- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
- Fous-moi la paix Granger, je sais ce que je fais.
- Je pense tout te même que tu devrais plus t'approcher et…
- Mais tu vas la fermer !
- Vraiment, j'insiste, ne fais… Raaah !
Il sentit les ongles de la Gryffondor, pourtant pas bien longs, se planter dans ses côtes. La jeune femme s'était cachée derrière lui, les épaules voutées, tremblante de peur alors que lui se tenait devant elle et affrontait l'ennemi avec bravoure. Bon, il n'était pas tout à fait serein mais il tenta du mieux qu'il put de cacher ses craintes. S'extirpant de la forte poigne de la donzelle apeurée, Drago s'avança en direction de l'adversaire, l'attrapa rapidement et le jeta pas la fenêtre.
- Ca y est, il n'est plus là ? demanda-t-elle de l'autre bout du salon.
- C'est bon, il n'y a plus rien, soupira-t-il en s'allongeant sur le canapé, déjà las de cette journée qui ne faisait que commencer.
Se réveiller en sursaut à causes des hurlements de son épouse l'ayant passablement agacé, il ferma les yeux de dépit et essaya, tant bien que mal, de prolonger sa nuit avortée bien trop tôt.
- Je suis confuse Malefoy, s'excusa-t-elle d'une toute petite voix. Je ne crains pas grand-chose mais ces trucs, Oh Merlin, je ne supporte même pas de les voir !
- Ce n'était même pas un cafard…
- Oui mais ça y ressemblait beaucoup ! gémit la lionne, de toute évidence pas encore remise de sa découverte alors qu'elle nettoyait rapidement le salon.
Cette femme était dingue. Elle avait parcouru le monde entier à la recherche d'Horcruxes, elle avait affronté des Mangemorts, s'était baladée dans la Forêt Interdite mais ne supportait pas la vue de ces petites bestioles. Vraiment, elle ne tournait pas rond !
- Si un jour tu croises Ron, ne lui en parle surtout pas ! Je me suis tant moquée de sa phobie des araignées qu'il s'en donnerait à cœur joie pour m'humilier, confia-t-elle sur le ton de la confidence.
- Tu es une sacrée trouillarde Granger…, railla-t-il dans un souffle, les paupières toujours closes.
- Je ne te permets pas ! s'offusqua la jeune femme qui venait, semblerait-il, de s'assoir près de lui.
Cela faisait plusieurs jours que cet espèce de statu quo régnait dans l'appartement. Très peu de mots échangés, pas de contact, pas d'instant intime. A vrai dire, quand il avait senti les petites mains de sa colocataire se plaquer contre lui de peur et sans même qu'elle s'en aperçoive, il s'était rendu compte que ça lui manquait de ne pas recevoir de gestes tendres de quelqu'un. Contrairement à ce que tout le monde semblait croire, lui aussi ressentait le besoin d'être parfois accompagné, de ne pas toujours se morfondre seul, dans sa dépression mélancolique. Mais était-il en mesure d'accepter des gestes tendres ?
- Pas trop découragé de reprendre le boulot ?
Oui, depuis des jours ils parlaient peu, elle vagabondant Dieu sait où et lui passant son temps à lire et à… regarder cette foutue télévision. Par moment, il aurait voulu lui demander où elle pouvait bien se rendre chaque jour, à quoi elle occupait son temps, juste par curiosité. Quel était le passe-temps d'une ennuyeuse Gryffondor ? Mais il ne disait rien, ne partageait rien. Non, il la fermait et répondait à ses commentaires par quelques grognements et autres hochements de tête significatifs. Soudain il se rappela qu'elle venait de lui poser une question.
- J'ai peut-être pris goût aux congés, murmura-t-il, la main droite sous son pull, posée à plat sur son ventre.
- Toi non plus tu n'étais pas friand de vacances ?
- Je devais bien rattrapé mon retard…
- Un retard ?
- En tant qu'ancien Mangemort, j'avais pas mal de boulot pour me faire accepter par les gens du Ministère.
Quand il réalisa ce qu'il venait de dire, il se mordit la langue et ouvrit brutalement les yeux. Cette saleté lionne avec ses putains de questions, toujours à insister, à gratter là où il ne fallait surtout pas. Et lui, simplet comme il était, y répondait le cœur léger sans comprendre qu'il était en train de se confier, et à cette mégère en plus. Vexé de s'être laissé surprendre, il darda sur son interlocutrice un regard noir quand il s'aperçut qu'elle ne l'observait pas vraiment. Les prunelles couleur or de la jeune femme ne fixaient pas son visage mais étaient rivées sur son ventre, ou plutôt sur sa main, celle qui se trouvait précisément sous son pull.
- Moi non plus je ne suis pas très motivée à l'idée de retourner travailler là-bas, j'ai hâte d'intégrer Poudlard, dit-elle d'une voix neutre, le regard voilé mais toujours braqué sur lui.
