Ptit mot de l'auteur : Et voilà la suite ! Avant que vous ne commenciez à lire, j'ai deux petites choses à vous dire :

-J'ai changé le pairing. L'histoire sera finalement et définitivement sans couples.

-Toutes les informations et mots russes qui sont dans ce chapitre et le précédant sont véridiques. Ils sont d'ailleurs tirés de mes cours de russe ^^ Il n'est par contre pas impossible que je fasse des erreurs, donc n'hésitez pas à me le dire si vous en voyez.
Si jamais qqn a une question à ce sujet, qu'il n'hésite pas à me la poser, j'y répondrai si je connais la réponse XD

Voilà c'est tout, Bonne Lecture !


Chapitre 3 :

Quand il se réveilla le lendemain, le premier réflexe qu'eu Harry fut de porter la main à ses lunettes et de les mettre sur son nez, avant de se rendre compte qu'il ne voyait toujours pas mieux avec. S'asseyant, il dégagea de son visage ses cheveux qui tentaient par tous les moyens de s'infiltrer dans sa bouche. Vraiment étrange, il ne souvenait pas de les avoir déjà eus aussi long.

« Encore des choses sur lesquelles je vais devoir poser des questions » se dit-il.

Se levant, il tenta de demander au Trix de l'habiller. Mais quand il vit les loques faire leur retour, un soupir s'échappa de ses lèvres et il rajouta mentalement cet élément à la liste des choses à demander, tout en s'habillant des habits laissés là pour lui par Boris.

Se sentant bien mieux que la veille, il se dirigea d'un pas sûr vers la seule pièce de la maison, autre que la chambre, qu'il avait pu voir pour le moment : la cuisine.

A l'intérieur, son hôte était assis à la table et lisait un journal écrit dans une langue inconnue du brun. Tout autour de lui étaient empilés de nombreux journaux apparemment moldus et sorciers, et venant de pays différents.
A l'entrée d'Harry dans la pièce, Boris leva les yeux de sa lecture et le salua d'une phrase ressemblant à celle de la veille.

« Доброе утро »

Supposant que la phrase signifiait bonjour, le brun essaya de la lui retourner.

« Dobloïé outlo »*

Ce qui ne manqua pas de faire éclater de rire l'immense Russe.

« C'est quasiment ça gamin ! T'as une bonne oreille pour presque réussir dès le premier coup »

Quand le jeune sorcier s'assit en face de lui, Boris lui demanda ce qu'il prendrait au petit déjeuner.
Harry ne lui répondit pas tout de suite, n'ayant pas du tout envie de manger.

En effet, son mois chez les Dursley à pratiquer le jeun intensif avait fortement rétréci son estomac. Et ayant mangé la veille, le brun ne se sentait pas capable de se forcer à manger encore une fois.

Semblant comprendre le dilemme intérieur du jeune homme, le Russe lui servit juste un thé.

« Tient, ça s'appelle du thé чай (tchaï), c'est Russe. Ça devrait être suffisant. Cependant il va falloir te remplumer un peu, tu n'as que la peau sur les os »

A ces mots, un léger sourire apparu sur les lèvres du sorcier. C'était pratiquement mot pour mot ce que lui disait Molly Weasley à chaque fois qu'elle le voyait.

Portant son regard sur la pile de journaux, il décida de voir s'il ne pourrait pas avoir des nouvelles de chez lui, et en même temps savoir si quelqu'un s'était rendu compte de sa disparition.

C'était surement le cas, aillant disparu de chez les Dursley depuis 2 semaines s'il en croyait les paroles de l'homme, l'Ordre c'était certainement inquiété de ne plus recevoir de ses « nouvelles ». Il voulait cependant savoir si l'information avait fuité dans les journaux, et ce qui pouvait bien se dire. N'ayant pas eu accès à un journal depuis le début des vacances, ce serait aussi l'occasion de prendre des nouvelles du monde sorcier.

C'est au moment même où il ouvrait la bouche pour demander au Russe un journal que le sorcier se rendit compte qu'il n'avait pas du tout, mais alors pas du tout saisi le nom du blond quand il s'était présenté la veille.

« Euh….excusez-moi mais….vous vous appelez comment ? J'ai peur de ne pas avoir bien entendu hier »

Souriant, l'homme lui répondit en gommant un maximum son accent Russe pour permettre au jeune de le comprendre cette fois : « je m'appelle Boris Alexandrovitch Romanov»

Harry fronça les sourcils d'incompréhension. « Votre nom de famille c'est Alexandrovitch ou Romanov ? »

A la question, le sourire du Russe s'élargit encore un peu plus et il entreprit d'y répondre tout en donnant au jeune homme de plus amples informations sur les noms russes.

« C'est Romanov. Alexandrovitch est un patronyme, Отчетво (otchivstva) en Russe, qui est dérivé du prénom du père.
Tous les Russe ont un patronyme, se terminant par –ович (-ovitch) ou –евич (-iévitch) pour les hommes et –овна (-ovna) ou –евна (-iévna) pour les femmes, et précédé par le nom du père.
Mais appelles moi simplement Boris et tutoies moi, les conversations futures n'en seront que plus agréables. »

Hochant la tête de compréhension, Harry demanda ensuite à Boris s'il n'y avait pas dans tous ses journaux la Gazette du Sorcier. Le Russe chercha un bon moment le journal perdu au milieu du fouillis présent sur la table puis finit par extirper de l'une des piles le quotidien demandé.

