Bonsoiiiir ! Bon, si le nombre de "i" devait être proportionnel au nombre de réaction sur le ch3, il serait beaucoup plus long ^^ Donc merci, merci, merci énormément ! vous avez été nombreuses à parler des retrouvailles et je vais vous décevoir mais la grande fête avec tous les Weasley n'est pas pour maintenant... Cependant dans ce chapitre, c'est la benjamine de la famille Potter qui va faire son apparition. J'espère qu'elle vous plaira :)

Disclaimer: Tout à JKR, à l'exception du plot qui est lui dédié à la mereilleuse BrownieJune ;*


Ch4 - D'un lieu à l'autre

Samedi 29 mai 2027 – Bayswater Townhouse:

Ce matin-là, Hermione maudit le soleil, les oiseaux et son mal de crâne. Dire que ses amis et sa famille de cœur avaient été plus qu'heureux de son retour était un euphémisme. Les embrassades et les pleurs passés, George était allé récupérer sa femme, une caisse du meilleur champagne sorcier, et une autre de whisky pur-feu. Pourquoi avait-il autant d'alcool chez lui demeurait un mystère mais le résultat était là : elle était rentrée ivre-morte, Godric seul savait comment. Et le pire était que Minerva portait la responsabilité de son état sur ses épaules. A quatre-vingt-onze ans, la sorcière possédait une descente qui ferait rougir n'importe quel sorcier de vingt ans – ou alors George, Ron, Bill et même Hagrid, qui eux, s'étaient endormis, ayant vainement essayé de suivre son rythme sans y parvenir.

Hermione grogna et tenta de se rendormir. En vain. Elle avait l'impression que le Poudlard Express lui était passé dessus. Elle se leva à contrecœur et se lava les dents avant d'aller supplier Albus ou Scorpius de lui donner une potion pour remédier à son état. Elle les trouva tous deux attablés devant un petit-déjeuner pantagruélique et combattit l'ignoble envie de vomir qui l'assaillit à la simple vue des œufs au plat.

- Dur réveil ? demanda Scorpius en enfournant œuf, bacon et pommes de terre dans sa bouche d'un coup de fourchette assuré.

Les haut-le-cœur se firent plus violents et elle grimaça.

- Je n'aurais jamais dû me laisser entraîner par Minerva, gémit-elle en s'asseyant. Vous n'auriez pas une potion ou quelque chose ?

- Devant toi, indiqua Albus sans lever les yeux de la Gazette.

Même s'il ne pouvait pas la voir, Hermione le regarda avec autant de gratitude qu'un sombral à qui on lançait un steak, prit la fiole et la vida d'un coup. Aussitôt, la potion de dégrisement fit son effet et lui laissa une agréable sensation de légèreté. À présent, les mets qui encombraient la table semblaient aussi appétissants que ceux servis à Poudlard.

Suite à cette constatation, un horrible doute l'assaillit.

- Lequel de vous deux dois-je remercier pour ce somptueux petit-déjeuner ? demanda-t-elle l'air de rien en se servant.

- Aucun de nous, et je vois où tu veux en venir, prévint Albus en posant le journal. Nous avons un elfe, Mipsy, qui est payée et a un jour de congé par semaine. Papa m'a tout expliqué de ta croisade en quatrième année. Je croyais que tu avais fini par comprendre que la très grande majorité des elfes de maison aiment leur travail ?

- Oui mais cela ne veut pas dire que j'adhère au fait de les utiliser. D'où vient Mipsy ? Et son jour de congé était hier ?

- Mipsy était partie visiter sa mère quand tu étais là, expliqua Scorpius. Tu la connais. En fait, tu connais ses deux parents, il s'agit de Kreattur et Winky.

Hermione eut un peu de mal à intégrer l'information. Kreattur et Winky ? Ils étaient un couple aussi improbable que les deux hommes assis en face d'elle.

- Kreattur, malgré son âge avancé, s'est pris d'affection pour Winky. Et elle le lui rendait bien, développa Albus. Le pauvre est mort il y a cinq ans maintenant, mais Winky travaille toujours à Poudlard. Papa l'a enterré dans le jardin du Square, auprès de Dobby.

- La tombe de Dobby a été déplacée ? interrogea Hermione entre deux bouchées.

