Réponse au reviews :
MissZadig : Merci beaucoup de ton commentaire ! Et la suite arrive bientôt mais je préfère laisser un peu de temps entre chaque publications pour laisser du suspens XD prend ton mal en patience et à la prochaine fois ! =)
Plume d'Ivoire : Salut à toi aussi =) Tout d'abord, je te remercie pour ton commentaire et je tiens aussi à te rassurer : étant moi aussi friande de Drago/Hermione, je déteste quand Drago devient tout mielleux juste après être amoureux. Donc rassure-toi : il n'est pas près de changer ! Même après s'être rendu compte que, eh oui, notre jolie sorcière faisait battre son cœur ! En ce qui concerne les paragraphes, je vais suivre ton conseil en tentant sur le chapitre 4 et je verrai ce que vous en pensez, vous les lecteurs. Si c'est mieux je laisse, sinon je changerai ! Merci de ta remarque en tout cas ^^ …Tu ne peux pas savoir comme le fait que tu ne saches pas qui est le chat me ravit ! Ah ah ! Mais je ne dis rien x) la suite est là, quand aux prochains chapitre, ils sont déjà prêt et c'est dans un but purement sadique que je vous fais attendre, ah ah ah ah ah ! Allez bisous ! Et à la prochaine !
emmatom06 : Merci beaucoup pour ton commentaire ^^ ça me fait très plaisir et j'espères te revoir pour la suite ! Bisous !
Merci également à toutes les personnes qui viennent lire ma fanfiction. C'est un plaisir d'écrire pour vous et de vous emporter dans ma petite imagination comme j'aime tant le faire. J'espère que l'histoire vous plait et pour les découvreurs, n'hésitez vraiment pas à laisser votre avis : c'est important !
Gros bisous à tous !
Disclaimer : Les personnages qui appartiennent à Harry potter sont tous les élèves de Poudlard. Le professeur de défense contre les forces du mal est à moi et les personnages vélanes aussi. Pour le reste, si j'en ai oublié, faites moi signe !
Chapitre 4
Hermione regarda avec appréhension le balai que tenais Drago Malefoy dans sa main droite. C'était un nimbus 2000. Un vieux modèle mais très bon pour les débutants. Elle expira. Elle avait un peu peur. Et si elle n'y arrivait pas ? Pire, si elle tombait ? Elle fut soulagée de constater que Malefoy avait aussi un balai. Bon d'accord, le sien ressemblait à un énorme pinceau et était argenté, un nimbus 2001 en somme, mais c'était du pareil au même de toute façon ! Elle enfourcha l'instrument de vol avec inquiétude et son professeur lui fit un signe de tête. Les bases tout d'abord : se tenir sur un balai. Hermione frappa doucement sur le sol et s'éleva à un mètre du sol. Elle tint bon quelques instants, se balança à droite, puis à gauche, ne tomba pas. Mais c'était sans compter sa maladresse. Elle tomba sur le côté et s'écrasa sur le sol, le balai à côté d'elle. Elle entendit un rire amusé et releva la tête vers le Serpentard. Une colère sourde se mit à luire dans ses prunelles mais aussi une intense honte. En sa qualité de première de l'école, elle ne pouvait pas rater un vol en balai !
C'était inconcevable ! Elle se releva alors, la colère lui faisant oublier toute prudence et elle frappa fortement du pied sur le sol, s'élevant cette fois ci à plusieurs dizaines de mètres. De là-haut, elle pouvait tout voir. Les tours du château, les drapeaux secoués par le vent, le lac noir d'où sortait de temps à autre la tête d'une sirène, le saule cogneur. Elle fit une grimace amère en se rappelant ce qui s'était passé en troisième année. Une cicatrice à l'arcade lui rappelait tous les jours la violence de l'arbre et la prudence qu'il fallait avoir en l'approchant. Mais elle fut totalement émerveillée par la vue que lui offrait l'altitude. Les montagnes majestueuses, les nuages, le château surtout était magnifique. C'était la fin de la journée et les deux préfets avaient finis leurs rondes pour commencer les cours de vol d'Hermione. Malefoy la rejoignit sans difficultés et pour la première fois depuis leur rencontre, il lui offrit un sourire sincère. Il était content d'elle. Hermione fit un sourire amusé et elle fonça vers l'aile ouest du château.
