclama une voix emplie de colère à l'arrivée de Bella dans le petit salon de son hôtesse.
- Angela Swan ! Qui d'autre accueillerait une princesse d'un ton aussi chaleureux ? répliqua la visiteuse d' un ton amusé.
- Tsssss ! Pas de cela entre nous ! Nous sommes amies d'enfance et vous m'adorez. Alors répondez- moi vite avant que je ne vous expulse de chez moi !
Le cœur de Bella se serra devant la sincère inquiétude de son amie. Une nouvelle invitation à parler sérieusement fit cette fois son effet et c'est avec gravité que Bella répondit à son amie.
- On peut dire que je n'ai pas vraiment eu le choix, vous savez. Quand l'empereur vous ordonne quelque chose, même si c'est votre père, vous obéissez...
- Soit ! Mais vous ne pensez tout de même pas vivre là-bas, n'est-ce pas ? Ne pouvez-vous pas vous marier et vous retirer dans une petite résidence dans l'Empire ? Vous ne resterez pas toujours là-bas, chez eux ? Ils sont si différent de nous, n'ont pas la même culture, la même alimentation et vous savez ce qu'ils sont capables de faire. Pensez-y, je vous en prie ! Vous...
- Angela ! la coupa Bella avec fermeté, je ne peux pas faire une telle chose. Vous oubliez qui je suis !
- Pas du tout ! Bien au contraire ! C'est parce que je tiens à vous que je dis cela ! N' avez-vous ….. N'avez-vous pas entendu ce qui arrive aux jeunes femmes qui vont travailler là-bas ? Ce qu'ils leur font ?
- Mais enfin, Angela, que voulez-vous dire ? demanda Bella avec exaspération. Personne parmi mes connaissances en ville ne m'a rien dit à ce sujet.
- Oh Bella, Bella ! C'est parce que le peuple sait bien que beaucoup de nobles de la capitale n' apprécient pas vos actions pour aider les plus pauvres. Vous faites déjà tant pour eux qu'ils ne veulent pas vous causer plus de problème. Alors ces pauvres gens ne vous disent rien. Mais, sachez que l'on raconte depuis plusieurs années que les jeunes femmes humaines qui travaillent là-bas sont traitées comme des bêtes. On dit que leur vie est des plus misérables et que souvent elles sont violemment battues. Rares sont celles qui reviennent tant elles ont honte . Mais surtout, ajouta Angela, effarée, ces femmes vivaient toutes dans la région gouvernée par Jacob Black.
- Mon futur époux..., souffla Bella, mortifiée.
Mais elle n'avait pas le choix. N'est-ce pas ?
...
C'est sous un soleil lumineux que la procession de la princesse Bella, tirée par deux hippogriffes noirs volant à une dizaine de mètres du sol, franchit sans encombre la frontière entre l'Empire et les territoires de la Meute. Cette frontière était gardée par une dizaine de soldats aux mines revêches.
A sa droite, Bella pouvait voir le chef Swan qui observait les alentours avec attention. De temps en temps, il coulait un regard chaleureux dans sa direction. Le chef Swan était le capitaine de la Garde de L'Empereur et le chargé de la Sécurité du Palais impérial, mais aujourd'hui c'était lui qui était chargé d'amener la Princesse sans encombre à destination.
Mais surtout, Charlie Swan était le père d'Angela, son amie d'enfance, et Bella avait pour lui une profonde affection et un grand respect. Aussi, chaque fois que Bella croisait son regard, elle ne pouvait s'empêcher de lui sourire en retour.
De sa fenêtre, Bella ne se lassait pas du paysage. De larges plaines luxuriantes étaient en effet parcourues par d'immenses troupeaux de Zordin, imposants herbivores dotés de deux longues queux terminées chacune par une pointe bleue semblable à la pointe d'une flèche. De temps en temps, elle apercevait quelques villages d'importance inégale, disséminés ici et là au gré des cours d'eau . Chacun d'entre eux, remarqua-t-elle, était doté d'une ou plusieurs tours de guet.
