Hey ! Me voila donc avec le chapitre 4 pour cette nouvelle année ! Déjà désolée mais il est long, j'ai essayé de le raccourcir autant que possible car je voulais boucler ça en 5000 mots mais au final c'est 10 000… N'Hésitez pas à vous plaindre, je m'arrangerai pour que les prochains soient plus courts.
Bref, les réponses aux questions posés : Alors déjà Ron : Il va évoluer ne vous inquiétez pas, s'il à été aussi odieux était en partit à cause du fait qu'il n'appréciait pas que des moldus (Yuuri et Victor) débarquent de nulle part et leur donne des conseils. Tous semble avoir apprécié l'Omake, tant mieux ^^ Quant-à Kiki on dirait que c'est la nouvelle mascotte vu comment vous l'aimez XD Pitchit en psychopathe vous à plu on dirait, il est adorable mais son obsession avec les téléphones peut être inquiétante parfois ! Mordollwen Castiel pour ta remarque (vu que ce n'est pas une question), après ce chapitre tu t'apercevras que ce que tu as demandé deviendra possible ^^ Sinon j'ai eu des questions sur le paring d'Harry (mit en couple avec divers perso de YOI) sachez que pour l'instant rien n'est prévu : Il aura son début d'amourette (sarcasme power) avec Cho et après je verrais selon ce que les review disent, avec qui le mettre en couple peut-être. Aussi… Vous aimez Yurio n'est-ce pas ? Vous serez content.
Ps : Arya39 : Tu comptes écrire une suite au fait sur ta fic sur Allen ?
….
Chapitre 4
Le lendemain, Yuuri et Victor furent réveillés par Kiki, la poubelle animé et récemment nommé, qui aboyait comme une folle en direction d'une étrange créature verte, pourvue d'un nez crochu, aux grandes oreilles de chauve-souris dont dépassaient des touffes blanches, vêtue de ce qui semblait être une taie d'oreiller.
-Mon dieu ! S'était écrié le japonais en tirant les draps jusqu'à sa poitrine.
Victor, quant-à lui avait gardé son calme et s'était tout simplement levé, saisissant la lampe de chevet de la table de nuit, déterminé à se défendre si la créature avait la moindre intention hostile envers eux.
-Qui êtes-vous ? Grogna la chose en plissant les yeux, Kreacher ne vous a jamais vu ici…
Abaissant la lampe, le patineur russe jetât un regard confus à son fiancé qui le lui rendit avant de déglutir, s'adressant à ce qui pour lui, s'apparentait plus à Gollum qu'à autre chose :
-Sans vouloir être impoli mais… Qu'êtes-vous au juste ?
La chose afficha une mine surprise avant de se renfrogner et se mettre à marmonner pour elle-même :
-Ils ne savent pas ce que Kreacher est ? Encore des sang-de-bourbe, que dirait ma maitresse si elle savait que sa noble demeure est profanée par ces moldus…
Pestant entre ses dents, la chose fit demi-tour et sortit par la porte pour disparaitre dans les escaliers menant à l'étage.
Les deux hommes en restèrent interdits, clignant des yeux et continuant de fixer l'endroit où la créature avait disparue.
-Qu'est-ce qu'était cette chose ? bredouilla Yuuri en se levant.
-Je n'en sais rien… Demandons dès que nous seront en bas.
….
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la petite cuisine du numéro 12 square Grimmaud, leurs narines furent assaillies par la délicieuse odeur d'un déjeuner typiquement anglais que préparait Mr Weasley.
-Oh, dit-elle en les voyant, je croyais que c'était les enfants, ne soyez pas timide ! Servez-vous !
Trop impressionnés pour écouter, les deux non-mages observaient la sorcière faire voler casserole et couvert à l'aide de mouvement vif de baguette. Tout cela était nouveau pour eux, et s'y acclimater prendrait du temps.
-Les garçons ?
-Ah ! S'exclama Yuuri en reprenant ses esprits et se passant une main dans les cheveux. Penaud. -Désolé… Merci mais auriez-vous besoin d'aide ?
-C'est gentil de le proposer mais ça ira, mais si tu insistes tu peu apporter ce plateau dans la salle de séjour.
Elle pointât sa baguette par-dessus son épaule et un plateau contenant divers met posé sur le comptoir s'envola pour atterrir dans les mains du patineur brun.
-Fascinant, déclara Victor en s'approchant de la femme pour examiner l'artefact magique, est-elle faite en un matériel particulier ?
Si Mrs Weasley parut étonnée, elle ne le montra pas et eut un des sourires qu'ont les mères lorsqu'un enfant pose une question à la réponse évidente :
-Cela dépend du sorcier, dit-elle, par exemple la mienne est faite en bois de bouleau et un contient un ventricule de dragon.
-Les dragons existent ?! Glapit Yuuri.
-Bien sûr répondit la femme, mon fils Charlies les élèves d'ailleurs en Roumanie, c'est son métier, il existe de plus des milliers de créatures magiques dont les moldus ignorent l'existence.
-Waouh ! S'écria bruyamment Victor les yeux brillant de mille-feu, j'aimerai tellement en rencontrer !
-Ugh… Non merci je m'en passerai bien, renifla le japonais, je préfère encore voir des licornes, beaucoup moins dangereux…
Mrs Weasley rit, clairement amusé par leur conversation et après un dernier salut, les deux hommes rejoignirent la salle de séjours où trônait une énorme table de bois où Sirius Black et un homme dont le visage était dissimulé par un journal étaient assis.
-Hello ! Les salua joyeusement Victor.
Yuuri leur sourit, posant le plateau avant de prendre place aux cotés de son fiancé.
Le journal fut abaissé –le patineur remarqua au passage que les images bougeaient- révélant un homme roux au front dégarni et aux yeux bleus qui s'éclairèrent en les voyant.
Il se leva d'un bond, s'emparant à tour de rôle de leurs mains, les secouant avec tellement d'enthousiasme que les lunettes de Yuuri s'en retrouvèrent de travers.
-Je suis Arthur Weasley ! Déclara-t-il, pas besoin de vous présenter je sais déjà qui vous êtes !
Il se tût, les fixant avec émerveillement et reprit :
-Des moldus de pure souche ! Tout bonnement fascinant, pourriez-vous me parler de l'élécticiti ?
-Calme-toi, coupa Sirius en piochant un biscuit dans une assiette, tu vas les effrayer avec ton énergie… Ne lui en voulez pas : Arthur est simplement fan de tout ce qui touche aux moldus.
-Un grand fan !
Le japonais sourit, gêné, tandis que le sorcier roux entamait une conversation animé avec Victor dont l'euphorie semblait être au même niveau.
En attendant, il se tourna vers Sirius qui buvait désormais une tasse de café, l'observant fixement.
-Il y a un problème ? demanda le sorcier.
-Ah ! Non pas vraiment… Répondit le brun précipitamment avant de se raviser : -Enfin… Si… A vrai dire j'ai une question : Voyez-vous ce matin Victor et moi avons été réveillés par une drôle de créature verdâtre…
-C'est Kreacher, renifla le sorcier, le vieil elfe de maison un peu trop fidèle à ma défunte mère… Vois-tu, cette maison est celle de mes parents.
-Oh… Mais qu'est-ce qu'un elfe de maison au juste ?
Sirius prit une gorgé de café et soupira :
-Ce sont des créatures aux services de familles sorcières fortunées : Ils font le ménage et toutes autres taches domestiques pour leur maitre, d'ailleurs le signe de leur servitude est le fait qu'ils ne portent pas de vêtement. S'ils en reçoivent de la part de leur maitre cela signifie qu'ils sont libres.
-C'est de l'esclavage ! S'écria Yuuri avec horreur alors que son cri attirait l'attention de son fiancé et de l'homme roux.
-Qu'est ce qui est de l'esclavage ? S'enquit le Russe.
