Il ouvrit brusquement la porte du bureau de Cuddy. De l'accueil, Brenda tenta de la stopper.

Brenda : Dr House vous ne pouvez pas rentrer, elle est en rendez-vous !

House : Sans deconner ?

Il ouvrit la porte.

House : Oups…

Cuddy se trouvait sur un des fauteuils a coté de son canapé, en pleine conversation avec une autre femme.

Cuddy : Ecoutez, l'hôpital et moi-même sommes réellement désolés de cette erreur. Il y a surement un autre moyen de conclure…

House : Je vous dérange pas la, hein ?

Cuddy : Si House ! Dehors, s'il te plait.

House : En fait je vais attendre dans ton fauteuil que vous ayez terminé. Ca a l'air passionnant !

Cuddy : Très bien…Mme Clensy, le mieux serait que l'on se recontacte ultérieurement. Passez a l'accueil, une infirmière vous donnera les modalités de formulaire a remplir.

La patiente sortit, légèrement mecontente de cette expulsion rapide, et jeta un regard noir au diagnosticien, assit sur le bureau de sa patronne et qui faisait tournoyer sa canne d'un air réjouit.

Cuddy : Tu es vraiment… ! Je te jure…c'est pas possible…

House : Oui…c'est ce qu'on dit a chaque fois…

Cuddy : Bref, qu'est-ce que tu veux ? Il est midi, tu viens pour qu'on déjeune ?

House : Il est déjà midi ? Euh oui, je venais pour te parler, mais le faire en mangeant c'est encore mieux !

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Attablé a la cafeteria, House se délectait d'un bon vieux sandwich au beurre de cacahuète, pendant que Cuddy dégustait salade.

House : Je sais pas comment tu fais pour manger tous les jours de la salade, je t'assure…

Cuddy : Si tu veux que je continue a porter ces porte-jarretelles que tu n'arrêtes pas de m'acheter, il faut bien que je m'entretienne !

House : T'as raison, je te ressert ?

Cuddy sourit, mais n'était pas dupe. Elle savait que House voulait lui parler de ce cas qu'elle lui avait mis entre les pattes. Ca tombait bien, elle voulait lui en parler aussi…

Cuddy : Alors, ce cas, ca avance ?

House : Pourquoi tu me l'as donné ?

Cuddy : C'est un cas compliqué, personne n'a trouvé ce qu'il avait, j'ai pensé que ca t'intéresserais. J'ai eu tort ?

House : Partiellement…

Cuddy : Mais toi, pourquoi tu ne voulais pas le prendre ? C'est tout a fait dans tes cordes ! Je comprends pas ce qui te dérange. C'est a cause d'elle… ?

House : Quoi ?

Cuddy : Tu semblais…troublé. Peut-être qu'elle te plait ?

House : Attends, qu'est-ce que tu fais la ?

Cuddy : J'essaie de te comprendre, pour ne pas te perdre…c'est difficile mais je fais du mieux que je peux.

House lui prit la main, et embrassa le creux charnu de sa paume.

House : Tu ne me perdras pas, mais j'avoue que je trouve ca touchant de voir ta compassion envers un asocial transi.

Cuddy : Oui de la compassion…

House : A moins que ce ne soit de la jalousie ?...C'est de la jalousie c'est ca ? Ca me plait encore plus !

Cuddy : Disons que je me méfie, enfin je préserve mes intérêts, et mes intérêts c'est toi.

House : Ca c'est trop chou, je pense que je vais le garder pour un prochain bouquin !

Cuddy : Plus sérieusement, cette femme, c'est juste une patiente ?

House : Pourquoi tu…

Il réfléchit une seconde. Lui dire ou lui mentir ? C'était son secret, et il y tenait fermement, mais lui mentir lui paraissait insurmontable. Bien qu'il pouvait le faire a longueur de journée, il s'agissait du médecin qui bernait sa patronne, or ici c'était la femme de sa vie. L'enjeu était de taille.

House : …en fait je l'ai connu a Mayfield.

Cuddy : Vraiment ? Pourquoi tu ne me l'a pas dit ? Tu as fais semblant de ne pas la connaitre dans mon bureau tout a l'heure…ca veut dire quoi cette mise en scène ?

Elle semblait calme, et particulièrement intéressée par les prochaines réponses qu'ils pourraient lui donner. Surtout ne rien lui cacher, jouer la carte franc-jeu…

House : Je suis, enfin on était assez proche pendant ces quelques semaines.

Elle s'arrêta un instant.

Cuddy : Proche ? Tu, tu as couché avec elle ?

House : Mais enfin Lisa, on ne pose pas ce genre de questions comme ca ! Toute façon ca ne change rien, on était amis, et puis…

Cuddy : Et puis tu as couché avec elle !

House : Elle est partie a Phoenix avec sa famille, on s'est dit au revoir, et on se s'est plus jamais parlé. Je ne l'avais pas revue depuis Mayfield, je t'assure.

Cuddy : Je te crois. C'est juste que je me faisais tellement d'idées sur toi en couple, alors qu'en fait tu avais déjà été avec elle…C'est pathétique, finalement c'est elle qui t'as formé !

House : Tu commences a t'emporter…

La voyant a la fois paniquée, et quelque peu en colère, il se leva et s'assit a coté d'elle. Il dirigea sa tête vers lui, tout doucement et délicatement, laissant sentir son souffle contre son visage. Son cœur s'agitait, il lui prit la main, et la caressa légèrement avec son pouce.

House : Je t'aime…Avoir des histoires ne signifie pas que notre relation est moins importante.

Cuddy : Je sais, c'est juste que, tu vas trouver ca ridicule, et tu auras raison.

House : De quoi tu parles ?

Cuddy : Et bien après ton accident a la jambe tu n'as jamais plus vécu avec quelqu'un, et j'ai, enfin cette relation que l'on partage c'était un peu comme si j'étais la première tu vois…C'est complètement ridicule et egocentrique…

House : Oui ca l'est…mais je trouve ca aussi terriblement sexy ! Si ca peut te rassurer, il ne se passera rien, parce que tout simplement je suis avec toi…

Cuddy : J'adore entendre ca…

House : Oui y'a ca, et aussi qu'elle est marié, et que dans un hôpital c'est pas facile de coucher avec quelqu'un, et vu que les salles de consultations sont a coté de ton bureau, ce serait pas très malin !

Cuddy : Ca t'étais pas obligé…

Le regard l'un dans l'autre, ils échangèrent un léger baiser, assez pour laisser comprendre leur attachement, tout en restant discret.

C'est a ce moment précis que Taub déboula dans la cafeteria.

Taub : Euh…excusez-moi, on a un problème avec le patient.

House : Vous avez les résultats des tests ?

Taub : On a pas pu a cause…du problème avec le patient.

House : J'y vais Lisa.