- Il y a une dizaine d'années, répondit Albus. Papa voulait que tous prennent conscience du rôle joué par Dobby pendant la guerre. Il a aussi respecté le souhait de Kreattur à sa façon. Il avait beau avoir changé, son rêve restait d'avoir sa tête sur le mur avec ses congénères.

- Il n'a quand même pas…

- Hermione, coupa-t-il gentiment, j'ai dit « à sa façon ». Papa s'est inspiré des moldus et de leurs musées de cire. Quand Kreattur est mort, il a fait une réplique exacte de sa tête et l'a pendue au mur de Grimmaurd. Tu ne l'as pas vue ?

- Je fais toujours attention à ignorer ce panorama particulier quand je passe à côté, avoua-t-elle en se servant du café.

L'émanation lui chatouilla les narines et elle inspira profondément le parfum.

- C'est gentil de la part de Harry, murmura-t-elle avant de boire une gorgée.

L'arôme corsé enveloppa sa bouche et elle savoura le breuvage. Jamais elle n'avait bu meilleur café. Il avait un petit quelque chose de différent qui lui picota le bout de la langue, mais la sensation n'était pas désagréable. Elle soupira d'aise et porta de nouveau la tasse à ses lèvres.

- Mmmmmm… laissa-t-elle échapper.

- J'en connais un qui va être content, constata Albus.

- Pardon ?

- C'est James qui a ramené ce café de son dernier voyage, indiqua-t-il en jetant un curieux regard à Scorpius par-dessus la Gazette. Peu importe où il va, il en ramène.

- Oh ? Et il fait quoi d'ailleurs ? Je sais ce que vous faites pour en avoir parlé avec vous hier mais que font James et Lily ?

Elle n'avait même pas abordé ce sujet avec Harry et s'en voulut. Il faudrait qu'elle pose la question à Ron aussi.

- Lily est vétérinomage(1). Enfin, pas encore. Elle a commencé un apprentissage auprès de plusieurs professionnels. Elle a passé une année à parcourir le monde avec Luna et à étudier les différents animaux fantastiques. Depuis deux ans, elle partage son temps entre Poudlard, où elle suit le professeur de Soins, et la Ménagerie du Chemin de Traverse, puisque son futur métier est récent. Bon nombre de sorciers emmènent leurs animaux là où ils les ont achetés et la sorcière qui s'occupe de la boutique n'est plus toute jeune… expliqua Albus. Et l'année prochaine, elle ira rejoindre Charlie à Yáʔwa, la réserve où il travaille, pour deux ans.

- Vétérinomage… Un genre de vétérinaire pour animaux fantastiques ? Tu disais que c'était récent ?

- Un jour où Lily était gardée par Dudley et sa famille, raconta-t-il, leur chat est revenu avec une patte ensanglantée. La femme de Dudley, Sheryl, a emmené l'animal et les enfants chez le vétérinaire et Lily est tombée amoureuse de la profession. Elle a donc étudié d'arrache-pied pour devenir son pendant sorcier. Pour dire la vérité, elle sera le premier vétérinomage anglais. La majorité de ses collègues travaillent dans des sanctuaires et personne n'a jamais pensé à faire la même chose pour les animaux des particuliers. À l'exception de notre Lily, dit-il la voix débordant de fierté.

Hermione n'avait jamais vu Lily mais elle se doutait que la jeune femme devait être la prunelle de sa famille. Elle était même persuadée que chacun des membres masculins de la famille Potter devait avoir un cliché d'elle quelque part sur lui.

- Tu la verras peut-être en allant chercher tes affaires chez papa et maman. Elle a beau habiter à Poudlard pour le moment, elle y revient tous les week-ends ou presque.

- En parlant d'affaires, déclara Scorpius avec un grand sourire, dépêche-toi de finir de manger, je t'emmène dans le Londres moldu.

- Mais j'ai des vêtements ! contesta Hermione.

- J'ai vu ce que tu avais entassé dans ta sacoche de secours mais il s'agit de frusques et qui, en plus de ça, ont vingt-cinq ans de retard ! La mode moldue est peut-être cyclique mais tu ne sais pas ce que peuvent faire les mites version sorcier. Et pour tout t'avouer, si elles ne s'en sont pas chargées dans ce qui est stocké chez les parents d'Al, je lancerai un maléfice qui imitera leur signature sur chaque pièce qui me déplaît. Tu as trente minutes, ajouta-t-il avant de se lever de table et de quitter la pièce.