Elle voulait semer le Serpentard. Celui-ci la talonnait mais elle fit preuve d'une brutale aisance qui lui permit d'échapper au jeune homme. Ils volèrent quelques instants au-dessus du château puis rejoignirent la forêt interdite. Tandis qu'ils volaient, Hermione pu observer avec émerveillement une procession de centaures. Elle vit un petit avec sa mère marcher côté à côté puis se mettre à galoper joyeusement. Ces créatures avaient toujours émerveillées Hermione car elles avaient la force d'un animal, la sagesse d'un être humain mais aussi leur folie meurtrière. C'était des êtres complexes ayant une part d'homme profondément ancrée en eux. Un centaure avait cela de différent qu'ils étaient tous extrêmement orgueilleux et avait un code de respect bien précis. Tout comme avec les hippogriffes, être malpoli avec un centaure était sans doute la dernière chose que vous pourriez faire avant de mourir immédiatement ou du moins, vous faire salement écraser le visage. D'ailleurs c'était bien simple, les centaures n'aimaient ni les moldus, ni les sorciers. Hermione les dépassa rapidement puis virant à droite, elle se dirigea vers le lac. Prise d'une impulsion soudain, elle pencha le bras vers l'eau et sentit le liquide glacé lui caresser la peau. Elle frissonna et un large sourire vint se peindre sur son visage. Elle remonta en hauteur et regarda la vue qui s'offrait désormais à elle.
Le soleil couchant mourrait tranquillement dans les vastes collines et brûlait de son éclat rougeâtre tout ce qui se trouvait sur le passage de ses derniers rayons. Hermione fut tellement époustouflée par la vue qu'elle ne vit pas l'oiseau lui foncer dessus. Ce ne fut que lorsqu'il la percuta de plein fouet qu'elle se rendit compte qu'il ne fallait jamais perdre sa concentration au prix de la beauté. Ce qui devait arriver arriva donc : elle chuta. Et en hurlant de surcroit. Parce qu'une chute de trente mètre n'est jamais agréable comme tout le monde le sait ! Elle voyait le lac se rapprocher centimètres par centimètres et elle se maudit d'être aussi peu réactive. Elle fut soudain happée en pleine chute par le balai de Malefoy. Celui-ci la fit léviter tranquillement jusqu'à lui et la fit asseoir à l'arrière de son balai.
- Deuxième leçon Granger : ne perd jamais de vue tous les obstacles ou inconvénients que tu peux rencontrer en vol, ça t'évitera une chute.
- Ou…oui, souffla-t-elle encore un peu choquée.
- Cependant…, continua-t-il, c'était très bon pour un premier essai. Ta réputation de miss-parfaite n'est pas remise en doute.
Hermione afficha un air stupéfait en voyant les coins de la bouche du prince des Serpentard s'étirer. Elle rougit malgré elle sous le compliment et lui mit une tape dans l'épaule comme si le « miss-parfaite » lui déplaisait. Malefoy volait tranquillement et pour ne pas tomber, Hermione dût se rendre à l'évidence, il fallait qu'elle le touche. Elle expira un grand coup et passa ses bras autour de la taille du jeune homme. Celui-ci émit un petit rire amusé tandis qu'elle posait sa tête sur son dos.
- Alors Granger ? ça fait quoi de toucher l'homme le plus magnifique de Poudlard ?
- Oh la ferme…, railla-t-elle en écartant son corps de celui du jeune homme.
- Je sais que ma grâce et ma magnificence naturelle t'éblouissent un peu mais tout de même, quelle manque de politesse vous avez-vous les moldus ! se désola-t-il faussement.
- Hé ! Ne commences pas ou sinon je parle de ta chère famille et de ses superbes relations avec un certain mage noir !
- Saleté de Griffondors !
- Eh oui !
Un silence s'instaura alors et à la grande surprise de chacun, il ne fut pas désagréable. Hermione pensa un instant que Malefoy avait peut-être réellement changé et qu'il n'était plus celui qui terrorisait les élèves comme avant. Elle se demanda même si elle pourrait créer une relation amicale avec ce garçon impétueux et arrogant. Elle sourit. Non, il n'était plus ce gosse de riche mal éduqué et pourri gâté par sa famille. C'était un nouveau Malefoy qui avait vu le jour et elle ignorait pourquoi mais sa transformation n'était pas mauvaise. Elle le préférait nettement comme ça. Cependant, son changement avait aussi des aspects négatifs.