-Cette chose que nous avons vue ce matin : C'est un elfe de maison qui est destiné à travailler toute sa vie au service de sorcier, ils n'on même pas le droit de porter des vêtements.
-Quoi ?! Mais c'est horrible !
Alors que les deux se mettaient à hurler leurs sentiments d'injustices face aux mœurs sorcières, Mr Weasley les interrompit :
-Ne vous fourvoyez pas, dit-il avec un sourire se voulant apaisant, ils aiment ça, pour eux se faire libérer est le plus grand déshonneur qu'ils peuvent vivre.
-Ils sont conditionnés en plus !
Voyant que les deux patineurs ne les écoutaient pas, les sorcier décidèrent de les laisser se calmer, l'image d'une certaine jeune sorcière brune en tête lorsqu'ils parlèrent de crée ou rejoindre une association contre l'esclavage des elfes.
Plusieurs minutes de jérémiades plus tard, ils se turent enfin, décidant d'un commun accord d'en parler à Harry une fois que lui et ses amis seraient réveillés.
-Bref, déclara Victor comme si il ne venait pas de remettre en question tout un système, sinon… Je voudrais savoir… Y-à-t-il une patinoire dans le coin ?
-Une patinoire ? répétât Mr Weasley ne sachant apparemment pas à quoi le russe faisait référence, qu'est-ce que c'est ? Un lieu de culte moldu ?
-Euh… Non.
-A quatre pâtés de maison, répondit alors à l'étonnement général Sirius, si vous voulez je peux vous y accompagner ? Arthur part au travail après tout…
-Surement pas ! Coupa le roux l'air soudain désapprobateur, tu n'oublis quand même pas que tout le ministère te poursuit ?
Silencieux, Victor et Yuuri observaient l'échange.
-Ce n'est qu'au bout de la rue, protestât le sorcier, de plus j'irais sous ma forme d'animagi, personne ne me reconnaitra !
-Animagi ?
Les deux hommes, désormais face à face, se tournèrent vers les non-sorcier comme se rappelant juste maintenant de leur présence.
-Oh c'est vrai, grogna Sirius en se passant une main dans les cheveux, vous ne savez pas ce que c'est… Certain sorcier peuvent se transformer en animal, dans mon cas en chien.
Les deux patineurs en restèrent abasourdit, ils n'auraient jamais imaginé une capacité pareille.
-Alors vous pouvez venir avec nous, non ? Demanda Victor, personne ne peut vous reconnaitre si vous êtes un animal.
Victorieux, le sorcier tourna son regard vers Mr Weasley qui grimaça :
-Parlez-en avec Molly, maugréa-t-il vaincu en se levant, moi je dois aller travailler… Victor, Yuuri bonne journée.
Avec un dernier hochement de la tête, le roux passa le seuil de la porte pour se diriger vers le hall laissant les trois autres hommes seuls dans la salle de séjour.
-Bon, qu'attendons-nous ? S'exclama le sorcier, allons-y !
-Attendez, coupa Yuuri en fronçant les sourcils, ne devrions-nous pas en parler à Mrs Weasley avant ?
Sirius renifla, le fixant comme s'il venait de dire une énorme bêtise.
-Si nous lui disons quoique ce soit elle va me sermonner comme si j'étais un de ses marmots et nous pourrons tous dire adieu à nos espoirs d'aller dehors.
-Ce serait dommage en effet, approuva Victor en jetant un regard complice à l'homme qui le lui rendit.
-Victor ! Voulut protester Yuuri mais son fiancé lui fit aussitôt les yeux de chiot, technique qu'il semblait avoir acquit aux cotés de Makachin, et le japonais ne sut plus quoi dire.
-Très bien, grogna-t-il, mais ! ajoutât-il en coupant net aux cris d'allégresses qu'allaient pousser les deux hommes, je voudrais d'abords en savoir un peu plus sur le crime que Sirius-san à soi-disant commit !
Immédiatement, le sorcier se renfrogna, or malgré son hostilité évidente à raconter son histoire il parla :
-Comment dire… Commença-t-il après un moment l'air de chercher ses mots, dans un premier temps je dois vous raconter comment Peter Péttigrow à été nommé gardien du secret des Potter sous ma recommandation…
Il leur expliqua brièvement comment la famille d'Harry en était venue à se faire tuer par Voldemort suite à la trahison du dit « Peter » et comment, lui, Sirius Black l'avait poursuivit en quête de vengeance et s'était fait accusé du meurtre de 12 personnes ainsi que des Potter lorsque celui qu'il croyait être un ami se faisait passer pour mort laissant l'animagi seul sur la scène de crime.
Sans aucun procès, Sirius avait été jugé coupable et jeter à Azcaban la prison sorcière gardé par les terribles détraqueurs (Yuuri et Victor écarquillèrent les yeux en songeant au supplice qu'avait dû vivre l'homme aux cotés des créatures) et avait réussi l'incroyable exploit de s'y enfuir il y avait de cela deux ans.
-C'est… Bredouilla Yuuri.
-Horrible, acheva Victor, la manière qu'ont les sorciers de juger quelqu'un m'inquiète un peu à vrai dire…
En même temps, ils songèrent à Harry qui allait aller à son audition d'ici à peine quelques jours et se jurèrent de faire tout leur possible pour que l'adolescent puisse retourner à Poudlard. Quoiqu'en dise ce ministère de la magie.
-Je sais, soupira Sirius, mais fatalement c'est ainsi que fonctionne notre société…
Ils restèrent un instant silencieux, digérant ce qu'ils venaient d'apprendre puis finalement le russe du groupe prit la parole :
-Tout cela est bien déprimant, dit-il, rien de tel qu'une bonne séance de patinage pour ce remettre les idées en place ! Allons-y donc !
Amusé, Yuuri hocha la tête et partir récupérer les patins dans leur chambre, priant pour ne pas croiser une seconde fois Kreacher.
Lorsqu'il fut redescendu, il eut la grande surprise de voir son fiancé agenouillé, les yeux émerveillés, devant un imposant chien noir dont la queue battit joyeusement en le voyant.
-C'est Sirius, l'éclaira le russe en tapotant la tête de l'animagi, n'est-ce pas incroyable ? Il s'est changé sous mes yeux.
-En effet, approuva le japonais en déglutissant –dieu, la magie était si impressionnante !- personne ne pourra le reconnaitre ainsi.
Victor hocha la tête, se redressant pour épousseter son pantalon avant de se figer comme se rappelant soudain d'une chose importante :
-Ah, aussi, dit-il, Sirius nous a dit de ne pas faire de bruit en passant dans le hall : Les portraits de ses parents pourraient se réveiller et se mettre à hurler.
-Les portraits de ses parents ?
-Je ne comprends pas trop, mais apparemment les peintures sont aussi animées.
Décidant qu'il était inutile d'en savoir plus pour l'instant, Yuuri fit signe qu'il avait comprit et à pas de loup, le petit groupe se dirigea vers la sortit prenant garde à ce que Mrs Weasley, s'activant dans la cuisine, ne les repèrent pas et franchirent le seuil de la porte, l'air doux matinal leur caressant le visage.
Aussitôt, le sorcier sous forme animal se jetât dans une course effréné jusqu'au bout de la rue ou il tourna trois fois autours d'un lampadaire avant de revenir tel un boulet de canon dans leur direction pour finalement entreprendre de se rouler sur la pelouse d'un jardin voisin du numéro 12, laissant les deux patineurs interdit.
-Même Makkachin n'a pas eut un tel comportement, commentât Victor en clignant des yeux.
-Je suppose qu'il doit être content de sortir après tant de temps, supposa Yuuri un sourire contrit aux lèvres.
Un aboiement retentit, les faisant tourner la tête d'un même mouvement pour apercevoir Sirius les invitant à le suivre.