Enfin, après plusieurs heures de vol, Bella aperçut enfin un village bien plus imposant que les autres et devina qu'ils étaient enfin arrivés au village Quileute, situé en plein cœur de Hahou, la capitale de la Meute.
Lentement, le carrosse amorça sa descente vers une immense étendue circulaire constituée de huttes en rondin dont l'ensemble formait un cercle parfait . Cet ensemble était séparé en trois parties distinctes entre lesquelles d'importantes palissades de bois, entrecoupées de plusieurs portes d'entrée, manifestaient la démarcation. Chacune de ses trois zones, se dit-elle, manifestait sans aucun doute la limite hiérarchique des Quileutes .
Plus le carrosse s'avançait et descendait vers le centre, plus Bella pouvait constater que les huttes devenait plus grandes, qu'elles gagnaient un ou deux étages, mais aussi en finesse et en décoration. Le bois, sculpté de différents motifs, représentant des fleurs ou des animaux, offrait à ces habitations une élégance toute particulière .
Enfin, le carrosse de Bella s'immobilisa devant une hutte impressionnante dont la décoration extérieure surpassait celle de toutes les autres. Deux grands totems surmontés d'une tête de bison sculpté en marquait l' entrée. Plusieurs tapis étaient disposés au sol et s'étalaient de l'habitation à la porte de son véhicule. De par et d'autre de ce chemin d'honneur, des hommes élégamment vêtus de tuniques rouge écarlate attendaient patiemment que Bella descende du véhicule. A ses cotés, elle entendit Charlotte prendre une grande inspiration et tenter de calmer sa nervosité.
Il était temps d' y aller.
Bella toqua, attendit qu'on lui ouvre la porte et, avec toute la prestance due à son rang, elle posa pour la première fois le pied sur la terre Quilleute.
Immédiatement, un homme aux longs cheveux noirs, dont la veste était si longue qu'elle touchait presque le sol, s'avança et s'inclina devant elle. D'un geste, il ordonna aux gardes Quilleute présents de les suivre et, lui offrant son bras, l'escorta à l' intérieur.
- Mon nom est Billy Black, lui annonça t-il. Je suis le père de l' Alpha que vous allez rencontrer aujourd'hui et votre guide pour la durée de votre séjour ici, ajouta t-il en souriant avec une gentillesse qui surprit Bella.
Elle n'aurait jamais imaginé que les Lycans puissent être aussi aimables et raffinés. Chaque pièce qu'elle traversait était décorée avec beaucoup de goût, sans jamais être surchargée. Et c'est avec une surprise encore plus grande qu'après une succession de couloirs, elle pénétra dans une pièce couverte de tapisseries aux motifs divers. La pièce était très ensoleillée, une large ouverture au plafond laissant entrer la lumière du soleil.
La décoration des lieux fut reléguée au second plan quand Bella se rendit compte de la présence d'un homme à la peau bronzée et aux cheveux courts qui l'observait fixement de ses yeux bruns. Vêtu d'une tunique brodée et de bottes hautes, il lui semblait mesurer près de deux mètres et dégageait une force incroyable.
Son identité ne faisait aucun doute. Jacob Black .
- Mademoiselle Ricci, dit-il de sa voix profonde, je vous souhaite la bienvenue dans le territoire de la Meute et suis honoré de vous accueillir aujourd'hui. Je sais que cela doit être dur pour vous mais tout le monde ici fera tout pour que votre séjour se passe le mieux possible.
- Je vous remercie pour toutes ces attentions, lui répondit Bella avec un brin de circonspection.
