Chapitre 4 – It Happens
Jack se réveilla avec un mal de tête persistant et une légère odeur de fraise. Sam. Ses lèvres se relevèrent en un sourire alors qu'il l'étudiait. Puis il rit tout haut, encore troublé par la belle complexité à laquelle il était marié. Il refusait de croire qu'elle se blottirait ainsi contre n'importe qui, alors pourquoi les papiers de séparation ? Que se passait-il dans ce super cerveau alambiqué qu'il lui était impossible de comprendre.
'Fichu mal de crâne !' Il se détourna de Sam afin d'aller chercher un peu d'Ibuprofen dans le cabinet à pharmacie de la salle de bain et sourit quand il en vit sur la table de chevet avec un verre rempli d'eau. Il avala quelques cachets et s'allongea à nouveau, massant inconsciemment son front. Dans quelques secondes, elle bougerait encore, se blottissant contre son corps, se tortillant jusqu'à ce qu'elle trouve la position idéale et puis soupirerait sur son épaule. Il déposa un baiser sur ses cheveux et garda ses lèvres là, s'abreuvant de la douce odeur de fraise et attendant que le mal de tête se calme.
Ils étaient étendus là depuis un moment quand Sam se mit à gémir et à s'agiter à côté de lui. Elle marmonnait dans son sommeil, rêvant. Elle ne faisait jamais cela en mission, mais il avait rapidement appris qu'elle le faisait assez souvent à la maison, son esprit semblant ne pas se reposer, même quand elle dormait, se tournant d'un côté et d'autre, se repassant les événements, résolvant les problèmes. Il l'avait entendue dire des choses assez étranges, qu'il ne comprenait quasiment pas, aussi il la serra simplement contre lui et attendit.
La main de Sam poussa durement contre son torse alors qu'elle tentait de s'échapper à son étreinte. Marmonnant davantage, et puis soudain, « Merde, Cam ! Non ! » Jack se figea lorsqu'il sentit chaque muscle du corps de Sam se contracter. « Arrête ! Ne... » Sa voix s'estompa alors que Jack l'observait et attendait, complètement troublé et se demandant de quoi diable elle rêvait. Puis elle se mit à geindre doucement et même s'il n'y avait pas de vraies larmes, le son de sa souffrance lui donna froid dans le dos. Il était sur le point de la réveiller quand elle cria après lui.
« Jack ! Où es-tu... je n'arrive pas à le trouver... Daniel ! Où... non... ne... Jack, je t'en prie. Daniel, aidez-moi. » Elle pleurait maintenant, les larmes coulant librement sur ses joues, ses yeux toujours fermés. Ca suffisait, Jack ne pouvait plus supporter cela.
« Sam, réveille-toi, ma puce. Je suis là. Je suis juste à côté de toi. » Il embrassait son visage et l'étreignait étroitement sans même vraiment penser à ce qu'il faisait, voulant juste qu'elle se réveille – essayant de la tirer hors de son cauchemar.
Et soudain, elle cria. « Mitchell ! »
« Hé, Sam ! Hé, hé, hé. C'est moi. Mitchell n'est pas là ! Viens, tout va bien, je suis là, ma puce. » Il se recula et écarta ses cheveux de son visage et sourit lorsqu'elle ouvrit les yeux. « C'est moi, ma puce. Tu rêvais. Ca va aller. »
Sa voix était pleine de confusion alors qu'elle le dévisageait, pas encore complètement réveillée. « Jack ? »
Il déposa un délicat baiser contre ses lèvres et se recula en lui faisant un grand sourire. « Oui. Qui d'autre ? Tu vas bien, maintenant ? »
« Jack ? Oh, mon Dieu, Jack ! » Elle l'embrassa farouchement, se pressant contre lui de tout son corps, sa passion soudaine prenant Jack par surprise alors qu'elle s'enroulait autour de lui et le tenait, l'embrassant agressivement.