Notamment cette douleur sourde et froide qui lui brûlait les os et aussi cette haine qu'il pouvait faire véhiculer dans son regard et qui lui faisait peur. Elle ne connaissait que partiellement le Serpentard et elle ignorait si ce regard était réel mais elle était parfaitement consciente que si il se laissait glisser sur cette pente-là, alors il ne serait plus jamais possible de le sauver et il sombrerait dans la noirceur, tout comme son père. Il perdrait son regard amusé et serait de tout autre sentiment que la froideur. Hermione avait déjà vu des hommes ou des femmes dans le monde moldu, complètement dépourvus de sentiments. Ils étaient appelés des sociopathes et Hermione n'était pas sans ignorer qu'un homme qui ne ressent rien est beaucoup plus dangereux que n'importe quel autre individu. Un sociopathe n'avait pas de barrière comme la protection d'un être cher ou encore la vengeance.
Il ne cherchait ni le soulagement ni l'apaisement mais simplement la réalisation de ses objectifs. On ne pouvait pas le faire chanter ou encore moins l'inquiéter. Il ne connaissait pas l'amour ou la haine et encore moins la culpabilité. La vengeance n'habitait jamais un sociopathe. La chose qui le rendait extrêmement dangereux, c'était cette disparition de la peur de mourir et cette capacité totalement présente qui le poussait à enfreindre toutes les règles sociales établies. Il pouvait torturer une personne sans ressentir une once de remord à son encontre et pire, il pouvait tuer de sang-froid sa victime. Et surtout, ce qui le rendait particulièrement dangereux : il n'avait pas peur de souffrir. D'ailleurs il ne ressentait pas la souffrance, aussi bien physique que mentale. Il était inarrêtable.
- Malefoy, sérieusement, qu'est-ce qui s'est passé chez toi ?
- Granger, sérieusement, pourquoi tu me poses ces questions ?
- Tu me reproches de m'intéresser à toi ?
- Non, répondit-il posément, seulement je m'interroge. Tes amis me détestent, toi aussi d'ailleurs…Je ne comprends pas.
- C'est juste que…Quand quelqu'un souffre je ne peux pas l'ignorer…
- Alors si tout allait bien tu te ficherais de mon sort ? lâcha-t-il amer.
- Ce n'est pas ce que je veux dire, railla la jeune fille. Tu m'intrigues. Ton comportement est différent des autres années, tu es presque…sympathique.
- Je ne sais pas comment je dois le prendre…
- Prend le comme tu veux, en tout cas, je te crois maintenant… quand tu m'as dit que tu avais changé. C'est une transformation totale que tout le monde a pu remarquer.
- Il y a une seule chose qui est restée la même en réalité, soupira-t-il.
- Laquelle ?
- J'aime toujours autant te mettre en pétard ainsi que Potty et Weas-pas-net.
- Je me demande si je ne préférai pas Weas-moche en définitive…, remarqua la brunette.
- Enfin bref, quel est cet intérêt soudain pour moi ?
- Je l'ignore…mais je veux savoir de quoi il retourne !
- Granger, où sont tes parents ?
- Que…, hoqueta-t-elle, surprise par cette question. De quel droit te permets-tu de poser cette question au juste ?
- Du même droit que tu permets de me questionner sur moi Granger, remarqua le Serpentard. Avec toi, c'est toujours pareil, ça ne va que dans un sens, mais la vie ce n'est pas comme ça. Si tu crois que je vais te confier tous mes petits secrets alors qu'on est ennemis sans attendre que tu te confies toi aussi, tu te mets le doigt dans l'œil.
- Et si j'ai des secrets que je ne veux révéler à personne ?
- Tes parents n'en font pas partie.
- Comment peux-tu en être aussi sûr ? souffla-t-elle alors qu'ils survolaient de nouveau la forêt interdite.
- Parce que tes amis sont au courant. Notre jardin secret au contraire n'appartient qu'à nous.
- Tu sais Malefoy, t'entendre parler avec ce ton calme et mature et vraiment super déstabilisant !
- Tu préfères que je redevienne le petit arrogant qui te traitait de sang-de-bourbe ? dit-il goguenard.