Un regard qui le mit mal à l'aise. Tel un serpent tortueux, son estomac se noua, sans douleur mais la sensation était… bizarre. Cette fois-ci, la petite lionne avait revêtu des vêtements à sa taille et qui paraissaient même être féminin, quel exploit ! Elle portait un débardeur, certes banal, mais qui laissait dévoiler un peu plus de sa silhouette. Le short qu'elle portait, bien que toujours très grand, lui arrivait cette fois-ci un peu au-dessus des genoux. Mais toujours le même chignon informe sur la tête, après tout elle restait la même Gryffondor négligée. Cependant quelque chose attira son regard, la bretelle droite de son soutien-gorge qui tombait sur son épaule. Une bretelle blanche, toute simple à l'allure un peu usée. Elle devait posséder ce soutien-gorge depuis des années, après tout vu son tour de poitrine, on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait beaucoup évolué depuis son adolescence. Mais cette petite bretelle l'hypnotisa curieusement pendant quelques secondes, ses prunelles grises ne la lâchant pas du regard. Sentant ses muscles se crisper et sa mâchoire se serrer, le Serpentard se releva prestement, ce qui sembla réveiller la petite femme de sa propre torpeur, et se rendit dans la salle de bain sans un mot. Il ne parviendrait plus à se rendormir alors autant prendre une bonne douche.
Lui qui lance un dernier regard derrière lui, elle qui l'observe comme hébétée, et la porte qui se referme lentement sur cet échange silencieux.
- Ne me regarde plus comme ça !
Hermione sursauta devant la violence de son intonation. Alors qu'elle était tranquillement en train de bouquiner, une tasse de thé brûlant à la main, allongée dans son lit, emmitouflée sous sa couette, elle avait entendu l'attaque verbale de son timbré de colocataire à travers la porte. La journée était passée tranquillement, pour une fois elle avait décidé de rester à la maison et de se prendre du bon temps plutôt que de parcourir les bibliothèques à la recherche de divers ouvrages traitant de l'enseignement. Lui aussi n'avait pas bougé de l'appartement, et bien qu'ils aient rapidement échangés quelques mots le matin, ils s'étaient tous deux superbement ignorés toute la journée.
- C'est à moi que tu parles ? s'écria-t-elle à travers la cloison.
- A qui d'autre ? tempêta-t-il, visiblement toujours agacé.
Mais qu'est-ce qui lui arrivait encore ? Il ne décrochait par le moindre foutu petit mot en huit heures et se mettait à beugler gratuitement dès que la nuit tombait ?
- Tu vas commencer par arrêter de braire derrière cette foutue porte ! cria-t-elle, à la fois énervée et légèrement amusée par cette situation inédite. Si tu veux converser avec moi, tu n'as qu'à entrer et...
La porte qui s'ouvre en grand laissant passer cette immense silhouette carrée.
- … me faire face, finit-elle d'une toute petite voix.
Merlin qu'il était imposant, surtout dans sa petite chambre. Cette pièce était son antre, son endroit à elle et c'était déstabilisant de le voir pénétrer dans son petit monde.
- Ne me regarde plus jamais comme ça, répéta-t-il sur le même ton.
- Comment je te regarde au juste ?
- Je ne sais pas mais je n'aime pas ça, alors ne le fais plus, grogna-t-il, le visage partiellement caché par la semi-pénombre.
Consciente que cette discussion totalement surréaliste allait certainement durer un long moment, la jeune femme ferma son ouvrage, reposa sa tasse sur la table de chevet et se redressa un peu plus.
- Je ne comprends pas, de quoi parles-tu ? Quand t'ai-je regardé étrangement ?
- Ce matin, sur le canapé et j'ai détesté ça.
Alors c'était ça, mince, elle avait pensé s'être montrée discrète. Oui, c'était vrai, son regard avait été happé un court moment par la vision de ce grand mâle à la stature impressionnante nonchalamment allongé près d'elle. Mais merde, elle restait une femme et elle aussi ressentait des envies, même si tout son entourage était d'accord pour dire qu'elle était une demoiselle raisonnable, pudique et pas du tout du genre à laisser ses bas instincts diriger sa vie, et c'était vrai ! Contrôle était son deuxième prénom ! Mais elle restait tout de même une jeune femme de vingt-quatre ans, une jeune femme qui n'avait connu qu'une véritable relation sentimentale et charnelle, une jeune femme qui se laissait déjà aller à la morosité. Alors oui, quand un bel homme était lascivement affalé devant elle, elle laissait perdre son regard quelques secondes et ce n'était pas un crime, même si cet homme se trouvait être malheureusement Drago Malefoy, elle pouvait faire preuve de faiblesse de temps en temps tout de même !
- Assis-toi Malefoy, dit-elle doucement.
- Hors de question !
- Bon sang de bois, pose donc tes fesses sur ce lit, je ne vais pas te manger, souffla-t-elle exaspérée.
Et c'est lentement, sans ne rien perdre de sa raideur, que le Serpentard pris place au bout du lit, le dos droit et les traits du visage tirés. Bon, il était temps de remettre les pendules à l'heure.
