Chapitre 4 :D, déjà, 4 jours depuis le dernier ! Ne vous habituez pas trop à ce rythme hein, le prochain ne sortira que jeudi, sinon je n'aurais plus de réserve pour poster à rythme régulier ! (Je vous avoue que je suis bloquée dans le chapitre 9…)

Enfiiiiiin, nous n'en sommes pas encore là, bonne lecture !


Point de vue Clarke

Je me réveillai le lendemain, toute joyeuse. Puis en émergeant me revint la fin de soirée. Ma joie s'évanouit un peu. Un soleil de plomb envahissait la chambre. J'avais oublié de fermer le store. Mais ça n'empêchait apparemment pas Lexa de dormir. En me retournant je pus constater qu'elle était allongée sur le ventre, le visage tourné vers moi, les yeux profondément clos. Elle était si belle… Je voyais le début de ses épaules et de son dos dénudé. Le début de son tatouage était visible. Il me rappela celui de Bellamy. Mais j'essayai de me chasser cette idée de la tête.

Son rythme s'accéléra et sa main bougea. Puis doucement ses yeux s'ouvrirent.

- Salut…, chuchota-t-elle en me voyant la regarder.

- Hey…, répondis-je avec un sourire.

- Ça fait longtemps que tu me regardes dormir, Clarke ?

- Je ne sais pas…

Elle ricana. Alors elle ne m'en voulait pas ? Ça me soulagea. Je ne savais pas trop comment réagir après cette nuit.

Lexa s'étira, le visage dans l'oreiller, et se retourna pour s'approcher de moi. Elle se serra contre moi, enfouissant sa tête dans mon buste. Elle déposa un baiser au creux d'une clavicule. Je déposai un baiser sur son front.

- Bien dormi ?, tentai-je.

- Oui… Et toi ?

- Ça peut aller…

- Pourtant c'est ton lit, ça devrait aller, non ?, dit-elle en relevant le visage vers moi.

- Oui…

- C'est à cause de ce qui s'est passé avant qu'on dorme ?

- Sans doute…

- Ne t'inquiètes pas, dit-elle en passant sa main sur ma joue.

Puis elle se hissa pour déposer sa bouche contre la mienne. Un baiser bref car nous avions la bouche encore pâteuse.

- Tout ce qui compte c'est qu'on soit bien ensemble, d'accord, Clarke ?

- C'est toi qui essayes de me rassurer alors que…

- Hé oui, ça arrive parfois !

Nos regards se croisèrent et restèrent fixés l'un dans l'autre un moment. Je l'aimais, c'était certain. Et maintenant que je savais qu'elle aussi, j'allais réellement faire de mon mieux. Un sourire fondit sur mon visage, faisant naître celui de Lexa.

- Tu as faim ?, demandai-je pour briser le silence.

- Oui !, s'exclama Lexa en se redressant d'un coup.

- Ahah, ne bouge pas, je te ramène quelques trucs !

- Petit déj' au lit ! Royale !

- Je suis une gentlewoman attend !

- Ahahahah !

- J'aime t'entendre rire Lexa…

- J'aime rire avec toi…

Encore un échange de sourire. Un baiser et j'enfilai une culotte et un t-shirt avant de sortir de la pièce.

J'attrapai des pancakes industriels dans un placard, de la confiture, une bouteille de jus de fruit, deux verres et un plateau et je filai dans la chambre. Lexa était assise face à la fenêtre, elle semblait regarder dehors. Elle avait enfiler un t-shirt. Un des miens, qui traînait dans ma chambre. Je me raclai la gorge pour signifier ma présence.

- Oh, je me suis permise de prendre un t-shirt, dit-elle en reniflant le tissu.

- Pas de soucis !

Un sourire barra son visage et je vins la rejoindre avec mon plateau. Nous mangeâmes avec faim, avec plaisir et envie. Nous étions très complices, finalement, comme si le petit incident de la veille n'était jamais arrivé. Dans un sens, tant mieux, je n'avais pas envie de la perdre.