- …Non.
- Bien.
Hermione laissa de nouveau sa tête tomber sur le dos de son colocataire. Elle devait reconnaître une chose, elle pouvait se confier à lui sans soucis, il n'irait pas le colporter à n'importe qui. Parce qu'elle le tenait avec le fait qu'il lui donnait des cours particuliers à elle, la sang-de-bourbe. Elle soupira. Ce climat de paranoïa constante la fatiguait. Elle avait beaucoup de mal à faire confiance à son vis-à-vis. Elle se demanda si Drago…Non, Malefoy…enfin bref, si Drago ressentait la même chose qu'elle à cet instant. S'il se demandait lui aussi si une trêve pouvait s'instaurer entre eux. Possible. Ou pas.
- Ma mère est la captive de Voldemort…, lâcha-t-il finalement dans le silence.
- Comment est-ce arrivé ?
- Depuis la chute de mon père en réalité, expliqua Drago. Nous étions les plus respectés et mon père était craint mais lorsqu'il a échoué face à Potter, toi et Weasley, Voldemort n'a pas apprécié. Pas du tout même. L'année dernière, il m'a alors chargé de la mission de tuer Dumbledore. Seul Potter sait la vérité et pour le moment il ne l'a encore révélée à personne.
- Racontes moi, murmura la jeune femme.
- J'avais la baguette pointée sur lui mais je n'y arrivais pas. Il me regardait avec ses grands yeux marron et moi j'étais incapable de lancer le sort. Je n'arrivais pas à…Et puis finalement, il m'a parlé. Il m'a dit que je n'étais pas destiné à cela. Que je devais lutter contre Voldemort et le bourrage de crâne que je subissais depuis l'enfance. Je lui ai dit de la fermer, bien que je n'en pensais pas un mot. Et puis Rogue et arrivé et tu connais la suite. La vérité c'est que durant notre sixième année, j'avais peur de mourir. Et puis me retrouver face à Dumbledore, face à cet homme que j'étais censé tué…Cela m'a changé. J'ai vu la vie sous un autre angle. Lui m'avais donné une chance de tout recommencer. Alors, lorsque ma mère a commencé à être maltraitée par les mangemorts parce qu'elle pâtissait de la perte de prestige de mon père, j'ai décidé de me battre.
- C'est très courageux…Un vrai Griffondors, souffla Hermione.
- Pas encore Granger ! dit Drago d'une voix amusée. Je ne suis pas prêt de vous rejoindre dans votre maison miteuse !
- Hé ! n'insulte pas ma maison !
- A toi.
- Quoi ?
- Tu ne vas pas respecter ton…
- Bon, bon d'accord ! coupa-t-elle.
- A toi de raconter.
Et Hermione lui parla de tout. De l'année dernière, où elle avait eu terriblement peur de Voldemort. De sa peur nouvelle en ce qui concernait Bellatrix Lestrange et de tous les cauchemars qui la hantait depuis la torture que lui avait fait subir la sorcière. De la cicatrice « sang-de-bourbe » qu'elle avait sur le bras. De ses yeux à lui, qui lorsqu'ils plongeaient dans les noirceurs de son âme lui rappelaient tant celle de la mangemorte. Du fait que c'était cela qui l'effrayait lorsqu'il était en colère. Elle lui parla aussi de ce qu'elle avait dût faire à ses parents en début d'année. Elle avait la gorge nouée et c'est d'une voix brisée qu'elle raconta comment elle était descendue dans leur salon et que en regardant leur dos, elle leur avait jeté le sort de faux souvenirs, leur faisant croire qu'ils étaient une autre famille, sans enfants, sans elle. Elle avait effacé son existence de leur mémoire et cela revenait en fait à les tuer d'une certaine manière.
Elle souffrait énormément de ce qu'elle avait fait mais elle lui dit que c'était le meilleur choix qu'elle avait fait. Ils étaient des moldus. Ils auraient été trop en danger en restant avec elle. Drago se posa doucement sur le sol. Hermione termina son histoire par le fait que la famille Weasley lui avait offert un nouveau foyer et elle s'y sentait chez elle mais que ça ne remplacerait jamais ses parents. Celui-ci la regarda alors pour la première fois. Cheveux en bataille, yeux chocolatés, taille moyenne et visage ovale. Hermione Granger n'était finalement pas si repoussante que ça à y regarder de plus près. Mais ce qui l'attirait le plus, c'était la souffrance qui perlait dans ses yeux. Cette souffrance qui était la sienne. Ce fut en silence qu'ils rejoignirent leurs appartements, soulagés d'avoir pu parler à quelqu'un, étonnés que ça ait été avec leur pire ennemi.