- Je ne t'aime pas Malefoy...
- Comme si moi je..., la coupa-t-il.
- Non laisse-moi finir ! l'interrompit-elle à son tour. Je ne t'aime pas, c'est un fait. Quand j'ai appris que c'était toi que je devais épouser, j'ai carrément pensé tout arrêter tant l'idée de jouer ce simulacre en ta compagnie me glaçait le sang. Mais finalement, en te voyant, je me suis dit que ça ne serait pas si terrible.
En voyant la mine scandalisée du beau blond, elle se dépêcha de poursuivre sa tirade.
- Je t'arrête tout de suite, ce n'est pas non plus le pied intersidéral ! précisa-t-elle aussitôt. Mais tu n'es plus le gamin insultant et méprisant que j'ai côtoyé enfant. Bon, te parler n'est pas franchement jouasse mais c'est déjà plus supportable qu'à l'époque. Cependant, je tenais à ce que tu le saches, je ne t'aime pas et ceci est définitif.
- Pourquoi me parles-tu sans arrêt alors ? demanda-t-il, le regard froid.
- Déjà, je trouve que tu exagères un peu… On doit s'échanger dix phrases à tout casser par jour, donc on ne peut pas dire que c'est « sans arrêt », grinça la lionne en dénouant délicatement son chignon. Néanmoins, je ne te déteste plus comme avant, poursuivit-elle. Comprends-moi, il y a eu la guerre, des années se sont écoulées, j'ai grandi et évolué. Cette rivalité puérile ne m'intéresse plus. Alors non, je ne t'aime pas mais je ne te déteste pas non plus.
L'expression fermée du jeune homme la décontenança. Hermione n'avait pas songé lui révéler ce fait car elle jugeait cela dérisoire, en quoi ça pouvait bien l'intéresser qu'elle le méprise moins qu'à l'époque ? En quoi c'était si dérangeant qu'elle souhaite papoter de temps en temps avec lui ? Elle qui avait toujours été entourée n'aimait pas la solitude ou le silence dans une maison, elle avait besoin de parler, de lui parler. Gamine, elle avait toujours été seule, ses camarades de classe la jugeant trop agaçante pour l'accepter mais elle avait rencontré Ron et Harry, et son monde avait changé, grâce à eux. Aujourd'hui, elle avait appris à se montrer plus sociable et tant pis si ça ne plaisait pas à Monsieur Malefoy !
- Pourquoi me dis-tu tout ça ? l'interrogea-t-il d'une voix placide, son regard impavide rivé sur elle.
- Pour que tu comprennes mes sentiments et mon attitude. Alors je vais te le répéter une dernière fois pour que ça rentre bien dans ton petit crâne d'œuf, je ne t'aime pas...
- D'accord, ça va, j'ai compris..., grogna le grand blond en haussant les épaules d'un air faussement fataliste.
Sa posture se décontractait déjà, son visage se détendait. Elle le vit se caler plus confortablement dans le lit, les jambes posées au sol et écartées, les mains plaquées sur la couette, la tête penchée en arrière et les yeux fermés. Il était plus à l'aise et cela se voyait de suite. C'était assez amusant de constater à quel point ça avait dû le travailler cette histoire de « regard ». Et encore une fois, il adoptait inconsciemment cette attitude sensuelle et dérangeante car totalement naturelle. Bon, il était temps d'aborder la seconde partie de la conversation, même si ça allait vraiment effrayer ce pauvre bougre.
- Je ne t'aime pas...
- Mais tu vas arrêter avec ça ! s'exclama-t-il sans pour autant ouvrir les yeux.
- … mais tu as raison, je t'ai regardé d'une façon différente ce matin, avoua-t-elle en l'observant avec intérêt.
Et voilà, ses épaules qui se crispent à nouveau, ses poings qui se ferment, ses jambes qui se raidissent. Finalement, il laissait transparaitre plus d'émotion que ce qu'elle avait cru au départ, il fallait le connaître un petit peu et l'étudier avec attention.
- Tu es séduisant Malefoy, lâcha la lionne avec désinvolture, afin de ne pas trop l'angoisser. Tu es ce qu'on appelle communément un bel homme alors je l'admets, je t'ai un peu reluqué ce matin. Mais par Merlin, je ne pensais pas que tu en ferais un tel foin !
Se retenant de ne pas rire devant la mine interloquée du jeune homme, qui la contemplait les yeux vitreux et la bouche ouverte, elle glissa son regard vers la fenêtre pour reprendre contenance.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Tu es folle ? attaqua-t-il durement après s'être ressaisi.
- Franchement, je ne te comprends pas, soupira-t-elle en s'allongeant complètement, le bras droit derrière sa nuque, son autre main jouant avec l'une de ses boucles rebelles. Tu pinailles pour pas grand-chose. Ça te dégoute à ce point parce que tu me considères encore comme une sang-de-bourbe ?
- Ferme-là ! rugit-elle se levant d'un bond, le regard à présent noir. Ne prononce plus ce mot devant moi ! Tu n'es qu'une petite conne qui ne sait pas ce qu'elle raconte !
