La nuit était déjà tombée lorsqu' Harry jeta un coup d'œil aux derniers élèves qui quittait le couloir avant de se retourner posément vers le tableau : la convocation de Dumbledore ne l'enchantait guère, d'autant qu'elle avait évidement pour objet l'incident survenu en cours de potion cet après-midi là. Se mordillant nerveusement les lèvres, il se décida pourtant à murmurer le mot de passe et s'engagea dans le petit boudoir qui menait au bureau du directeur, des éclats de voix l'accueillir :

« J'ai perdu mon sang froid…

-Perdu votre sang froid ? Severus vous êtes capable de tuer de sang froid, de mentir au plus infâme individus de sang froid, comment pouvez vous me faire croire que parce qu'un sorcier déplaisant vous à attraper vous l'avez perdu en un instant !

-Excusez moi, souffla piteusement le jeune Griffondor en entrant. »

Le vieil homme et l'adolescent se figèrent, les deux hommes se faisaient face, le jeune Severus était particulièrement essoufflé, signe d'une violente joute orale avec le vieux directeur. Ce dernier offrit un sourire tacite au nouvel arrivant qui prit place aux cotés de son professeur, bien conscient que cette fois-ci Dumbledore ne lui proposerait pas plus une chaise qu'une friandise. Avec un soupir le vieil homme se laissa retomber dans son épais fauteuil, Harry trouva qu'il faisait presque son âge avec un air aussi soucieux :

« Bien. Je veux que vous ayez conscience tous les deux, insista le directeur, que ce type d'incident ne se reproduise pas. Jamais. »

Les adolescents acquiescèrent de concert :

« C'est vital vous comprenez ? Harry, je veux que vous surveillez avec plus d'attention votre professeur, avec vous à ses cotés un tel incident n'aurait jamais dû se produire.

-Oui Monsieur, excusez moi…

-Quand à vous Severus, je tiens à ce que vous fassiez preuve de bien plus de maîtrise. Je pourrais être amener à vous exclure de ces murs si une telle chose venait à se reproduire, et vous savez aussi bien que moi ce qu'il pourrait vous arrivez.

-Je le sais Monsieur. »

L'intéressé hocha gravement la tête avant de reprendre d'une voix plus douce :

« J'ai promis à M. Umbercut que vous lui offririez vos services pendant trois soir, vous profiterez de ceux-ci pour lui écrire une lettre d'excuse. Quand à votre remplaçant, je l'ai clairement invité à ne plus jamais salir votre nom en présence de vos élèves et à ne pas lever la main sur l'un d'eux. Si vous n'aviez pas agit de manière si puéril, j'aurais aussi bien pus le renvoyer Severus, j'espère que vous en avez conscience…

-Bien conscience Monsieur, grinça le Serpentard.

-Tout est donc arrangé ! Messieurs, je ne compte pas vous retenir plus longtemps, d'autant qu'il est déjà tard. Je vous prie de méditez sur ce que j'ai dit ce soir, que cela ne se reproduise pas est-ce clair ? »

Les deux adolescents acquiescèrent une fois de plus avant de se détourner et se diriger ensemble vers la sortie. Ils furent apostrophés par un Dumbledore ayant retrouvé couleur et sourire, un bonbon en main :

« Une friandise pour la route ? »

Seul Harry accepta de bon cœur, sous l'œil bienveillant de son protecteur. Enfin les deux élèves quittèrent le bureau et se mirent en marche vers leur dortoir. Harry ne lâchait pas du regard le visage de son professeur : celui-ci paraissait clairement remuer par la discussion qu'ils avaient eu avec le Directeur, « Après tout il était là avant moi, le directeur à dû lui passer un savon monumentale, songea le brun avec un soupir. » :

« Vous n'avez pas idée Potter. »

Le Griffondor tressaillis sous le regard mauvais de l'autre à ses cotés :

« J'avoue avoir un instant espérer que vous aillez perdu cette capacité lors de votre accident, grogna garçon à lunette maudissant la Legimencie, j'aurais espérer avoir au moins l'intimité de pouvoir communiquer avec moi-même…

-Malheureusement pour vous non. »

Harry s'arrêta brusquement, alors que le Serpentard faisait encore quelque pas avant de s'arrêter à son tour pour se retourner, jaugeant ainsi son vis-à-vis :

« Un problème M. Potter ?