En avalant mon dernier pancake je laissai, presque sans le vouloir, de la confiture couler au coin de ma lèvre. Lexa s'en lécha les babines et vint savourer le mélange sucré à même ma peau. Sa façon de me lécher le coin de la bouche m'excita fortement. Je la retins en lui tenant le cou pour l'embrasser et prolonger l'échange. Elle y répondit aussi avec une forte envie. Je pouvais le sentir. Je sentais son corps vibrer, sa bouche m'appeler, ses doigts s'agrippaient à mon être comme pour me transpercer. Je me détachai d'elle pour poser le plateau au sol et revenir à ses côtés. Je l'allongeai et nous fîmes l'amour encore mieux que la veille. C'était comme la retrouver une deuxième fois. C'était comme lui montrer que je l'aimais. Lexa allait finir par comprendre sans que je n'ai besoin de lui dire, non ?

Ma mère déjeuna sans nous. Lexa et moi commandâmes à manger vers les coups de 15h. Puis nous décidâmes d'aller à la gare à pied, histoire de marcher un peu ensemble.

- Quand est-ce qu'on se revoit ?, demanda-t-elle en chemin.

- Tu sais, ça dépend plus de toi. Je reprends les cours mardi, mais je serais libre les week-ends. J'ai bientôt un anniversaire de prévu mais je te tiendrai au courant de la date. Donc c'est comme tu veux.

- D'accord. Je verrais avec mon coach alors et je te dirais. J'espère que ce ne sera pas trop long… C'est comme si tu me manquais déjà…

- Alors que je suis là, tout près de toi ?

Elle s'arrêta et prit ma main dans la sienne.

- Oui… Je ne sais pas ce que tu me fais Clarke, mais c'est assez proche d'un ensorcellement. Ou bien c'était parce que j'étais trop détruite, et que je réapprends tout avec toi. Et que c'est toujours beau les début et les premières fois...

- J'aime bien remplir ce rôle, répondis-je en resserrant ma poigne.

J'allais m'avancer vers elle pour l'embrasser quand je me souvins qu'elle n'aimait pas faire ça en public. Mais elle me sentit hésiter et déposa faiblement sa bouche contre la mienne. Cela dura un instant et elle reprit la marche.

- Tu vois, je me décoince déjà petit à petit avec toi, Clarke…

- Ça me fait plaisir…

Puis un silence s'installa jusque sur le quai de la gare. Nous ne reprîmes que des conversations banales jusqu'à l'arrivée de son train. Lexa monta, et resta sur le pas de la porte coulissante jusqu'à ce que le signal sonore retentisse. Et juste avant que les portes ne se ferment, elle reprit la conversation que nous avions arrêté dans la rue :

- J'espère que tu apprendras à m'aimer…

J'eus à peine le temps de voir son sourire que les portes se fermèrent. Le train parti et nous yeux se croisèrent un dernier instant avant qu'il n'entre dans le tunnel qui sortait de ma ville.

- Je t'aime déjà, répondis-je tout bas comme si elle pouvait m'entendre.

Des larmes me montèrent aux yeux. Je ne voulais pas les laisser couler. Je me mise à courir en sens inverse. Je passais les portiques de sortie en trombe et me retrouvai dans la rue. Je courrais de plus en plus vite. J'avais la sensation que le vent fouettant mon visage empêchait mes larmes de couler. Je ne savais même pas où j'allais. Vers chez moi, oui, c'était certain, mais je n'avais pas envie de rentrer. Je voulais courir jusqu'à perdre haleine. Jusqu'à en cracher mes poumons. Je vis quelques visages se retourner sur mon passage, mais je me fichais qu'on me prenne pour une folle. J'avais besoin de me libérer. Et cette vitesse me donnait une impression de légèreté.

Je ne couru pas si longtemps que cela. Je n'étais pas une très grande sportive et mon manque de souffle me força à m'arrêter, en plein milieu d'une grande avenue. J'avais les mains sur les cuisses, penchée en avant, j'essayais de reprendre mon souffle. Cette fois, la foule me contournait sans me prêter attention.

- Clarke ?

Mon prénom raisonna à mes oreilles. Je levais le visage, encore à bout de souffle.

- Raven ?

Mon amie était là, quelques paquets à la main, l'air heureux de me croiser par hasard.