OoOoOoOoOoOo
Il s'était passé plus de quatre semaines depuis le cours de Vol avec Granger et pourtant Drago y pensait encore. Ça l'avait remué beaucoup plus qu'il ne voulait se l'avouer en fait. D'une part parce qu'il avait parlé à cette fille de secrets douloureux dont il n'avait même pas parlé avec Blaise, mais surtout parce qu'elle aussi lui avait fait des confidences. Et ces choses qu'elle lui avait dites l'avaient grandement perturbé. En particuliers sa ressemblance avec Bellatrix. Il détestait sa tante depuis qu'il l'avait surprise, enfant, à torturer un homme sang-de-bourbe.
Sa tante était ce qu'on pouvait communément appeler « une folle ». Et il se rappelait avoir eu peur d'elle à une époque. Ses cheveux bouclés d'un noir profond en bataille, sa robe noire trouée lui retombant sur les jambes telle une trainée de fumée et son teint blanc et cireux. Elle ressemblait aux sorcières effrayantes apparaissant dans les livres pour moldus. Et le pire dans ton cela, c'était peut-être qu'aujourd'hui on le comparait à l'objet de ses frayeurs enfantines. Granger lui avait très bien décrit ce regard rempli de haine qu'il lui accordait et qui la faisait se glacer sur place. Soudain, il reçut un coup de coude dans les côtes et se plia légèrement sous la douleur. Il vit Pansy, un petit sourire aux lèvres, le regarder et lui dire silencieusement de se concentrer car le professeur allait se mettre à parler. Pendant que le professeur contre les forces du mal faisait une petite introduction sur son cours, Drago le détailla.
Des cheveux blancs, une barbe et une moustache noire, des yeux rieurs et une musculature toujours présente malgré son âge avancé. La robe de sorcier lui seyait très bien et Drago surprit avec dégout quelques filles de Griffondors et de Serpentard lui baver dessus. Pour lui, c'était juste un vieil homme qui voulait séduire de la jeune fille alors qu'il n'avait plus l'âge pour ça ! De toute manière, sa beauté à lui faisait beaucoup plus de ravage. D'ailleurs, il se le prouva dans l'instant en harponnant le regard d'une Griffondors et en lui faisait un sourire mystérieux. Un autre sourire s'étala sur ses lèvres en voyant la fille rougir comme une tomate. Il rit intérieurement de sa mauvaiseté. Hou, ce qu'il pouvait aimer être infâme parfois ! Il fut cependant sortit une nouvelle fois de ses pensées par le professeur.
- Pour ceux qui auraient oubliés, je rappelle pour la quatrième fois que je suis le professeur Chaun McCroneray. En ces temps de disettes, il est important de savoir ce défendre contre les mangemorts, et n'ayons pas peur des mots jeunes gens ! C'est en ayant peur de l'ennemi que l'on entraine sa victoire ! Ce cours sera consacré à réussir à sortir du sortilège d'illusion ! Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il entraine ?
Drago sourit en voyant la petite main de Hermione Granger percer le groupe des Griffondors. Toujours à vouloir se la jouer hein ? Et ce fut avec un léger air supérieur qu'il la vit se mettre à décrire les effets d'un sortilège d'illusion et ce qu'il pouvait avoir de dangereux, en somme qu'il nous montrait un monde illusoire revêtant l'aspect de nos désirs les plus profonds en général ou plus rarement de nos peurs les plus enfouies. La dangerosité de ce sortilège résidait dans le fait que plongé dans le monde merveilleux, le sorcier ne voyait plus le monde réel et ne distinguait donc plus ce qui l'entourait. Il était alors très facilement attaquable voire dans le cas présent, tuable. Plusieurs élèves avalèrent leur salive bruyamment et dans les rangs de sa maison, Drago entendit vaguement un « Granger la fayote ! ». Il sourit de plus belle. Si elle entendait ça, ça ne lui plairait assurément pas ! Il parierait n'importe quoi là-dessus !