-Oh que oui il y'a un problème, et ce problème c'est vous !

-Ben voyons… Dois-je vous rappeler que c'est de votre faute si nous sommes dans une telle situation Potter ? Si vous prêtiez autant d'intérêt à ma matière qu'aux cours de défense contre les forces du mal peut-être que tout cela ne serait jamais arriver !

-Je fais des efforts ! Que ce soit pour m'intéresser à votre matière où même à votre foutu petite personne, beugla l'adolescent poings serrés.

-Vous insinuez que je ne fais aucun effort pour m'intégrer dans votre fichue maison et votre petit quotidien ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité Potter !

-C'est pas plutôt toi qui te fou de moi Tobias ?

-Veuillez m'appeler par mon titre lorsque nous sommes seul à seul Potter, rugit le potioniste.

-Cela te pose t-il un problème Monsieur le professeur Snape ?

-Ne jouez pas avec le feu sale petite vermine ! Je vous interdit de vous montrez si familier !

-Et quoi Severus ? Vous allez retirez cinquante points à Griffondor, railla le plus jeune. »

Avec un mugissement de rage, le potioniste laissa tomber ses affaires qui s'éparpillèrent sur le sol avec un bruit sourd tandis qu'il se jetait sur son élève. Harry tenta de l'éviter mais sentit une main ferme lui agripper le poignet, les deux adolescents roulèrent au sol, se rouant de coups comme l'aurait fait deux chiffonniers. Severus parvint finalement à dominer son élève, l'immobilisant sur le dos alors qu'il se tenait assis sur son torse. Potter profita de ce face à face visuel pour reprendre son souffle :

« Vous vous battez comme une fille Potter, rauqua le professeur en essuyant le sang qui perlait d'une griffure qu'il arborait sur la joue, tout comme votre géniteur…

-Je croyais qu'il n'y avait jamais de combat singulier entres eux et vous ?

-De combat magique sombre idiot.

-Si vous me dîtes que vous battiez mon père à main nu, cette fois-ci je ne vous croirai pas.

-Ah oui, et je peux savoir pourquoi M. Potter ? »

D'un habile mouvement de hanche qui surpris autant qu'il déséquilibra le potioniste, Harry parvint à le déloger de son perchoir et l'immobilisa sous lui, se penchant vers le visage empourpré de son professeur tant hais :

« Parce qu'avec une carrure aussi faible que la votre, vous auriez déjà était en peine pour maîtriser ne serais-ce que ma mère, siffla le jeune Griffondor. »

Les deux adolescents restèrent un instant silencieux. Cet instant permis à Harry de prendre soudain pleinement compte de la situation : il était assis sur son professeur du potion, son visage à quelques centimètres du sien. Severus quand à lui semblait tout aussi perturbé par cette proximité que son élève qui se redressa soudain vivement en entendant un grondement au bout du couloir. A quelques mètres d'eux Russard, sa préçieuse Miss Teigne perchée sur son épaule, les observait interdit :

« Je peux savoir ce que vous faîtes vautrés ainsi dans les couloirs tous les deux ? »

Les visages déjà légèrement empourprés des deux adolescents virèrent au pivoine alors que chacun se séparait vivement de l'autre. Harry pût voir du coin de l'œil son professeur rassemblé à la va vite les livres qu'il avait éparpillé un instant plutôt et s'éloigner d'un pas rapide, les yeux fixés au sol. Russard lâcha un grognement alors que le jeune Potter lui emboîtait le pas :

« Un Griffondor et un Serpentard, trop occuper à ce grimper dessus pour nous repérer… Qui l'eu crût hein Miss Teigne ? En trente ans jamais vus ça… »

Severus cracha presque le mot de passe et ignora royalement les protestations de la grosse dame qui s'éloignait pourtant pour le laisser passer. Harry s'engagea à son tour et se retrouva dans la petite salle commune au regard surpris de Ron qui regardait celui qu'il connaissait sous le nom de Tobias Prince, s'éloignait d'un pas rageur. Ce dernier ouvrit la porte du dortoir et jeta un regard mauvais à son élève :

« Bonne nuit !

