Bonjour ! Merci pour les review malgré le temps que j'ai mis à écrire le dernier chapitre, ça fait plaisir. Je penses que je vais prendre un rythme plus régulier comme un chapitre par semaine au minimum. Enfin je dit ça et j'ai déjà un jour de retard... ^^
Bref bonne lecture ! ^^
Comme tous les matins madame Hudson avait monté le petit déjeuner de Sherlock dans le salon. Cependant le détective et son colocataire n'était pas rentré la nuit dernière. Pour eux ce n'était pas inhabituel mais la logeuse s'inquiétait toujours. Il était déjà 10h et aucune nouvelle des deux amis. Elle décida donc de débarrasser le thé devenu froid et les biscuits.
Elle prit le plateau et plongeât son regard dans le liquide brun. Elle se demanda où pouvait bien se trouver ses locataires et surtout de quel bourbier devaient-ils encore s'extraire. Les pires scénarios lui traversèrent l'esprit. La sonnette vint cependant la tirer de ses pensées. Elle descendit rapidement les marche en tentant de ne pas renverser son plateau afin de répondre à la sonnerie.
Elle ouvrit la grosse porte verte et elle put observer des deux hommes se tenant tout sourire sur son palier.
La douleur, c'était tout ce que Sherlock pouvait ressentir. Tout d'abord sa tête, le mal qu'il ressentait l'empêchait de réfléchir. Les rayons du soleil étaient similaires à des aiguilles que l'on enfonçait délicatement dans chacun de ses yeux. Son oreille interne était également sujette aux conséquences du coup qui lui avait été porter quelques heures plus tôt. En effet, il lui était difficile d'avancer correctement sans se maintenir à une surface solide. Même avec un mur à sa disposition, il arrivait au détective de chuter tellement la notion d'espace lui était devenu abstraite. Les bruit de la ville n'arrangeant rien à sa situation. Sa démarche provoquait le questionnement des passants, qui ne savait pas si il fallait l'aider ou appeler la police pour un état d'ébriété. Il arriva, non sans mal, devant la porte qui portait l'inscription doré « 221b ». Comment était-il arrivé là ? La simple volonté de retrouver son ami l'avait mené ici car la douleur la plus profonde qu'il n'avait jamais ressenti était la douleur de sa perte, de son incompétence à le protéger mais également de ce mystère qui entourait l'homme avec qui il vivait depuis plusieurs années à présent.
En ouvrant la porte il chuta violemment au sol. Il n'en fallut pas plus pour alerter la logeuse qui se dirigeât auprès de l'homme souffrant.
« Sherlock ? Mais où étiez vous ? Je vous ai appelé ce matin mais vous n'avez jamais répondu. Mais que vous arrive t-il ? Sherlock Holmes, si vous avez usé de quelque substance illicite quelque qu'elle soit je vais être dans l'obligation d'en appeler à votre frère et dieu sait à quel point je détesterai en arriver là… Pour vous comme pour moi. Sa présence ne m'est jamais agréable, la logeuse roula des yeux à cette pensée.
- Madame Hudson… John.. souffla Sherlock, je.. je dois le retrouver. Ah.. ma tête…
- Il ne faut pas être détective pour vous dire que vous n'êtes pas très en forme, constata la vieille dame. Je vais appeler Molly c'est plus prudent. »
Non non non. Qui disait Molly disait examen et Sherlock n'avait pas le temps pour ça. Il devait retrouver John au plus vite, la dernière fois qu'il l'avait vu son ami allait au plus mal, qui sait dans quel état il pouvait être maintenant. Mais le détective n'était pas en état de contester les ordres d'une vieille dame. Il se retrouva enfoncer dans son fauteuil et sans s'en rendre compte repartis dans les abysses de l'inconscience.
« Il m'inquiète beaucoup. Je crois qu'il s'est évanoui mais je ne suis pas sure. Il n'était vraiment pas dans son assiette. Je crois même qu'il s'est plains de sa tête. Vous pensez que c'est grave ?
- Je vais vous le dire Madame Hudson. Ne vous en faites pas il a déjà vu pire, rassura Molly.
-Il nous les fera vraiment toutes. Il me rappel mon ex époux, la seule chose qui l'a arrêté c'est la chaise électrique, se remémora la logeuse.
- Sherlock ? Sherlock est-ce que vous m'entendez ? »
La jeune femme n'eut pour réponse qu'un grognement. Elle commença à examiner le détective. Elle vérifia sa réaction à la lumière puis tâtât le crâne du génie. Elle prit son poignet pour prendra sa fréquence cardiaque ainsi que sa pression artérielle. Son visage se décontracta.
« Ne vous en faites pas madame Hudson. Il a pris un sacré coup à l'arrière du crâne, constata Molly. Au pire des cas il souffre d'une légère commotion. Cependant il faut qu'il se repose.
- Une commotion ce n'est pas grave ? s'inquiéta la vieille dame.
-Ne vous en faites pas, ce n'est pas bénin mais elle ne nécessite pas une hospitalisation il doit juste rester calme les deux prochaines semaines et il consultera si d'autre symptômes arrivent.
-Vous vous rendez compte ce que vous lui demander ? s'offusqua la logeuse. Demander à Sherlock de rester calme c'est comme demander à un âne de voler. Et consulter c'est comme demander au dit âne de construire une fusée pour aller sur la lune.