Jack ne se retint qu'un instant, se demandant au fond de son esprit pourquoi elle criait le nom de Mitchell et puis il laissa ses sentiments et sa passion prendre le contrôle. Elle gémit doucement contre son cou lorsque ses mains la débarrassèrent rapidement de ses vêtements, la laissant nue contre lui, puis ses lèvres furent de nouveau sur les siennes. Inquisitrices et frénétiques, attaquant sa bouche avec le désir ardent dont il mourait d'envie.
Il les fit rouler et s'écarta de ses lèvres, cherchant ses yeux lourds de sommeil. Elle le rendait fou. Il ne pouvait espérer suivre ses sautes d'humeur des dernières semaines et il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle elle se pressait tout contre lui maintenant, bougeant de manière exquise sous son corps. Il glissa une main le long de son corps et elle haleta bruyamment, saisissant ses cheveux alors que ses doigts caressaient délicatement sa peau. Il la sentit bouger, s'ajustant légèrement et écartant les jambes pour lui et il cessa de réfléchir à tout le reste. Tout ce qu'il voulait était de lui faire l'amour.
Elle l'excita et le caressa, l'amenant lentement un peu plus dans sa douce étreinte et puis explosa au-dessous de lui comme les flammes d'un brasier hors de contrôle, assombrissant le monde autour d'eux et dévorant tout l'oxygène alors qu'il était attiré dans le brasier.
« Sam. » Il gronda son nom en un murmure voilé par l'émotion alors qu'il bougeait en elle, perdu dans la passion aveuglante qui les enveloppait. C'était là sa Sam, son épouse, la femme qu'il aimait et dont il avait besoin mais, cette nuit, il ne savait pourquoi, elle était différente, sombre, effrayée, presque désespérée dans sa passion. Soudain ses ongles s'enfoncèrent dans son dos et son corps se contracta autour de lui, l'emmenant avec lui alors que son feu intérieur le consumait finalement.
La chambre était à présent silencieuse autour d'eux et ils restèrent étendus l'un contre l'autre, blottis dans les bras de l'autre. Jack aspirait profondément des bouffées d'air, alors que Sam luttait, elle aussi, pour reprendre son souffle. Il pressa ses lèvres sur son cou, l'embrassant doucement, intimement sur la peau tendre sous son oreille et la serra étroitement.
« Tu m'a manqué, ma puce. » Ses mains caressaient sa peau avec douceur, amoureusement tout en parlant et elle blottit son visage contre le sien.
« Je sais. Je suis désolée. »
« Ne le sois pas, Sam. Résolvons ça, quoi que ce soit. Faisons en sorte que ça marche, d'accord ? »
« J'essaierai. »
« C'est tout ce que je veux. Ne renonce pas à nous, Sam. Nous pouvons le faire, ensemble, nous pouvons réussir n'importe quoi ! » Ses mains caressaient maintenant ses cheveux, la calmant par son contact.
« T'aimer n'était pas le problème, Jack. Ne l'est pas. Mais... »
« Laissons ça pour le matin, d'accord ? »
Elle regarda dans ses yeux implorants et sut que cela n'était pas trop demander. Il lui avait manqué et savait qu'elle lui avait manqué aussi. Les problèmes n'étaient pas résolus et n'avaient pas magiquement disparus, mais elle se sentait en sécurité et aimée dans ses bras, il ne fut donc pas difficile pour elle d'accepter. Elle sourit comme sa main glissait le long de son corps, la caressant délicatement. « D'accord. Jusqu'au matin. » Elle lui fit un sourire puis fronça les sourcils. « Comment va ta tête ? »
« Je dirais environ 7. »
« Sur une échelle de un à dix ? » demanda-t-elle, perplexe.
« Non. Sur celle de Richter. »
Sam pouffa de rire contre son épaule. « Il te faudrait quelque chose pour ça. »
« Je viens de l'avoir. Tu es la meilleure cure possible. » Il déposa un léger baiser sur le bout de son nez et lui fit un demi sourire. « Je vais bien, Sam. »
« D'accord, mais les médicaments feraient plus d'effet. »
« J'en ai pris, aussi. » Il lui fit un grand sourire.
