Voici le quatrième chapitre ! il est tout chaud, il sort du four – où de ma tête, plutôt. Comme vous le savez, j'écris mes chapitres au jour le jour, et je dois dire que c'est parfois… intriguant ? intéressant ? de voir mon imagination partir dans tous les sens. J'ai l'impression que mes doigts tapent tout seul sur le clavier et que j'ai tout juste de penser à la suite, que déjà, elle s'écrit sous mes yeux. Est-ce que ce serait pas ça, aussi, la magie de noël ?

Encore une fois, je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à ma fiction, et je remercie davantage encore tous ceux qui prennent le temps de laisser un commentaire. Bien sûr, je ne demande pas une thèse sur le comment du pourquoi, mais j'aime lire vos spéculations, vos remarques, vos critiques et vos encouragements !

Voici mes réponses aux lecteurs non inscrits sur le site :

Guest : On est bien d'accord haha !

Delph : Merci pour ta fidélité ! Hermione est une fille forte qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, alors encore heureux qu'elle résiste !

Claire : Je trouve que l'un va bien avec l'autre. Enseigner c'est donner de sa personne, un peu comme le bénévolat. Je n'ai pas encore prévu d'autre fiction et je ne sais pas si j'aurai le temps cette année d'en écrire une

Liyly : Merci, ça me fait plaisir, je n'avais pas envie de faire de Drago un personnage trop dur.

Bambi16 : Ca ne lui ressemble pas du tout, et Hermione l'a bien compris haha. Merci pour ton petit mot ça me touche vraiment.

Lili Orya : Ohoh tu es diabolique toi ! Drago a compris que la méthode de bourrin n'est peut-être pas la solution.

Ella-Zabini : Aaah la rancune c'est humain, Hermione est en colère contre quiconque voudra l'empêcher d'oublier cette histoire. J'ai dit qu'il avait une voiture, pas qu'il savait très bien conduire haha. Peut-être qu'il s'est pris trottoir ou deux en venant.

Bonne lecture à vous tous !


─ Et tu as vraiment cru que ça allait marcher ? demanda Blaise complètement hilare, affalé sur le canapé de Pansy.

Drago venait de leur raconter comment il n'avait pas réussi à s'attirer ne serait-ce qu'un regard de sympathie de la part d'Hermione, malgré tous ses efforts pour se montrer à la hauteur. Pansy le regardait d'un air moqueur, tandis que Blaise se moquait ouvertement de lui. Drago s'enfonça un peu plus dans le fauteuil et se renfrogna, vexé du manque de soutien de la part de ses meilleurs amis.

─ Pourquoi pas ? grogna Drago.

Pansy leva les yeux au ciel et Blaise se mit à rire de plus belle.

─ Sérieusement, Drago ? Servir de la nourriture dans une Soupe Populaire Moldue ?

─ Hermione le fait bien elle !

─ Oui, mais Hermione est comme ça. Elle défend la veuve et l'orphelin et nourrit les affamés, c'est dans sa nature, expliqua Pansy patiemment. Alors que toi…

Drago posa un regard glacial et menaçant sur Pansy, la défiant d'aller plus loin. Cela n'eut pas l'effet escompté cependant, car Pansy ne s'arrêta pas et continua sur sa lancée.

─ Enfin quoi, Drago ! Tu as tout un tas de qualités, mais on ne peut pas dire que servir des soupes aux sans abris te soit réellement naturel. Et Hermione le sait très bien.

Drago resta songeur. Maintenant qu'il y repensait, il devait admettre qu'il n'avait pas eu beaucoup de tact et que sa stratégie un peu rentre-dedans était de toute évidence vouée à l'échec depuis le début. Il soupira et s'enfonça encore un peu plus dans le fauteuil. Se pinçant l'arrête du nez, il ferma les yeux dans l'espoir dans doute vain d'avoir une brillante idée.

