Désolée pour mon retard impardonnable! =S

encore une fois rien ne m'appartient, les lieux et personnages = J.K Rowlings et l'intrigue = Dr [H]ouse.


Le samedi qui suivit, Severus se décida enfin à aller voir Hermione qui n'avait toujours pas daigner parler à qui que ce soit, il paraitrait même qu'elle avait refusé de voir Weasley et Potter.

Celle-ci dormait encore quand il arriva à l'infirmerie. Madame Pomfresh lui dit de revenir plus tard, lorsqu'elle serait réveillée et alimentée mais Rogue ne voulait pas attendre, après tout il était là pour elle et non pour lui. Il contourna l'infirmière - qui élevait la voix pour se faire entendre de lui - et ouvrit d'un coup sec le rideau qui entourait le lit. Il la regarda un instant en se disant qu'il devrait peut être la laisser dormir, histoire de profiter d'encore un peu de répit puis se résigna à la réveiller. Il secoua légèrement le lit et l'interpella d'une voix forte.

- Réveillez-vous Miss Granger, je n'ai pas toute la journée !

Hermione ouvrit les yeux dans un grognement et lorsqu'elle s'aperçu de la présence de Rogue, elle lui sourit.

- Vous êtes revenu ? lui demanda-t-elle d'une voix pâteuse.

- J'ai des ordres.

Il s'installa sur la même chaise que la fois précédente. Madame Pomfresh qui avait assisté contre son gré au réveil de sa protégée, dû battre retraite lorsqu'elle entendit Hermione parlait, chose qu'elle n'avait pas fait depuis son entretien avec le psychomage, une semaine auparavant. Ni l'un ni l'autre ne firent attention au départ de l'infirmière et se regardaient fixement.

- Pourquoi le dire de cette façon ?

Hermione s'était redressée et laissa ses pieds nus pendrent vers le sol. Ses cheveux étaient aussi broussailleux que d'habitude mais son regard avait changé, il était plus dur, plus franc qu'autrefois.

- Parce que je n'aime pas l'hypocrisie.

- Mais vous aimez bien la cruauté ?

- Ce qui va nous ramener à la question : pourquoi vous me voulez moi ?

Hermione lui répondit dans un soupire qu'elle l'ignorait, encore une fois.

- Si vous voulez me parler, il y a surement une raison ?

- Pourquoi faut-il une raison pour tout, on ne peut donc pas parler pour rien ?

- Vous avez des amis pour ça, quand est- il de Potter et de Weasley ? Et vos parents ?

- Je ne veux pas que mes parents soient au courant de quoique ce soit !

Hermione lui jeta un regard noir qui le déstabilisa, jamais encore, il n'avait vu ce regard chez sa jeune élève. Comme si elle avait lu dans ses pensées, la jeune fille baissa les yeux sur ses genoux et continua dans un souffle.

- Et puis Harry et Ron ne comprennent pas, comment aurais-je envie de leur parler ? Elle leva les yeux vers lui comme si elle attendait une réponse.

Rogue soupira, détourna les yeux quelques instants puis les reporta sur son élève.

- Vous voulez parler de ce qu'il s'est passé ?

- Non. Hermione avait répondu très vite, comme paniquée.

- On dirait que vous ne tenez pas tant que ça à parler alors.

- Si, au contraire.

- Mais de quoi ?

- J'en sais rien ! Elle avait haussé le ton de sa voix et secouait la tête, faisant voler dans tout les sens ses boucles désordonnées. De tout et de rien ?

- Du temps qu'il fait ? Rogue avait l'air surpris. Vous avez été violée et vous voulez me parler de la couleur du temps ?

- Oui.

Rogue resta quelque temps à la regarder sans répondre puis se leva de sa chaise.

- Je n'ai pas envie de vous parler du temps.

Hermione le regarda partir jusqu'à ce qu'il disparaisse encore une fois par les grandes portes en bois. Après son départ, elle se dirigea vers les fenêtres et contempla ses camarades dispersaient un peu partout dans le parc, muette à nouveau.

Rogue s'installa dans un fauteuil de la salle des professeurs. Il ne comprenait toujours pas l'obsession de la jeune fille, des personnes normalement constitués ne le voudraient pas pour discuter et encore moins de discuter après avoir vécu ce qu'elle avait vécu elle. Il n'avait jamais été philanthrope et tout le monde le savait, de plus son passé de mangemort n'y aidait pas. Le professeur McGonagall vint s'assoir en face de lui et Severus soupira.

- Allez lui parler vous !

Minerva eut un infime sourire.

- Mais c'est vous qu'elle demande.

Vector eut un ricanement et se retourna vers eux, elle était installée à la table de travail, juste derrière le fauteuil de Minerva.

- On se demande pourquoi.

Rogue reporta son attention sur Mcgonagall.

- Elle ne sait pas ce qu'elle veut.

- Elle sait qu'elle veut vous voir, elle ne parle à personne d'autre que vous.

- Non seulement je tombe au mauvais moment, au mauvaise endroit, mais qui plus est, je suis totalement incompétent dans ce domaine.

- Non, vous êtes très bien.

- Ce n'est pas parce qu'un excès de romantisme te pousse à le croire Minerva, que c'est vrai.

