Chapitre 4 : Révélations dans la nuit
Lors du premier week-end à Préaulard, les élèves et les professeurs visitant le joyeux village sorcier furent attaqué par les mangemorts.
Arwëllya qui était avec Draco en train d'acheter des petites friandises à Honeyduck senti sa tête lui faire horriblement mal, comme si son crâne se fendait en deux. Dans le groupe de gryffondor près d'eux, un cri retentit. Au même instant où Arwëllya se saisissait la tête en gémissant de douleur, Harry hurla en plaquant ses mains sur sa cicatrice. Elle l'entendit dire à ses amis
- Voldemort est là
Alors que les autres gryffondors demandaient à Harry si il était sur de lui, elle comprit au plus profond d'elle même qu'il avait raison. Draco s'inquiétait pour elle mais elle repoussa sa tentative de réconfort et rencontra le regard d'Harry. Ils se comprirent. Elle su qu'ils partageaient cette même sensation. Cette impression de compréhension parfaite était présente depuis qu'elle avait sympathisé avec lui.
Ils sortirent ensemble de la boutique sans se concerter et partir chercher le mage noir pour l'affronter et sauver les élèves. Mais ça tourna mal, et Harry fut blessé très grièvement et sa cicatrice se mit à saigner. Au même moment, Arwëllya sentit une douleur fulgurante dans sa tête et son front se recouvrit de sang. Elle avait aussi été touchée se dit-elle. Harry gisait au sol. Voldemort était sur le point de l'achever d'un sort particulièrement ténébreux mais elle se projeta sur son chemin pour sauver son ami.
Sur cet entre-fait, le professeur Dumbledore arriva. Avant de sombrer dans l'inconscience, Arwëllya eut juste le temps d'apercevoir Voldemort faire un signe de tête au directeur et disparaître dans un grand envol de robes noires en même temps que tous les autres mangemorts présents.
Elle refit surface dans sa conscience. Elle était dans les bras de Drago.
- Mais tu saignes ! Ta mèche argentée est toute ensanglantée.
Les gryffondors entouraient Harry, elle fut rassurée de voir qu'on s'occupait de lui et reporta son attention vers Drago.
- J'ai été blessée en même temps que Harry. Le sort à apparemment ricoché sur lui et a frappé ma tête.
Drago fouilla dans ses cheveux pour trouver la source de tout ce sang.
- Mais Arwëllya tu as une cicatrice à la base ta mèche argentée. Elle est en forme d'étoile et elle saigne.
La jeune fille aux yeux violets lui lança un regard perdu d'incompréhension. Elle ne savait pas qu'elle avait une telle cicatrice sur son crâne. Il n'y avait pas beaucoup de miroirs à l'orphelinat et elle n'avait jamais pris le temps de se regarder vraiment et donc de découvrir cette cicatrice. Que cela signifiait-il?
oOo
Arwëllya avait énormément protesté mais madame Pommefraiche avait insisté pour qu'elle passe la nuit à l'infirmerie car elle avait dépensé énormément d'énergie lors du terrible combat qu'elle avait mené pour repousser le mage noir. Personne n'avait rien dit mais tout le monde l'avait suivit du regard alors qu'elle suivait l'infirmière. Cette fille tellement mystérieuse avait réussit à repousser à elle seule une attaque de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Même si elle était à Serpentard, elle ne semblait pas être du côté des mangemorts. C'était vraiment bizarre. personne ne comprenait qui elle était vraiment. Une fois à l'infirmerie elle s'allongea dans son lit après avoir ôté ses habits abîmés par le combat. Elle se glissa sous la couette simplement vêtue de ses sous-vêtements de dentelle. Mais elle refusa que l'infirmière s'occupe de ses blessures. Elle soigna elle même ses plaies avec une concentration mystérieuse.
- Harry a beaucoup plus besoin de vos soins que moi, répliqua t-elle durement à l'infirmière qui voulait lui faire boire une potion de guérison.
Elle s'inquiétait beaucoup pour lui. Le pauvre avait été paralysé par de terribles douleurs au niveau du crane… comme elle…. c'était étrange
Bientôt la nuit tomba et le silence se fit. Mais en plein milieu de la nuit, Arwëllya fut réveillée par un bruit. Elle tendit l'oreille et se redressa. A côté d'elle Harry dormait d'un sommeil maladif mais il y avait quelqu'un d'autre dans l'infirmerie elle en était certaine. Courageusement, elle sortie de son lit et se glissa à pas feutrés jusqu'au fond de la pièce. Un souffle rauque se fit entendre derrière la palissade. Arwëllya regarda autour d'elle mais la nuit était silencieuse à part le bruit qu'elle entendait.
Elle poussa donc le rideau et elle resta les yeux écarquillés.
- Remus-sempai ?
Dans le lit en face d'elle, plus pâle que la neige, le professeur la regardait de son regard gris plus nuageux que l'orage. Il avait l'air d'une bête apeurée alors qu'il la découvrait si près de son lit d'hôpital.
- Mais.. Qu'est-ce qui vous est arrivée mademoiselle ?
Arwëllya réalisa alors que son professeur n'était pas la lors de la bataille. Il ne savait pas du tout ce qu'il s'était passé. Il avait l'air sincèrement inquiet et tenta de se relever dans son lit mais sa faiblesse était trop forte et il n'y parvint pas. La jeune femme hésita un instant puis s'approcha. De vilaines balafres saignaient sur le visage de Remus.