« Quand ? »
« Juste avant que nous... avant que tu ne te réveilles. »
« Oh. »
« Je suppose que tu ne veux pas parler de ce que tu rêvais ? »
Une expression sombre passa brièvement sur son visage alors que Jack observait. « Pas tout de suite, d'accord ? »
« D'accord. » Jack se blottit contre elle, se détendant, mais laissant ses mains parcourir son corps. Il espérait juste que c'était à lui qu'elle faisait l'amour et non pas à un amant imaginaire, ou pire... quelqu'un d'autre. Il repoussa cette peur et la serra davantage. « Je t'aime, » murmura-t-il.
« Je sais, » lui répondit-elle en un murmure alors qu'elle passait son bras autour de sa taille et se pelotonnait tout contre lui.
« Sam, as-tu des fantasmes... imagines-tu quelqu'un d'autre quand nous faisons l'amour ? »
Des rides profondes creusèrent son front. « Je pensais que nous allions parler demain ? »
« Oui. Nous y sommes... alors ? »
« Non, Jack. Je n'en ai jamais ressenti le besoin. Je peux à peine réfléchir avec toi... faisant ce que tu fais. » Elle sourit avec chaleur comme sa voix s'estompait et elle regarda dans ses yeux quelque peu inquiets. « Il n'y a personne d'autre, si c'est ce que tu penses. »
Ses yeux devinrent d'un brun sombre alors qu'elle le regardait et un petit éclat réapparut. « Bonne réponse. » Il lui donna un profond et doux baiser qui transmit avec succès toutes ses émotions non dites pour elle et il murmura alors contre son oreille. « Bonne nuit, bébé. »
« Jack, tu sais, je n'aime pas vraiment que tu m'appelles 'bébé'. »
« Bien sûr que si, » taquina-t-il. « Tu veux juste que personne d'autre ne le sache. »
Elle gloussa contre son cou et répéta ses mots. « Bonne nuit, ma puce. »
« Sam, ça va te mener à des problèmes. »
« Ah oui ? Eh bien, je dis que, ce qui est bien pour le Colonel est bien pour le Général. »
Jack embrassa son front, riant et la serra davantage. « Dors, mademoiselle-je-sais-tout. » Mais il souriait comme elle se détendait dans ses bras et il s'endormit en écoutant le battement de son cœur contre sa poitrine.
OoOoO
Jack ouvrit lentement les yeux, écoutant les coups sourds et les jurons proférés à voix basses qui l'avaient sorti de son sommeil. Il roula sur lui-même là où Sam aurait dû se trouver, sachant déjà qu'elle n'était pas là, mais espérant pour une raison ou une autre qu'elle y serait. Sa tête pulsait à nouveau lorsqu'il se leva pour s'habiller. Un autre bang envahit ses sens, le faisant chanceler légèrement. « Sam ! » cria-t-il sachant qu'elle ne l'entendrait probablement pas et récolta en retour une douleur lancinante dans sa tête. Les cachets contre le mal de tête étaient encore sur la table de nuit, et il prit le flacon, avalant quelques comprimés un peu avant de rejoindre le couloir.
Les tintements de verre jeté dans la poubelle l'accueillirent lorsqu'il entra dans le couloir, suivit rapidement par des jurons murmurés et le bruit du couvercle claquer en se refermant, plutôt violemment. 'Je suis dans un sacré pétrin' pensa-t-il en se dirigeant lentement vers la cuisine.