Rogue dévisagea Vector de son regard froid et dur.

- Et je vous l'accorde Rogue, vous êtes la dernière personne à qui elle devrait se confier.

- Si elle veut parler de la météo, parlez-lui de la météo. Elle veut des choses banales, elle veut sentir que la vie continue.

Rogue acquiesça.

- Et je vais lui dire que la terre ne s'est pas arrêtée de tourner, que des enfants sont nés et des gens se sont mariés et qu'il y a même des milliers de gens pour qui le jour de son drame sera le plus beau jour de leur vie.

- Vous n'êtes pas forcer de le formuler comme ça ! Minerva perdait patience face à ce caractère désagréable. Vous devez l'encourager à parler des faits…

Vector l'interrompit.

- Non, je ne pense pas…

Minerva se retourna vers elle.

- Prétendre qu'il ne s'est rien passé …

- Faire comme s'il ne s'était rien passé est pour l'instant la meilleure chose à faire.

- Elle doit admettre cette réalité.

- Tu sais ce qui est important de reconnaitre avant tout ? Les quelques rares moments réjouissants, pas les heures sombres.

- Tu as peut-être raison, sauf qu'elle ne pourra jamais faire comme s'il ne s'était rien passé. Elle n'a d'autre choix que d'affronter cette réalité.

Rogue s'était levé avant même la fin de la réplique de Minerva, Vector le regarda partir dans un soupire.

- C'est comme parlait à un mur ...

Rogue retourna une nouvelle fois, cette journée là, à l'infirmerie. Il s'approcha d'un pas rapide vers le lit de la jeune fille mais stoppa net quand il le vit vide. Une déception vint pincer légèrement son cœur et il ne savait pourquoi. En fait si, il le savait très bien, cette petite idiote l'intriguait, elle était une énigme pour lui et il ne supportait pas laisser des énigmes sans réponse. Lorsqu'il voulu faire demi-tour, Rogue tomba nez-à-nez avec son élève.

- Ou étiez-vous ?

- Au toilette.

Elle le contourna pour s'asseoir sur le bord de son lit. Severus s'assit sur la chaise et l'approcha un peu du lit.

- Il faut me dire ce qu'il s'est passé.

- Vous n'y tenez pas plus que moi.

- Si, je veux savoir. Le ton de sa voix et son visage transperçaient pourtant tout le contraire.

- Vous mentez.

Après un moment de silence Rogue se pencha un peu plus vers elle.

- Il ne faut pas que ça détruise votre vie.

- Je sais.

- Vous n'avez rien déclenché vous-même. Vous n'y êtes pour rien.

- Je sais.

- Vous n'avez rien fait de mal, un abruti vous a fait du mal.

- Je le sais aussi.

- Votre confiance en les hommes est ébranlée?

- Non

- Statistiquement, il y avait un risque pour que ça arrive et le fait que se soit arrivé ne change rien. Le monde n'est pas plus absurde qu'il ne l'était hier.

- J'ai conscience de toute ça.

- Mais qu'est ce que je dois vous dire de plus alors ?

Il s'était levé, faisant grincer la chaise derrière lui, Hermione se leva à son tour.

- Mais rien ! elle se frotta sa main contre son front, les larmes recommençant à apparaitrent dans ses yeux, j'ai juste envie de parler.

- Mais de quoi ? De rien ?

Rogue sentait qu'il perdait le peu de patience qu'il avait en lui, il faisait maintenant des allers-retours incessants devant le lit d'Hermione.

- Si on ne parle de rien, ça ne va rien changer !

- Ca pourrait.

- Comment ?

- Le temps.

Rogue s'arrêta de marcher et regarda attentivement la jeune fille.

- C'est le temps qui change tout. Hermione pleurait maintenant silencieusement.

- Tout le monde pense ça mais c'est faux. C'est en agissant qu'on change les choses, si on ne fait rien c'est l'inertie, rien de nouveau.

- Comme vous l'avez fait vous ?

- De quoi …

- Je sais que c'est vous qui avait divulguait la prophétie de Trelawney à Voldemort et j'ai alors compris pourquoi vous vous êtes mis à la solde de Dumbledore. C'était pour vous rattraper d'avoir contribué à la mort des parents d'Harry, plus particulièrement à celle de Lily Potter. Vous l'aimiez n'est-ce pas ?

Les yeux noirs de Rogue se pétrifièrent dans une colère sourde.

- De quoi vous mêlez vous ? Je viens ici pour essayer de vous faire parler parce que partout où je vais maintenant, on me presse de venir vous aider parce que je suis soit disant le seul à pouvoir le faire …

- Et c'est le cas ! j'ai confiance en vous !

- Et moi je n'ai rien à faire ici !

Il tourna les talons, faisant voler sa cape derrière lui, Hermione s'effondra sur son lit, elle pleura bruyamment maintenant qu'elle était seule.

- Cette fois-ci, il ne reviendra pas …

Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait besoin de lui pour surmonter tout ce qu'elle avait subit, mais elle avait besoin de lui. Elle avait le désagréable pressentiment qu'elle n'en ressortirait pas sans lui.


à vos reviews si ca vous a plu! ;)

RamDam. (=