- Mais c'est bien normal, sourit-il. Après tout, nous sommes fiancés vous et moi et je ferais tout pour que l'on s'entendent à merveille. Permettez, pour commencer, que je vous fasse visiter les alentours. J'ai demandé à ce que votre suivante soit conduite à sa chambre. Vos gardes du corps peuvent nous accompagner, bien évidement. Mais pas trop près hein ! conclut le singulier Jacob Black avec un clin d'œil.
Bella était stupéfaite. Ce jeune homme ne ressemblait en rien à tout ce qu'elle avait entendu de lui. La bonne humeur se lisait sur son visage et à aucun moment, durant les moments qu'ils avaient passé ensemble au cours de l' après- midi, il n'avait cessé de lui sourire et lui raconter, avec animation et une bonne volonté évidentes, d'amusantes anecdotes sur le personnel ou des histoires sur les légendes Quilleutes. Sans cesse, il s'inquiétait de son bien-être et ne manquait pas lui poser des questions sur ce qu'elle pensait. Il n'avait que deux ans de plus qu'elle. Sa bonne humeur était continuelle et sa jeunesse se reflétait sur son visage. Il l'amusait mais surtout Bella en venait à penser que cet homme qu'elle venait de rencontrer ferait peut-être un bon mari...
Le temps passa vite cet après- midi là.
- Princesse ! Vous êtes de retour ! Comment s'est passé votre journée ? s'enquit aimablement Charlotte en sortant de l'une de ses malles une robe en soie bleue pour le dîner à venir .
- Bien merci. J'ai passé un agréable après midi. Très instructif, si je puis dire, ajouta t-elle, pensive. Avez-vous bien remis au Chef Swan le mot que je vous ai donné ?
- Oui, Mademoiselle. Il me fait vous dire qu'il vous fera son rapport au moment de vous escorter dans la hutte où se déroulera le souper.
- Bien ! Merci Charlotte.
Bella était satisfaite. D'après les dires de Charlie Swan, il ne semblait avoir aucun danger lié à leur venue et les soldats impériaux étaient libres de circuler et d'agir sans restriction dès lors qu' il s'agissait de sa protection.
De sa place à table, elle avait une vue d'ensemble sur la totalité des invités au dîner et pouvait aisément se faire une première idée sur le caractère de chacun, et surtout, elle pouvait observer les liens et relations entre chacun. Elle ne devrait jamais oublier, lui avait rappelé en l'accompagnant Charlie Swan, où elle se trouvait même si elle pouvait bien se l'avouer, elle appréciait ce qu'elle voyait devant elle.
C'est aux premières lueurs de l'aube que Bella pu enfin regagner sa chambre ce jour-là. Quelle ne fut pas sa surprise, en arrivant devant celle-ci, d'y voir postée une jeune femme aux habits modestes.
- Princesse, annonça-t-elle sans sourciller lorsque Bella s'approcha d'elle, mon nom est Rosalie Halle. J' ai l'honneur d'avoir été choisie pour vous servir durant toute la durée de votre séjour ici .
La jeune femme était dotée d'un regard franc, constata Bella en l'invitant à la suivre dans la chambre. Elle possédait de longs cheveux blonds, des yeux d'un bleu turquoise et une peau ivoire. Elle dégageait une prestance naturelle qui attirait d'emblée l'attention. Elle était d'une beauté incomparable.
Pourtant, ce ne fut pas sa beauté qui marqua l'esprit de Bella lors de cette rencontre qui, sans qu'elles ne le sachent toutes les deux, marquait le début d'une longue amitié.
Ce qui la marqua fut les deux secondes pendant lesquelles le vent, soufflant brusquement, ouvrit la fenêtre et laissa apparaître, privés de la protection des longues manches de sa robe, les bras mis à nu de Rosalie Halle recouverts d'une multitudes de bleus.
« Mais sachez que l'on raconte depuis plusieurs années que les jeunes femmes humaines qui travaillent là- sont traités comme des bêtes. On dit que leur vie est des plus misérables là- bas et que souvent elles sont violemment battues ».
« Violemment battues » .
« Violemment battues ».