Le brun le prit avec empressement et lut avec avidité la première page :

Nouveau Massacre de Moldus !

Hier, notre envoyé spécial c'est rendu incognito sur les lieux de l'attaque perpétuée par Vous-Savez-Qui et ses Mangemorts.
L'attaque a eu lieu dans un petit quartier moldu de Londres. De nombreux moldus ont été frappé par des Impardonnable avant que les membres des forces de l'ordre et des Médicomages n'apparaissent sur les lieux pour leur porter secours.
Aussitôt en place, les Aurors ont combattu les Mangemorts à grands renfort de sorts immobilisant, cherchant selon toute vraisemblance à capturer le plus de serviteurs du Lord Noir possible.
Le combat le plus impressionnant opposa l'Auror Henry Potter à une dizaine des hommes masqués, combat dont il se sortit avec panache, comme à son habitude.

La bataille s'est terminée à l'aube par la fuite des serviteurs des Ténèbres, mis en déroute par nos vaillants aurors.

Les pertes du côté moldu sont importantes, seul une dizaine de moldus, sur les 200 habitants du quartier, ont survécu. Ils ont tous été transférés à St Mangouste afin de soigner les blessés graves et de modifier leur mémoire.

De notre côté, il nous faut déplorer la mort des aurors :
Eloïse Garn, Mattew Linnwell, Millow Jarvey et Sintya Low.
Leurs funérailles auront lieu en privé et des décorations leurs serons remises à titre posthume.

Nous savons qu'au moins trois Mangemorts ont été arrêté et emmené. Cependant, aucune autre information à ce sujet ne nous est parvenue. Il nous est même impossible de vous dire avec exactitude leur identité.

Il est heureux que Vous-Savez-Qui ne se soit pas déplacé afin de participer à l'attaque, sinon nos pertes auraient été bien plus nombreuses.

Il ne nous reste plus qu'à compter sur les derniers espoirs du monde sorcier en les personnes d'Albus Dumbledore, seul sorcier craint par Vous-Savez-Qui, et nos vaillants Aurors, dont le couple Potter, tandem craint par tous les Mangemorts par leur efficacité sur le terrain.

Harry s'arrêta de lire complètement éberlué. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ! Il se souvenait vaguement du nom d'Henry Potter prononcé la veille par son hôte mais jamais il n'avait pensé que c'était quelqu'un dont parlerait la Gazette.

C'était proprement impossible. Il était le dernier Potter vivant, il en était sûr et certain. Autre fait troublant, il n'était nulle part question de sa disparition ni de recherches qui auraient été entreprises afin de le retrouver.

Laissant ses yeux glisser sur la page, son regard bloqua à la lecture de la date : 27 Janvier 1976 !

Impossible, ça ne pouvait pas être la date d'aujourd'hui ! Attrapant le premier journal à sa portée, il en lut la date. Le jetant par-dessus son épaule, il prit un autre quotidien, puis un autre, et encore un autre, pour finalement tous les regarder, même celui tenu par le Russe.

Tous, sans exception, indiquait la même date, celle du 27 Janvier 1976. Sous le choc, il se laissa retomber sur sa chaise, les yeux écarquillés.

Boris qui avait assisté avec surprise à toute la scène, regardait maintenant le jeune homme avec inquiétude. Qu'est ce qui avait bien pu arriver à son jeune invité pour qu'une telle frénésie le prenne et qu'il finisse par s'affaler sur sa chaise d'un air halluciné après avoir jeté derrière lui tous les journaux.

« On est le combien ? »

Le murmure presque suppliant venant du jeune sorcier interpela l'homme. Quand il lui répondit la même date que celle qu'il venait de lire sur tous les journaux, Harry sentit ses derniers espoirs disparaitre.

« Y'a-t-il un problème ? »

La voix grave du Russe sembla sortir le brun de sa torpeur. Fixant les yeux bleus en face de lui, une simple phrase lui échappa dans un souffle. « C'est pas la bonne date »

Pensant avoir mal comprit, Boris demanda au sorcier de répéter, ce qu'il fit les larmes aux yeux, totalement désemparé. « On n'est pas à la bonne date ! C'est pas la bonne année ! Ni le bon mois ! Ni rien du tout ! »

Essayant de rester impassible à cette nouvelle, le Russe tenta sans succès de comprendre.

« Si tu veux dire que la dernière fois, tu étais en 1975 ça peut être normal, vu l'état dans lequel je t'ai trouvé il n'est pas étonnant si le temps est un peu décalé pour toi. »

La réaction qu'eu le sorcier fut tout à fait inattendue. Le visage crispé par la colère et les yeux remplis de larmes contenues, il se releva d'un bond, les deux mains plaquées sur la table. Il ne fit même pas attention à son bol qui venait de se fracasser par terre et commença à hurler.

« Vous pensez que je suis idiot ! Si je vous dis qu'on n'est pas à la bonne année et que c'est impossible, c'est que c'est pas la bonne ! C'est irréel de penser qu'il est possible de passer de Aout 1996 à Janvier 1976. Et ça, ce n'est pas le fait d'être arrivé en mauvais état qui me le fait dire ! »

Harry ne put continuer son coup d'éclat plus longtemps, coupé par une voix joyeuse provenant de derrière lui.

« Здравствуйте ! (zdrastvouïtié !). Eh bien qu'est ce qui se passe ici ? Vous faites une fête sans moi ? Ce n'est pas très gentil ça de pas m'attendre. »

En l'entendant, le sorcier se retourna d'un bon vers l'origine de la voix. Là en face de lui se tenait l'un des spécimens les plus beaux de la race humaine qu'il lui ait été donné de voir.