- Mais !

- Tu vas en avoir besoin. Les vautours savent que tu es de retour et crois-moi, Scorpius te rend service en t'emmenant dans le Londres moldu. Tiens, dit-il en lui tendant la Gazette.

Hermione prit le journal et contempla la photo de Percy qui le montrait assaillit par les flashs des antiques appareils photos sorciers.

HERMIONE GRANGER VIVANTE !

Par Lavande Brown

Lorsque le Ministère de la Magie nous a convoqués pour assister à une conférence de presse extraordinaire, ni mes confrères ni moi, n'aurions pensé qu'il s'agissait d'annoncer le retour d'une personne tout aussi extraordinaire.

En effet, chers lecteurs, quand bien même le titre de cet article annonce la trame de ce qui va suivre, nous autres journalistes n'avions aucune idée de la nouvelle que notre Ministre, Perceval Ignatius Weasley, voulait partager avec nous, et par extension vous.

Vous avez tous entendu parler d'Hermione Jean Granger, qu'il s'agisse de son implication dans la Guerre des Sangs ou de sa mystérieuse disparition, il y a vingt-cinq ans maintenant (voir page 14). Le Ministre en personne a avoué ce matin que son prédécesseur et le Directeur du Département des Mystères de l'époque – et par extension lui-même et le nouveau Directeur à la prise de leur poste respectif – connaissaient la raison de l'évanouissement pur et simple de la célèbre héroïne de guerre. Cette dernière, Langue-de-plomb de son état à l'époque des faits, travaillait sur plusieurs artefacts considérés comme dangereux. Malheureusement, alors qu'elle se trouvait dans une Salle relative à son travail, l'un de ces objets a réagis aux racines de cette formidable née-moldue, la propulsant – accrochez-vous bien – dans le futur !

Oui, chers lecteur ! Vous avez bien lu ! Hermione Granger a voyagé dans le futur et n'en avait même pas connaissance avant qu'elle ne rencontre le nouveau Directeur de son département – Théodore Nott – alors qu'elle allait rentrer chez elle. Je vous laisse imaginer le choc qu'elle a dû ressentir en apprenant la terrible nouvelle…

Hermione parcourut rapidement la fin de l'article et reposa le journal sur la table. Elle était soulagée. Elle avait cru, un instant, qu'elle devrait supporter la prose tapageuse de cette chère Rita mais avouait avoir apprécié le style de Lavande. Elle n'avait que peu revu son ancienne camarade de dortoir depuis qu'elle avait quitté Poudlard et était étonnée de la voir dans une telle carrière, pourtant elle avait l'air d'être épanouie et d'aimer ce qu'elle faisait. Elle pouvait le sentir en la lisant.

Quoi qu'il en soit, l'épouvantard était sorti de son illustre placard. Le monde sorcier connaissait son histoire – du moins la version ministérielle mais puisque celle-ci était plausible, elle n'allait pas s'en plaindre. Scorpius et Albus avaient raison, elle n'était pas prête de remettre les pieds dans le Chemin de Traverse.


Samedi 29 mai 2027 – Cottage des Potter :

Faire du shopping avec Scorpius s'était avéré être une expérience agréable, parce que rapide. Il avait beau être un Malefoy, il connaissait le côté moldu comme sa poche. Il l'avait emmenée dans un grand magasin qui avait tout, des sous-vêtements aux chaussures, lui avait fait essayer quelques vêtements pour s'assurer de sa taille, et l'avait ensuite entraînée dans les allées et jeté des piles de choses dans les paniers prévus pour les clients. En moins de deux heures, elle avait une toute nouvelle garde-robe sachant qu'ils avaient perdu leur temps à faire la queue aux cabines d'essayage et à la caisse.

C'était bien la première fois de sa vie qu'Hermione appréciait de faire les magasins. Même s'il ne s'agissait que d'un seul.

Leurs emplettes terminées et rétrécies d'un sort, Scorpius les fit tous deux transplaner après qu'ils se soient cachés à la vue de tous dans une ruelle attenante. Par réflexe, Hermione ferma les yeux, laissant au jeune homme le soin de les amener à bon port. Elle tomba immédiatement sous le charme de l'endroit où ils réapparurent.