─ Comment tu t'y étais pris pour la séduire, la première fois ? demanda finalement Blaise d'une voix neutre. C'est peut-être une piste à creuser.

Pansy acquiesça tandis que Drago se replongeait tant bien que mal dans ses souvenirs. Cela remontait à plus de six ans, il s'en était passé des choses, depuis. Il n'était pas sûr que sa mémoire soit assez fidèle… Il tenta autant que possible de se rappeler comment il y était parvenu, comme il avait réussi à la séduire sans qu'elle ne soit réfractaire… Et il comprit.

─ C'est elle qui m'a séduite. Pas volontairement mais… Elle est si… Gentille. Intelligente. Drôle. Spontanée.

Blaise et Pansy échangèrent un petit regard, affichant un sourire en coin qui sembla passer inaperçu.

─ Peut-être que tu devrais l'être aussi ? Spontané, je veux dire, dit Pansy, songeuse. Peut-être que tu devrais laisser les choses se faire ? Ou alors faire en sorte qu'elles se fassent sans qu'Hermione ne se sente prise au piège.

─ Ouais… grogna Drago. Plus facile à dire qu'à faire.

x.x.x

Hermione versa un peu de thé dans la tasse que lui tendait Ginny et s'installa à côté de son amie autour de la table de la salle à manger. Quelques cookies un peu brûlés reposaient dans une assiette, ainsi qu'une boîte de chocolats à peine entamée.

─ Et vous avez passé la journée ensemble ? demanda Ginny, perplexe.

─ Pas ensemble ! répliqua Hermione. Dans la même pièce. Nous ne nous sommes presque pas adressés la parole.

─ Presque pas ?

─ Il a demandé à ce qu'on se voit, pour « parler », grimaça Hermione en mimant des guillemets sur le dernier mot.

─ Parler ? Mais pour dire quoi ?

Hermione haussa les épaules. Elle n'en savait rien, puisqu'elle n'avait pas pris le temps de l'écouter. Et c'était bien mieux ainsi. Perdue dans ses pensées, elle prit un cookie – sans doute le plus calciné – et mordit dedans sans vraiment y prêter attention. Elle se demanda ce que Drago aurait bien pu avoir à lui dire… Il lui avait semblé qu'ils s'étaient tout dit, lors de leur ultime conversation, avant son départ pour le Canada.

Elle se souvenait parfaitement des phrases toutes faites qu'il avait osé lui débiter « C'est une promesse de mariage faite bien avant ma naissance », « Je n'y peux rien Hermione, tu savais que ça risquait d'arriver ». En effet, elle savait. Les fiançailles programmées d'Astoria et de Drago n'étaient pas un secret, mais après un an de relation, elle avait naïvement espéré qu'il renonce à ce mariage, qu'il s'oppose à son père, pour elle.

Leur histoire avait été gardée plus ou moins secrète. Jamais Drago ne l'avait présenté à ses parents, et il avait toujours refusé de rencontrer les siens. Ils se fréquentaient dans des lieux moldus où ils seraient sûrs de ne pas être vus par des amis des Malefoy, ou pire, la presse à scandale. Et cela avait toujours convenu à Hermione. Elle qui était très pudique sur ses relations amoureuses, elle aimait l'idée de ne pas s'étaler au grand jour, de garder jalousement le secret de leur idylle dans l'intimité de leur couple.

Elle avait cru que l'amour suffirait. Mais la pression sociale, et son lien avec sa famille avait fini par l'emporter. Et sans doute pouvait-elle le comprendre, bien malgré elle. Ce qu'elle ne digérait pas en revanche, étaient les mots blessants que Drago avait pu prononcer avant de partir, jamais regarder en arrière. « C'était bien le temps que ça a duré », « On s'est bien amusé »… Comme si tout cela n'avait jamais été qu'un jeu.

─ Que vas-tu faire ? demanda Ginny derrière sa tasse de thé, extirpant Hermione de ses pensées.