De taille moyenne, l'homme avait d'immenses cheveux ébènes lui arrivant aux genoux, une peau aussi blanche que l'ivoire le plus pur et des traits anguleux mais aristocratiques. Cependant, ce qui attirait et choquait le plus étaient ses yeux d'un gris très clair. C'était particulièrement déstabilisant de croiser ce regard anormalement clair.

Soudainement hypnotisé à cette vue, Harry sentit toute sa colère, son incompréhension et surtout sa peur le quitter.

Voyant le gamin tomber en transe, les yeux voilés, le nouveau venu lui adressa un sourire carnassier.

« Suffit Vlad ! Arrête ça, je ne pense pas qu'il soit en état là. Et comment veux-tu qu'il m'en dise plus sur lui si tu le transforme en légume. Tsss un vrai gamin. »

Amusé, l'homme eu un petit rire moqueur et libéra le pauvre Harry de son emprise. Tout à coup de retour parmi les vivants, le brun cligna plusieurs fois des yeux, semblant avoir un peu de mal à reprendre pied.

Une fois remis de ses émotions, il se rappela de ses cours sur les vampires et observa suspicieusement le nouveau venu passer à côté de lui pour se jeter sur le Russe. Apparemment habitué, ce dernier réussit à éviter son assaillant. Puis lui prenant le bras, il le fit tomber sur le sol pour l'y maintenir face contre terre, le bras coincé en arrière et un genou au milieu du dos le maintenant au sol.

La petite scène s'était passée si rapidement qu'Harry n'avait pu voir que de vagues mouvements flous. Éberlué, le brun resta bouche bée devant le tableau qui s'offrait à lui.

Sur le parquet, l'homme semblait quant à lui bouder.

« Oui bon ba c'est bon j'ai compris, c'est pas encore aujourd'hui que j'arriverais à te mettre à terre. Tu peux me lâcher maintenant. »

Puis comme le blond ne bougeait toujours pas et qu'un sourire fleurissait sur ses lèvres, l'inconnu poussa un long cri

« Laaaaache moiiiiii ! Espèce de méchant ! Je t'ai rien fait d'abord ! A cause de toi je vais avoir des bleeeuuus. »

A ses paroles, Boris leva un sourcil sarcastique et parla d'une voix dégoulinante d'ironie. « Faudrait déjà que t'ai du sang pour avoir des bleus, ce qui aux dernières nouvelles n'est pas le cas. »

Avisant Harry toujours planté à sa place, il commença à libérer son prisonnier. « Lève-toi et va dire bonjour normalement et en anglais. Après assied toi, le petit à pleins de questions à te poser. »

Se relevant avec toute la dignité bafouée dont il était capable, l'inconnu se releva en s'époussetant, grommelant contre ces brutes épaisses sans aucune sensibilité. S'approchant ensuite du brun il lui tendit la main d'un geste plein de majesté.

« Vladimir, Enchanté de te connaitre et surtout content de te voir enfin debout. Je suis celui qui t'as examiné à plusieurs reprises. »

Se présentant à son tour, Harry lui serra la main. Surpris de les sentir glaciales, il n'en laissa néanmoins rien paraître et retourna à sa place.

Remarquant la grimace gêné du jeune à la vue de la tasse fracassée au sol et du thé répandu, Vladimir répara et nettoya les dégâts d'un vague geste de la main, puis alla s'asseoir en bout de table entre Boris et Harry.

Une fois tout le monde installé, Boris pris la parole en regardant le brun

« Avant que tu ne poses une quelconque question, j'aimerais que tu m'explique ce que tu veux dire par « pas la bonne année » et sans crier de préférence, je ne pense pas que je le tolérerais une seconde fois »

Rougissant sous le reproche à peine dissimulé, Harry entreprit d'expliquer à ses interlocuteurs la raison de son désarroi. Cependant la phrase du Russe lui rappela la raison de sa petite crise et il sentit l'angoisse revenir.

« La dernière fois où j'ai été réveillé, nous étions le jour de mon anniversaire, le 31 Juillet 1996. Je ne comprends tout simplement pas comment il est possible que la date d'aujourd'hui soit le 27 Janvier 1976, c'est-à-dire plus de vingt ans et 6 mois avant le dernier jour dont je me souviens. »

Ne semblant que modérément surpris, les deux hommes échangèrent un regard lourd de sens. C'est finalement Vladimir qui prit la parole, toute infantilité envolée de son visage.

« Ce que tu viens de dire nous conforte dans l'une de nos déductions. Cela fait maintenant deux semaines que nous essayons de déterminer le rôle de l'objet que Boris a trouvé à l'emplacement de ton arrivée. Quand il t'a recueilli, Boris a cherché à avoir des informations sur toi, étant dangereux d'héberger un inconnu apparemment anglais en vue des événements sanglants se déroulant en Europe.

Cependant il n'a pu trouver aucune trace de ton existence, chose normalement impossible pour lui.
En cumulant la forme de sablier de l'objet et les non-informations recueillis par Boris nous avons donc émis l'hypothèse que tu venais peut être d'un autre temps, l'objet ayant agi comme une sorte de Retourneur de temps. Nous ne nous attendions cependant pas à un saut dans le temps aussi important. »

Abasourdis, Harry ne répondit pas tout de suite. Réfléchissant à toute allure, il se rendit compte que des éléments du discours de l'homme ne semblaient pas cohérents.

