Titre: Si Fuka était…

Sous-titre : Chapitre quatre – Celle qui se faisait coiffer
Fandom: Ozmafia !
Personnage/Couple: Fuka/Gretel
Rating: PG
Warnings: /
Disclaimer: Poni-Pachet SY et MangaGamer
Nombre de mots: 747

Présence d'OOC (toujours). Le conte de cette fois-ci est facilement devinable : Raiponce des Frères Grimm.

Bonne lecture !


Lorsque Fuka se baignait, c'était dans une eau d'or rose. Elle s'immergeait dans l'eau fumante du bassin de la baignoire, et aussitôt les mèches interminables de sa longue chevelure venaient conquérir toute la surface. D'abord en retrait dans son dos, lorsqu'elle les lavait, ils suivaient les mouvements de l'eau et passaient devant elle, entourant ses jambes et sa taille, recouvrant tout. Très rapidement, elle ne voyait presque plus l'eau, seulement ses cheveux. Pour les laver, c'était long. Elle avait prit l'habitude de commencer par le bout, plus accessible. Et elle remontait.

Lorsque Fuka ressortait, l'eau était froide. Elle y laissait la plus grande partie de sa chevelure, le temps de s'enrouler dans une serviette, puis passait un long moment à les sécher, petit bout par petit bout. Ils en ressortaient humides et lourds, ondulés et plus foncés. Il lui fallait encore s'habiller et les coiffer. Alors elle s'habillait. Puis, parfois elle s'attelait à la laborieuse tâche de s'arranger la chevelure, et d'autres fois, comme maintenant, elle les prenait à bout de bras et s'en allait à la recherche de Gretel.

Fuka donna deux coups sur la porte, puis entra. Son amie était là, installée au montage d'une grenade, ou toute autre arme au fort potentiel mortel. Lorsque la jeune femme se tourna vers elle avec curiosité, elle lui adressa un sourire en désignant ses cheveux en vrac.

- Tu veux bien m'aider à les coiffer ?

Son amie évalua un instant la tâche qu'elle lui proposait, avant de repousser d'un geste large ce à quoi elle était occupée jusque là.

- Installe-toi.

Elle ne se fit pas prier. Portant une dernière fois ses cheveux, Fuka s'avança jusqu'au lit et laissa sa charge tomber au sol dans un bruit mat. Elle s'assit sur le sol, alors que Gretel allait s'approcher d'un meuble plus loin. Elle en revint avec une brosse et un petit sachet. Fuka lui remit rapidement une boite dans laquelle était rangé une partie de son nécessaire de coiffure. Sa coiffeuse alla s'installer derrière elle, sur le lit. Le travail commença. Des mèches furent grossièrement séparées et isolés les unes des autres.

En fermant les yeux, Fuka laissa sa tête pencher vers l'arrière alors qu'elle sentait les dents de la brosse se planter entre ses cheveux et en lisser la longueur avec patience. Elle n'entendait que le bruit de friction, mais cela ne dura pas. Assez vite, la voix teintée d'agacement de son amie s'éleva.

- Pourquoi tu ne les coupes pas ? Ils sont beaucoup trop longs !

Ca, elle ne le savait que trop bien. Elle ne l'avait pas spécialement choisit. Elle réprima son envie de tourner la tête pour regarder l'autre fille.

- Je sais. J'ai déjà essayé mais ils repoussent aussitôt ! Il n'y a rien à faire…

Au moins, lorsqu'ils étaient longs, ne poussaient-ils pas davantage. Ils gardaient toujours la même longueur, c'était sa seule consolation. Et puis, elle ne détestait certainement pas ses cheveux ils étaient simplement peu pratiques par moment. Une mèche sans le moindre nœud et tressée vint s'échouer sur l'une de ses tempes. Elle ne s'était pas aperçue de l'avancée de Gretel.

Fuka se risqua à tourner légèrement la tête. Elle aperçu du coin de l'œil la chevelure bleue et les mains de son amie, avant de se faire corriger.

- Ne bouge pas !

Elle n'eut pas besoin de le dire deux fois. La jeune femme se figea aussitôt, rendant ses muscles aussi raide qu'une statut. Une nouvelle tresse s'échoua lourdement contre son dos. Quelques instants s'écoulèrent de nouveau dans le silence, avant d'être rompu.

- Que fais-tu comme coiffure ?

- Des tresses. Tu les attacheras après, comme ça elles ne traineront pas par terre.

Après tout ce temps passé à les laver, ça aurait été dommage qu'ils ramassent la poussière.

Il fallut encore bien des minutes avant que Gretel ne lui annonce enfin qu'elle avait finit. Ses jambes commençaient à s'engourdir, et elle avait une folle envie de bouger. Aussitôt qu'elle en fut autorisée, elle se releva d'un bond et étira ses jambes. Dans son dos, Fuka pouvait sentir les tresses se balancer en rythme, taper plus ou moins lourdement contre ses vêtements, se mélanger à peine. Le reflet qu'elle observa dans le miroir de son amie lui plut sans le moindre doute. Sans perdre de temps, elle attacha ensemble ces différentes tresses avant de retourner vers Gretel.

- Merci Greta ! C'est parfait !

Et elle planta un baiser sur sa joue.