Titre: Ginny Weasley en 1938

Disclaimer: Toute appartient à J.K. Rowling (Dah!)

Note: Ouh la... J'ai eu de la difficulté à l'écrire celui-là! Vos commentaires sont les bienvenues ;) Je tiens à remercier Akhen, miss dam dam, Eliane Gil et hope75 pour les reviews! Merci aussi à ayla2232 et Rowena Cassandra Ravenclaw pour la relecture et les conseils. Petit rappel: je publie 1 vendredi sur 2, donc prochain chapitre le 5 septembre! Bonne lecture :)

hope75: Oui, moi aussi je trouve ce fait intéressant, c'est pourquoi je vais l'exploiter à fond dans cette fic! Et pour la suite... La voici la voila ;)

CHAPITRE 3: Amnésie?

- 01 août 1938. Lut-elle d'une voix blanche.

Elle eut à peine le temps de réaliser ce que cette date signifiait réellement qu'elle entendit une personne crier des phrases qu'elle ne pouvait entendre. Elle se retourna pour voir apparaître une dame d'une quarantaine d'années s'approcher rapidement d'elle. Elle avait les cheveux bruns et sa bouche se rétrécissait en un rictus sévère.

- Par Merlin! Mais qu'est-ce que c'est que cette sécurité, une jeune fille seule dans les rues par une journée pareille ! Lui dit la dame en furie.

Ginny regarda la dame d'un air ahuri, sans lui répondre. Elle était encore trop sous le choc pour être en mesure de réagir normalement. La dame lui tendit la main, attendant probablement que Ginny la prenne. Celle-ci n'en fit rien. La dame sembla s'impatienter.

- Écoutez ma petite, je ne sais pas du tout ce que vous faites seule et sans vos parents par une journée pareille, mais sachez que c'est très dangereux de rester dehors aujourd'hui. Commença-t-elle d'un ton inquiet. Pour votre propre sécurité, je vous suggère de venir avec moi dans le pub de ma famille qui se situe en face. Renchérit-elle en pointant un édifice. Par la suite nous allons faire tout ce que nous pourrons pour contacter vos parents et vous mettre en sécurité.

Ginny décida de suivre la dame, elle aurait plus facilement les réponses à ses questions ainsi et aurait probablement accès à de la nourriture. L'inconnue l'entraîna avec force vers le pub en question, ne voulant décidément pas perdre une minute de plus à l'extérieur. Le visage de la dame sembla se détendre une fois à l'abri et prit un air réconfortant pour regarder Ginny.

- Je m'appelle Adélaïde Rosemerta, je suis la femme du propriétaire de cet endroit. Commença-t-elle d'un ton doux. Est-ce que vous pouvez me dire votre nom ?

Les pensées de Ginny semblaient filer à toute allure. Dire la vérité ? Mentir ? Comment se protéger si on venait à découvrir la vérité sur ce qu'elle avait fait ? Elle décida pour un premier temps de jouer la carte du « J'en sais rien », elle aviserait plus tard, après avoir mangé, dormi et eu les idées plus claires.

- Je … J'en sais rien madame. Dit-elle d'un ton peu assuré.

L'air de Madame Rosemerta changea radicalement, elle était passée de l'air maternel à l'inquiétude. Ginny se sentit honteuse de mentir, mais elle s'était grandement habituée à mentir sur ses agissements à sa famille durant l'année écoulée. Elle avait appris à ne pas laisser filtrer ses émotions, ni sur son visage, ni dans le ton de sa voix.

- Vous ne vous rappelez de rien ? Lui dit-elle. Mais que faisiez-vous avant d'arriver au village ?

- Je ne sais pas madame, je … Je ne me rappelle plus. Où suis-je ?

Elle prit son air le plus triste et inquiet possible, regardant la femme dans les yeux pour qu'elle ne puisse pas douter de ses paroles ni de ses sentiments.

- Ne vous inquiétez pas belle enfant, nous allons nous occuper de vous en attendant de pouvoir retrouver vos parents. Lui dit-elle d'un ton plus doux.