Hermione réfléchit un instant.

─ Rien. Je vais continuer à vivre sans lui.

─ Et s'il revient à la charge ?

─ Il se lassera bien avant moi.

Ginny ne dit rien, mais elle avait l'air perplexe. Elle n'était pas si sûre de cela. Drago était tenace, et sans doute aussi têtu qu'Hermione. Cela risquait de faire des étincelles.

Elle n'insista pas cependant, et la conversation dériva sur l'école d'Hermione, ses petits élèves et l'envie de bébé qu'avaient Ginny et Harry depuis plusieurs mois déjà. Ils s'étaient donnés pour objectif d'acheter la maison de leur rêve avant de se mettre à l'ouvrage, mais comme le compromis de vente était presque signé, il y avait fort à parier qu'un petit Potter-Weasley viendrait au monde dans l'année qui suivrait.

─ Il faudra que je l'inscrive dans ton école, dit Ginny des étoiles plein les yeux. Tu me réserveras une place, d'accord ?

─ Ne sois pas bête, vos enfants sont inscrits d'office dans mon registre. Il y aura toujours une place pour vos enfants.

─ Même si nous en avons dix-huit ?

Hermione éclata de rire.

─ Même si vous en aviez cinquante, dit-elle. Mais je ne crois pas qu'Harry soit prêt à cela.

─ Moi non plus, soupira Ginny d'un air théâtral. Plus le temps passe et plus je me demande comment a fait ma mère avec sept enfants. A mon âge, elle était déjà enceinte de Percy, son troisième enfant.

Les deux amies passèrent le reste de l'après-midi à refaire le monde, en remontant l'arbre généalogique d'Harry et de Ginny pour connaître les probabilités qu'auraient leurs enfants à être roux. Hermione précisa qu'elle trouvait cette couleur magnifique, mais Ginny rétorqua que c'était bien trop banal, c'est les Weasley en tout cas. Le temps fila à toute allure, si bien qu'il faisait déjà nuit quand Ginny quitta le chaleureux foyer d'Hermione.

x.x.x

Pour la première fois depuis des mois, Hermione ferma sa classe de bonne heure : aucun parent n'était venu réclamer de rendez-vous. Il faisait encore jour quand elle quitta l'école. Les rayons bas et froids du soleil faisait scintiller paresseusement la mer qui bordait la cour de récréation, et une douce lueur d'hiver baignait le paysage merveilleux qui s'étendait sous ses yeux. Respirant à plein poumons les embruns marins qui la mettaient à chaque fois de bonne humeur, Hermione se dit qu'il était grand temps pour elle de faire des courses de Noël : elle n'avait pas encore pris le temps de décorer sa classe, et encore moins sa maison, et comme le Père Noël viendrait rendre visite à ses petits élèves dans quelques jours, il fallait à tout prix l'accueillir dans un décor festif.

Elle rentra déposer chez elle cahiers et stylos, puis transplanna pour Londres, où elle était certaine de trouver son bonheur sur le Chemin de Travers. En effet, chaque année, une petite boutique éphémère ouvrait ses portes, et c'était là qu'on trouvait les plus belles guirlandes lumineuses, les fées scintillantes et les boules magiques qui chantaient des cantiques de Noël quand on le leur demandait aimablement.

Quand elle poussa la porte du magasin, Hermione ne fut pas surprise de le trouver pleine de monde. Ayant du temps devant elle, elle se laissa porter au milieu des rayons, déposant délicatement ses trouvailles dans un peu panier d'osier qu'on lui avait gentiment proposé dès son entrée dans la boutique. Ainsi, elle trouva de superbes boules vermeilles, des guirlandes d'argent, et une fée lumineuse à mettre tout en haut du sapin. Elle ne résista pas à un paquet de sucres d'orge qu'elle distribuerait aux enfants la veille des vacances, ni à ce ravissant petit renne dont le nez rouge scintillait doucement dans l'obscurité.