« Je voudrais bien admettre que je suis là à cause de l'objet mais ça ne me semble pas possible. J'ai déjà utilisé un Retourneur de temps et je sais qu'ils vous font revenir au maximum quelques heures avant et à la même place, pas vingt ans dans le passé à plusieurs kilomètre de l'emplacement initial. Il faut trouver une autre sol…. »

Un flashback lui fit arrêter sa phrase. Là, il revoyait avec précision l'objet dans la salle du Temps, enfermé avec soin dans une vitrine entre les Retourneurs de temps et les boule-mondes en cristal. Contrairement aux autres objets, il était seul et les sort protégeant sa vitrine avaient été ceux faisant le plus de dégâts quand l'un des Mangemorts l'avait détruite en tombant dessus.

Surexcité, il fit part de sa découverte aux deux autres qui furent gagnés à leur tour par l'agitation du brun. Après deux semaines à se casser la tête sur la question, ils étaient soulagés d'avoir enfin quelques réponses.

Boris prit mentalement note de demander plus tard au sorcier ce qu'il pouvait bien faire dans l'une des salles les plus secrètes du Ministère de la Magie Anglais, mais ne posa pas la question sur le moment. Il ferait de toute façon en sorte d'avoir toutes les réponses à ses questions, il pouvait donc attendre un peu.

Maintenant qu'ils savaient à peu près de quelle manière était arrivé le jeune homme, la question quant à son retour dans son époque se posait. Mais aucunes des personnes présentes n'avaient réussie à avoir plus d'informations sur l'objet, surement le seul moyen de retour. Et cela malgré les nombreuses recherches faites par les deux hommes pendant le coma du plus jeune.

Ce n'est qu'au bout de plusieurs heures de discussion animée que la conversation dévia, et qu'Harry put enfin poser les questions qui lui trottaient dans la tête depuis la veille.

« Vladimir, Boris m'as dit hier que tu pourrais répondre à quelques-unes de mes questions concernant mon coma. En fait j'aimerais savoir avec précision pourquoi je suis resté inconscient aussi longtemps. »

Prenant cette fois un ton professoral, Vlad se redressa et entreprit d'expliquer au jeune homme le pourquoi du comment de sa longue inconscience.

« Tout d'abord il faut que tu sache que lorsque Boris t'a ramassé, tu étais en très mauvais état et tout près de passer l'arme à gauche. Quand je suis venu le lendemain t'examiner, le sort de diagnostique que je t'ai lancé nous a informés que tes réserves de magie étaient presque vides.
Ce qui soit dit en passant aurait dû te tuer ou au moins te transformer en cracmol.

Je pense que l'objet a dû puiser dans ta magie pour te faire voyager dans le temps, cependant il est anormal que tu sois encore en vie après un bond aussi important. Tout ça pour dire que tu es arrivé ici littéralement vidé et qu'à cause de ça, ta magie t'as instinctivement mis dans une sorte de stase afin à la fois de te préserver du monde extérieur, ainsi que pour permettre à ton stock magique de revenir à la normal. Elle ne t'a libéré de ton coma qu'une fois satisfaite par le taux de magie dans ton corps.

Je ne pense pas que tes réserves soient à leur maximum, mais elles sont au moins à un niveau décent. »

A l'explication, Harry eu un soupir désabusé. Il avait encore une fois fallu qu'il ne fasse rien comme tout le monde et que son « anormalité » montre le bout de son nez. D'un autre côté, c'est cette anormalité qui lui avait sauvé la vie plusieurs fois donc il ne pouvait pas vraiment s'en plaindre.

Le jour où il ferait enfin comme tout le monde serais surement celui de sa mort…et encore, il n'était même pas sûr de ça.

Se souvenant de ses interrogations du matin, il continua son petit interrogatoire.

« Et pour ma subite guérisons des yeux et pousse massive des cheveux, y'a une explication ? »

Observant attentivement le jeune homme, Vladimir se frotta pensivement le menton.

« Eh bien je pense que c'est lié encore une fois à ta magie…mais pas seulement. Tu as dit que quand tu avais disparu, c'était le jour de ton anniversaire, tu as eu quel âge ? »

Bien que ne voyant pas bien le rapport, Harry répondit néanmoins qu'il avait fêté ses seize ans. A ses mots, les deux hommes eurent un sourire entendu.

« La voilà la réponse ! »

Puis voyant le regard bovin du jeune sorcier qui ne voyait toujours pas en quoi ça répondait à sa question, Boris eu pitié de lui et prit le relais pour donner des explications au brun.

« C'est à seize ans qu'un sorcier reçoit son Héritage magique. Si héritage il y a bien sûr. Par exemple, seuls les sang-purs et les sang-mêlé ayant au moins un sang-pur dans leurs ancêtres peuvent acquérir leur Héritage magique. Et encore pas dans tous les cas.

Un individu peu puissant à la naissance, même venant d'une longue lignée de sang-purs, ne recevra pas forcement d'Héritage magique. Pour qu'un Héritage magique soit important et surtout nettement visible, il faut que le jeune sorcier naisse avec un potentiel magique important et que la famille dont il est issu soit puissante. »

A ces mots, Harry se détendit et un sourire heureux fleurit sur ses lèvres. Finalement il lui arrivait enfin quelque chose de normal ….

« Cependant, tu n'aurais normalement pas dû subir de changement physiques. Je pense que c'est dû à l'épuisement de tes réserves. »

Ou pas.