Il allait quitter la chambre quand la lionne se releva à genoux sur son lit, et l'attrapa par le bras, le forçant à lui faire face.
- Ne m'insulte plus jamais, est-ce que c'est clair ? s'écria-t-elle à son tour, déçue de la tournure catastrophique que prenait cette discussion.
- C'est toi qui m'insulte en insinuant que je n'ai pas changé, que je crois encore à ces conneries de sang impur, se défendit-il en s'extirpant de la poigne de la jeune femme.
- Alors pourquoi m'as-tu littéralement envoyé à l'autre bout de la cuisine quand j'ai eu le malheur de te frôler la dernière fois ? s'époumona la Gryffodor, de plus en plus perdue.
Les iris acier du grand homme qui se voilent, ses épaules qui s'affaissent, ses lèvres qui tremblent.
- Ça ne te regarde pas Granger..., murmura-t-il, comme épuisé. Et même si je ne dois rien te prouver, sache que je m'en contre fiche de ton sang, de ton rang ou de ta famille. Toutes ces lubies qui faisaient de moi le gamin que j'étais quand tu m'as connu, n'existent plus aujourd'hui. Tu n'es pas la seule à avoir changé, susurra-t-il, l'œil mauvais.
- Donc si tu es à ce point écœuré dès que je te touche ou que je te regarde, ce n'est plus à cause de mes origines moldues mais seulement parce que c'est moi, chuchota-t-elle pour elle-même. Punaise, Malefoy ! Je crois que tu viens réellement de me vexer pour la première fois depuis qu'on se connait, s'esclaffa la jeune femme en se laissant retomber sur le lit, les mains dans les cheveux, soulagée de sentir l'atmosphère se détendre dans la pièce.
...
Pourquoi était-elle si hilare alors qu'il était à deux doigts d'exploser ? Pourquoi s'allongeait-elle ainsi, devant lui, aussi spontanément ? Pourquoi entortillait-elle ses foutus petits doigts dans sa tignasse ?
- Tu es une femme étrange..., grommela-t-il en sentant sa colère et son effroi perdre du terrain.
Pouvait-il se rasseoir ? Ou bien devait-il quitter la chambre maintenant qu'elle avait dit tout ce qu'elle devait lui dire ? Quelle attitude devait-il avoir maintenant qu'elle lui avait tranquillement avoué qu'elle le trouvait séduisant ?
- Qu'est-ce que tu attends de moi exactement ? continua-t-il, cherchant contre toute attente à prolonger cette conversation.
- Par pitié Malefoy, je n'attends absolument rien voyons ! souffla la lionne en levant les yeux au ciel. Je t'ai, à un moment donné, trouvé beau. Ça m'a troublé quelques secondes et ça s'arrête là. Ne te tracasse pas outre mesure à ce sujet.
Cette idiote ne savait pas ce qu'elle racontait, elle n'en n'avait pas la moindre petite idée. Personne ne le trouvait beau, jamais, c'était ainsi. Les quelques filles qui avaient été assez bêtes pour l'approcher ne l'avaient fait que pour l'adrénaline, pour le danger. Approcher un ancien Mangemort, ça pimentait une vie monotone, surtout quand ce dernier portait le nom de Malefoy. La seule exception était Astoria, et encore, il se demandait ce qu'elle lui trouvait. Néanmoins, en trois ans de relation, elle ne l'avait jamais complimenté sur son physique ou sur n'importe quoi d'autre. Ils avaient commencé à sortir ensemble parce qu'elle l'avait souhaité et il avait profité de cette occasion pour se mettre avec une femme attirante. C'était tout. Il n'y avait rien d'autre. Pas de sentiments, pas de promesses hormis celle d'un mariage, que finalement il n'avait même pas tenu.
Non, vraiment, il ne la comprenait pas. Qu'est-ce qu'elle trouvait séduisant chez lui ? Son visage pâle et blafard ? Son regard vide et morne ? Sa trop grande taille qui lui donnait une posture peu gracieuse ? La blondeur de ses cheveux presque blanche ? Sans compter ces horribles traces sur sa peau... Bon ça elle ne le savait pas encore. Quand bien même, qu'est-ce qui lui plaisait vraiment ? Le Serpentard se sentait bête, idiot, non en fait il avait l'impression d'être un vrai con à vouloir demander à la lionne ce qu'elle pouvait bien aimer chez lui. Mais il ne ferait pas, ce serait trop humiliant et il ne lui restait que ça, sa fierté !
- Est-ce que tu comptes poireauter debout comme un cornichon encore longtemps ou préfères-tu t'asseoir et te montrer civilisé ? se moqua-t-elle en se poussant pour lui laisser un peu de place.