-Bonne nuit toi-même, brailla Harry sur le même ton. »

La porte claqua sèchement laissant de nombreux Griffondor abasourdis. Le regard du roux passa rapidement de la porte close au regard sombre de son ami avant de montrer d'un doigt suspicieux l'œil de celui-ci :

« C'est pas un coquard que t'as là ?

-Peut-être bien, grogna Harry en sortant sa baguette.

-Ne me dis pas que vous vous êtes battus ?

-Peut-être bien. »

Il plaça sa baguette sur sa paupière, murmurant un sort qui atténua la marque et diminua nettement la douleur. Il attrapa le poignet de son ami qui faisait mine de se diriger vers les chambres, le rouquin fit volte-face :

« Enfin Harry il t'a frappé, fit-il hébété, il menace un professeur et t'agresse dans la même soirée. Je vais lui en toucher deux mots moi à cet espèce foutu de Serpentard !

-Je l'ai bien cherché Ron. Laisse le tranquille, je ne pense pas qu'aller le voir pour demander quelques explications soit une bonne idée. Enfin sauf si tu à envie d'avoir les jambes brisés et ainsi une très bonne excuse pour ne ne pas aller en divination demain.

-Mais vous vous êtes vraiment battus ?

-Une partie de carte Ronald, souffla le brun. »


Harry s'éveilla en sursaut, se redressant sur son lit. Un nouveau gémissement rompit le silence et le jeune Griffondor se leva tout à fait :

« Qu'il se taise bordel, grogna une voix.

-J'en peux plus ! »

Le survivant se mordit les lèvres, se rendant compte que la quasi-totalité du dortoir était à présent éveiller et il n'en connaissait que trop bien la raison. Il se dirigea d'un pas incertain vers le lit le plus proche du sien avant de contempler avec incertitude l'agitation de Severus qui se tordait dans son lit, gémissant à n'en plus finir :

« Harry non de Dieu, beugla l'un des Griffondors en se redressant

-S'il n'arrête pas maintenant je le passe pas la fenêtre, siffla un autre.

-Fais le taire Harry, grogna le Weasley dont les paroles étaient partiellement étouffées par l'oreiller dans lequel il avait enfoncé sa tête. »

Le survivant gagna le lit dans lequel son professeur était allongé, toujours en proie à un cauchemar intense. Sitôt que le Griffondor lui eu saisit les poignets, l'autre laissa échapper un hurlement strident, le plus jeune le relâcha aussitôt :

« Par Merlin, gémit l'un des garçons.

-BORDEL HARRY QU'EST-CE QUE TU FOUS, hurla le rouquin en se redressant. »

L'Elu saisit à nouveau les poignets de Severus d'une main et abattit l'autre sur la joue de son vis-à-vis. La violence de la gifle fit aussitôt ouvrir les yeux :

« Tobias, laissa t-il échapper d'une voix blanche.

-C'est bon je l'ai réveillé. Je sors un instant, signifia le brun à la cantonade. »

-P-Potter ? »

L'intéressé saisit le poignet de son professeur, l'obligeant à se lever. Ce que ce dernier fit avant de se rattraper au jeune homme qui posa la robe du Serpentard sur ses épaules avant de les lui saisir. Il l'entraîna hors du dortoir alors que les Griffondors se lovaient dans leurs couvertures, bien décidés à finir leur nuit. Harry devait soutenir chacun des pas de son professeur, le sentait trembler moins violement à mesure qu'ils avançaient. Le plus jeune ne relâcha le Serpentard que lorsqu'ils furent près d'un fauteuil sur lequel Severus se laissa aussitôt tomber, enfouissant son visage dans ses mains encore tremblante. Harry se dirigea d'un pas pressant vers le lavabo qui jouxtait la salle commune des Griffondors y remplit un verre d'eau avant de rejoindre son professeur auquel il tendit le verre. Après une brève hésitation, l'adolescent le saisit et en but difficilement une gorgée, Harry ne releva même pas l'absence de remerciement :

« Voulez-vous prendre un peu l'air ? Vous êtes livide monsieur, murmura le survivant.

-Finit les Severus, cracha le brun en avalant une nouvelle gorgée d'eau.

-Veuillez m'excuser, mon attitude d'hier soir était… Impardonnable.

-Je ne vous le fais pas dire. »

Le jeune Griffondor laissa sa mâchoire se contracté :

« Je tenais vraiment à m'excuser pour hier monsieur…

-Ne venez vous pas de dire que votre attitude était justement impardonnable Potter ?