- Très bien miss Granger, repris alors le professeur McCroneray. Vous serez donc tous soumis, un par un, au sortilège d'illusion et devrez trouver une parade pour en sortir ! Tout d'abord, le contre sort. Vous devez prononcer distinctement « vitae rationalis »tout en traçant dans les airs une allumette de haut en bas.
Sous la demande de professeur, les élèves firent une première tentative sans baguette, puis avec baguette et finalement le professeur leur demanda de parler plus fort et plus distinctement. Il ajouta avant de commencer les exercices que ce sort requérait une chose très importante : il fallait croire absolument que le monde dans lequel on se trouvait n'était pas réel. Il fallait en être intimement persuadé et ne pas seulement tenter de se le faire croire. Pour cela, il fallait trouver la chose dans le monde qui était fausse. Elle pouvait être un comportement, ou bien un objet. Généralement l'objet était le même pour tout le monde et se présentait sous la forme d'un instrument moldu. Un objet inconnu donc.
Drago soupira, ça ne devrait pas être trop compliqué à trouver…Du moins l'espérait-il. Il vit alors défiler les uns après les autres ses camarades de Serpentard et se désola de voir que tous ceux qui passaient restaient pour la plupart bloquée dans l'illusion et en était sortis par le professeur. Même Blaise et Pansy, qui était pourtant de très bons sorciers, restèrent coincés dans l'illusion. Cela surprit doublement Drago que ses amis étaient fils de mangemorts et étaient donc relativement fréquemment confrontés à ce sortilège, tout comme lui d'ailleurs. Lorsque ce fut son tour, Drago ne put s'empêcher de penser qu'il avait dans son malheur de la chance. Il était préparé à ce sort.
- falsummundum !
La voix du professeur était très claire, aussi le sort fonctionna-t-il du premier coup. Drago se demanda d'où pouvait sortir cet homme expert en magie noire et qui avait la permission d'entraîner les élèves à se défendre alors que Dumbledore était mort l'année précédente. Certes il y avait toujours McGonagall et Rogue, mais le maitre des potions était censé être au service de Voldemort. Drago cessa cependant immédiatement de réfléchir à tout cela car il était désormais plongé dans un monde d'illusions. Il remarqua que comme d'habitude, tout semblait normal. Tout ressemblait à la vie réelle et même la salle de classe avec les élèves était la même. Ils voyaient ses camarades le fixer, attendant de voir que quelque chose se passe et il pouvait voir le professeur attendre tranquillement, appuyé contre un pilier en pierre. Dans ces conditions, difficile de savoir si les choses étaient la réalité ou pas. Le brusque changement survint de Granger et il ne s'y attendait pas du tout. Celle-ci s'approcha tranquillement de lui avec un sourire tranquille et le regarda dans les yeux avec une lueur d'amusement.
- Drago…Et si on jouait un peu ? Demanda-t-elle d'une voix féline.
Le Serpentard fut tellement choqué qu'il ne répondit absolument rien, reculant et tentant de se défaire de l'emprise de la Griffondors. En tout cas, il l'avait trouvé le problème et il était de taille ! Il la foudroya du regard mais elle ne réagit pas. Ce n'était pas elle. Ça ne pouvait pas l'être. Ou si ça l'était, c'était carrément trop beau pour être vrai. Il s'éloigna d'elle de quelques pas puis se retourna brusquement et siffla avec aigreur le contre-sort.
- Vitae rationalis !
- Très bien monsieur Malefoy, l'accueillit alors brusquement le professeur tandis qu'il clignait les yeux. Vous êtes excellent en sortilèges dites-moi…
- Normal pour un Serpentard, rétorqua-t-il en fixant le groupe des lions un sourire narquois sur son visage. Il constata que Granger serrait les poings et cela lui arracha un sourire. Enfin revenu dans le monde normal !
- Bien, retournez à votre place. Nous allons à présent passer au groupe des Griffondors ! Hum…voyons…Hermione Granger qui avez si brillamment répondu tout à l'heure, voulez-vous essayer ?
- Bien sûr professeur, murmura-t-elle d'une voix contenant sa colère.