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Cela faisait deux jours que Ginny avait été recueillie par la famille Rosemerta. Elle n'avait pas beaucoup parlé, de peur de s'emmêler dans ses mensonges et elle préférait de loin rester seule dans la petite chambre qu'on lui avait attribuée. Une pièce carrée, un lit simple peu confortable avec des couvertures qui piquaient et un plancher usé et grinçant. Elle savait qu'elle n'avait pas à se plaindre, monsieur et madame Rosemerta l'avaient bien accueillie, mais elle voyait bien qu'ils avaient hâte que ses parents se manifestent. Le pub ne leur rapportait visiblement pas beaucoup d'argent ces derniers temps et une bouche de plus à nourrir ne les aidait pas à renflouer les coffres. Depuis l'attaque de Grindelwald, les clients se faisaient de plus en plus rares.

Madame Rosemerta était une jeune femme d'une trentaine d'années, douce et attentionnée, mais qui devenait une vraie furie lorsque la sécurité de sa famille était en jeu. Elle avait eu deux fils, David qui avait cinq ans et Joseph, trois ans. Ils étaient de véritables boute-en-train, toujours en train de préparer un mauvais coup quelque part ou de jouer à faire le plus de bruit possible, ce qui rendait Madame Rosemerta complètement dingue. Toutefois, Ginny n'avait pas vraiment eu l'envie de se mêler à leur vie de famille, elle avait amplement assez de soucis en tête comme ça.

Ginny avait fini par savoir que le mage noir sévissait depuis bon nombre d'années dans l'est de l'Europe, terrorisant le pays de la Bulgarie, entre autre. Il avait récemment décidé d'étendre son régime de terreur jusqu'à la Grande-Bretagne. Cela avait commencé par des enlèvements, tous des Sang-de-Bourbes ou des Sang-Mêlés. Puis il y avait eu l'attaque sur le Chemin de Traverse. Depuis, un sentiment de terreur régnait dans le village de Pré-au-Lard, car les habitants craignaient d'être la prochaine cible. Ginny ne se sentait pas réellement concernée par cette guerre, tout d'abord parce qu'elle n'était même pas supposée être là, puis parce qu'elle adhérait malgré elle à cette façon de penser. L'année passée à discuter avec le journal de Jedusor avait changé radicalement ses perspectives et sa façon de voir les choses. Si les sorciers voulaient garder le Secret, ils n'avaient d'autre choix que de ne rien dévoiler aux Sang-de-Bourbes, c'était logique. Si on laissait tous les enfants de Moldus accéder à Poudlard, leur famille proche serait au courant et bientôt plus du quart de la Grande-Bretagne allait être au courant de leur existence ! Ça allait les mener inévitablement au chaos. Ginny n'avait rien de personnel contre les enfants de Moldus, d'ailleurs elle adorait Hermione, mais elle ne voulait pas qu'ils aient accès à leur école et leur connaissance. C'était tout simplement une question de préservation.

La voyageuse temporelle avait passé les deux derniers jours à réfléchir. Tout d'abord, son but principal était maintenant de retourner à son époque. Avant ou après les épisodes de la Chambre des Secrets, elle s'en fichait désormais. Ses petits problèmes de conscience devenaient bien risibles devant sa situation actuelle. Le retourneur de temps s'était brisé durant le voyage, ne supportant visiblement pas un usage aussi intense et prolongé. Elle ressentait toutefois un sentiment contraire à toute logique. Elle se plaisait en cet endroit. Sa tête lui disait qu'il fallait qu'elle cherche un moyen de retourner à son époque, mais ses sentiments lui disaient qu'ici elle pourrait vraiment avoir ce qu'elle avait tant désiré; repartir à zéro. Elle n'avait pas de passé, pas de réputation, pas de famille. Elle écarta d'un geste cette pensée, comme si cela suffirait à la faire partir.

- Non ! Se dit-elle. Elle allait devoir retourner à son époque, et penser autrement était tout simplement ridicule.

Pour que son plan fonctionne, Ginny se devait de jouer son rôle, tous les duper pour faire croire qu'elle n'était qu'une jeune orpheline amnésique et innocente. La première étape de son plan était d'entrer à Poudlard. C'était sa meilleure chance, car c'est à cet endroit qu'elle aurait accès à la bibliothèque et moins officiellement à la réserve. Toutefois, si elle continuait à s'enfermer ainsi, elle ne pourrait pas vraiment avoir l'occasion de faire une demande d'inscription à Poudlard. Elle allait devoir sortir un peu plus et se mêler aux autres. Elle n'eut pas le temps de s'attarder sur cette pensée que quelqu'un cogna à la porte de sa chambre.