Il s'avança dans l'embrasure de la porte et l'observa quelques secondes avant de parler. « Bonjour. » Elle fut, sur le coup, surprise et virevolta sur elle-même pour lui faire face, balais et ramasse poussière dans les mains. « Tiens, donne-les moi. Je vais terminer. »
« Non, tu es pieds nus et de plus, j'ai presque fini. »
« Sam... »
« J'ai dit que c'était OK ! » Sa voix montra presque d'une octave lorsqu'elle cria de frustration. « Vraiment, j'ai presque fini. Je suis désolée, je ne voulais pas crier mais à quoi diable pensais-tu, Jack ? A tenter de détruire tout ce que nous possédons ? »
« Non, juste... une partie, » dit-il avec esprit et fit un grand sourire, mais il ne rencontra qu'un regard froid et coléreux.
« Que s'est-il passé ? Après quoi étais-tu si en colère, Jack ? »
« Après quoi j'étais en colère... ? » répéta-t-il, sa voix s'estompant, incapable de croire qu'elle ne savait pas. OK, moment de vérité. Il allait juste lui dire. « Pas après quoi, après qui. Toi, Sam. J'étais en colère contre toi. »
« Moi ? Qu'ai-je fait ? Je n'étais même pas là ! » Sa voix était encore tendue lorsqu'elle le regarda, confuse.
« Tu m'as fait délivrer ces foutus papiers de séparation, Sam ! Voilà ce que tu as fait ou as-tu déjà oublié ce petit fait ? » La voix de Jack s'élevait aussi à présent, mais il n'avait pas bougé de l'entrée. « Et puis... tu n'as même pas voulu t'asseoir et prendre un café ! Tu es juste partie au milieu du petit déjeuner ! »
« Nous n'étions au milieu de rien du tout, Jack, je devais aller travailler ! Tu le sais ! »
« C'est une excuse, Sam et tu le sais. Je mérite mieux que ça venant de toi. J'espère plus que ça. »
« Jack, tu ne comprends pas... »
« Ca, tu as raison, Carter. Que dirais-tu de m'expliquer ? M'expliquer que tu ne veux plus me voir, mais qu'ensuite tu me fais l'amour comme la nuit dernière ! » Il s'arrêta et attendit, ses yeux, remplis de colère, la défiant de répondre, mais elle resta silencieuse. « Non ? Alors pourquoi ne pas commencer par la raison pour laquelle tu cries le nom de Mitchell au milieu de la nuit ! »
Sam se figea un instant puis balança le balais et le ramasse poussière par terre, dispersant à nouveau les restes de la rage de Jack à travers la pièce. « Mitchell ? Il n'a rien... » Elle ne termina jamais cette phrase, le regardant dans les yeux et les détournant à nouveau. Elle n'était pas prête pour cette argumentation. Elle n'était pas préparée, aussi elle utilisa inconsciemment sa tactique contre lui, le détournant des vrais problèmes. « Bon sang, Jack ! Tu peux être si... exaspérant ! Tu n'arrives même pas à décider à qui tu parles... ta femme ou ton subordonnée ! »
« Non, je suis parfaitement clair à ce sujet... ou du moins je l'étais jusqu'à récemment ! Toi, par contre, tu sembles avoir un problème avec ça ! »
« Oui, bon sang ! Et n'est-ce pas permis ? Une minute je te salue et dit 'A vos ordres, monsieur' et la minute d'après, je suis dans ton lit ! Et tu me mets la pression, Jack ! Dois-je être toujours ta parfaite petite scientifique avec une réponse pour tout ? C'est plutôt fichtrement difficile d'être à la hauteur, Jack ! »
« Carter ! » Jack traversa la pièce et s'arrêta juste à quelques centimètres de son visage, criant et baissant les yeux sur elle comme il l'aurait fait avec une nouvelle recrue, mais Sam ne broncha pas. Il savait ce qu'elle faisait et il avait l'intention d'arrêter ça tout de suite, il n'allait pas la laisser le distraire et éviter la confrontation. « Je veux savoir ce qu'il se passe ! Arrête avec toutes ces conneries et dis-moi la vérité ! Dis la moi simplement ! Tu peux commencer avec ce à quoi tu rêvais ! »
« Ce ne sont pas tes affaires ! »
« Oh, bravo, Carter ! Ca, ça va vraiment aider ! » Toute rationalité était partie en fumée. Ils étaient tous les deux furieux et criaient, et Jack pensait que peut-être ceci était ce qu'il fallait. Peut-être qu'elle devait perdre totalement son contrôle avant de céder.