Amusé par la succession d'émotion se lisant sur le visage du jeune sorcier, Vladimir prit le relais dans les explications

« En temps normal, la magie acquise lors de tes seize ans aurait été stocké, sans que tu ne puisses l'utiliser à moins de situation exceptionnelle, mais dans ton cas, ta magie a dû s'activer pour t'éviter de mourir pendant ton « voyage » jusqu'ici.

Ensuite, en remplissant de nouveau tes réserves, elle a surement aussi contribué à guérir tes blessures physiques internes, les voyants comme une agression et un frein à ton rétablissement. Elle n'a cependant fait aucune distinctions dans ses soins et a aussi guérit tes yeux.

Pour tes cheveux l'explication est plus simple. L'acquisition d'une forte quantité de magie accélère la pousse des cheveux et modifie le métabolisme. D'ailleurs si tu te regardes dans un miroir tu verras qu'il est possible que ton physique se soit légèrement modifié.

Tes cheveux continueront surement de pousser jusqu'à ce que tes réserves soient pleines. On pourra ainsi voir le niveau approximatif de ta nouvelle puissance. »

En entendant la dernière partie de l'explication, Harry se tourna dans tous les sens à la recherche d'un miroir. Il devait impérativement se rendre compte de l'ampleur des dégâts.

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Comprenant la cause des gesticulations du brun, Vlad conjura un miroir qu'il lui tendit ensuite avec un grand sourire malicieux. Lui et Boris attendirent ensuite avec impatience de voir la réaction du sorcier.

Réaction qui ne se fit pas attendre. A la vue de son reflet, il écarquilla les yeux, se détaillant le plus minutieusement possible. Il passa ensuite par toute les couleurs de la nature. Blanc nuageux puis Vert feuille, pour finir par rester bloqué sur le Rouge coquelicot.

Il avait devant lui une personne qu'il avait du mal à reconnaître….Il avait du mal à se reconnaître. Il était invraisemblable de penser que le jeune homme qu'il voyait dans le miroir était lui.

Son visage s'était affiné tout en restant indéniablement masculin, ses cheveux broussailleux s'étaient assagis sous le poids de la longueur et son teint qui avait toujours été légèrement mâte était devenu bien plus clair.

Il se rendit compte avec un pincement au cœur que ses yeux, qu'il avait si semblable à ceux de sa mère, avaient eux aussi beaucoup changé.

Bien qu'ayant gardé leur couleur émeraude, son iris était maintenant entourée par un cercle vert forêt et des paillettes d'une couleur indéfinissable étaient apparues tout autour de la pupille.

Les dernières choses qui le rapprochait un tant soit peu de ses parents avaient disparu en même temps que son apparence s'était modifiée. Oh bien sûr, il avait gardé certains de ses ancien traits, heureusement, mais maintenant plus personne ne pourrait lui dire qu'il était le portrait craché de son père avec les yeux de sa mère, et il ne savait pas s'il devait s'en réjouir ou pas.

D'un côté, ça lui faisait plaisir de ne plus être le sosie de son père, trop de monde l'avait pris pour James avant de comprendre qu'il n'était pas son père. Certains ne l'avaient d'ailleurs toujours pas compris.

De leur côté, les deux Russes avaient assisté avec grand plaisir à la succession rapide de couleur sur le visage du brun. Son expression était maintenant restée bloquée en mode poisson hors de l'eau.

La mâchoire d'Harry de referma d'un coup sec quand Vladimir fit remarquer au garçon qu'il risquait d'avaler des araignées en la laissant ouverte, tout cela sous l'air outré de Boris que quelqu'un ait osé dire qu'il y avait des araignées chez lui.

La conversation pris ensuite un ton plus léger, dans le but de laisser au jeune homme un peu de temps pour se remettre de la masse d'informations auquel il avait eu droit dans la matinée.

Harry apprit avec plaisir que sa malle ainsi que son balai n'étaient pas resté à son époque mais l'avait suivi dans son voyage. Il serait ainsi en possession de ses affaires les plus précieuses et surtout de sa baguette. Baguette qu'il ne pourrait malheureusement pas utiliser avant d'avoir de nouveau toute sa magie.

Peu de temps après, Harry s'excusa et partit dormir. En effet, bien qu'il ait retrouvé une grande partie de sa magie et que celle-ci l'ait guérie, elle continuait encore à se recharger et il sentait encore le contrecoup de ces deux dernières semaines. Et la conversation riche en émotions de la matinée l'avait complètement épuisé.

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C'est dans l'après-midi quand Harry revint de sa sieste, que Boris et Vladimir entreprirent de l'interroger sur sa vie, sa famille et sur lui-même. Deux semaines qu'ils rongeaient leurs freins et surtout refrénaient leur curiosité, hors de question qu'ils attendent plus longtemps.

Au début réticent -on sait jamais, ça pourrait provoquer un cataclysme-, le jeune homme se décida finalement à raconter l'histoire de sa vie mouvementée aux Russes.

Décidant pour la première fois de sa vie de faire pleinement confiance à des adultes, il raconta tout, s'en rien omettre, même s'il dû s'arrêter à de nombreuses reprises pour se reprendre, chercher ses mots et s'obliger à parler.

