L'histoire se différencie de celle de Daek Angel, et en plus je suis en retard avec sa progression d'histoire, je pense qu'il serait préférable que chacun écrit sa suite et prenne le temps qu'il veut pour publier sans se répercuter à l'autre, ce sera plus facile.
Chapitre 03 : A tes côtés.
Les événements avaient pris une tournure radicale et rapide, je n'avais pas le temps de prendre une bouffée d'air, que tout se précipita en une fraction de seconde. Après que Natsuki fut admise à l'hôpital, elle a eut une batterie de test, et on devait en attendre l'issue quelques jours plus tard pour certains d'entre eux.
Ensuite, il y a le tour des interrogatoires. Que ce soit la part des médecins, lui demandant des questions très personnels, du genre; était-elle vierge ? Quand furent ses dernières menstruations ? Puis ce fut au tour des policiers, qui lui demandèrent est-ce qu'elle avait un petit ami, qui étaient ses agresseurs, et tout ce qui s'était passé et cela dans les moindre détails, car chaque détail fut important pour la suite de l'enquête. Ce fut un véritable déchirement d'écouter. Cependant, ce que je ressentais été inutile, bien que je bouillonnais de rage à l'intérieur, je ne devais rien laisser paraître, pas quand ma Natsuki souffrais autant. J'avais été tout le long à ses côtés, malgré qu'elle m'ait signifiée que ce n'était pas nécessaire, qu'elle préféra être seule pour répondre, peut être était-ce de la pudeur, pourtant je pourrais tout supporter, mais c'était certainement pas réciproque. Surtout que maintenant, le sujet du viol, allait être explicité évoqué.
« Shizuru, tu peux nous laisser un moment. »
« Natsuki, je- »
« Non, Shizuru, je ne changerai pas d'avis, je ne veux pas que tu assistes à ça, tu as déjà vu mon état…tu…je ne peux pas supporter plus, que tu entendes…le reste. J'ai tellement honte…»
« Ce n'est pas ta faute, tu n'as pas à avoir honte avec moi. Jamais. Tu n'as rien de fait de mal, c'est les autres. » Insistais-je en lui tenant délicatement sa main. Elle ne se retira pas de ma marque de tendresse, mais ne le rendit pas. J'avais l'impression qu'elle ne pouvait plus bouger.
« Vous pouvez vous dépêcher. On n'a pas toute la journée. » Interrompit Wang alors que j'avais envie de le tuer celui-là. Il se prit une claque à l'arrière de la tête de la part de son supérieur.
J'avais encore insistée, je n'arrivais pas à m'éloigner d'elle, et Kuga rendit au quadruple mon obstination. Alors j'avais capitulé, et je la laissais aux mains de la police. Néanmoins, j'avais omis une restriction, que ce blondinet d'agent s'en aille aussi. Il était hors de question qu'il soit là surtout la manière dont il se comportait. Le plus âgé des policiers accepta, mais ce ne fut pas le cas du blond. Mais il dut obéir.
Je restais au loin, mais sans pour autant perdre de vue ma louve, cachée par des rideaux bleus. J'avais une folle envie de café. Le thé ne serait pas assez puissant pour me maintenir en éveille. Mais je n'avais aucune intention d'en chercher, car il fallait que je parte.
« Vous connaissez les agresseurs ? Reito Kanzaki Masashi, Takeda, et l'inconnu ? Ce sont tout de même des fils de bonne famille. Ils sont assez connus dans la région. Il ne faudrait pas accuser n'importe qui. Cela peut être de la parjure, et donc condamné sous le coup de la loi. » Déclara Wang alors que je restreignis de le fusiller. Il disait que ma Natsuki était en train de mentir ?
« Et cela n'a aucun rapport avec leur statut si ce sont des salopards. Parce qu'ils ont un nom ne leur permettent pas de tout faire ! On n'est pas dans une dictature, ou le dirigeant fait ce qu'il veut de son peuple, ou même dans une guerre quand certains soldat se permettent de voler un patrimoine d'un pays, de torture ou violer des femmes. Le viol est un crime à ce que je sache, ce n'est pas parce qu'on est une femme que l'homme a tous les droits sur elle. Il y a une époque révolu, c'était le cas, mais plus aujourd'hui ! Ou même que l'on soit un policier pour faire n'importe quoi, votre plaque ne vous permet pas tout ! »
« Je ne vous permet pas mademoiselle, si cela continue, je peux vous arrêter pour insubordination à agent. » J'allais rétorquer allez-y, mon avocat vous piétinerez vous et votre arrogance mal placé, mais je mis de côté mon orgueil rudement mise à l'épreuve, si je faisais cela, je laisserai Natsuki toute seule ici. Pas question !
« Vous avez mentionnez un message sur votre répondeur, puis-je l'avoir ? »
« Je n'ai pas mon téléphone sur moi, kannin na. » Mentis-je sans honte, enfin pas tout à fait, mon téléphone était dans mon sac à main, mais il n'avait pas le droit de le fouiller...je n'avais aucunement confiance en cet homme, mon instinct me dicter de ne pas lui obéir. L'autre homme semblait plus fiable, mais ce n'était pas facile de juger quelqu'un. J'étais un parfait exemple.
« Alors il serait préférable que vous ne le donniez dans les plus bref délais. Aussi comment pouvez-vous être amies avec la plaignante, alors que vous n'êtes pas dans le même établissement ? Quel genre de relation vous avez ? » Tenta t-il en abordant un autre sujet de conversation, alors qu'on avait attirés l'attention sur nous.
« Est-ce un rapport avec l'enquête ? »
« Bien entendu, c'est mettre en avant votre crédibilité en tant que témoin, ainsi que celle de votre amies. Les femmes sont assez- »
« Quoi ? Les femmes sont quoi ? » Sifflais-je entre mes dents, si il osait dire ce qu'il pensait, alors je ne garderai plus mon calme, et je ferai appel à des amis de mes parents pour faire transférer cet incapable en Patagonie. Nous fûmes interrompus par l'agent Yamada, il semblait être troublé, et inquiet. Il dit un désolé. Et je sus parfaitement la raison de sa réaction.
J'accourais vers ma Natsuki, elle était recroquevillée sur elle-même et cria, son corps convulsionnait furieusement. Elle rejeta avec violence tout ce qui l'entourait, les draps, son oreiller. Les infirmières tentèrent de l'arrêter de son hystérie, de lui donner un calmant. Je me frayais un chemin vers ma louve, je l'enveloppais dans mes bras alors qu'elle se crispait aussitôt, et gémissait de peur, tel un animal blessé. Je tentais de la rassurer par mes mots, je l'embrassais tendrement son cuir chevelu, je la berçais contre moi en lui assurant qu'elle était en sécurité. Bien qu'elle me griffe jusqu'au sang mes avant bras, je restais impassible. Ce n'était rien du tout. Non rien. Je ne la laisserai plus...
« Shizuru...Shizuru... » Elle m'appela avec une telle détresse que je ne sus comment réagir.
« Oui je suis là Natsuki. »
« Shizuru…Shizuru…Shizuru…ne me quitte pas... j'ai peur... »
« Jamais ma Natsuki…jamais... je ne te quitterais...»