- Bienvenue à Bibury, petit village pittoresque typique des Cotswolds, dans le comté du Gloucestershire, récita-t-il comme s'il était le guide touristique attitré des lieux.

Toutes les maisons dataient, en majorité du dix-septième siècle – dixit Scorpius – et toutes étaient bâties de pierres couleur miel. Leur toit en pente raide donnait au tout un air cocasse mais charmant. Ils longèrent la rivière qui coulait le long de la rue principale, et bifurquèrent dans une petite ruelle qu'elle n'aurait même pas remarqué s'il ne lui avait pas pris le bras pour l'y pousser.

- Sortilège d'indifférence, expliqua Scorpius en remarquant son incompréhension.

Le cottage des Potter était tout au fond de l'impasse et n'échappait pas aux règles établies qui semblaient propres à l'architecture de Bibury. Hermione songea qu'elle aimerait bien trouver un village identique, avec une histoire, pour poser ses malles. Scorpius fit tinter une vieille cloche métallique et poussa le portail de bois sans attendre. Elle le suivit, admira au passage le jardin, et ne s'arrêta que lorsqu'elle se retrouva nez à nez avec Gabrielle Delacour – Potter maintenant.

Hermione avait vu Gabrielle trois fois dans sa vie, et la dernière fois, ni Harry ni elle ne l'avait remarquée. Heureusement d'ailleurs ; allez expliquer à votre meilleur ami que vous êtes désolé de l'interrompre alors qu'il a une jeune fille sur ses genoux qui l'embrasse passionnément, qui plus est une sorcière qui n'est pas encore majeure…

Quoi qu'il en soit, le temps avait été clément avec la Française. Elle portait une robe fleurie vert d'eau et des ballerines assorties, et bien que l'ensemble soit simple, il lui donnait une aura royale. Hermione eut la certitude que l'effet serait le même si elle portait un sac à patates sur le dos.

- Scorpius ! s'exclama-t-elle en lui embrassant la joue. Vous avez fait vite !

- C'est un don, répondit-il avec un clin d'œil. Albus est dans la cuisine ?

- Oui, mais entrez donc, dit-elle en s'effaçant. Hermione, je suis réellement heureuse de te revoir, confia-t-elle en la serrant dans ses bras.

Hermione, surprise, eut un moment d'hésitation mais rendit l'accolade. L'instant était étrange, elles ne s'étaient jamais parlé, mais elle pouvait sentir que Gabrielle était sincère. La jolie blonde – sublime, autant être honnête – relâcha Hermione et lui offrit un sourire étincelant.

- Harry ne s'est jamais vraiment remis de ta disparition, confia-t-elle. Ronald non plus, mais ils n'ont jamais cessé de croire qu'ils te reverraient un jour. Je sais que nous ne nous connaissons pas, mais j'espère que nous deviendrons amies. Si tu n'es pas contre l'idée d'avoir une amie de mon âge, finit-elle incertaine. Surtout après que…

- Après quoi ? demanda Hermione, curieuse. Ma disparition ?

- Oh non, penses-tu ! Un mois avant que tu ne… t'absentes, Harry m'a dit que tu savais, souffla Gabrielle après avoir vérifié que Scorpius n'était plus dans la pièce. Il ne savait plus où se mettre, le pauvre. Tu connais Harry, c'est un gentleman. Si je ne lui avais pas fait comprendre mes intentions, je crois que j'attendrais encore ! Ah, ces Anglais !

Gabrielle lui prit la main et l'entraîna de pièce en pièce, tout en continuant de bavarder joyeusement. Elles arrivèrent finalement dans la cuisine et la maîtresse de maison s'arrêta brusquement.

- Lily ? Je ne savais pas que tu venais ! Tu vas bien, ma chérie ? Dis, où sont donc partis ton père, Albus et Scorpius ?

- Ça va, maman. Un peu fatiguée avec tous ces allers et retours, sans compter que l'une des fléreurs va mettre bas sous peu. Mais les vacances approchent… Bonjour, continua-t-elle en tendant la main, je suis Lily. Ravie de te rencontrer, Hermione.