Drago reprit sa place tranquillement et croisa le regard de la jeune femme. Elle lui lança un regard brûlant de colère et il sourit de plus belle en voyant que ça la mettait encore plus en rogne. Se produisit alors une chose à laquelle il ne s'attendait absolument pas. McCroneray lança le sortilège à Hermione, mais au lieu de lancer le contre-sort immédiatement comme elle aurait dût le faire puisqu'un esprit plus rationnel que celui de Granger n'existait pas, il vit la peur se peindre sur son visage. Son teint devint extrêmement livide et elle fixa son bras. Ce bras où, Drago le savait, Bellatrix lui avait laissé sa marque. Et puis brusquement elle se mit à hurler de douleur. Tous les élèves se figèrent tandis qu'elle se retrouvait couchée sur le sol comme plaquée par quelque chose d'invisible. Elle hurlait d'une voix qui avait quelque chose de paralysant et sa manche se releva brusquement, montrant aux yeux de tous l'horrible cicatrice.
- Laisses moi mangemorte de malheur ! s'écria-t-elle soudain d'une voix terrorisée. Ne fais pas ça ! Non ! Ne me refait pas ça !
Et de nouveau un profond hurlement froid empli la salle. Le professeur, abasourdi par la réaction de la jeune femme réagit alors immédiatement. Il la sortit de l'illusion et se précipita vers elle, Potter et Weasley sur ses talons. Même si il ne voulait pas se l'avouer, le sort de la préfète inquiétait aussi Drago. Cependant, il ne bougea pas et resta à sa place, ayant une assez bonne vue sur son état de là où il se trouvait.
OoOoOoOoOoOo
Ron releva doucement la tête de son amie et put contempler son visage figé par la terreur. Elle pleurait à chaudes larmes en se frottant le poignet. Il recouvrit le même poignet d'une main et croisa le regard d'Harry. Celui-ci était complètement pris au dépourvu. D'habitude, c'était Hermione qui soignait leurs blessures et non l'inverse. Il ne savait absolument pas quoi faire. Le survivant lui prit alors les mains et se mit à la réconforter en chuchotant. Ses pleurs se calmèrent et lorsqu'il la prit dans ses bras, elle s'y blottit comme si elle avait cru mourir. Le professeur annonça la fin du cours et se furent en jetant des regards curieux aux petit groupe que les élèves sortirent de la classe. Le seul restant était Drago et il soupira. Il voyait bien que les amis de Granger ne savaient pas quoi faire. Il se dit alors que tout compte fait, ils n'étaient peut-être pas si différents tous les deux. A sa manière, elle aussi était seule. Il s'approcha d'eux et planta ses prunelles grises dans celles d'Hermione.
- Il faut aller à l'infirmerie tout de suite.
- Qu'est-ce-que tu veux Malefoy ? cracha Ron.
- Rendre service. Je peux Potter ?
Celui-ci le regarda d'un air décontenancé quelques minutes puis finalement hocha la tête à la positive. Si Malefoy pouvait aider Hermione, il ne pouvait pas lui refuse son aide. Alors que Ron affichait une mine courroucée, le Serpentard passa délicatement un bras sous le dos de la jeune femme et un autre sous ses genoux. Elle tremblait violemment et était recroquevillée contre lui en position fœtale. Elle ne pleurait presque plus mais semblait très choquée. Drago soupira. Dire que sa première fois face à ce sort aussi avait ressemblé à cela et qu'il n'avait eu personne pour l'aider…. Il était trop gentil ! Il souleva alors la jeune fille dans ses bras et passa tranquillement la porte. Heureusement pour lui, les couloirs menant à l'infirmerie étaient pratiquement déserts et même si il croisa quelques élèves, il eut tôt fait de supprimer leur air étonné d'un regard noir. Le visage de Granger n'était pas apparent donc il n'aurait pas de problèmes de ce côté-là, cependant Malefoy qui portait une fille dans ses bras c'était du jamais vu. Arrivé à l'infirmerie, il déposa Hermione sur un lit la laissant aux bons soins de l'infirmière et de ses amis. La peur qu'il lut sur son visage ce jour-là lui fit prendre une grande décision : plus jamais il ne permettrait cela. Plus jamais il ne laisserait quiconque faire peur à quelqu'un de cette façon-là et plus jamais il ne laisserait une personne terrifiée livrée à elle-même. Surtout pas elle.