Haussant les épaules, les trois déambulèrent dans les rues de Londres dont les lampadaires étaient toujours allumés en cette heure matinale, entre temps, et étant donné que les rues étaient vides, Victor avait passé un bras au-dessus des épaules de Yuuri qui ne s'en formalisait pas.
Normalement il aurait été embarrassé de le faire en face de personne qu'il venait de rencontrer mais Sirius étant sous forme canine, il se sentait beaucoup moins gêné ayant, en quelque sorte, l'impression d'être avec Makkachin à la place du sorcier.
D'ailleurs celui-ci semblait être plus intéressé par les chats qu'il croisait qu'autre chose à voir comment il les poursuivait sur plusieurs mètres avant d'abandonner pour revenir vers eux, la queue fièrement dressé.
-Dit Victor, commença Yuuri, tu penses que la patinoire sera ouverte à cette heure ?
-Bien sûr que non, répondit l'homme aux cheveux argenté, mais je suis Victor Nikiforov et tu es Yuuri Katsuki, ils l'ouvriront pour nous !
Le japonais renifla amusé : Le russe ne changerait jamais, il n'hésitait décidemment pas à se servir de son statut pour obtenir ce qu'il voulait.
Plusieurs avenues plus loin, et après être passé devant un café nommé « The Cheetah » parvinrent devant un grand bâtiment gris délavé où une grande inscription indiquait qu'il s'agissait de la patinoire.
Sirius trottina jusqu'à l'entré de celle-ci et posa son arrière train sur le sol, leur signalant qu'il resterait ici en attendant leur retour
-Tu peux venir, déclara Victor avec un mouvement de main désinvolte, personne ne t'en empêchera car tu es avec nous.
Le chien inclina la tête, l'air de ne pas saisir ce que voulait dire le patineur, puis avec un haussement d'épaule typiquement canin, leur emboitât le pas jusqu'aux doubles portes de verre d'où pouvait être aperçut une femme dans la trentaine derrière un comptoir.
Yuuri donna de bref coups contre la vitre tandis que la femme, agacée, levait la tête pour se figer immédiatement, sa bouche et ses yeux s'ouvrant de manière presque comique alors qu'elle faisait un pas tremblant dans leur direction, tellement focalisé sur eux qu'elle en manqua de trébucher.
-Que… comment… bégaya-t-elle une fois la porte ouverte.
-Bonjour ! La salua le russe avec un sourire charmeur, je suppose que tu sais déjà qui nous sommes ?
La femme tenait à deux mains la porte, s'empêchant probablement de défaillir, elle les fixa d'un air vide, puis sembla s'apercevoir que la parole lui avait été adressée.
-Victor Nikiforov et Yuuri Katsuki, répondit-t-elle d'une voix blanche, que faites-vous ici ?
-Nous logons dans le coin, intervint le japonais, serait-ce possible d'utiliser la patinoire avant qu'elle ouvre ? Nous voulons travailler nos routines.
-Bien sûr ! répondit-elle précipitamment, bien sûr ! Même le chien peut venir –Victor envoya un regard significatif à Sirius qui remua la queue- ah ! Victor Nikiforov et Yuuri Katsuki dans ma patinoire, si on me l'avait dit je leur aurais rit au nez ! Je suis Mélissa Thorn au fait.
Elle s'écartât pour les laisser passer et prit les devant marmonnant pour elle-même, les guidant vers la glace.
Elle n'était pas très belle songea pensivement le patineur brun alors qu'il évoluait derrière la femme, des cheveux bruns lisses brillants certes, mais son visage en était tout autre : Si la forme était d'un joli ovale, ce qui le composait ne l'était pas.
Sa bouche semblait molle, trop large, son nez légèrement en trompette et sa silhouette lui évoquait plus celle d'une libellule qu'autre chose.
Perdu dans ses pensés, il ne remarqua pas qu'ils étaient arrivés dans la salle principale, ce ne fut que le halètement de Sirius qui le sortit de ses rêveries.
C'était probablement la première fois que le sorcier voyait une patinoire intérieure, et celle-ci, malgré la façade banale du bâtiment, était tout simplement magnifique :
La glace luisait d'un éclat bleuâtre surnaturel, polie comme un diamant cullinan, reflétant leur visage tel un miroir. Un éclairage dans les tons froids contribuait à l'aspect irréel de la pièce.
-Fantastique, déclara Victor en enfilant déjà ses patins, nous ne pouvions pas demander mieux, vous entretenez vraiment bien cette patinoire.
Flattée, Mélissa rougit avant de faire un pas en arrière pour aller s'assoir dans les gradins, déterminée à observer l'entrainement de ces deux champions.
Le sorcier sous forme animal, quand à lui, se contentât de se coucher à l'entré donnant sur la glace, étant trop petit pour jeter un œil au dessus des rambardes à moins de se lever sur ses pattes arrières, chose éprouvante à la longue.
Pendant ce temps, les deux patineurs se contentaient de simple tour de patinoire, étirant parfois un bras ou une jambe dans le but de s'échauffer.
Du coin de l'œil, Yuuri épiait son fiancé, coach et adversaire pour la saison à venir. Cette année ils avaient minutieusement préparés leurs routines, décidant de tenter le tout pour tout en y incorporant des combinaisons de sauts aussi féroces qu'irréalisables.
Le thème qu'avait choisi Victor pour cette saison était « Life & Love », lorsque le japonais lui en avait demandé la raison, seul un sourire mystérieux avait été sa réponse.
Sa première routine (le « short program ») serait sur la partie « Life » incluant ici une step séquence dynamique qui risquerait de l'épuiser rapidement, mais le russe était prêt à relever le défi.
Il performerait sur la music Ad Vitam Aeternam d'un certain Tom Strandberg et montrerait sa joie de vivre au monde.
Quant-à la deuxième partie « love », le free skate, elle serait sur un amour passionné sous tous les angles et la musique refléterait le thème avec son nom « Eternal love » de Epic drama un compositeur trouvé en surfant sur youtube.
Yuuri, lui, avait opté pour le thème « feeling » ou il exprimerait différents types de sentiments, n'étant pas satisfait par sa dernière prestation d'Eros, il avait de nouveau choisi « le désir » pour son short program, mais cette fois l'ambiance serait moins brut mais plus langoureuse. Sa music serait Mosane de E.S Posthumus.
Par contre pour son free skate… A l'origine il souhaitait le faire sur l'euphorie quelque chose se rapprochant un peu trop du thème de Victor mais il s'en fichait, or désormais, après avoir rencontré Harry il se sentait inspiré.
-Victor, s'écria-t-il soudain, je veux changer le sentiment de mon free skate.
Totalement prit au dépourvu, le russe s'arrêtât net, tournant un regard incrédule vers son fiancé :
-Ce n'est pas un peu tard pour ça ? Tu as déjà totalement chorégraphié le free skate.
-Ca m'est égal, je suis prêt à réinventer ma step séquence s'il le faut, mes sauts resterons les même.
Entre temps, le patineur aux cheveux argentés l'avait rejoins, les bras croisé, il méditait sur cette soudaine décision, après tout ce n'était pas le genre de Yuuri de changer d'avis sur un coup de tête, normalement c'était Victor la girouette du couple.
-Je peux en connaitre la raison ? S'enquit-il posément.
-Avec tous ce qui est arrivé, je me suis rendu compte qu'exprimer de la joie pure ne m'intéresse plus, au contraire, après avoir rencontré les détraqueurs j'ai décidé de crée quelque chose de déchirant mais teinté d'espoir.
Plus loin ils entendirent Sirius gronder furieusement, son ouïe canine ayant dû saisir les mots de Yuuri et, visiblement, il n'approuvait pas que les gardiens d'Azcaban aient pus être une quelconque source d'inspiration pour le japonais.
-Tu es sûr de toi ?
Le brun plantât fermement son regard dans celui de son fiancé.