- Ça va Clarke ? T'as l'air à bout de force ?

- Je… Euh…

Je me sentis tomber dans ses bras. Sans réfléchir elle me serra contre elle. Et je ne pus plus retenir mes larmes. Je me mise à pleurer à chaudes larmes, en plein milieu de cette foule d'inconnus.

- Ça va mieux ?, me demanda Raven.

Nous étions sur un banc, elle avait réussi à m'y faire asseoir et après avoir pas mal pleurer je m'étais calmé. Je me mise à lui raconter tout ce que j'avais sur le cœur. Elle était déjà au courant de toute la situation, mais à mon avis elle n'avait pas vu que j'en souffrais autant.

- Clarke, dit-elle une fois que j'eus fini, Il faut vraiment que tu lui parles. Peut-être que tu devrais parler de tout ça à Bellamy, lui dire que tu ne peux plus tenir, que tu veux la vérité. Peut-être qu'il t'apportera ton soutien.

- Je… Je ne sais pas…

- Il n'y a pas trente-six solutions, soit tu continues à souffrir comme ça, soit tu lui dis ce que tu as sur le cœur. Elle le mérite tu ne crois pas ? Puisque tu l'aimes…

Je ne répondis pas.

- Clarke, c'est la première fois que je te vois dans cet état pour une fille. C'est évident qu'elle est différente de toutes les autres que j'ai connu. Tu dois agir… Tu sais bien qu'Octavia et moi, et les autres, on te soutiendra si tu vas mal, mmh ?

- Tu as sans doute raison… J'y réfléchirai en rentrant, c'est promis.

- Tu n'as pas de promesses à me faire ma puce, il faut juste que tu fasses les bons choix.

- Désolée…

- Pourquoi tu t'excuses ?

- Bah, je viens de te prendre de ton temps… Tu allais quelque part, non ?

- Ah non non, pas de soucis, je rentrais juste chez moi. Et puis je n'allais pas te laisser là toute seule quand même !

- Merci…

- Aller, c'est rien, on rentre ?

Je lui fis oui de la tête et nous quittâmes le banc pour prendre le métro. Nous nous séparâmes à mi chemin et elle me rassura encore avant les au revoir. J'avais eu de la chance de tomber sur Raven.

Le temps poursuivit son court et son action. La rentrée arriva. Par chance, j'étais toujours dans la même classe que Miller et Bryan. J'avais rencontré Nathan Miller, nous l'appelions tous Miller en réalité pour le différencier d'un autre Nathan de la promo, en tout début de première année. Nous étions vite devenus amis et passions toutes nos pauses ensemble. Puis Bryan était venu se greffer à nous. Je vous passe les détails, mais après moult histoires de jalousie et autres, Bryan et Miller avaient fini par se mettre en couple. Et depuis ce jour nous étions tous les trois inséparables. Les gens commençaient même à nous connaître, nous avions la fâcheuse tendance à faire les 400 coups ensemble et à déranger parfois les étudiants. Je les adorais et ensemble nous adorions assumer notre différence. A vrai dire, j'avais déjà hâte de leur parler de Lexa.

De nouvelles têtes aussi, en cette seconde année, que nous nous mîmes immédiatement à critiquer avec mes deux compères. C'était plaisant de revenir à la fac. J'allais enfin pouvoir cesser de ruminer toute la journée. A peine une semaine de cours et je passais déjà mes soirées dans des barres avec mon couple favoris, à leur raconter mon été. Ils étaient surexcités. Mélangés entre la joie et la tristesse de la trahison quant au fait que j'eusse coucher avec un homme. Soulagés et heureux de me voir si joyeuse en leur parlant de Lexa. Je leur promis assez tôt de la leur présenter.

En parlant de Lexa, je n'allais pas la revoir avant un petit moment. Elle était très occupée. Heureusement nous échangions par messages et j'adorais cela. Nous parlions sans cesse de nos moments passés à deux, des futurs que nous partagerions, ce qui nous aidait à tenir.