-Si monsieur, souffla le plus jeune. »

L'autre le jaugea un instant avant de se laisser aller dans le fauteuil, posant son verre sur la petite table posée près de lui. Il se pinça l'arrête du nez :

« Mais je vous remercie de votre sollicitude, votre gifle était un réflexe puéril mais au demeurant pleine de bonne intention. »

Son élève hocha la tête, se sentant aussi idiot qu'heureux. Severus se releva péniblement, repoussa l'aide de l'autre adolescent avant de s'effondrer sur les genoux après quelques pas maladroit. Harry se serait précipiter à ses cotés s'il n'avait pas vus une myriade de fioles rouler sur le plancher, indécis il vit son professeur s'empressé ramasser d'un main tremblante les ampoules qui commençaient à rouler dans la pièce. Le plus jeune en ramassa une, fronça les sourcils à la vue de la fiole vide aux trois-quarts :

« Laissez ça Potter, siffla le brun qui venait de se relever.

-Qu'est ce que c'est ?

-Rendez moi ça ! Ca ne vous concerne pas Potter, cracha l'autre en tentant de la lui arracher des mains. »

Harry lui saisit le poignet, lisant l'inscription de l'une des fioles qu'il tenait :

« Une potion de sommeil sans rêve, souffla t-il hébété alors que l'autre se dégageait vivement.

-Pas de commentaire Potter. »

Le potioniste rangea les fioles, se maudissant d'avoir était aussi peu soigneux en laissant des fioles dans ses poches. Il allait regagner le dortoir lorsqu'il fût arrêté par un Harry rougissant :

« Monsieur depuis quand…

-Depuis que je suis coincé avec vous et vos amis ! J'essaye de passer des nuits aussi calme que les vôtres, où est le mal Potter ?

-Vous voulez dire que vous en buvez régulièrement ? »

Le brun tressaillis, baissa la tête sous l'œil courroucé de son élève :

« Ca ne vous regarde pas. Hier soir vous m'avez mis tellement hors de moi que je n'ai même pas penser à en prendre, voilà tout. Il faut dire qu'habituellement je suis seul dans ma chambre voyez vous… ?

-Pourquoi ?

-Je lance tantôt un sort de silence, tantôt je bois ces fichus fioles ! Si je n'alterne pas je vais finir par développer une tolérance à cette foutue potion et je n'ai aucune envie que ça arrive ! La tolérance au potion Potter… Enfin je suppose que même ça vous ne vous en souvenez pas à croire que vous ne lisez jamais ne serais-ce qu'un seul de mes cours… Je n'ai pas d'autre alternative si je ne veux pas réveiller tout le dortoir comme je viens de le faire, brailla le brun.

-Ne me dîtes pas que vous faîtes de mauvais rêves tous les soirs ?

-Taisez-vous ! »

Le jeune Serpentard s'arrêta un instant, reprenant son souffle, le visage livide un instant plutôt ayant viré à un rouge vif des plus saillant :

« Pourquoi vous ne m'avez rien dis, beugla l'autre.

-Parce que pour la dernière fois Potter ça ne vous regarde pas ! Vous êtes bien comme votre foutu père, toujours à se mêler des affaires des autres et borné comme un âne !

-JE NE SUIS PAS MON PERE ! »

Surpris, Severus resta un instant interdit et ne réagit même pas lorsque son élève lui empoigna le col, à la manière du nouveau professeur de potion :

« Votre père, ce bâtard de Potter, votre foutus géniteur, cet enflure de James… Vous n'avez que ça à la bouche ! Moi je crois plutôt que c'est vous qui aviez un réel problème avec le votre, beugla Harry rendus enragé. »

Il se sentit brutalement propulsé et heurta le fauteuil que le Serpentard avait quitté un instant plutôt. Malgré la douleur qui lui enflammait désormais le bas du dos, il se força à sourire à l'adolescent haletant face à lui :

« Un sort informulé hein… ? Vous avez vraiment un problème, siffla t-il méprisant.

-Je ne… Vous ne permet pas. C'est plutôt vous qui avez… Un vrai problème, bafouilla l'autre.