- C'est Voldemort… répondit-elle en s'approchant avec hésitation.
Remus comprit ce qu'il c'était passé et il posa son doigt timidement sur la bouche de la jeune femme pour la faire taire. Elle n'avait pas besoin d'en dire plus.
- Comment vous sentez-vous ? sussura-t-il
- Perdue.
A la faveur de la nuit elle se sentait en confiance, c'était rare.
- Et vous ?
- Je…
Elle s'approcha un peu plus près et cru voir l'homme rougir. Les plaies étaient inégales et avaient probablement étés auto-infligées. Mais les ongles de Remus ne pouvaient lui avoir causé de telles blessures. Arwëllya connaissait les créatures magiques mieux que personne.
- Dites moi monsieur … Commença-t-elle sur un ton énigmatique. Pourquoi ne nous avez jamais fait de cours sur les loups garous ?
Le visage de son professeur se ferma brusquement mais Arwëllya lui sourit.
- Vous vous êtes blessé en essayant de ne pas blesser les autres n'est-ce pas ?
Remus soupira. Elle avait tout deviné, cela ne servait à rien de mentir. Il se sentait incapable de cacher quoique ça soit à ces grands yeux ouverts comme des pétales de violette aux odeurs de printemps.
- Je n'ai plus qu'à quitter l'école, mon secret a été découvert, se lamenta-t-il visiblement très triste.
Arwëllya lui sourit
- Pourquoi partiriez-vous ?
- Mais … vous savez que je suis un loup garou. Ça ne vous fait pas peur ?
- Je n'ai pas peur des animaux sauvages. Ils sont plein de douceur si on apprend à les comprendre.
Remus avait les larmes au yeux. On ne lui avait jamais rien dit d'aussi beau…
- Il faut que je vous montre quelque chose. reprit Arwëllya. Moi aussi j'ai un secret.
Elle fit quelques pas en arrière sous le regard intrigué de Remus lui décochant un sourire en coin renversant. Et quelques secondes plus tard sous les yeux éblouis de Remus se tenait un magnifique sombral. La créature henni doucement d'une voix apaisante de cheval. Puis se retransforma en la belle jeune femme qu'elle était un instant plus tôt.
Pourtant derrière l'impressionnement, il y a avait une question non résolue qui flottait dans les yeux du loup garou.
- Votre animagus est un sombral ?
Arwëllya hocha la tête.
- Vous avez du être très malheureuse. Les sourcils froncés, Remus avait l'air de réfléchir à toute vitesse.
- Seul une vie tourmentée peut vous pousser à être si proche de l'une de ces créatures. Je n'ose imaginer….
- Ce n'est pas la peine il faut vivre de l'avant. Ne le croyez vous pas ?
Remus compris qu'il y avait des horreurs si sombre dans le passé de sa mystérieuse élève que les imaginer équivalait à plus de souffrance que mille pleines lunes.
- J'admire votre force, murmura t-il au comble de l'émotion, pleurant pour celle qui ne savait pleurer pour elle-même.
- Essayez de dormir répondit Arwëllya. Elle se pencha vers son professeur et lui embrassa sa joue cicatrisée avant de rejoindre son lit à taton sans voir celui qui avait vu toute la scène du moins le croyait-il.
oOo
En effet, cette nuit là, troublé par les récents événements, Draco avait été prit d'une insomnie. Il avait vu Arwëllya partir à l'infirmerie, claudicante et fière et cette image le hantait. Il avait finit par errer dans le parc rongé par l'inquiétude, jusqu'à ce qu'il voit un perce neige qui lui fit pensé à cette jeune fille même si on aurait pu croire qu'elle faisait plutôt penser à une violette mais en fait non.
Il l'avait cueillit du bout de ses doigts musclés et s'étaient glissé en catimini pour l'offrir anonymement à la belle sauveuse qui avait éblouit toute l'école. Mais quand il avait entrouvert la porte de l'infirmerie, il avait vu Arwëllya, mise en valeur par la dentelle noire arachnéenne qui soulignait la perfection de son corps se pencher sur la silhouette d'un homme alité au fond de la salle. Saisit par l'horreur de cette vision il avait reculé, acculé, s'accolant au mur pour ne pas s'écrouler. Tous les chagrins de sa vie lui revenaient d'un seul coup : sa famille trop froide, son père violent, et l'enrôlement forcé chez les mangemorts marqué par une horrible cérémonie à laquelle il ne pouvait penser sans frémir d'effroi et de douleur et de peur. La pureté d'Arwëllya lui avait fait croire que tout irait bien désormais, et elle s'offrait à un autre. Il avait pourtant cru sentir entre eux un lien puissant inné depuis le début de leur vie, comme s'ils se connaissaient déjà par cœur; mais l'étrangère qu'il avait vu au chevet de cet homme l'avait trahit et sa beauté était venimeuse et lui faisait mal. Ses dents claquaient; rageusement il écrasa le perce neige dans un dernier élan de force avant de regagner le dortoir ou il avait cru toucher aux premiers prémices d'un nouveau bonheur en vain.
Ca vous a plu ?