« Oh, la ferme, Général ! »
« Hé ! »
« Tu te mets en colère et détruis la cuisine, mais je ne peux même pas jeter à terre un balais sans que tu sortes de tes gongs et entres en mode 'je suis le général' ! »
« Le balai ! Ca n'a rien à voir avec ça et tu le sais ! Tu évites la discussion, Sam, et ça ne va rien résoudre. Alors si nous devons crier l'un sur l'autre jusqu'à en perdre haleine, alors c'est ce que nous allons faire ! Mais j'entends fermement découvrir ce qu'il se passe ! »
« Hum, bonjour tout le monde ! » La voix de Daniel était légèrement aiguë lorsqu'il parla en profitant d'un moment de silence. « Euh... bonjour ! » répéta-t-il les mots puis il remonta ses lunettes sur son nez, souriant d'un air gêné en se rendant compte qu'il venait de tomber dans le round trois de ce qui semblait être un de ces charmes du mariage et décida rapidement de feindre l'innocence.
« Daniel, que diable faites-vous ici ? » Le ton de Jack ne laissa pas de place à la confusion lorsqu'il jeta un regard noir à son ami. « Il n'est même pas encore 9h ! »
« Oui, je sais ! Eh bien, j'ai vu... euh, la pagaille hier soir quand nous vous avons porté à l'intérieur et j'ai pensé que vous voudriez peut-être du café ce matin... alors... euh, je vous en ai apporté un peu. Un nouveau pot et... du café. » Il tendit les articles en questions vers Jack et Sam, faisant penser à une offrande de paix.
Jack et Sam se tournèrent l'un vers l'autre, se jetant des regards furieux et s'accordant silencieusement à laisser de côté la dispute pour le moment. Sam se retourna vers Daniel, souriante. « Merci, Daniel, c'était très prévenant. » Elle jeta un regard à la pièce d'un air hésitant pendant un instant. « J'avais justement envie de café ! »
« Oh, c'est ce que vous étiez en train de faire ? » Daniel regarda calmement ses amis alors qu'ils s'efforçaient de gérer la situation gênante. « C'est drôle, ça ne ressemblait pas à ça d'ici. »
« Daniel ! » Daniel reconnut immédiatement l'avertissement dans la voix de Jack, mais en fit peu de cas.
« Est-ce que tout va bien, Sam ? » Il observa attentivement Sam s'avancer pour faire le café.
« Oui, Daniel, 'tout roule' comme dirait le Général. Nous étions juste en train de nettoyer. » Elle fit un bref sourire sarcastique à Jack, sourire que personne sain d'esprit n'interpréterait comme doux, et Daniel tressaillit légèrement.
« Hum, je devrais y aller... » Il fit nerveusement un signe du pouce par-dessus son épaule vers la porte, incapable de prétendre plus longtemps faire semblant.
« Non, Daniel. Restez. Asseyez-vous et prenez du café. C'est bon de vous voir ! »
« C'est vrai ? »
« Bien sûr, Daniel. Quand n'avons-nous pas été contents de vous voir ? » Sam essayait de sourire mais la tension était audible. Daniel les connaissait depuis suffisamment longtemps pour savoir qu'ils étaient tous les deux fâchés et eux deux, ensemble et en colère, pouvaient être une puissante force destructrice.
« Eh bien, il y a eu... OK, oubliez ça. Alors, Jack, quand êtes-vous arrivé ? »
Sam le regarda avec des yeux interrogateurs et il haussa légèrement les épaules comme il essayait d'alléger la situation. Sam secoua la tête et laissa un sourire sincère s'afficher sur ses lèvres pour la première depuis qu'il était arrivé, soudain amusée par son malaise.