Si Albus ressemblait à son père, la même chose pouvait être dite de Lily et de sa mère. Les cheveux de la jeune femme étaient d'un blond plus foncé mais elle était une véritable beauté. Décidément, peu importait le pourcentage, à partir du moment où vous aviez un tant soit peu de sang de vélane, vous remportiez le gros lot de la génétique.

- ... les garçons et papa sont partis faire une petite partie de Quidditch, continua Lily à l'attention de sa mère. Je suppose qu'Albus a entraîné papa pour nous laisser le temps de parler avec Hermione.

- Enchanté Lily, finit par dire Hermione.

Elle espéra vivement qu'elle ne passerait pas pour une imbécile, ayant mis un peu de temps avant de répondre. Ce qui était curieux, car la beauté de Gabrielle ou celle de Fleur ne l'avait jamais rendue muette comme celle de Lily avait pu le faire. La benjamine de la famille Potter ne sembla pas s'en formaliser et l'invita à venir avec elle pour récupérer ses affaires, en attendant que sa mère ait fini de préparer le déjeuner. Hermione la suivit et se contenta de regarder autour d'elle. Elle ne savait absolument pas quel sujet de conversation aborder avec la jeune femme.

Lily lui fit visiter chacune des pièces du cottage, et plus Hermione avançait dans son exploration, plus elle se disait que « cottage » n'était pas le bon mot. C'était comme dire d'un château que c'était une humble chaumière. Non, la demeure des Potter était un manoir adroitement – magiquement – déguisé. Elle ne voyait pas d'autres explications : entre le petit salon d'où les invités arrivaient par cheminée, la cuisine, la salle à manger, le bureau d'Harry et celui de Gabrielle – qui exerçait à Ste Mangouste, la salle de jeu, le salon familial et l'entrée… Et ce n'était que le rez-de-chaussée !

Lily lui indiqua que leurs chambres, à ses frères et elle, occupaient le premier étage, et que leurs parents avaient aménagé la moitié du deuxième pour en faire leur suite, l'autre partie étant réservée à ce qui les intéressait, à savoir les combles. Ils étaient tout ce que l'on pouvait espérer d'un grenier sorcier. Quelques chaudrons étaient posés dans un coin, non loin de l'une des grandes fenêtres où reposaient des balais qui avaient connus des jours meilleurs, il y avait aussi de nombreux jouets magiques qui étaient entassés dans de larges paniers, ou encore des décorations de Noël ou d'Halloween.

- Et voilà ce pour quoi tu es venue ! s'exclama Lily en tirant une malle poussiéreuse, cachée derrière un étrange masque. Ne t'inquiète pas pour le masque, Luna l'a installé ici car les Joncheruines ne supportent pas les matériaux dont il est fait, expliqua-t-elle avec tendresse.

Hermione s'approcha de la malle, sa malle, celle qui l'avait accompagnée tous les ans à Poudlard et la caressa doucement. Peu importait que les particules de poussière se collent à ses doigts, elle avait l'impression de retrouver un vieil ami, une constante de sa vie qui, de par sa nature inanimée, n'avait pas changé pendant son absence. Elle laissa échapper ses regrets et la pointe de tristesse qui la collait dans un soupir… Si seulement c'était aussi simple, pensa-t-elle. Elle sentit la main de Lily lui presser doucement l'épaule.

- Je ne sais pas comment j'aurai réagi s'il m'était arrivé la même chose que toi, déclara Lily en s'asseyant à côté d'elle. Tu tiens le coup ?

Hermione lui adressa un petit sourire.

- Tu sais que c'est la première fois que quelqu'un me pose la question ? répondit-elle en ouvrant la malle. Depuis que je suis revenue… Je n'aime pas utiliser ce mot, je n'ai même pas l'impression d'être partie. Pour moi, c'était une journée normale. Je suis allée vérifier quelque chose au travail, un dimanche en plus ! Tout ça parce que j'étais trop zélée et voulait être la première à réussir un pseudo tour de force, et pouf ! on me dit que j'ai disparu pendant vingt-cinq ans, confia-t-elle.