-Moi je ne hurle pas le nom de mon père en plein milieu de la nuit, moi je n'ai jamais aspiré à devenir un mangemort, moi je n'agresse personne contrairement à vous ou mon père, et visiblement on pourrait en dire autant du vôtre vu la façon dont vous prononcer son nom !

-FERMEZ LA !»

Harry soutint le regard incendiaire de son professeur que seul la rage maintenait encore debout. Les deux adolescents restèrent un moment sans faire un mouvement avant que jeune Serpentard ne secoue la tête et que le Griffondor baisse la sienne :

« Idiot de Potter, ne parlez pas de chose dont vous n'avez pas idée. Comment voulez vous que je fasse abstraction de votre père alors que vous faîtes tout pour me le rappeler, murmura t-il d'une voix blanche.

-Peut-être que si vous m'appeliez autrement que 'Potter' vous aiderez. Et Oh, pardonnez moi de ressembler à autre chose que mes géniteurs, railla le plus jeune.

-Vous n'avez pas grand-chose de votre mère. »

Harry releva brusquement son chef alors que le garçon se pinçait l'arrête du nez, comme pour se maudire d'avoir laisser échapper une parole de trop :

« Ma mère… C'était l'une de ses moldus semblable à ceux que vous avez tué sans états d'âmes pour le compte d'un autre ! Ma mère était une de ces sales Sang de Bourbe que Voldemort haïs tant ! Ma mère…

-Ne parlez pas de Lily sur ce ton ! »

Les yeux d'Harry s'agrandirent, et il fût instantanément rendus muet par la stupeur : jamais il ne lui semblait avoir vus une telle expression sur le visage de son professeur. Le brun sembla avoir quelques difficultés à reprendre contenance et tourna brusquement les talons, il fit quelques pas avant de se raccrocher au premier fauteuil venus :

« Vous connaissiez… Ma mère, souffla Harry dont la rage s'était volatilisé.

- Bien évidement, vos parents se sont connus à Poudlard, vous l'ignoriez ?

-Snape, vous savez très bien ce que je veux dire… »

L'intéressé lui jeta un regard par-dessus l'épaule des plus glacial :

« Quoi qu'il en soit ne prononcer plus le mot sang de bourbe et celui de votre mère dans la même phrase Potter.

-Je ne vous comprends pas professeur… Vous êtes comme Voldemort, vous prônez l'avènement des sang pur…

-Je suis bien un mangemort, mais depuis quand suis-je l'un de ces 'Sang-Pur, siffla t-il. »

Le plus jeune secoua doucement la tête alors que son professeur entrouvrait la porte du dortoir :

« Il n'y a jamais rien eu de pur en moi Potter, pas même mon sang. »

Le Serpentard resta un moment dos à son élève, une main tremblante cramponnée à la poignée de la porte. Harry aurait pût voir les articulations de l'adolescent blanchirent :

« Pas comme Lily. Votre mère était l'être le plus altruiste, le plus innocent… L'être le plus pur qu'il m'est jamais été donné de rencontrer… »

Severus se glissa dans le dortoir avant d'être interpeller par le plus jeune qui se ravisa sitôt qu'il eu croiser le regard brillant de son professeur :

« Je vais prendre une potion, excusez moi d'avoir gâcher votre précieux sommeil Potter. »

La porte se referma, laissant un Harry seul et ébranlé au centre de la pièce, persuadez que son 'précieux sommeil' ne lui reviendrait pas de si tôt.

A suivre…


Un chapitre qui arrive beaucoup plus vite que prévus, il faut dire que j'ai vraiment été motivée ces derniers temps ! Pour tout vous dire ce chapitre et bien loin de la trame initiale que je lui avais donner mais bon j'espère qu'il aura autant de succès que son prédécesseur… D'ailleurs j'ai étais très étonnée à la lecture de vos derniers commentaires, je n'aurais jamais pensée que ce chapitre 4 susciterait autant d'engouement ! En tout cas je vous remercie chaleureusement pour toutes vos précieuses reviews qui me motivent et m'apporte le sourire à la lecture de chacune d'elle ! Je vous souhaites à tous et à toutes une excellente année 2012 qui sera j'espère aussi bonne voir meilleur que l'année précédente ! N'hésitez pas à donner votre avis sur ce chapitre et à très bientôt pour le chapitre 5 (déjà !) de Jouvence !