Note : En cette période de vacances, je poste une série d'OS très courts, spécialement écrits pour le /Yummy Challenge/ ! Il s'agit d'un défi lancé sur le forum [Geôlier de FR], où le but est d'écrire un texte de moins de 1000 mots, mettant en scène... Vos personnages favoris, à table. En train de manger, sur le point de déjeuner, dégustant une belle glace, rechignant devant une assiette de navets cuits... C'est comme vous voulez !
Si ça vous intéresse, le challenge dure jusqu'au 10 juillet. A vous de jouer !
Note 2 : Ce petit recueil est vraiment posté pour le fun, ne m'en voulez pas trop pour les fautes ou autres choses... bizarres. Merci d'avance ! Ya.
/YUMMY CHALLENGE/
Words : 417
Pairing : VanVen/VenVan ( VanitasXVentus. En dédicace à Crim-chan !)
Genre : Angst.
Auteure : SisYa-wa. (Ya)
Meurtre Végétal.
Le bras suspendu au-dessus du cadavre de sa victime encore chaude. L'acier luisant de l'arme blanche dégoulinante de liquide, serrée entre ses doigts. Sa position ascendante et son sourire cruel, le visage penché sur sa proie, les épaules contractées dans un mouvement lent et mesuré. Le craquement ignoble de la chair, la cisaille plantée mécaniquement dans le corps, l'odeur amère de la mort.
Et ses yeux, ses yeux ambrés, brillants du plaisir immonde de déchirer chaque parcelle de vie du macchabée devant lui. Et il tranche, il découpe, il arrache, il dévore, il plante, il mâche, il savoure le décès dans une mécanique infernale, recommençant sans cesse les même gestes, fusillant du regard la chose. Grimaçant d'horreur devant ce qu'il vient lui-même d'accomplir, satisfait cependant de la souffrance infligée, heureux du plaisir ignoble d'ôter le dernier souffle à cet être répugnant.
Si son visage devait traduire ce qu'il est à l'instant, Vanitas serait le dégoût.
Avec un grand D.
Puis son estomac se révulse, sa trachée se bloque, sa bouche se tord en un rictus vomitif. Il transpire, bloque l'entrée de ses lèvres désespérément, piégé lui-même par sa proie entre deux haut-le-cœur. Il veut recracher ce poison, purifier son corps meurtri, il plaque une main moite devant sa bouche tremblante.
Puis sans attendre, il se rue aux toilettes. Vomit.
« Bordel, jamais, plus JAMAIS Ventus tu me refais bouffer ce genre de conneries ! Je… »
Et vomit encore.
Le dénommé Ventus, planté dans la salle à manger, un tablier blanc à fanfreluches noué autour de la taille (avec inscrit « I love my Darkness » dessus) contemple l'arme du crime en boudant.
« Mais, Van. C'est juuuuste des choux de Bruxelles. »
Une voix d'outre-tombe résonne alors dans la maison, en provenance directe de la morgue temporaire. Le criminel était devenu l'objet du crime.
« M'en tape ! Tu vires ces choses de mon assiette, je suis en train de crever, avec tes idées à la con… »
« Je pensais que tu aimerais ça. »
« Maintenant, tu sais que non ! »
Alors Ven, à contre cœur, récupère l'assiette et la fourchette, débarrassant le cadavre verdâtre qui réside encore dans le fond de faïence. Il soupire, passe une main dans ses cheveux blonds et ébouriffés, l'air désolé. Puis jette le corps à la poubelle.
Lorsqu'on commet un meurtre, il faut toujours faire disparaitre les preuves.
Puis châtier les criminels.
Alors le blondinet saisit un couteau de cuisine, s'avance dans le couloir et…