-Crois en moi, ordonna-t-il en posant une main sur la joue de Victor, tu me fais confiance n'est-ce pas ? Ce free skate sera la représentation de ce que nous avons vécut jusqu'à là avec Harry et ce que nous vivrons, cette routine sera une perpétuelle évolution.
Leurs visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres, leur souffle se mêlait et chacun pouvait détailler l'autre sans en ressentir la moindre gène.
La main du russe se posa sur celle que Yuuri portait à son visage tandis que son autre bras passait autours du bas du dos de son compagnon, les rapprochant encore plus si c'était possible.
-Ce sera magnifique, assura alors l'homme aux cheveux argenté en un murmure, bien sûr que je crois en toi.
Doucement, leurs visages s'inclinèrent et…
-KYAAAA !
… ils se rappelèrent qu'ils n'étaient pas seuls.
Frustré pour Victor, et atrocement embarrassé pour Yuuri les deux se tournèrent d'un même mouvement vers Melissa qui sautait dans tout les sens, un téléphone pointé dans leur direction alors que Sirius laissait pendre sa langue hors de sa bouche, l'air abasourdit.
-Oh, désolée, se reprit la gérante des lieux en s'apercevant que son cri avait brisé le moment, reprenez ou vous en étiez. Ne faites pas attention à moi.
-Finalement ça ira, déclara le japonais en grimaçant, allons Victor, pratiquons.
Ils se séparèrent (au grand regret de Mélissa) et partirent chacun de leur coté s'entrainer aux sauts qui impressionnèrent clairement Sirius à voir comment celui-ci sautait et aboyait lorsqu'ils décollaient et atterrissaient avec succès.
Pendant environs deux heures ils travaillèrent avec acharnement, s'étirèrent comme jamais et chutèrent un nombre incalculable de fois. Habituellement, Victor ne s'entrainait jamais autant pour une saison, mais cette fois c'était différent : Ses meilleurs records, que ce soit en free skate ou short program, avait été battu par les deux Yuri. Cette année décrocher une médaille avec de tel concurrent ne serait pas aisé.
-Aaah, je suis épuisé ! Haletât-il la respiration pantelante, arrêtons-nous là pour aujourd'hui.
-Tu as raison, dit Yuuri en allant prendre sa gourde sur la rambarde, de plus la patinoire va bientôt ouvrir pour le public.
-C'est vrai, intervint Melissa visiblement déçue, mais revenez quand vous voulez !
Avec un dernier hochement de tête, ils sortirent du bâtiment, agitant la main en direction de la gérante qui semblait excitée comme une puce.
Il était quasiment midi, et tandis que Sirius bondissait allégrement à leurs cotés, le patineur brun se demandait comment Mrs Weasley allait réagir en les voyant revenir, après tout le sorcier n'avait pas le droit de sortir et eux même n'avait même pas annoncé qu'ils partaient patiner.
Le numéro 12 ne leur étant plus invisible car ils connaissaient son existence, ils n'eurent pas besoin de lire un quelconque morceau de papier et gravirent les marche du perron avant de sonner.
La porte s'ouvrit sur une Molly Weasley à l'air folle de rage. Sirius geignit et se blottit contre la jambe de Yuuri qui passa machinalement une main dans la fourrure de l'animal, plus par habitude que pour le rassurer. La femme lui faisant face semblait bien trop effrayante pour oser détourner le regard.
Elle n'accordât même pas un coup d'œil aux deux étrangers et se saisit de la peau du cou de l'animagi qu'elle tira à l'intérieur, ignorant les cris de douleur de celui-ci.
-Tu n'es pas censé sortir ! Rugit-elle alors que plusieurs têtes apparaissaient dans le couloir, attirées par le vacarme.
Elle secoua Sirius.
-Inconscient !
-Stop ! Arrêtez, s'exclama Victor en arrachant le chien à la femme, je suis contre la violence faite aux animaux !
-Ce n'est pas un animal, soupira Yuuri à l'arrière, puis plus fort : -Excusez-nous Mrs Weasley c'est nous qui lui avons demandé de nous guider jusqu'à la patinoire, donc si vous voulez blâmer quelqu'un, c'est nous.
Immédiatement, la matriarche sembla s'adoucir et Sirius remercia probablement les cieux que le japonais ressemble à Harry, sinon elle aurait continué à leur faire la morale.
-Ce n'est rien, déclara-t-elle, tu n'as pas à te sentir coupable pour les actes de cet idiot (le chien se recroquevilla), vous avez faim ? Le repas est déjà servit.
Elle leur indiqua le salon d'où dépassaient les têtes d'Harry et compagnie et ils s'y dirigèrent joyeusement (en particulier pour Victor).
Ayant reprit sa forme humaine, Sirius alla s'affaler sur la première chaise qu'il vit, se massant sa nuque endolorie et grommelant des paroles contre la femme rousse.
-Hello Harry, salua Yuuri en entrant, bien dormit ?
-Très bien merci, vous avez été à la patinoire ?
-Oui, répondit l'animagus en intervenant, c'était incroyable ! Je vous jure, ils ne sont pas humains pour faire des bonds pareil sur de la glace !
Yuuri rit nerveusement alors que son fiancé gonflait fièrement le torse : Les sorciers, excepté Hermione, se jetèrent des coups d'œil perplexes.
-Des sauts ? Sur de la glace ?
-Yep, fit l'évader d'Azcaban, et en même temps ils tournaient je ne sais pas combien de fois sur eux même, mais vraiment rapidement je n'aurais jamais crû que c'était possible.
-Ce sont des Lutz, loops, shalchow, flip et axels, soupira Hermione, je t'envi tellement ! J'aurais voulu les voir !
-Peut-être une prochaine fois ? Proposa le japonais, nous y retournons demain.
Les yeux des sorciers s'éclairèrent avant que la jeune fille aux cheveux bruns ébouriffés n'écrase leurs espoirs :
-Impossible, dit-elle, nous n'avons pas le droit de sortir jusqu'à la rentré, Maugrey et Mrs Weasley nous tueraient sinon.
-Merci maman, grognèrent Fred et George avec sarcasme.
-C'est ridicule ! La patinoire est juste au bout de la rue !
-Je sais, soupira Harry, bienvenu dans ma vie…
Yuuri et Victor se jetèrent un regard commun, les sourcils froncés.
-Au fait, intervint de nouveau Sirius, j'ai rêvé ou tout à l'heure vous alliez vous embrasser ?
Un silence embarrassant s'installa et les deux patineurs se remémorent, avec frustration, l'interruption de leur baiser.
-J'ai raté ça ! Hurla soudain Hermione d'une voix perçante en les surprenant, pourquoi dieu !
-Hermione ? S'étrangla Ron alors que son amie pestait furieusement.
-Si tu veux Hermione, nous pouvons nous embrasser maintenant.
-Victor !
La jeune fille se tourna brusquement vers eux les yeux remplis d'étoile alors que Fred et George se mettait à scander « Un bisou ! Un bisou ! », seul Ron ne semblait pas partager leur enthousiasme.
Malheureusement, Mrs Weasley choisi ce moment pour arriver, les bras charger de nourriture et l'incident fut clos aussi vite qu'il avait commencé.
…..
Les jours qui suivirent furent plus ou moins calme (sauf lorsque Victor et Yuuri découvrirent la S-A-L-E, association qu'Hermione avait crée pour libérer les elfes de maisons), les adolescents et adultes ne travaillant pas ou étant en mission étaient chargés de nettoyer la demeure des Black et grâce à cela les deux patineurs purent se familiarisé avec le monde magique, en particulier avec les nuisibles et parasites peuplant la maison.
Le japonais eut d'ailleurs la peur de sa vie en ouvrant une armoire à l'aspect innocent qui tenta de l'avaler, depuis, il était tout le temps sur ses gardes, au contraire de son compagnon qui lui s'émerveillait de tout.
Ils avaient par exemple découvert les doxies, les parasites en question, petits insectes avec des crocs vivant dans les vieux rideaux du salon qu'ils avaient dû déloger.