Elle farfouilla un instant, examina les différents cartons qu'on avait rapetissés d'un sort, les vêtements roulés en boule…

- Les vêtements pas rangés et laissés comme ça, c'est moi, avoua Lily. J'étais toi au dernier Halloween… Désolé, je sais que c'est malvenu mais… Papa nous a parlé de toi quand on a eu onze ans, souffla-t-elle. Bien évidemment, on savait qui tu étais, on a des photos de toi partout dans la maison, mais on ne connaissait rien de ce que papa à traversé avec tonton Ron et toi... Chaque année avant Poudlard, confia-t-elle, il nous donnait plus de détails, sortait des photos, expliquait tout ce que vous aviez fait tous les trois… C'est la première fois que je te vois en vrai, et pourtant, j'ai l'impression de te connaître. Je sais que tu dois te sentir perdue… Tous tes amis pourraient être tes parents et tu dois essayer de t'intégrer…

- Je n'ai jamais été douée pour m'intégrer, dit Hermione en pliant un t-shirt pour se donner contenance. Ton père a dû t'en parler. S'il n'y avait pas eu ce troll, Neville serait certainement resté mon seul ami.

- Ne t'inquiète pas, on sait tous que tu es un tantinet autoritaire quand tu t'y mets, qu'il ne faut surtout pas t'ennuyer quand tes cheveux commencent à prendre vie, que les surnoms sont proscrits, énuméra Lily en comptant sur ses doigts. On sait aussi que tu es courageuse, loyale, drôle, et que sans toi, le monde sorcier ne serait plus. J'aimerai apprendre à te connaître, toi, la personne d'aujourd'hui et non pas le souvenir de mon père. Qu'est-ce que tu en dis ?

Hermione la regarda avec gratitude. Elle savait qu'ils faisaient tous de leur mieux pour qu'elle s'acclimate à cette nouvelle époque, que tous prenaient ses intérêts à cœur, alors qu'elle était celle qui venait tout chambouler.

- J'en dis que j'aurai bien besoin d'une amie, déclara Hermione Hermione en refermant la malle avant de se tourner vers elle et de lui sourire.


(1) Rendons à Kara ce qui appartient à Kara ! Elle est celle qui est à l'origine du terme "vétérinomage" (ou alors, c'est Nevilli... Voilà voilà, les premiers dignes de sénilité font leur apparition...) Bref, je ne suis pas à l'origine de ce mot, j'ai juste pondu la question "comment vous appelleriez un vétérinaire magique ?" ^^


Alors, ce chapitre ? Je suis consciente qu'il était moins drôle que le dernier (quoi que Minerva qui triomphe aux jeux d'alcool face à des petits jeunes vaut son pesant de gallions :D Bibury existe réellement, je cherchais sur google des photos de cottages anglais et je suis tombée sous le charme de ce petit village. Googlez-le, je suis sûre que vous adorerez (et ce sera mieux que ma tentative de description !)

Qu'avez-vous préféré ? J'aimerai bien savoir vu que vous m'avez toutes parlé de différentes choses dans vos reviews (hormis les retrouvailles que vous attendez toutes)

D'ailleurs, les RAR du chapitre pécédent:

Berenice : bienvenue parmi nous ! et heureuse que tu aies aimé ^^ alors, ce chapitre ? en tout cas, merci de ta review :D

Tatiana Black : Déjà, je ne peux qu'approuver ton nom, Sirius oblige ;D Ensuite, que dire ? Je ne peux pas répondre – de suite du moins ^^ Oh et puis si ! tu as raison sur un point, je te laisse le soin de savoir lequel (en même temps c'est facile), sachant qu'en plus, je n'ai toujours annoncé ledit pairing…


Parce que je ne suis pas vache, je vous laisse sur un sneak peek:

" Teddy savait qu'on lui avait parlé et qu'il aurait fallu qu'il réponde, mais il était trop occupé à fixer la troisième personne qui se trouvait dans la pièce. Il l'avait déjà vue. Il y avait une éternité. Et il était tout bonnement impossible que celle qui était assise dans son salon soit la même personne. Impossible. Une partie de lui avait envie de se jeter sur elle et de la prendre dans ses bras, de lui demander comment et pourquoi. L'autre partie, bien plus pragmatique, prit le contrôle et il pointa sa baguette sous la jugulaire de l'imposteur. "

Non en fait, je suis vache. Mouahahahahahaha ! Slytherin Forever ;*

Si vous voulez un nouveau sneak peek, je le posterai sur ma page FB dans la semaine ;D

En attendant le prochain chapitre,

xoxo