« OK, Daniel. Nous nous disputions. Satisfait ? »
« Bah, j'avais en quelque sorte deviné. Je peux toujours partir... »
« Hé, on ne vous appelle pas linguiste pour rien, hein, Daniel ? » Jack souriait, le sarcasme dégoulinant de son sourire 'tuez-moi si vous pouvez' qu'il aimait user avec les Goa'uld.
« Est-ce que vous deux êtes en train de me faire marcher ? Ou est-ce qu'il y a un problème ? »
« Les deux, » répliqua Jack.
« OK. Alors, c'est sérieux ? Peut-être que je peux aider ? » Daniel fronçait les sourcils, se demandant s'il voulait vraiment savoir ou être impliqué. Ce n'était pas un truc concernant l'équipe ; c'était Jack et Sam. Passionnés, protecteurs et versatiles tout cela ensemble, esquivant et se faufilant si vite qu'ils étaient les seuls à pouvoir faire face.
« Oh, oui, un énorme problème ! Et vous ne pouvez pas aider ! »
« Jack ! » Daniel était à présent confus, il savait qu'ils se disputaient, vraiment, quand il était arrivé, mais ils avaient cessé comme s'ils avaient simplement tourné un bouton. Non, il n'était pas sûr de ce qu'il se passait, mais il savait que Jack était encore très contrarié. Son trouble augmenta lorsqu'il les regarda à tour de rôle. « Je pensais que nous étions amis. J'offrais juste... »
« Oui, Daniel. Je le sais et nous sommes amis. De plus, vous avez apporté du café. Et j'ai une règle qui dit de ne pas descendre le type qui apporte le café ! »
« Très bien, Jack. C'est bon. » L'humeur de Jack faisait des bonds à une vitesse stupéfiante. Il n'avait jamais vu cette 'humeur de Jack' auparavant et cela le rendait perplexe.
« C'est ça ! » Jack sourit et lui donna une claque sur le dos, sortant de la cuisine d'un pas décidé et claquant la porte de la chambre quelques secondes plus tard, assez fort pour que la vaisselle dans les placards s'entrechoque et que Daniel sursaute. Il regarda Sam avec un air inquiet comme elle se détournait vivement.
« Bon sang ! » marmonna-t-elle et jeta une tasse sur le mur.
« Sam ? » demanda Daniel doucement.
« Quoi ? » s'écria-t-elle et s'excusa tout de suite. « Désolée, Daniel, c'est juste que... »
« Ah, ce n'est rien. Vous n'avez pas à expliquer, Sam. Ca arrive. »
Sam le regarda, la surprise clairement visible sur son visage. « Quoi ? Les disputes ? » Daniel hocha lentement la tête. « Vous et Sha're ? »
« Oh, oui ! » Il gloussa. « Seulement, elle ne jetait pas la vaisselle sur le mur, elle la jetait sur moi ! »
Sam sourit puis pouffa de rire, se demandant ce que Daniel avait fait – ou ce que Sha're avait pensé qu'il ferait. Daniel poussa un soupir de soulagement en riant. Maintenant, s'il réussissait à parler à Jack, lui faire prendre conscience que peut-être les choses n'étaient pas aussi sérieuses qu'elles semblaient... mais sourire était sans doute déjà trop espérer.
Sam et Daniel s'assirent à table, sirotant le café et attendant que Jack revienne. Après une heure, Sam descendit le couloir pour prendre de ses nouvelles. Elle poussa la porte pour le trouver en train de dormir sur leur lit, aussi elle referma la porte et retourna voir Daniel.
« Je suis désolée, Daniel. Il dort. C'est probablement la blessure à sa tête ou les médicaments. »
« Ce n'est rien, Sam. Je le verrai plus tard... quand il se sentira mieux. Il est encore contrarié. »
« S'il était si contrarié, il serait encore là à se disputer, Daniel. »
« Peut-être qu'il ne veut pas se battre avec vous, Sam. Il vous aime, vous savez. »
« Oui, je pense que je le sais. »