Merde ! Qu'est-ce qu'il devait faire ? Est-ce qu'il avait vraiment envie de rester avec elle ? Est-ce qu'il avait vraiment envie de retourner dans sa chambre, seul, comme toujours ? Instinctivement, il prit place près d'elle, adossé contre la tête du lit, les jambes allongées, mal à l'aise. C'était étrange, irréel, se retrouver ainsi près de cette femme qu'il n'aimait franchement pas beaucoup.
- Mon Dieu je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi coincé que toi, remarqua-t-elle hilare.
- Et c'est toi qui ose me dire ça ? Miss je-sais-tout qui prend tout le monde de haut ! répliqua-t-il, les paupières closes.
Fermer les yeux l'aidait à réfléchir et à ne surtout pas voir ses satanés petits doigts triturer sa chevelure brune.
- Je ne vais pas te harceler sexuellement si c'est que tu crains, dit-elle dans un sourire.
- Comme si je pouvais avoir peur de toi, ricana-t-il.
- Je suis une plus brillante sorcière.
- Je suis plus retors.
- Je suis plus coriace.
- Je suis plus increvable.
- Je suis plus courageuse.
- Je n'ai plus rien à perdre.
Et le silence, forcément, que répondre à ça ? Il pensait avoir appris à fermer sa putain de gueule avec le temps, mais non, avec elle il se laissait aller et racontait tout et n'importe quoi. Ridicule. Faible.
- Je t'ai dit un de mes secrets il y a quelques jours, souffla-t-elle du bout des lèvres, comme indécise.
- Et ?
- Et ce serait drôle que tu m'en confies un à ton tour !
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée..., murmura le jeune homme, les battements de son cœur commençant à s'accélérer.
En rouvrant les yeux, la lumière faiblement orangée que diffusait la lampe de chevet le frappa soudainement. Son éclat particulier donnait à cette pièce une ambiance douce, tendre, intime. Il se risqua à laisser courir son regard sur la petite masse à ses côtés. Elle était allongée sur le dos, ses cheveux dispersés autour de son crâne comme une auréole. Le débardeur qu'elle portait remontait et laissait entrevoir un peu de son ventre légère arrondi. Son pantalon de pyjama collait ses jambes, formant des plis entre ses cuisses. Elle n'était pas la minceur incarnée, ça c'était certain, quelques petites rondeurs de ci de là étaient visibles. Astoria était à la fois mince et élancée, sublime, parfaite. La Gryffondor était son exact opposé, banale et tout juste passable. Sans s'en rendre compte, Drago se mit à chercher du regard cette bretelle de soutien-gorge qui l'avait tant fasciné plus tôt dans la journée quand il s'aperçut qu'elle n'en portait pas, après tout elle allait certainement se mettre au lit quand il avait débaroulé dans sa chambre. A présent ses seins paraissaient encore plus petits qu'avant, le soutien-gorge devait être rembourré. Des petites pommes, des toutes petites pommes, voilà à quoi cette vision lui fit penser.
- Allez Malefoy, essaies d'oublier que je suis Hermione Granger et que je suis ton épouse, insista la lionne, extirpant Drago de ses obscures pensées.
Se raclant la gorge dans le but de dissiper son malaise, le Serpentard riva ses yeux au plafond, décontenancé.
- Je... Je me demande ce que tu..., bégaya-t-il nerveusement.
- Vas-y Malefoy, tu peux le faire, railla la jeune femme de sa voix grave.
Que cette femme pouvait être horripilante ! Pourquoi jouait-il le jeu au juste, il n'avait rien à y gagner. Mais là, tout de suite, maintenant, il ne voulait pas quitter cette petite chambre si… accueillante, reposante.
- Qu'est-ce que tu as apprécié chez moi, ce matin, quand tu m'as...
- … reluqué ? continua-t-elle en souriant de toutes ses dents.
Drago ne voyait que son profil, ses yeux semblaient être fermés, Merlin qu'elle avait de longs cils ! Il pouvait apercevoir ce sourire, illuminant son visage déjà passablement rayonnant en général. Sa main gauche quitta ses cheveux et gratta distraitement son ventre, le laissant apercevoir un peu plus de sa peau nue. Ce geste n'était pas calculé, il n'était pas sensuel, il n'y avait même rien de franchement excitant là-dedans. Mais encore une fois, ses yeux restèrent fixés dessus et ce bien malgré lui.
- Oui, c'est ça, pourquoi agir ainsi alors que je t'ai toujours dégouté, grinça le jeune homme sans la lâcher du regard.
- Pour commencer, tu m'as toujours dégouté parce que tu te comportais comme un crétin sans scrupule, expliqua la petite brune, toujours aussi souriante.
Son index qui s'entortille dans ses boucles, ses pieds nus qui caressent la couette, sa main qui palpe son ventre.
- Si tu n'avais pas été aussi infect, je ne t'aurais peut-être pas trouvé si repoussant.
- Et qu'est-ce qui a changé au final ? Tu ne me portes toujours pas dans ton cœur, répliqua-t-il, la voix de plus en plus cassée.
- Je te trouve, au contraire, un peu plus supportable que par le passé, gloussa-t-elle en tirant un peu plus fort sur une de ses mèches.