Dans la semaine, animée par la reprise, ayant fini de ruminer et de broyer du noir, j'avais décidé d'envoyer un message à Bellamy pour lui demander si nous pouvions parler. Il ne m'avait jamais répondu. J'avais alors décidé de laisser tomber. J'avais promis à Raven d'essayer, je l'avais fait… Peut-être que je le relancerai un peu plus tard, pour le moment j'avais déjà assez pris sur moi comme ça, je n'avais pas la force de faire plus. Et puis tant que Lexa et moi ne nous revoyons pas en chaire et en os, rien ne pressait.

Ce soir là, cela faisait une semaine et demi que le train train quotidien des cours avait reprit quand je reçu un sms de Octavia :

« Salut les filles ! Le week-end du 25 Lincoln et moi organisons une soirée pour l'anniversaire de ce dernier. Ce sera chez nous, à partir de 20h. Vous êtes dispo ? Ça lui ferait vraiment plaisir que vous soyez là. Vous pouvez rester dormir le soir bien entendu ! »

Cette nouvelle me mit en joie. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas fait une soirée. Je lui répondit aussitôt pour confirmer ma présence et lui demander qui serait de la partie. Elle avait déjà eu la réponse de Monty et Jasper qui viendraient avec leur petite-amie respectives. Raven, Octavia et moi avions rencontré Monty et Jasper au lycée. Nous étions inséparables. Ils avaient tous les deux rencontré leur moitié presqu'au même moment, une idée qui nous plaisait beaucoup. Nous les voyons moins depuis qu'ils étaient en couple, contrairement à Octavia qui avait su garder correctement contact avec Raven et moi. Cela me faisait d'autant plus plaisir de les voir à une soirée. Il y aurait aussi Murphy et Emori, deux amis de fac de Octavia, et Echo, une amie de Raven. Elle mentionna aussi quelques amis de Lincoln que j'avais croisé, et également le fait qu'il demanderait sûrement à des collègues de travail.

Je contactai immédiatement Raven pour lui demander des idées de cadeaux à faire à Lincoln. Nous conclûmes d'aller faire les boutiques toutes les deux. Il fêtait ses 25 ans, nous voulions marquer le coup. C'était déjà dans deux week-ends, cela ne nous laissait pas beaucoup de temps.

J'en parlais tout de suite à Lexa, nous nous racontions tout. Elle était heureuse pour moi, et contente de ne justement pas être libre ce week-end, cela aurait été bête tout de même. Apparemment elle partait à la montagne avec son coach et sa team pour une semaine de « ressourcement », histoire de bien les préparer pour l'année. Je trouvais cela marrant. Mais de ce fait, elle serait libre le dimanche suivant, et c'était une très bonne nouvelle. Elle me proposa même de venir chez elle. Je répondis sans trop réfléchir que j'en serais ravi. Puis je me remémorai Bellamy. Mais bon. C'était un fait, je ne pouvais pas faire autrement. Et puis justement, le fait qu'il sache que j'allais venir dîner chez lui allait peut-être le réveiller et le pousser à répondre à mon SMS. Nous pourrions peut-être même discuter ce soir-là avec un peu de chance ! Tout semblait s'arranger, ou en tous cas, une lueur d'espoir se profilait.

Le mardi 21, en fin d'après-midi, après les cours, j'avais rendez-vous avec Raven pour trouver le cadeau de Lincoln. Nous nous étions donné rendez-vous en haut d'une grande avenue commerciale.

- Ça va ?, me demanda Raven enjouée lorsqu'elle arriva.

- Oui et toi ?

- Mieux que la dernière fois ?

- Arf, répondis-je en donnant des coups de pieds dans le vent, Un peu mieux oui, je pense que ça devrait s'arranger !

- Ah oui ?, demanda mon ami en m'attrapant par le bras et en me menant vers la première boutique.

- Je ne veux pas en dire trop, je ne veux pas m'avancer. On verra bien ce qui se passe, je te raconterai.

- Bien !

Nous pénétrâmes dans une boutique de vêtements de sport. Nous savions Lincoln accro à la musculation, nous pension à lui offrir un débardeur, il en portait tout le temps. Enfin, nous en avions vu pas mal passer, sur les photos de lui en sueur que Octavia nous montrait à longueur de journée pour nous faire baver et nous rendre jalouse. Le rayon t-shirt de ce magasin ne nous emballa pas plus que cela et nous changeâmes de boutique.