Victor, Fred et George s'étaient amusés comme des fous.
D'ailleurs tout le monde adorait l'homme aux cheveux argentés, même Ron en était venu à le trouver hilarant.
Yuuri quant-à lui était aussi apprécié que son fiancé mais bien plus discret, il avait découvert récemment la bibliothèque des Black où il passait la plupart de son temps libre, se renseignant autant que possible sur le monde magique partageant ces information avec son compagnon dans le but de pouvoir s'adapter à la magie. Pour Harry.
Car malgré les obstacles à franchir, le patineur brun conservait le maigre espoir de pouvoir obtenir la garde de son cousin et quoi de mieux que de connaitre les maximum de choses sur l'univers magique pour l'avoir ?
Grace à ces livres, il avait pu examiner les lois sorcières, se rendant compte avec horreur que le traité de loi de 1850 différait à peine avec celui du XXIème siècle à part pour l'interdiction d'avortement qui y avait été ajouté.
Scandalisé, il en avait parlé avec Hermione qui avait secoué la tête lui expliquant que le nombre de sorcier dans le monde était minime et en baisse depuis le XVIème siècle, donc les enfants étaient précieux et demandés.
-Et s'il y a un viol ! S'était exclamé le japonais effaré.
La sorcière avait reniflé dédaigneusement :
-Une sorcière ne peut soi-disant pas tomber enceinte si elle ne le désire pas, c'est prouvé « magiquement ».
Simone Veil devait probablement se retourner dans sa tombe. Et pas qu'une fois.
En concluant que le gouvernement sorcier devait probablement être dirigé par les « Sang-pur » -familles sorcières depuis des générations- apparemment aussi conservateurs qu'extrémistes, l'inquiétude de Yuuri face au jugement d'Harry grandissait de plus en plus tandis que ses espoirs d'un procès équitable diminuaient considérablement.
Il avait comprit de nombreuses choses et en avait été horrifié, Victor lui avait d'ailleurs confié en secret qu'il pouvait émettre l'hypothèse que le gouvernement sorcier soit, en réalité, dirigé par une dictature : Il n'y avait un seul journal officiel La Gazette du sorcier et celle-ci était apparemment à la botte du ministère de la magie au vu de comment elle dénigrait Harry. Et cela sans parler de son déni à accepter le retour de Voldemort.
Yuuri imaginait déjà comment serait leur société à eux s'ils imitaient celle sorcière : « Ah bon ? La Corée de nord à la bombe H* et veut tous nous faire sauter ? Mais noooon, nous sommes Cartésien, nous pouvons donc douter de cette affirmation à l'air frauduleuse. »
Aller à la patinoire était désormais plus pour se vider l'esprit que pour s'entrainer.
Il s'était aussi rendu compte qu'aller voir Buck, l'hippogriffe de Sirius vivant dans l'ex chambre des parents de celui-ci, avait le même effet apaisant.
La première fois qu'il avait vu l'animal fantastique, il s'était de suite rappelé du livre sur les créatures magiques d'un certain Norbert Dragonneau qu'il avait lut la veille et avait su comment se comporter face à l'hippogriffe. Bien lui en avait prit, Buck piaffait et était sur le point de lui arracher la tête.
Il lisait beaucoup de chose dans cette bibliothèque, mais ce qui le passionnait autant que la créature magique (Victor, lui, dévorait les livres sur les dragons et autres créatures particulièrement dangereuses et mortelles) étaient les ouvrages sur les potions. Etrangement Harry et Ron avait grimacés lorsqu'il s'était extasié sur les ingrédients aux vertus curatives.
Finalement après plusieurs journée de ménage et d'entrainement seuls dans la patinoire de Melissa Thorn, le jour J arriva enfin avec toute ses inquiétudes et angoisses allant avec.
Pour l'occasion, les deux patineurs s'étaient mit sur leur 31, Yuuri avait même troqué ses lunettes bleues contre des lentilles et repoussé ses cheveux en arrières comme pour une prestation de patinage.
Lorsqu'ils descendirent les marches, ce fut pour être accueilli par la famille Weasley au complet ainsi qu'Hermione, Sirius et Harry qui se faisait torturer de manière « capillaire » à voir comment Molly Weasley tentait de dompter ses cheveux sans succès.
-Vous n'êtes toujours pas prêt ? Dit Victor alors que toutes les têtes convergeaient dans leur direction.
Il eut un grand silence.
-T'es qui, lâcha finalement Ron en direction de Yuuri qui se montra du doigt, interloqué.
-Moi ?
-Yuuri ?!
-Oh mon dieu ! Hurla Hermione rappelant soudains une fan hystérique, c'est génial ! Je croyais que tu ne montrerais jamais ta version « éros » !
-Version « éros » ? répétât Arthur Weasley, qu'est-ce que c'est que ça ?
-Quand il devient super séduisant comme maintenant ou qu'il patine, mais comme vous n'avez jamais vu ça vous ne pouvez pas comprendre.
Les sorciers se jetèrent des regards de pur incompréhensions tandis qu'en arrière plan la brune s'extasiait avec Victor qui proclamait haut et fort à quel point il avait de la chance d'avoir un fiancé aussi mignon que sexy.
-Dites… Déclara soudain Ginny en examinant attentivement Harry, vous pensez qu'Harry serait aussi classe avec ses lunettes en moins et cheveux tirés en arrières ?
….
L'heure du départ vint finalement, et après des mots d'encouragement les quatre hommes sortirent dans la rue et entamèrent le voyage en direction de la rame de métro qui les mènerait au centre de Londres.
Le russe du groupe leur avait proposé d'appeler un taxi, mais Mr Wealsey avait décliné l'offre déterminé à emprunter les moyen les plus « moldu » possible.
Entre-temps, Yuuri se contentait d'observer son cousin anglais, pale comme un linge, qui prenait de grandes inspirations les yeux hantés.
Des tas de travailleurs à l'expression maussade se pressaient dans l'entré du métro tel une masse de moutons à la laine grisâtres. Ils s'y engouffrèrent à leur tour et le sorcier roux pus se pâmer devant les distributeurs de billets automatiques.
-C'est tellement ingénieux, dit-il presque ému.
-Ils sont hors d'usages, déclara Harry en désignant une pancarte jaune.
-Ingénieux tout de même !
Victor proposa d'aller chercher des billets et ils descendirent sur les quais, empruntèrent un métro dont les roues produisait un grincement aigu puis sortirent dans une petite rue de Londres où, plus loin, caché du regard, une cabine téléphonique à la peinture rouge écaillé pouvait être vue.
-Allons, murmura Mr Weasley, pressons-nous, pas une minute à perdre, l'audience commence dans une heure.
Il les guida vers la cabine et poussa Harry dedans avant de tenter de faire de même avec les deux patineurs.
-Que diable faites-vous ! Siffla Victor clairement contrarié, nous sommes censé aller au ministère de la magie, je ne vais pas vous expliquer le fonctionnement d'une cabine téléphonique maintenant ! Elle est hors d'usage de plus.
-Mais non ! S'impatientât le sorcier en s'arc boutant contre le russe qui ne bougea pas d'un centimètre, c'est l'entré secrète du ministère.
-Dans une cabine téléphonique puant l'urine ?
-A propos d'urine si tu veux il y a celle dans les toilettes ou tu dois mettre les pieds dans la cuvette et tirer la chasse pour y accéder.
-Entrons dans cette cabine !
Le russe se saisi du bras de son fiancé qu'il tira à l'intérieur se faisant aussi petit que possible alors que Weasley refermait difficilement la porte.
Il joua des coudes (en mettant un par la même occasion dans le visage d'Harry) et s'empara du combiner avant de se mettre à taper un numéro :
-6-6-6, marmonnait-il en même temps, 9-9-9…
Une fois son doigt retiré du cadrant, une voix froide féminine s'éleva dans la cabine les prenant par surprise : Elle ne venait pas du combiné que Mr Weasley tenait mais résonnait autours d'eux.