Perdue dans ses pensées, Hermione ne regardait pas vraiment où elle mettait les pieds, et bientôt, elle rentra brutalement dans ce qui semblait être un bloc de ciment, tant il semblait rigide.

─ Oh pardon, je…

─ Ce n'est rien…

Les deux s'interrompirent à l'instant même où ils se reconnurent. Hermione papillonna plusieurs fois des yeux pour se remettre les idées en place, tandis que Drago rajustait distraitement son manteau. Il lui adressa un sourire plus poli que séducteur, et jeta un bref coup d'œil à son panier.

─ On ne verra plus ton sapin avec autant de décorations, dit-il sur le ton de la conversation.

─ Ce n'est pas… C'est pour l'école, finit par lâcher Hermione en posant à son tour ses yeux sur ses achats.

Elle releva la tête et le regarda d'un air suspicieux. Se pouvait-il qu'il l'ait encore suivie jusqu'ici ? C'était fort peu probable, elle-même n'ayant décidé de venir que très tardivement. Drago sembla comprendre ses interrogations car il leva les mains en l'air d'un geste innocent et dit :

─ Cette fois promis, je n'étai pas en train de te suivre.

─ Je n'ai rien dit, répliqua Hermione.

─ En effet. Mais je sais que cette coïncidence peut prêter à confusion, étant donné le manque de tact dont j'ai fait preuve la dernière fois à la Soupe Populaire. J'ai conscience que…

─ Tu pouvais passer pour un véritable psychopathe ? demanda Hermione. Parce que c'était le cas.

Drago eut un petit rire sincère et nerveux à la fois.

─ J'en suis désolé. Bon… Et bien, bonne soirée, dit-il finalement en tournant les talons.

Hermione ne répondit pas et le regarda s'en aller sans un mot. Cet homme était déstabilisant. Quelques jours plus tôt, il l'avait suivie et quémandait à ce qu'ils se voient pour parler, et voilà qu'aujourd'hui c'était à peine s'il lui avait fait la conversation. Complètement déboussolée, Hermione se dirigea vers les caisses, où elle régla tous ses achats, perdue dans ses pensées.

Elle n'aimait pas l'idée qu'il puisse jouer avec elle. Qu'il souffle le chaud et le froid, qu'il la suive, puis l'ignore à moitié. Elle préférait qu'il l'oublie définitivement, et ne plus jamais avoir besoin de revenir sur ce qui avait pu les unir un jour. Elle récupéra le sac que lui tendait la vendeuse, et sortie de la boutique sans se rendre compte que cette dernière avait glissé une petite enveloppe dans le sac. Au milieu des boules et des guirlandes, une lettre avait été déposée en secret, sur l'ordre d'un commanditaire mystérieux.

Trop songeuse pour s'en rendre compte, Hermione quitta le chemin de Travers et rentra chez elle, où elle déposa le sac dans un coin de la pièce, en attendant de décorer le sapin de la classe avec tous ses petits élèves.


Oula, ce chapitre est donc divisé en trois parties distinctes. D'abord Drago, qui réalise, grâce à ses amis, que visiblement, il n'a pas la bonne méthode. Ensuite Hermione et Ginny, qui reviennent un peu sur cette histoire d'amour qui s'est mal terminée, et enfin, la rencontre, cette fois-ci, fortuite de Drago et d'Hermione dans la boutique de Noël !

Je n'en ai jamais vu en France, mais quand je vivais en Angleterre, des Christmas Shop éphémères naissaient à tous les coins de rue, et j'adorais l'ambiance qui y régnait !

Bon, et qu'en est-il de cette lettre ? Qui l'a écrite ? Et pourquoi la vendeuse l'a mise dans son sac ? Mystère et boule de gommes, il faudra lire tous les soirs pour espérer obtenir des réponses ! A demain pour de nouvelles aventures.