- Ma chérie, veux-tu bien descendre à la cuisine s'il te plaît ? Lui demanda Adélaïde avec douceur.

Celle-ci avait bien assez vite abandonné le vouvoiement, voyant que cela mettait la jeune fille mal à l'aise. D'ailleurs, n'ayant aucun autre nom à lui donner, elle continuait à appeler Ginny « ma chérie ». Elle trouvait cela beaucoup moins impersonnelle et voulait mettre son invitée à l'aise. Ginny se contenta de lui sourire timidement avant de la suivre dans le couloir. Le dîner n'allait pas être servit avant plusieurs heures, son cerveau sembla surchauffer. Que lui voulait-elle ? Comment allait-elle faire pour encore esquiver ses questions ? Le couple Rosemerta allait-il la mettre dehors ?

- Mais non. Se raisonna-t-elle. À moins de lui avoir trouvé un autre foyer, elle ne croyait pas le couple capable de mettre une jeune fille à la rue. Elle tenta tant bien que mal de garder un visage impassible. Elle descendit les escaliers de bois usés qui craquaient à chacun de ses pas et suivit Adélaïde dans une petite cuisine pratique équipée d'armoires blanches jaunies et d'une petite table près de l'unique fenêtre. Adam Rosemerta, un homme habituellement jovial au sourire communicatif, y était assis, arborant une expression inquiète et ayant le regard vide. Les enfants n'étaient pas dans la pièce, chose inhabituelle. Un étrange silence s'installa alors que personne ne semblait vouloir amorcer la discussion. Ginny dévisagea un instant son hôte, se demandant ce qui pouvait le tracasser ainsi, avant de réaliser que c'était forcément elle le problème. Ils allaient lui demander de partir, elle en était certaine. Elle sut qu'il fallait qu'elle joue le tout pour le tout. Il fallait qu'elle réussisse à ce qu'ils se sentent coupable et qu'il la garde chez eux, c'était primordial.

- Écoutez. Commença-t-elle d'une voix tremblante. Je suis consciente que je suis un fardeau pour vous. Je ne sais même pas qui je suis ni d'où je viens et personne ne m'a réclamée malgré les annonces passées dans les journaux. Alors je n'ai plus qu'à emballer mes affaires et bientôt ce sera comme si je n'étais jamais venue. Merci encore de m'avoir accueillie sous votre toit, c'était vraiment généreux. Je vous promets qu'un jour je vous rendrai la pareille.

Elle se retourna vivement et marcha d'un pas noble vers l'escalier menant à sa chambre dans l'intention d'aller emballer ses affaires. Si son petit discours avait fonctionné, elle n'allait pas tarder à entendre des protestations.

- Ginevra ! lui lança Adélaïde.

Le cœur de Ginny manqua un battement. Elle n'avait pas planifiée ça. Personne ne savait son nom, elle avait pris un soin maniaque à simuler son amnésie. Elle n'avait laissé filtrer aucune information, aucun indice et jouait à la perfection son rôle de jeune fille naïve et sans souvenir. Elle avait forcément été démasquée. Ses pensées allaient à vive allure alors qu'elle tentait de trouver une échappatoire. La porte d'entrée était beaucoup trop loin pour qu'elle ne s'enfuie par-là, la fenêtre à sa droite pourrait lui servir de porte de sortie à condition de bien vouloir s'ouvrir. La rouquine était figée au bas des escaliers depuis presque une minute maintenant, elle sentait les regards fixés dans son dos, mais n'arrivait pas à bouger. Elle sentit une main se poser sur son épaule et sursauta.

- J'ai trouvé une inscription sur l'étiquette de ton chemisier en faisant ta lessive, commença doucement Adélaïde. Je crois bien que c'est ton nom, Ginevra Molly W.