Mais ce n'était pas ce qu'il voulait entendre, ça ne lui suffisait pas, il désirait en savoir davantage. Qu'est-ce qu'elle aimait chez lui bordel ? Incapable de sortir le moindre mot, le Serpentard s'allongea à son tour sur le lit, son avant-bras gauche cachant ses yeux, son autre bras posé le long de son corps, à quelques centimètres de la lionne. Il pouvait presque sentir sa chaleur se répandre en lui tant ils étaient près l'un de l'autre. Cette promiscuité était inédite, surtout avec une Gryffondor, avec une femme qu'il ne connaissait quasiment pas.
- Tu es classe, tu as un maintien élégant, une jolie voix grave, un beau visage bien que trop rigide, une silhouette à la fois robuste et élancée mais surtout tu dégages un certain charisme, énuméra-t-elle comme si elle récitait la liste d'ingrédients d'une potion. Dommage que ton sale caractère gâche tout ! ajouta malicieusement la jeune femme.
Son timbre n'avait pas été aguicheur ou admiratif, non, elle s'était contentée de dire la vérité, et cela eut l'effet d'un coup poing dans l'estomac du jeune blond. Jamais, de toute sa vie, on ne l'avait décrit positivement. Des compliments absurdes, il en avait bouffé durant tout sa scolarité, mais là, elle lui expliquait, platement et intelligemment, pourquoi elle le trouvait charmant. C'était nouveau et franchement, assez agréable à entendre, malgré la boutade qui avait suivi.
- Pas trop choqué ? s'enquit-elle doucement, comme si elle craignait à nouveau sa réaction.
- Pas vraiment, je me suis assez reconnu dans ta description, ça va tu n'es pas trop aveugle, se moqua-t-il, les muscles pourtant tendus à l'extrême.
Hermione Granger le trouvait beau, quelle révélation !
- Mais je déteste toujours autant l'idée d'être mariée à une horrible belette comme toi !
- J'ai moi-même dans l'idée de te rendre ton fameux sourire d'antan, tu sais, celui de castor, riposta le grand blond à son tour.
Le silence, qui dure longtemps mais qui n'est pas pesant. Elle qui bouge, le lit qui grince, ses vêtements qui se froissent.
- Pourquoi es-tu resté aussi calme pendant la cérémonie de mariage ? l'entendit-il demander.
- Foutu pour foutu, je préfère éviter de me donner en spectacle, puis de toute façon je ne voulais pas que ces charognes de journalistes se vantent de m'avoir vu mortifié le jour de mon propre mariage.
- Tu aurais pu essayer d'esquisser un léger sourire tout de même…, soupira la lionne.
- Je ne dois pas être un aussi bon comédien que toi puis de toute façon, sourire ce n'est pas mon truc, plaisanta-t-il en reposant son bras gauche sur son ventre, les yeux à présent ouverts.
- Pourtant, à bien y regarder, il n'est pas trop mal ton sourire…
Son visage pivota brusquement vers elle, surpris. La jeune femme était sur le côté, ses jambes repliées contre elle-même, ses petites mains jointes ensemble sous son menton, sa cascade de cheveux bruns tombant sur ses épaules. Ses petits seins, pressés ainsi l'un contre l'autre, était une invitation au voyeurisme tant le débardeur, pourtant large et informe, semblait maintenant échancré. Ses yeux, ses foutus yeux aux reflets or le scrutaient, presque timidement. Et elle était près, vraiment et définitivement trop près de lui. Cette petite bonne femme, son épouse, était allongée là, si proche de lui.
Et il avait souri, bordel, il avait esquissé un putain de sourire. Alors qu'il était entré dans cette chambre fou de colère, il se retrouvait maintenant à papoter tranquillement en sa compagnie et à sourire, à plaisanter sincèrement, naturellement, et il avait souri sans même s'en rendre compte.
- Il est tard…, murmura-t-il, sans pour autant se lever et s'en aller.
Il devait foutre le camp de cette piaule, il n'avait rien à foutre là !
- Pourquoi tu ne souris déjà plus ?
- Il est vraiment tard…, répéta le jeune homme, sans pour autant bouger.
Il fallait qu'il rompe cet échange de regard, il était vital qu'ils arrêtent de s'observer ainsi sans ciller.
- Pourquoi tu ne souris jamais ?
- Il est tard Granger, dors ! insista-t-il plus fermement.
Il devait déplacer son cul et déguerpir rapidement pour oublier cette soirée.
- Très bien… Nox !
La pénombre, la lumière argentée de la lune qui s'infiltre dans la chambre, le bruit de leur souffle qui se percute contre les murs de la pièce.
- Bonne nuit Malefoy, dit-elle dans un bâillement.