Le meurtre de ses parents, tués par Voldemort, l'avada qui avait ricoché, la disparition du mage Noir, ses 11 années horribles chez les Dursley puis sa découverte du monde Sorcier.
Suivit le récit de sa première année, puis des suivantes, ses rencontres éprouvantes avec Voldemort presque chaque année, le Tournois des Trois Sorciers, la renaissance du mage Noir.
Il continua avec sa cinquième et dernière année, le lien avec Voldemort, les visions, et enfin la mort de Sirius ainsi que le contenu de la prophétie, et finit par son retour douloureux chez les Dursley ainsi que par le comportement bien plus violent de son Oncle.

A l'évocation de son parrain, les larmes avaient commencé à couler sans que personne ne cherche à les arrêter.

D'avoir dut raconter tout ça, sans cacher les sentiments qu'il avait ressenti, lui ravivait la peine et la douleur déchirante qu'il ressentait à la perte de celui qu'il avait considéré comme un presque père depuis deux ans. Ce qu'avait parfaitement comprit les deux Russes.

C'est seulement lorsque toutes ses larmes se furent taries que la conversation repris.

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L'ancien espion tout comme le vampire, avaient déjà deviné que la vie du sorcier n'avait surement pas été rose mais ils avaient été loin d'imaginer ça.

Ayant déjà dut par le passé effectuer des missions en Angleterre, le blond avait remarqué le caractère manipulateur du Directeur de Poudlard, mais là ça n'était même plus de la manipulation, mais le sacrifice pur et simple d'un enfant.

Il était impensable de penser qu'il n'était pas au courant de la vie de son « protégé » chez ses relatifs. Et cette histoire de protection était proprement délirante. Certes, le garçon était protégé quand il était dans l'action des barrières protectrices, mais qu'en était-il lorsqu'il était à l'école ou qu'il se promenait simplement dans le quartier ? Jamais un sort n'aurait pu le protéger dans tous ses déplacements.

Ils trouvaient cette histoire sacrément glauque et Vladimir ne se gêna pas pour en faire part le jeune homme. Ils ne leur faisaient aucun doute que le brun retournerait tôt ou tard à son époque -plus tard que tôt vu le manque d'information sur son moyen de « transport »-, et à ce moment il lui faudrait avoir toutes les cartes en mains pour ne pas se faire manipuler à nouveau.

Ils n'avaient quand même pas passé deux semaines à le soigner pour qu'il se retrouve dans le même état à cause des plans délirants d'un vieux drogué au glucose. Et sans vraiment se concerter, ils ressentaient l'un comme l'autre le besoin de protégé cette oisillon blessé tombé du nid qu'ils avaient recueilli par un tour du destin.

C'est petit à petit que la conversation se dirigea ensuite vers le moyen de recueillir des informations sur l'OBNI et surtout sur le moyen pour le brun de rentrer chez lui. Ils ne savaient même pas si l'arrivée du brun allait chambouler l'ordre du temps ou si au contraire il était prévu.

Tout était incertain et cela frustrait au plus haut point les deux hommes ainsi que le jeune sorcier.

L'objet ayant été trouvé au Ministère de la Magie, Vladimir avait émis l'idée d'aller se renseigner à la source. Boris qui avait déjà fait un petit tour incognito dans les archives top-secrètes des langues-de-plombs quelques années plus tôt, se proposa pour y retourner afin de jeter un œil sur le dossier.

Grâce à ses moyens peu communs d'acquisition des informations, il espérait que la recherche et la lecture du dossier n'allait pas lui prendre beaucoup de temps. Temps qu'il calcula à grand maximum une semaine.

Il fut donc décidé que le Russe partirait le lendemain, et que pendant son absence Harry resterais sous la garde de Vladimir. Semaine pendant laquelle le brun devrait récupérer l'ensemble de sa magie et que Vladimir occuperait à tester le plus jeune sur quelques sort, et peut être lui apprendre quelques mots de Russe.

En effet, le sorcier avait eu l'air très intéressé par les informations sur la langue russe donné par Boris plus tôt dans la journée, et vu qu'il ne pourrait pratiquement pas bouger de son lit pendant presque une semaine, il fallait lui trouver une occupation qui ne le fatiguerait pas trop.

En vérité, c'était aussi et surtout un prétexte donné par Boris pour que le vampire se tienne tranquille pendant la semaine et ne démolisse pas sa maison. Ce dernier avait beau être vieux de plusieurs centaines d'années, il avait un comportement totalement infantile et immature. A plus de deux-cent cinquante ans, il se comportait encore trop souvent comme un adolescent ou un jeune enfant.

Harry, quand à lui, voulait aussi profiter de cette semaine pour mieux connaître le vampire et tout ce qu'il y avait à savoir sur son peuple. C'était une chose d'avoir étudié ce peuple en cours, mais une autre d'en avoir un représentant en chair et en os en face de soi.

Le soir venu, Harry se coucha le cœur plus léger que depuis bien longtemps. Malgré l'endroit et l'époque improbables où il se trouvait, il se sentait inexplicablement en sécurité et apaisé dans cette maison perdue au milieu de nul-part, en compagnie de deux personnes absolument étonnantes. Il ne savait pas encore par quel tour du destin il s'était retrouvé ici, mais il avait décidé de faire confiance à ces deux hommes qui lui avaient sauvé la vie.

Dans la cuisine, Vladimir et Boris continuaient à discuter et à planifier le départ de l'espion ainsi que le déroulement de la semaine à venir.

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La semaine qui suivit fut particulièrement chargée pour tout le monde.