-Bienvenu au ministère de la magie, déclara-t-elle, identifiez-vous.
-Arthur Weasley du bureau de détection et de confiscation des faux sortilèges de défense et objet de protection, Harry Potter qui va à son audience et Victor…
-…Nikivorov et Yuuri Katsuki, acheva le russe.
-Bien, dit la voix, attendez quelques secondes…
Il eut un bruit métallique et une petite trappe s'ouvrit sous le combiné et quatre badges y tombèrent.
Leur nom y était indiqué ainsi que la raison de leur venue, puis à peine les avaient-ils épinglés, que le sol se mettait à vibrer et que le plancher s'enfonçait dans le sol.
Harry et Yuuri s'accrochèrent mutuellement l'un à l'autre, jusqu'à que la cabine-ascenseur s'ouvre sur un spectacle que les deux patineurs ne se seraient jamais attendu à voir :
Au-dessus de leur tête volaient des tas d'objet tel du papier, plié en origami divers, fonçant à toute allure vers des destinations inconnues.
Des centaines de personnes s'activaient dans la grande salle d'où une verrière immense était présente en guise de plafond tandis qu'au mur s'alignaient des centaines de cheminés où dans une gerbe de feu vert des personnes jaillissaient ou bien disparaissaient.
Ils étaient tous vêtus de longue robes pour la plupart noire et un couvre-chef pointu pour certain, ils transportaient tout sortes d'objet allant de la baguette magique typique à une énorme cage d'où s'échappait d'étrange barrissement qu'un sorcier rondouillard faisait léviter à sa suite.
Mais ce qui se détachait le plus était l'imposante fontaine où une statue en or, représentant une sorcière, un sorcier, un centaure se cabrant et un elfe de maison soumit à leur pied, (Victor et Yuuri grognèrent) trônait.
-Suivez-moi, ordonna Mrs Weasley, faites attentions à ne pas vous perdre.
Obéissant, ils slalomèrent entre les travailleurs et parvinrent devant un bureau où un homme dans la soixantaine examinait des baguettes, la lèvre basse proéminente et ses yeux quasiment invisible sous de lourdes paupières.
-C'est la sécurité, indiqua Mr Weasley alors que le vigile levait les yeux de son édition de La Gazette du sorcier.
-Baguette, croassa le sorcier d'une voix lasse en tendant une main décharné.
Le père de Ron fut le premier à la donner et après quelque seconde ou l'employé l'examina, elle lui fut rendue. Vint ensuite celle d'Harry qu'il observa plus longuement avant de la ranger dans un tiroir de son bureau.
-Vous la récupérerez peut-être si les charges contre vous sont abandonnées, dit-il en montrant le badge de l'adolescent ou le mot « audience » se détachait tel un numéro d'immatriculation de prisonnier.
Le jeune homme grimaça alors que le sorcier se tournait vers Yuuri et Victor fronçant les sourcils en voyant leur accoutrement et nationalité étrangère.
-Baguette.
-Moldu, répliqua aussitôt Victor avec un tel manque de tact que Yuuri soupira.
Les yeux du sorcier clignèrent, puis s'écarquillèrent lui donnant l'air d'un hibou effarouché :
-Par Merlin ! Clama-t-il en claquant ses mains sur son bureau, que font-ils là ! J'appelle la sécurité et les Oubliators !
-Pas besoin, dit précipitamment Mrs Weasley en agitant les bras, ce sont de la famille d'Harry et de précieux témoin pour l'audience
L'homme se calma, envoyant tout de même un regard suspicieux en direction du roux qui lui sourit nerveusement
-Bien, grogna-t-il, allez-y, mais juste une chose : On ma chargé de vous dire que l'heure de l'audience ainsi que la salle avait été modifié.
-Quoi ?!
Harry eut l'impression qu'une pierre lui tombait dans l'estomac.
-Quand ? S'enquit-il la gorge sèche.
-Oh, répondit le sorcier dissimulant à peine un sourire railleur, dans dix minutes je crois… A la salle numéro dix.
Sans perdre une seconde, ils emboitèrent le pas à Mr Weasley aussi vite que possible, d'après le sorcier, la salle numéro dix se trouvait au dernier étage souterrain, il était facile de comprendre que les juges ou quelque soit leur nom dans le monde sorcier, voulaient qu'Harry fasse mauvaise impression en arrivant en retard.
Les couloirs défilaient dans un flou gris alors qu'ils se mettaient à courir pour s'engouffrer dans un ascenseur atypique où un elfe de maison servait de liftier.
Ils étaient seuls excepté les papiers volant tournoyant autours d'eux. L'elfe s'inclina :
-Ou Messieurs désirent aller ? S'enquit-il d'une voix fluette.
-Au dernier étage, ordonna le sorcier roux, le plus vite possible.
-Bien monsieur, gazouilla l'elfe en enclenchant un levier qui, immédiatement, provoqua un sursaut brusque de l'appareille qui se précipita à une vitesse vertigineuse dans les entrailles de la terre.
Dire que Yuuri et Harry ne manquèrent pas de faire une crise cardiaque aurait été un mensonge, l'ascenseur allait bien trop vite selon eux.
Les portes s'ouvrirent dans un grincement qui aurait pu être décrit comme funeste et leur course effréné reprit, mais cette fois dans de sombres couloirs aux allures de cachots éclairés par des torches enflammé.
Sur plusieurs mètres, ils coururent à en perdre halène pour finalement déraper devant une imposante porte en bois de chêne. L'air nullement essouffler comme ses compagnons, Yuuri posa une main sur le bâtant de celle-ci pour aussitôt se faire arrêter par Mr Weasley :
-Stop, haletât-il, vous entrerez seulement quand les témoins seront appelés.
-Mais Harry est mineur ! Protestât le japonais.
-Il devra se débrouiller seul en attendant Dumbledore, malheureusement je dois vous laissez, mon travaille m'attend.
Avec un regard d'excuse, l'homme tourna les talons et repartit en direction de l'ascenseur les laissant tout trois livrés à eux-mêmes dans un environnement clairement hostile.
Harry prit une grande inspiration et se tourna vers les deux adultes, les épaules tendues et un sourire forcé aux lèvres.
-Je suppose que je dois y aller donc… dit-il d'une voix faible.
-Oh, Harry, soupira Yuuri, pas besoin de faire bonne figure si tu ne veux pas… Je ne suis jamais gêné pour afficher ma nervosité avant d'entrer en scène.
-Il a raison, approuva Victor avec un ricanement, une fois il s'était même mit à pleurer et me hurler dessus en même temps.
Peu heureux que son fiancé ressasse ce genre de souvenir, le japonais le fusilla du regard. C'était d'ailleurs de la faute du russe s'il s'était mit à sangloter à la coupe de Chine, quel coach digne de ce nom dirait à son élève qu'il arrêtait de l'entrainer s'il échouait ?
Un petit gloussement le sortit de ses pensés et il vit son cousin aborder un air amusé bien que toujours pâle.
Prit d'une impulsion, le brun étreignit brièvement Harry qui le fixa avec de grand yeux, les lunettes de travers alors que Victor s'amusait le décoiffer rendant à ses cheveux leur état ébouriffé habituel.
-Voila, dit le patineur en retirant sa main, Harry Potter n'est pas Harry Potter quand ses cheveux sont aplatit.
Le jeune sorcier rit pour de bon, l'ambiance chaleureuse que Yuuri et Victor dégageait l'atteignant de plein fouet, il se sentait mieux désormais.
-J'y vais déclara-t-il les yeux brillant de détermination.
Il entra dans la salle.
….
Les torches enflammées crépitaient de temps à autre, laissant parfois échapper quelques braises qui s'éteignaient avant même de toucher le sol.