Merde, qu'est-ce qu'elle foutait, pourquoi avoir éteint la lumière ? Drago l'entendit remuer avec effroi, l'imaginant se jeter sur lui pour l'enlacer ou l'embrasser quand il comprit qu'elle se glissait silencieusement sous la couette. Ne sachant comment réagir, le Serpentard se mis à son tour sur le côté, la considérant d'un peu plus près. Elle faisait vraiment minuscule sous cette épaisse couverture qui lui arrivait jusqu'à l'épaule. Une petite épaule menue, claire, nue, à la peau certainement douce et délicate. Ses lèvres étaient entrouvertes, elle devait respirer par la bouche. Il l'avait déjà remarqué mais sa bouche était boudeuse, quand elle souriait un léger pli apparaissait à sa commissure droite, lui donnant un air espiègle. En fait, de manière générale, Hermione Granger était bien plus taquine et malicieuse que ce qu'il s'était imaginé durant toutes ces années passées à s'insulter et à s'affronter. Et surtout elle était assez folle pour s'endormir dans le même lit qu'un homme sans avoir peur qu'il abuse de cette soudaine promiscuité.
Ses paupières qui deviennent lourde, le rythme de sa respiration qui se régule, ses muscles qui se décontractent.
Il était en train de sombrer dans le monde des songes, avec comme dernière vision avant de basculer pour de bon, le visage paisiblement endormi de son épouse.
La première constatation qu'il fit en ouvrant les yeux, c'est qu'il ne se trouvait pas de son lit. La lumière faiblarde d'un soleil pâlot éclairait la petite chambre de la Gryffondor. Merde, il venait vraiment de passer la nuit avec elle, enfin, à côté d'elle. Le plus drôle c'est qu'il ne s'était même pas mis sous la couette, non, il s'était lamentablement endormi tout habillé, la trace de l'oreiller sur son visage. Le bruit du jet d'eau le fit sursauter. Se relevant d'un bond et sans même se retourner, Drago fila à toute allure dans sa chambre et claqua la porte derrière lui. Il était hors de question qu'en sortant de la douche, elle le trouve tranquillement allongé sur ce satané lit, comme s'il l'attendait. Adossé contre la porte, cherchant à reprendre son souffle, son regard tomba sur le miroir posé en face de lui, lui renvoyant son pitoyable reflet dans la tronche. Ses cheveux étaient plaqués d'un côté et complètement emmêlés de l'autre, son pantalon et sa chemise étaient froissés, des cernes marquées enlaidissaient son visage, déjà pas très folichon à la base.
« Tu es classe, tu as un maintien élégant, une jolie voix grave, un beau visage bien que trop rigide, une silhouette à la fois robuste et élancée mais surtout tu dégages un certain charisme ».
- Quelle idiote…, grogna-t-il en baissant les yeux.
Il dégageait autant de charisme qu'une huitre et ce malgré tous ses efforts pour redevenir le fier Serpentard qu'il avait été dans son adolescence. Oui, à l'époque, il aurait peut-être pu la croire, mais ce n'était plus le cas aujourd'hui. A présent il n'avait plus rien d'attrayant, il n'avait plus rien d'un homme, il n'était qu'une…
- Malefoy, le petit-déjeuner est prêt !
Encore cette voix incessante qui l'empêchait de penser et de réfléchir calmement. Le jeune homme allait lui cracher tout ce qu'il pensait d'elle et de son risible aveu de la veille quand une agréable odeur de café lui titilla les narines. Bon, tant pis, il patienterait avant de cracher son venin.
Tranquillement attablée, sirotant son café, Hermione leva la tête quand il apparut à l'embrasure de la porte et lui offrit un sourire resplendissant qui lui retourna les tripes. Ça avait été une erreur, il n'aurait jamais dû se laisser aller sur le chemin de la confidence la veille, il se devait de mettre un terme aux espoirs de la jeune femme. D'un pas raide il prit place en face d'elle, le regard dur et les bras croisés.
- Nous ne sommes pas des amis, lança-t-il d'une voix tranchante.
- Je le sais bien, répondit-elle sans se départir de son sourire.
- Je te considère au mieux comme une connaissance avec qui je dois, pour le moment, partager un peu de mon quotidien.
- Je l'avais compris.
- Alors tu oublies la nuit dernière, répliqua-t-il vivement. Et tu arrêtes de me sourire comme ça.
Les prunelles sombres de la jeune femme semblèrent s'illuminer, son rictus taquin se s'accentua, transformant son visage banal en quelque chose de plus piquant, de plus intéressant et captivant.
- Je ne vais ni oublier la nuit passée, ni arrêter de te sourire parce que ce n'est pas en mon pouvoir, dit-elle doucement. Je n'ai ni ta faculté de filtrer mes souvenirs pour mieux pouvoir les fuir, ni ta capacité de faire taire toute émotion de mon visage. Et si je souris là, c'est parce que je ne suis toujours pas habituée à te voir ainsi débrayé.