Bien qu'Harry n'ait pu sortir que rarement de son lit, Vlad l'avait tenu le plus occupé possible. Ainsi le Russe commença à lui apprendre les bases du Russe dès le lendemain, et comme promis lui parla des mœurs des vampires.

C'est comme ça qu'Harry en appris un peu plus sur Vladimir. Il découvrit qu'il avait été mordu il y avait de cela plus de deux siècles par l'un des vampires les plus puissants de Russie, ce qui avait automatiquement fait de lui un vampire de haut rang.
Il apprit aussi qu'il était vu comme une sorte de prince dans le monde Vampirique, statut que lui avait valu ses performances au combat et en magie, ainsi que son esprit particulièrement sadique et acéré lorsqu'il était question de la sécurité de clan.

Vladimir lui apprit que c'était en Russie que vivait le plus important clan vampirique, celui qui avait voix sur tous les autres, Mais que ça n'empêchait pas pour autant à des guerres entre clans d'éclater de temps en temps. Il lui révéla que ces affrontements avaient le plus souvent lieu quand les vampires s'ennuyaient.

Le vampire raconta aussi à Harry sa rencontre avec Boris. Rencontre qui avait bien failli se finir par la mort de l'un des deux puisque le suceur de sang avait pour ordre à ce moment-là de tuer le Russe dont le don pour l'espionnage devenait gênant pour les Vampires de haut rang.

Chose qui ne c'était finalement pas faite puisque Vlad s'était fait battre par un humain pour la première fois depuis sa morsure. La haute estime pour l'homme qui en résulta fut telle qu'il décida suite à ça d'accompagner l'espion dans ses missions et surtout ses nombreux voyages.

Et peu à peu le respect s'était transformé en amitié indéfectible et en loyauté mutuelle sans borne.

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Le brun occupa aussi sa semaine à lire avec attention le livre que lui avait envoyé le dernier Maraudeur à son anniversaire.

Oh bien sûr, il savait qu'il ne pourrait pas commencer à s'essayer aux transformations animagus avant un moment, mais dès l'instant où il avait reçu ce livre, il avait eu envie de le lire. Il avait ainsi l'impression de se rapprocher de son père et de Sirius, de sentir leur présence à travers les petites annotations parsemant le livre. Et rien ne l'empêchait d'essayer de comprendre les différents stades pour devenir animagus et de préparer la première étape avec l'aide de Vlad.

En effet, celle-ci consistait à entrer en transe pour pouvoir rencontrer son animal totem. Chose facile à dire, beaucoup moins à faire. Il avait presque autant de mal à rentrer en transe qu'à vider son esprit, exercice qu'il avait dû faire pour les cours d'Occlumentie, et cela pour la même raison : il n'arrivait pas à ne pas penser.

Vlad tentait bien de lui donner des conseils mais aucun ne fonctionnaient, et Harry était de plus en plus frustré. Il fut finalement décidé qu'il allait devoir attendre le retour de Boris pour expérimenter une autre façon de faire qui, il l'espérait, fonctionnerait peut être enfin.

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Le lendemain du départ de l'espion, Harry avait longuement réfléchi au problème du Trix et en parla même à Vladimir qui examina le parasite.

Il s'avéra que la bestiole se nourrissant exclusivement de la magie de son porteur, elle s'était brutalement retrouvée trop « nourrie » lors du voyage, par la magie qui s'était échappée du corps du sorcier puis forcée à la diète quand cette dernière s'était épuisée.

Ces changements puissants et agressifs pour la fragile créature avaient eu pour résultat que le parasite avait muté dans un instinct de survie. Le changement le plus visible était que le Trix avait entièrement fusionné avec son porteur, et avait donc maintenant un accès total à la magie de ce dernier.

Ces mutations importantes avaient complètement lié le Trix à la magie de son hôte, ce qui faisait qu'il continuerait surement à fournir des loques jusqu'à ce que celle-ci soit de nouveau pleinement opérationnelle.

Harry avait d'abord été horrifié d'apprendre qu'il était devenu l'hôte permanent de la créature. Il n'était jamais agréable d'apprendre que l'on était devenu l'hôte permanent d'un parasite, utile certes, mais un parasite tout de même.

Cependant quand Vladimir lui dit qu'il était probable que les pouvoirs du Trix aient augmenté suite à cette union, l'effroi du brun se transforma peu à peu en curiosité. En effet, Vladimir supposait qu'ayant absorbé une quantité phénoménale de magie, la créature pourrait certainement faire apparaître bien plus que du tissu ou du cuir, comme des matériaux durs par exemple : or, argent, acier… Et qu'elle pourrait aussi peut-être être une réserve de secours sûre de magie.

Ces avantages bien réels tempérèrent l'effroi du jeune homme à cette fusion définitive, et c'est avec une pointe d'impatience qu'il attendait le rétablissement de sa magie pour tester les suppositions du vampire.

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La semaine se déroula avec calme, mais fut toutefois bien chargée, que ce soit en nouvelles connaissances ou en surprises.

En effet, en milieu de semaine un événement inattendu eu lieu. Après plusieurs demandes du jeune homme, Vladimir accepta de lancer un sort d'apprentissage rapide à Harry pour lui permettre d'apprendre le Russe plus rapidement. C'était cependant sans compter la magie agitée du brun qui modifia complètement le sort jeté. Au lieu de lui permettre d'assimiler plus vite la langue, il remplaça la langue maternelle du sorcier.