-Cette âne a plus de chance de réussir à aller sur la lune par lui même que certain de nos congénère »
Cracha difficilement le détective. Ce dernier se relevait déjà de son fauteuil toujours légèrement étourdi mais néanmoins beaucoup moins diminué qu'à son arrivée. Sous le regard médusé des deux femmes il se dirigea vers la porte tout en prenant son manteau en main. Il marchait d'un pas décider. Il avait d'ailleurs déjà passé la porte du salon lorsque Molly décida de l'arrêter. Elle attrapa le détective par le bras pour le traîner de force à l'intérieur de la pièce. Bien que frêle elle parvînt à lui refaire passer la porte, mais ce fût bien parce que le détective ne se débattait pas. Madame Hudson alla préparer le thé pour les deux jeunes gens mais surtout pour les laisser s'expliquer.
« Où comptez-vous aller comme ça ? s'énerva Molly. Vous êtes encore souffrant. Je ne peux pas vous laisser courir comme un lièvre.
- Mais je ... »
Le détective n'eut pas le temps de continuer sa phrase que la jeune médecin le coupa d'un ton sec.
« Non ! Je me fiche de votre enquête. C'est votre santé qui est en jeu et c'est mon rôle de médecin de la préserver.
- Vous travaillez dans une morgue… lâcha Sherlock septique.
- Oui c'est vrai mais il n'empêche que je reste un médecin. De plus je suis sûre que John est d'accord avec moi. D'ailleurs où est-il ?
- C'est bien ce que j'essaye de faire ! Cracha le détective. Je ne sais pas où il est mais il est avec des types vraiment étranges et sûrement en danger à l'heure qu'il est.
-Le docteur Watson est en danger ? s'inquiéta Molly.
- Bien sure que non. »
C'était la logeuse qui était revenu. Deux tasses de thés sur un plateau et l'aire sereine elle prononça ces quelques mots. Des mots qui avaient provoqué en Sherlock une décharge électrique. La vieille femme savait quelque chose sur le médecin. Si ce n'était pas sur l'état actuel de l'ancien militaire c'était sûrement sur son secret qui donnait tant de fil à retordre au génie.
« Comment ça ? Que savez-vous de l'état actuel de John ? »
Interrogea le détective. Il c'était précipité sur la vieille dame pour lui maintenir les épaules et la regarder droit dans les yeux, afin de capter toute sa concentration. Elle eut l'aire étonner que son locataire n'ai pas plus d'information.
« Oui et bien en tout cas c'est ce qu'on affirmer les deux messieurs de tout à l'heure. Ils étaient charmants, des amis à notre cher John apparemment, répondit madame Hudson.
- Des gens sont venu ici ? Et que voulaient t-ils ? s'agita Sherlock
-Rien de spécial, réfléchit-elle. John les a envoyés pour récupérer quelques affaires à lui. Je les ai cru car ils sont allés dans sa chambre et sont directement aller vers un cachette sous la lampe de son chevet. On ne peut pas inventer ça sans chercher. En plus ils étaient fort agréables, très polis.
-Qu'est ce qu'ils ont pris ? s'énerva Sherlock par le manque de rapidité des informations.
- Un petit pilulier, il me semble. Ils ont dit que John en avait besoin car il ne rentrera pas à la maison pour un long moment. Ils n'ont pas voulu me dire plus, raconta la logeuse. Ils ont dit que c'était le choix de John et que nous devions le respecter. J'ai directement pensé que vous aviez encore gaffer et que ce n'était pas grave, qu'il reviendrai rapidement après avoir compris que vous n'étiez qu'un idiot.
- De ces deux hommes, l'un était blond, jeune avec un style qui laisse à désirer et l'autre très grand et costaud, capable de casser des murs avec une grosse barbe brune ? Questionna le détective.
- Oui je reconnaîs le plus grand mais le blond ne me dis rien. C'était un homme de taille moyenne, des cheveux châtains, pas très bien coiffé si vous voulez mon avis. Il portait des grosses lunettes noires et une veste en velours marron, ça lui ternissait le visage, expliqua la vieille femme.
- Ce sont eux ! Ceux qui ont enlever John ! Will et je ne sais qui… Mais comment savaient-ils où John cachait ce pilulier dans sa chambre et comment se fait-il qu'ils aient écouté John dans le hangar ? Ils connaissent John mais d'où ? Ce n'est clairement pas des médecins ni des militaires, remarqua le génie. Et John ne sait pas vraiment débattu quand ils l'ont enlevé. Je ne comprends vraiment pas.
- Il faut se rendre à l'évidence Sherlock, confis Molly. Ce n'est pas un enlèvement et John les a suivis de son plein gré.
- Pourquoi refuserait-il de rentrer dans ce cas ? Sherlock commença à paniquer. Je suis son ami. Nous sommes amis. Il ne partirai pas sans rien me dire.
- Mais avec ce que vous dites, vous et madame Hudson tout semble indiquer que John est parti de son plein gré avec ces gens et qu'il refuse de revenir, conclus Molly inquiète. »
Ce n'était pas possible. Cette option n'était pas envisageable pour le sociopathe. Son seul ami ne souhaitait plus le voir et lui cachait tant de secrets. Son cœur devint tellement douloureux qu'il en oublia toutes les autres souffrances de son corps. Sa gorge se resserra et devint sèche. Sa respiration se fit de plus en plus difficile. Ses mains devinrent moites. La seule idée de ne plus jamais revoir le médecin était tellement douloureuse pour lui. Il ne pouvait l'envisager, pourtant Molly avait raison, tout montrait que John ne souhaitait plus revoir le détective. Cependant Sherlock n'avait pas dit son dernier mot, car inconsciemment il savait que la perte de son colocataire le mènerai à son autodestruction.