C'est vrai qu'il ne s'était toujours pas changé, quelle allure il devait avoir ! Depuis tout petit et même à l'époque de Poudlard, il s'était toujours levé plus tôt pour être prêt avant que quiconque ne puisse le voir au naturel, sortant tout juste du lit. Mais il n'avait pas ressenti ce besoin d'être tout le temps impeccable en présence de la lionne, parce que justement cette dernière ne prenait jamais la pleine de se préparer avant de le croiser. Ce matin ne dérogeait pas à la règle. La table cachant ses jambes, il ne pouvait pas discerner ce qu'elle portait en bas mais son débardeur de la veille avait laissé place à un maillot de Quidditch, un maillot d'homme bien entendu. Ses cheveux mouillés bouclaient sur ses épaules, les gouttes d'eau semblant scintiller à la lumière du soleil levant. Et elle sentait bon, il pouvait sentir son léger parfum floral de là où il était assis, c'était plaisant. Remarquant qu'il l'observait en silence depuis quelques minutes maintenant, Hermione haussa un sourcil et Drago se contenta de pousser un léger grognement en détournant son regard et en se servant une tasse de ce fabuleux café.
- Dans deux jours, nous reprenons le boulot, pas trop dégouté ? s'enquit-elle sans le lâcher des yeux, ce qui le rendait plus que mal à l'aise.
- Il faut faire avec, à quoi bon s'en plaindre ?
- Hum… Harry m'a dit que tu étais comptable au Ministère, mais toi tu ne sais même pas ce que je fais dans la vie !
- Pour commencer je m'en moque, puis de toute façon tu vas devenir prof…, grommela le blond dans sa barbe inexistante.
A nouveau ce sourire, doux, chaleureux et tellement… Gryffondor !
- Je bosse au Pôle Communication et Publicitaire de mon entreprise, nous travaillons pas mal avec le Ministère pour…
- … pour embellir son image auprès de la populace ? acheva le blond, sarcastique.
- Oui, on peut dire ça, concéda la lionne en plaçant une de ses mèches derrière son oreille.
Mèche qui lui retomba devant les yeux dans la seconde sans qu'elle n'y prête grande attention.
- C'est étrange, j'ai arpenté ce Ministère pas mal de fois mais je ne t'y ai jamais vu, remarqua la jeune femme.
- Je ne suis pas Auror comme ton petit pote, les comptables, on les colle dans les recoins du Ministère, rumina malgré lui Drago.
Il détestait le Ministère. Il détestait ses collègues. Il détestait son boulot et il détestait sa vie.
- Je hais mon travail, avoua-t-elle. Vraiment, je suis folle de joie à l'idée de pouvoir enfin le quitter ! J'aime l'idée que je prends ma vie en main malgré les mauvais chemins que j'ai pu emprunter par le passé.
A nouveau leur regard qui se croise, en silence, sans ciller. Pourquoi lui disait-elle tout ça ? Est-ce qu'elle parlait d'elle ou bien de sa condition à lui ? Drago avait l'étrange impression que son épouse essayait de le rassurer, de le consoler, de le soutenir mais à sa façon. C'était inapproprié et énervant, néanmoins elle le faisait avec tant de naturel et de bienveillance qu'il n'eut pas le courage de l'envoyer paitre. Il était peut-être un salaud en temps normal, mais pas aujourd'hui, pas ce matin, pas dans cette cuisine. Il allait changer de sujet et lui demander quand est-ce qu'elle allait débuter son poste à Poudlard quand la sonnette retentit. Il vit la jeune femme bondir hors de sa chaise et s'élancer vers la porte. Son pantalon de pyjama blanc, voilà ce qu'elle portait. Ce pantalon dont le fin tissu collait ses cuisses et ses fesses. Elle n'allait quand même pas ouvrir la porte dans cet accoutrement ? Se relevant à son tour, Drago allait la sommer de regagner sa chambre pour enfiler quelque chose de plus correct quand une voix reconnaissable entre mille retentit dans la pièce.
- Bonjour Granger ! Je sais que de débarquer de bon matin n'est pas très poli, mais nous avions hâte de découvrir le petit nid d'amour que vous vous êtes créés Drago et toi !
Cet imbécile de Blaise se tenait devant la Gryffondor, une main tendue que la lionne serra, confuse. Pansy scrutait chaque recoin de l'appartement de son œil critique tandis que Théodore refermait délicatement la porte derrière lui. Ces maudits casse-couilles s'étaient invités chez lui sans le prévenir et ne semblaient pas vouloir s'en aller de sitôt. Pire, ils paraissaient tous trois très motivés à pousser le grand blond à bout en s'incrustant dans son antre qu'il partageait avec son épouse.
« Je vais les buter… », pensa rageusement le Serpentard blond.
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Un chapitre plus long que le précédent comme promis, et pas mal fort en émotion ! Peut-être que la "relation" qu'il y a entre Hermione et Drago peut déranger. Qu'Hermione soit moins "coincée" et Drago moins "vantard" que par le passé, mais c'est ainsi que je les voyais dans cette histoire ! Personnellement, j'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre car c'est au final le premier où ils essaient, tous les deux, de réellement communiquer.
J'espère en tout cas que ce chapitre ne vous a pas déçu et j'ai hâte de découvrir vos impressions ! Merci encore de m'encourager comme vous le faites !