Voila à peine dix minutes qu'Harry avait pénétré dans la chambre d'audience mais Yuuri s'inquiétait déjà, faisant les cents pas sous les yeux de Victor où les flammes se reflétaient.
Soudain, il eut un bruit de pas, provoquant l'arrêt net du patineur qui se tourna vers le fond du couloir. Le russe se détacha du mur où il était appuyé et scruta la forme qui s'avançait vers eux, les long pend de la robe qu'elle portait trainant au sol.
Bientôt, ils purent voir le vieil homme le plus original qu'ils aient jamais croisé marcher dans leur direction, sa longue barbe blanche descendant jusqu'à sa taille se balançant à chaque pas.
Il portait des lunettes en demi-lune, avait un nez tordu comme si celui-ci avait été cassé plusieurs fois et portait une longue robe typiquement sorcière dorée brillant de mille-feu où des oiseaux –des phénix reconnu Yuuri- voletaient sur toute la longueur de l'habit. Ses cheveux, à l'image de sa barbe étaient longs et retenu par un ruban bleu. Impossible de voir si son front était dégarnit à cause du chapeau pointu qu'il portait.
Et derrière lui, avançant en retrait, une petite bonne femme que les patineurs reconnurent comme Mrs Figg le suivait les yeux rivés au sol.
-Vous devez-être Yuuri et Victor, déclara le vieux sorcier une fois à leur hauteur, je suis le professeur Dumbledore directeur de l'école d'Harry, Poudlard.
-Enchanté, répondit le japonais en s'inclinant, j'aurais souhaité m'entretenir avec vous sur certaines choses mais ce n'est pas le moment.
-En effet, soupira Dumbledore, je tiens d'abords à vous remercier d'être venu, vous serez appelé dans quelques instant pour témoigner après Mrs Figg soyez prêt, sur ce…
Il les salua d'un bref mouvement de tête, ouvrit la porte et disparut dans la salle d'audience.
-Que penses-tu de lui, demanda après un long moment Victor à son fiancé, ignorant totalement Mrs Figg.
Yuuri haussa les épaules :
-Il ne m'a pas l'air méchant, juste vieux.
A cette mention, la seule femme présente redressa la tête, l'air soudain outrée :
-Vous… commença-t-elle d'une voix forte avant que la porte de la salle ne s'ouvre sur un jeune homme roux à lunettes l'interrompant.
-Mr Figg, dit-il, veuillez venir témoigner.
La femme déglutit, oubliant totalement le sermon qu'elle comptait faire aux deux patineurs, et suivit sans un mot le sorcier à l'intérieur.
De nouveaux seuls, Yuuri et Victor purent reprendre leur conversation :
-Vieux hein… Tu as probablement raison, c'est donc lui que nous devrons convaincre pour obtenir la garde d'Harry…
-Il est obligé, affirma le japonais, ma sœur, ma mère et moi sommes la meilleurs protection qu'il puisse obtenir grâce au sang qui coule dans nos veines…
-Hein ?
Le brun se tourna vers son fiancé, les sourcils froncés.
-Nous en avons parlé, dit-il, tu sais cet acte d'amour qu'à été le sacrifice de Lily Potter et qui donne à Harry un semblant protection s'il est au coté d'une personne ayant le même sang, de la famille par conséquent même si elle est éloigné.
-Euh… J'ai oublié ?
-Victor…
Heureusement pour Victor, il n'eut à encourir les foudres de son fiancé car la porte s'ouvrit une seconde fois et Mr Figg en sortit, l'air anéantie alors que les deux patineurs étaient invités à entrer.
Ce qu'ils firent avec plus ou moins d'appréhension.
La salle était ronde et pourvue d'estrades en bois où de nombreux sorciers étaient amassés tous vêtu de la même façon excepté pour quatre d'entre eux : Le roux leur ayant ouvert la porte, un petit homme sur un siège en évidence portant un chapeau melon vert qu'il triturait sans cesse, une femme à l'allure de crapaud à ses cotés portant uniquement du rose (Victor failli s'étrangler en l'apercevant mais Yuuri lui écrasa le pied avant) et une sorcière qui semblait être la juge portant une robe noir où une sorte de badge rouge semblait y être épinglé.
Au centre de la salle, une grande chaise où des chaines pendant était visible et Harry y était assis. Le pauvre enfant était traité comme un criminel songea le japonais avec déplaisir. A ses cotés, dégageant une aura de sagesse : Dumbledore se tenait.
Ils s'avancèrent lentement, leur pas claquant contre le sol poussiéreux et se postèrent aux cotés du survivant, ignorant les murmurent les suivant.
Harry leur jetât un regard fuyant et ce fut tout ce qu'ils avaient besoin pour comprendre que l'audience ne tournait pas en la faveur de l'adolescent.
Yuuri ferma les yeux, forçant les battements frénétiques de son cœur à se calmer : L'impression d'être un animal entrant dans une arène où il serait forcé de combattre se faisait sentir. Ici, il n'était même pas un gladiateur combattant sous les yeux d'humains mais une autre créature, étrangère au monde magique.
-Identifiez-vous, déclara la juge ses court cheveux brun lui tombant dans les yeux.
-Victor Nikiforov et Yuuri Katsuki le cousin éloigné d'Harry, répondit Dumbledore à leur place.
Les deux patineurs sursautèrent, plissant les yeux au culot du directeur : Ils avaient certes deviné que ce n'était pas en manque de respect envers leur personne mais celle des membres du jury, or cela restait tout de même déplaisant.
-Nous sommes moldus, ajoutât Victor pour ne pas être en reste.
Des couinements et halètement de surprises retentirent.
Harry se crispât.
-Des moldu ! Tonna alors le sorcier au chapeau melon en se levant, une cracmol ne suffisait pas ? Ces moldus sont aussi ceux ayant vu les détraqueur ?
-Monsieur le ministre, intervint la sorcière rose d'une voix de petite fille, les moldus ne peuvent pas voir les détraqueurs.
-Mais ils peuvent les sentir, dit un sorcier quelconque dans l'assemblé.
-Messieurs Nikiforov et Katsuki descendent apparemment de cracmol, coupa une seconde fois le directeur de Poudlard, voila pourquoi ils peuvent les voir.
Cette fois ce furent des grognements qui se firent entendre.
-Silence ! S'exclama la juge.
-Mais Mrs Bones, voulut protester le ministre en tendant un bras dans leur direction, des moldus dans le ministère même s'ils peuvent voir des créatures magiques c'est…
-Mr Fudge, coupa la dénommé Bones agacé, c'est toujours moi qui suis la juge de ce tribunal ici. Rasseyez-vous.
L'homme obtempéra de mauvaise grâce.
-Alors, reprit la sorcière les yeux sur les non-mages, pouvez-vous nous décrire les détraqueurs et leur effet ?
-Bien sûr, dit Victor avec un sourire aimable en entreprenant de leur expliquer, avec de brèves interventions de Yuuri, l'attaque des gardiens d'Azcaban ainsi que leurs effets néfastes.
Après son monologue, tous rentèrent silencieux, puis comme prévu Fudge prit la parole :
-Et vous voulez que nous croyons cela, ricana-t-il imité par quelques personnes, des moldus descendant de cracmol pouvant voir les détraqueurs ? Ridicule ! Et même si vous pouviez en ressentir les effets, ils auraient pu vous être décrits dans des livres ou par Dumbledore ici présent.
-Quel horrible personnage, murmura Yuuri en frissonnant à l'oreille d'un Victor au regard froid.
-Quel intérêt y aurait-il à mentir ? Dit Mr Bones de sa voix tonitruante, je trouve au contraire que Mr Nikivorov et Katsuki ont parfaitement décrit leur effet.
-Bien sûr, renifla le ministre, des détraqueurs se baladant dans la banlieue est une histoire tout à fait crédible ! Ils demeurent à Azcaban et y restent !
-Peut-être sont-ils moins sous votre control que vous pensez ?