Ginny se permit de respirer à nouveau. Elle était décidément beaucoup trop sur les nerfs. Mais bien sûr! L'école de sorcellerie Poudlard demandait aux élèves d'identifier toute leurs affaires, y compris leurs vêtements. Elle se sentit si bête qu'elle faillit rire. Elle se retourna vers Adélaïde, un sourire aux lèvres. Celle-ci, encouragée par le sourire de Ginny, continua sur sa lancée.

- Pour ce qui est d'être un fardeau, ce n'est nullement le cas. Toutefois, il est vrai que nous ne roulons pas sur l'or et qu'un peu d'aide serait la bienvenue. Mon mari et moi avons discuté d'un arrangement. Tu restes avec nous et en échange d'un peu de travail au pub, nous pourrons t'offrir de nouveaux vêtements et même un peu d'argent de poche. Qu'en dis-tu ?

Ginny était soulagée. Non, le mot était trop faible, elle sentait un énorme poids en moins sur ses épaules. Cela allait grandement faciliter la suite. Elle se retourna vers Adélaïde et la prit dans ses bras, à la surprise de tous puisqu'elle avait été très renfermée depuis son arrivée.

- Merci. Lui murmura Ginny à l'oreille. Je suis prête à travailler tous les jours s'il le faut.

Elle échangea un sourire avec madame Rosemerta puis regarda en direction de son mari dans l'intention de lui sourire également, mais elle se ravisa en voyant le regard noir qu'il lui lança.

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Cela faisait maintenant une semaine qu'elle participait aux tâches quotidiennes du pub familial. Elle savait maintenant que « le pub », comme elle l'avait appelé, était en fait l'auberge des Trois Balais dont elle avait tant entendu parler par ses frères. Vu son jeune âge, elle avait été mise de corvée en cuisine, pour éviter d'être en salle avec tous les clients, qui n'étaient pas toujours sobres. Elle avait pour tâches de faire la préparation des légumes pour les plats : éplucher, laver les feuilles de salade, trancher les tomates, etc. Comme les heures de repas de l'auberge était entre quinze heures et vingt heures, Ginny bénéficiait tout de même d'un bon nombre de temps libre. Elle utilisait une partie de ce temps pour tenter de faire des recherches sur le retourneur de temps, qui n'aboutissaient malheureusement à rien faute de ressources et de motivation. Celui-ci était définitivement brisé et, de plus, elle était prise de mystérieuses migraines aussitôt qu'elle s'en approchait. Elle avait l'espoir qu'une fois qu'elle aurait réussi à se faire inscrire à Poudlard, elle aurait accès à l'information manquante.

Ginny finissait tout juste de manger son petit-déjeuner du samedi matin lorsqu'elle décida de se jeter à l'eau. Le moment était parfait, les enfants jouaient dehors et elle était seule avec la maîtresse de maison.

- Madame Rosemerta. Commença-t-elle d'une voix hésitante.

- Appelle-moi Adélaïde, je te l'ai déjà dit. La coupa-t-elle gentiment tout en lavant la vaisselle d'un coup de baguette magique.

- Oui, désolée. C'est juste que l'autre jour je discutais avec le cuisinier et il m'a demandé une chose étrange. Poursuivit Ginny d'un ton parfaitement calculé. Il m'a demandé si j'irais à pou de lard, je dois avouer que je n'ai pas bien compris, mais je n'ai pas osé lui en demandé plus…

Elle détourna le regard en tentant d'avoir l'air gênée. Elle savait que son hôte était sensible à ce genre de comportement.

- Ginevra. Commença-t-elle d'un ton las tout en s'asseyant sur la chaise voisine. Tu n'as pas à être gênée avec le personnel, tu le sais bien voyons. Pour ce qui est de Poudlard, c'est notre école de Sorcellerie, presque tous les enfants sorciers vont y faire leurs études. Tu ne t'en rappelle plus, mais tu as du aller dans une école similaire avant ton amnésie. D'ailleurs, lorsque nous retrouverons ta famille, tu y retourneras sans doute.

- J'aimerais beaucoup y aller. Déclara-t-elle d'un ton décidé.

- Ma chérie, ça ne fonctionne pas comme cela. Dit Adélaïde d'un ton hésitant. On ne peut pas s'inscrire à Poudlard, c'est l'école qui choisit ses élèves. Les élèves sélectionnés reçoivent une lettre durant l'été avec une liste de fourniture et tout ça, tu comprends.