La langue russe pris ainsi la place de l'anglais dans le cerveau du brun et inversement. Il se retrouvait donc à parler couramment le russe et plus du tout l'anglais. Craignant d'aggraver le problème en jetant un sort qui serait encore modifié, Vladimir dû se résoudre à attendre que la magie d'Harry se calme pour tenter quoi que ce soit. Ce qui n'arriverait pas avant au moins la fin de la semaine.

En attendant, le brun avait dû demander à Vladimir de changer la langue de ses livres pour qu'il puisse continuer à lire, et le vampire avait changé ses cours de la langue russe en cours d'anglais.

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De son côté, Boris était rapidement arrivé en Angleterre où il avait réinvesti l'une de ses anciennes planques.

Il surveillait nuit et jour les allées et venues du Ministère et façonnait minutieusement un plan afin que personne ne se rende compte de sa petite recherche d'information.

Ce n'est qu'au bout de 4 jours de planque que le blond se décida à agir. S'habillant comme un sorcier, il entreprit de draguer une petite sorcière replète qu'il savait travailler aux archives du Département du Mystère. Il avait recueilli le plus d'informations possible à son sujet et il ne lui manquait plus que l'assurance de son absence du Ministère ainsi qu'un petit bout d'elle pour que son infiltration puisse commencer.

Il réussit rapidement à la convaincre de prendre un café avec lui, et une fois attablé il avait discrètement versé un poison léger dans la tasse de la femme. Subitement malade, il proposa de la raccompagner chez elle et la persuada de prendre quelques jours de repos en lui jouant la carte de l'inquiétude.

Il suffit à la pauvre sorcière de croiser le regard envoûtant du Russe pour obéir à la moindre de ses demandes, littéralement sous le charme de ce bel homme qui voulait prendre soin d'elle. C'est ainsi qu'elle accepta de lui confier la tâche de prévenir son travail qu'elle ne serait pas là pendant au moins 5 jours.

C'est au moment de laisser la sorcière que l'espion lui subtilisa les derniers éléments indispensables à son plan : plusieurs cheveux sans lesquels il ne pourrait pas pénétrer en toute impunité aux archives.

Une fois de retour dans sa planque, Boris avait mélangé les cheveux à une importante dose de polynectar qu'il avait toujours en stock en prévision de missions d'infiltrations. C'est donc sous la forme de la petite sorcière qu'il pénétra au Département du Mystère, où il commença aussitôt discrètement les recherches du dossier de l'OBNI.

Malheureusement pour lui, les archives comprenaient des milliers de dossiers, pas forcément bien rangés et sa quête prit bien plus de temps que ce qu'il avait initialement prévu.

Heureusement qu'il avait prévu une certaine marge de temps en bloquant la sorcière chez elle pour au moins cinq jours car ce n'est qu'au bout de cette période qu'il trouva enfin les documents cherchés.

Dès que le Russe eu trouvé ce qu'il cherchait, il plia bagage le plus vite possible et repartit en Russie s'en même lire le dossier, préférant le lire le plus loin possible du lieu de son larcin.

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Harry et Vladimir commençaient, quant à eux à s'inquiéter en ne voyant pas revenir l'espion au bout d'une semaine.

La magie d'Harry c'était déjà complètement stabilisée et il avait entreprit, avec l'aide du vampire, de se tester afin de voir la différence de puissance. Heureusement pour lui, n'existant pas à proprement parlé à cette époque, sa magie n'était pas tracée, ce qui lui permettait de s'en servir sans craindre de se faire arrêter par un quelconque Ministère pour utilisation de la magie en dehors de Poudlard.

Le résultat de ses petites expériences ne se fit pas attendre: Il ravagea complètement une partie de la forêt où il s'était isolé pour s'entraîner. Il découvrit avec effroi qu'il n'arrivait plus du tout à contrôler sa magie et un simple Wingardium Leviosa avait fait exploser l'énorme rocher qu'il avait tenté de soulever.

Il dut alors tenter d'affaiblir de lui-même ses sorts, tout cela sous les conseils de Vladimir qui, ayant une grande maîtrise de la magie, pouvait l'aider de son mieux.

Le Trix quand à lui se portait comme un charme et Harry avait découvert qu'il pouvait conjurer une panoplie d'arme proprement terrifiante. Ce n'était cependant pas les seuls objets que lui fournissait maintenant la créature. Par exemple il était sûr de ne plus jamais manquer de couverts à l'avenir. En effet le Trix pouvait lui fournir tout objet composé d'un matériau quelconque: bois, tissu, métal..., et semblait avoir développé une sorte de conscience propre. La créature s'était ainsi vexé quand Harry avait refusé d'utiliser la fourchette qu'elle lui avait fourni, et s'était vengé en faisant disparaitre une partie de ses vêtements.

L'autre grande innovation était que les objets ne disparaissaient plus aussitôt qu'il n'était plus en contact avec le corps de l'hôte, mais au bout de plusieurs heures voir plusieurs jours.

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Cela faisait maintenant trois jours que Boris aurait dut être rentré quand les deux bruns le virent arriver avec soulagement.

L'espion tenait dans sa main le dossier et se dirigeait vers les deux bruns avec un grand sourire aux lèvres.

Et les seuls mots qu'il prononça au moment d'arriver au niveau des deux autres furent « Je l'ai ».


*nda : c'est la prononciation approximative en alphabet de nous –latin quoi ^^

Chapitre posté le 25 septembre 2009

Chapitre recorrigé le 22/01/2017

Merci à Lily Halloween pour se relecture et sa correction de mes nombreuses fautes d'orthographe.