Et ainsi de suite. Raven me raconta quelques détails supplémentaire sur le beau grec avec qui elle avait couché cet été. Elle n'en semblait même pas triste. Au contraire, cette expérience avait l'air de l'avoir fait grandir.

Nous nous stoppâmes enfin devant le débardeur qui nous fit craquer.

- Oh ouais ouais ouais, s'exclama mon amie, La forme nageur ça lui ira trop bien ! Pour faire ressortir ses dorsaux si musclés là !

- Ahahah, on se calme Raven, il est déjà prit !

- Oh arrête ton char, tu sais très bien qu'O' nous enverra des photos de lui avec ce haut, et que toi même tu baveras dessus !

- Tu n'as pas tord… Vendu !

- On fait un cadeau commun, ou on trouve autre chose ?

Je pris l'étiquette entre mes doigts. Le prix me retourna l'estomac. C'était un débardeur de marque, je comprenais le prix élevé, mais tout de même… A deux nous en aurions pour un peu plus de vingt euros chacune.

- Vu le prix, je pense qu'un cadeau commun ira très bien.

Je lui montrai l'étiquette.

- Ah oui, en effet ! Mais ça lui fera plaisir je suis sûre. Aller, c'est parti !

Direction la caisse pour vider nos comptes en banque. Raven paya, je la rembourserai plus tard. Puis nous continuâmes notre shopping en profitant d'être ici pour faire le tour des magasins.

Je m'achetai de nouveaux tubes d'acrylique dont j'avais grandement besoin. Ainsi qu'un peu de fusain.

En rentrant à la maison je m'attelais à tester mon nouveau matériel. Je ferais mes devoirs plus tard. Je n'avais qu'une envie pour le moment, créer. Dessiner avait le don de me vider la tête. Je ne pensais plus à rien, je me concentrais juste sur les traits, sur le chemin vers lequel le crayon me guidait. Souvent, l'œuvre finie ne ressemblait pas à ce que j'avais imaginé à la base, et cela me réjouissait beaucoup. C'était comme la découvrir alors même que mes propres mains l'avait tracé.

J'en oubliais mon téléphone, et les messages de Lexa avec. Elle semblait un peu énervée lorsque je lui répondis enfin, après avoir dîner et être revenue dans ma chambre, mais lorsqu'elle comprit que j'étais en pleine création, elle était redevenue douce, elle comprenait. Quand elle combattait elle ressentait la même sensation d'échappement. J'aimais à penser que dans nos deux activités si différentes nous nous envolions vers le même monde de rêverie. Ce monde si doux qui nous aidait à sortir de notre quotidien parfois difficil.

La discussion dériva sur ma soirée du samedi qui arrivait. Lexa voulu absolument m'aider à choisir ce que j'allais porter. Ce fut assez drôle, j'essayais des tenues, lui envoyais une photo, elle approuvait ou non. Trop sexy, trop coincée, la séance photo tourna vite en un échange plutôt coquin. Une fois que nous nous mîmes d'accord sur une tenue, je lui envoyai une photo de moi en sous-vêtements. Elle apprécia fortement et fit de même. Les photos fusèrent, les mots tendre et fripons également. Tous ces sextos se finirent en moment de sexe à distance. Assez plaisant. Même si bien sûr cela ne valait pas un moment à ses côtés. Nous finîmes par nous endormir, presque sans nous en rendre compte.

Cette nuit-là je rêvais de l'anniversaire de Lincoln. Sauf que Lexa y était et qu'il y régnait une ambiance étrange. Elle semblait me faire la tête, comme si quelque chose la dérangeait. En me réveillant j'avais une sensation étrange dans l'estomac. Mais j'essayai de ne pas trop y prêter attention. De toute façon elle ne serait pas là samedi, c'était juste une soirée tranquille entre amis. N'est-ce pas ?…


Prochain chapitre, la fameux anniversaire ! Quelque chose me dit que cela ne va pas être aussi paisible que cela…

A jeudi mes amours (oui oui, je me permets tout à fait de vous donner un surnom !)