Ginny savait parfaitement comment Poudlard fonctionnait, mais elle savait surtout que tous les jeunes sorciers étaient inscrits sur la liste magique de Poudlard au moment même où leurs pouvoirs se manifestaient. Si son hypothèse s'avérait vraie, elle était apparue sur cette liste au moment même où elle avait atterrit dans le passé. Toutefois, elle se devait de jouer à l'ingénue pour obtenir ce qu'elle voulait.

- Alors ça veut dire que j'ai encore une chance! S'exclama-t-elle. L'été n'est pas encore fini et puis, s'il y a un test à passer pour être sélectionné, je veux absolument tenter ma chance.

- Ginny, les lettres ont déjà été envoyées. Plusieurs enfants du village ont reçus la leur, je ne crois pas que…

- Écoutez. La coupa Ginny d'un ton plus sérieux. C'est ma seule chance d'être une enfant comme les autres. Soyons réalistes, soit je n'ai plus de famille, soit ils ne veulent plus de moi. Je veux commencer une nouvelle vie et cela commence par aller à l'école comme n'importe quelle personne normale. Finit-elle en soutenant fermement le regard de madame Rosemerta.

- Bon, d'accord. Je ne te promets rien, mais je vais écrire au directeur pour lui faire part de ta demande. Ta situation reste exceptionnelle, peut-être acceptera-t-il de faire un écart ? Toutefois, ne te fait pas trop d'espoir, le directeur est un homme occupé et je ne crois pas vraiment que tu aies une chance d'y entrer cette année, mais peut-être voudra-t-il bien t'accepter pour l'année prochaine.

- Ce n'est pas si loin non ? Se reprit-elle en voyant l'air déconfit de Ginny.

- Si vous le dites. Soupira Ginny. Mais bon, c'est déjà très généreux de votre part d'envoyer cette lettre pour moi.

- Il n'y a pas de quoi ma chérie. Conclut Adélaïde en lui pressant l'épaule.

Celle-ci quitta la pièce et laissa Ginny seule dans la cuisine. Elle se permit un petit sourire de victoire, elle avait réussi à obtenir ce qu'elle voulait si facilement.

- C'est quoi ce petit sourire ? Tu prépares quelques chose toi, je le sens. Lui lança une voix accusatrice et froide.

Elle sursauta, Adam Rosemerta se tenait dans l'encadrement de la porte menant aux cuisines, dissimulé dans l'ombre depuis Merlin seul sait combien de temps. Il avait exactement le même regard que son frère Percy avait eu pour elle durant les évènements de la Chambre des Secrets. Elle s'en rappelait comme si c'était hier.

Flashback

Ginny était seule dans son dortoir, elle écrivait à la lumière de la chandelle dans un petit cahier noir et elle semblait très furieuse.

- Tom, tu m'avais promis que personne ne se douterait de rien ! Percy commence à avoir des doutes, je le sais. Il me regarde bizarrement et me pose toujours pleins de questions. Il va falloir qu'on arrête. Je veux que les choses se calment un peu avant de nous en prendre à un autre élève. Il est hors de question que je me fasse prendre parce que tu n'as pas su t'arrêter.

- Ma petite Ginny, ne sois pas fâchée contre moi. J'espère que tu es consciente que je fais tout cela pour toi, pour nous. Mon plan est parfait, n'en doute jamais. Si tu le désires, je peux faire en sorte de faire taire ce Percy à tout jamais.

- Non ! Percy est mon frère, il est hors de question de s'attaquer à lui. Il est peut-être un peu trop curieux, mais je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Ce que je veux, c'est faire une pause, laisser les choses se calmer un peu pour que je puisse donner le change à ma famille.

- N'oublie pas le serment que tu as fait, ma chère Ginny. Soit tu continues à obéir et à diriger le basilic, soit tu me laisses dépérir dans ce journal et je ne revivrai jamais. Si je ne reviens jamais à la vie, personne ne pourra te protéger contre ceux qui te voudront du mal. Et crois-moi, il y en aura plus que ce que tu le penses lorsqu'on découvrira ce que tu as fait. Tu dois à tout prix faire ce que je te dis, car c'est la seule façon de t'en sortir indemne à la fin.

Fin du flashback


Review?