Toutes les têtes se tournèrent vers Victor qui adressa un sourire aimable à l'assemblé désormais scandalisé.
Harry et Yuuri retinrent une soudaine envie de se mettre à sangloter, comment le russe croyait-il qu'ils allaient s'en sortir s'il insultait –d'une manière plus ou moins subtile- le ministre de la magie ?
Le visage de celui-ci abordait déjà une teinte rappelant sans mal les tomates trop mur et il ouvrit la bouche… Pour immédiatement être coupé par la juge.
-Ne polémiquons pas davantage, déclara-t-elle en parcourant des yeux la salle, je propose de ne pas s'éterniser et en finir dès maintenant.
-Quoi !
-Qui est pour abandonner les charges ?
-Vous plaisantez Mrs la juge ?!
-Je ne plaisante pas Monsieur le Ministre, alors… Qui est pour abandonner les charges ?
Un ange passa ou personne ne sembla saisir ce que Mrs Bones proposait puis une à une, les mains se levèrent jusqu'à que plus de la moitié de la salle ait le bras en l'air.
Les deux patineurs en furent plus que stupéfaits : Rien n'aurait pu laisser présumer avec les moqueries du ministre qu'autant de sorciers seraient du coté du survivant.
-Qui est pour le renvoi ?
Seul une douzaine de main se levèrent.
-Les charges sont donc abandonnées.
Victor applaudit, Yuuri et Harry soupirèrent, un poids en moins sur leur épaules : ils se sourirent.
-Attendez ! S'exclama soudain le ministre alors que la plupart des sorciers se préparaient à partir, ces moldus ont témoignés, maintenant ils doivent être soumit à un sortilège d'oublis, ils n'appartiennent pas à notre monde.
Horrifié, le survivant jetât un regard mi-paniqué mi-suppliant à Dumbledore qui ne s'attendait visiblement pas à ce genre de déclaration.
-Oh que non !
A la surprise générale, ce ne fut pas Victor qui avait une énième fois ouvert la bouche mais Yuuri qui fusillait du regard Fudge, les mains sur les hanches.
-Je suis de la famille d'Harry ! Reprit-il en provoquant encore plus d'expression surprise, personne ne se serait attendu à ce que ce jeune adulte à l'air doux puisses prendre la parole ainsi. Le survivant en était le premier choqué.
-Pardon ? Bredouilla le ministre.
-Auriez-vous des problèmes d'auditions Monsieur le Ministre ? Déclara sèchement le japonais, dois-je vous rappeler que la famille moldu à le droit de connaitre l'existence de la magie ?
-La famille proche, rétorqua Fudge furieux en tapant du poing sur sa table et renversant par la même occasion l'encrier sur ses notes, le reste est tenu de rester dans l'ignorance ! D'ailleurs Mr Nikiforov ne partage même pas le même sang que Mr Potter ici présent.
Le sorcier afficha alors un air victorieux, sûr de son argument. Mais le patineur ne semblait pas avoir dit son dernier mot :
-C'est mon fiancé !
Un coassement étranglé venant de la sorcière rose se fit entendre. Elle n'était pas la seule : D'autres personnes avaient l'air tout bonnement dégoutés.
-Vo… Votre fiancé, haletât le ministre en rassemblant frénétiquement ses notes humides, se couvrant les doigts d'encre par la même occasion.
-Oui, mon fiancé.
Yuuri s'était changer en une personne complètement différente, il débordait d'un charisme qui n'avait rien à envier à Victor et fixait droit dans les yeux le sorcier au chapeau melon. Harry se demanda même si son cousin ne souffrait pas trouble de la personnalité mais l'air de contentement visible sur le visage du russe à ses cotés lui assura que non.
-Même ! Reprit Fudge une fois le choque passé en laissant ses notes humides à son assistant –le sorcier roux à lunette leur ayant ouvert la porte- même si Dumbledore vous autorisait à avoir sa garde, vous restez des moldus : Inapte à vous adaptez à notre société.
Mrs Bones fronça les sourcils depuis son estrade tandis que les yeux de Yuuri brillaient soudain dangereusement et que l'air autours de lui semblait s'alourdir.
-Inapte à s'adapter ? Répétât-il sa voix vibrant de colère contenue, laissez-moi vous prouvez le contraire !
-Et comment ? Le railla le sorcier.
-Les anglais aiment les paris n'est-ce pas ?
Cette déclaration les laissa tous perplexe.
-Ou voulez-vous en venir ?
-Parions, annonça sans la moindre once de tact le japonais, un doigt pointé sur le ministre : -Si nous ne réussissons pas à nous adapter à votre société vous pourrez nous « oublietter » ou quelque soit le terme.
-Yuuri ! S'écria Harry éberlué.
Il se fit complètement ignorer et Victor posa un doigt sur ses lèvres avant de lui envoyer un clin d'œil.
-…Par contre, poursuivit le patineur brun en abaissant sa main, si nous nous adaptons sans broncher, la garde d'Harry nous reviens quoique Dumbledore en dise.
Si le directeur parut étonné, il ne le montra pas, ses yeux brillants derrière ses lunettes en demi-lune. Quant-à Fudge, il paraissait en avoir perdu ses mots autant que les autres sorciers.
-Voila quelque chose d'intéressant, s'exclama alors Bones avec un grand sourire, je propose donc de faire ce « test » à Poudlard sur une année ! Qu'en pensez-vous professeur Dumbledore ?
-Je n'ai rien à y dire, je serais plus que ravi d'être le juge impartiale de ce paris qui, j'en suis sûr, entrera dans l'histoire.
-Je n'ai pas encore donné mon accord ! Rugit le ministre qui présentait désormais une ressemblance assez frappante avec une betterave.
Mais à leur grande surprise, la sorcière à l'allure de crapaud se tenant depuis le début à ses cotés se pencha et murmura des paroles inaudibles à l'oreille de Fudge dont un sourire mauvais naquit sur ses lèvres.
-Très bien, déclara-t-il finalement, je suis d'accord. Vous pouvez tous disposer.
Et sans un mot de plus, le ministre récupéra ses affaires et sortit, son assistante et assistant roux à sa suite.
Alors que les dernières personnes partaient, Yuuri, la respiration lourde, se précipitât vers la sortie abandonnant Dumbledore, Victor et Harry qui semblait dans un état second.
-Qu'est… Qu'est-ce que c'était que ça ? Bégaya-t-il.
-Yuuri quant-il est énervé, gloussa le russe avant de jeter un coup d'œil en arrière où se tenait toujours Dumbledore :
-Alors comme ça vous nous accueillerez dans votre école ?
-Bien sûr, dit le vieil homme, j'étais septique à l'origine sur votre compagnon mais je dois vous dire qu'il est vraiment… Surprenant. Félicitation pour vos fiançailles au passage.
-Merci, répondit Victor, mais je devrais vous avertir que nous sommes des patineurs professionnel et avant donc par conséquent une carrière donc…
-…Vous quitterez parfois l'école, acheva Dumbledore pour lui, ne vous inquiétez pas de cela, je trouverais aussi un moyen de mettre une patinoire à votre disposition.
Satisfait, l'homme aux cheveux argenté hocha la tête, tendant une main à Harry pour le tirer de son siège, or à peine avait-il fait volte face qu'il se figeait à nouveau.
-Vous n'avez rien à dire à propos de la garde d'Harry ?
-Ce très cher Yuuri à quasiment le même sang qu'Harry, répondit le directeur, de plus il en est de même pour sa sœur et mère d'après la lettre de l'ordre… Etre avec vous serait préférable que d'être chez les Dursley je suppose.
-Professeur ! S'écria le survivant incrédule.
Avec un dernier sourire et une promesse de se retrouver à Poudlard il sortit les laissant livrés à eux même.
-Bon, dit Victor en attrapant l'adolescent par les épaules, allons retrouver mon chéri, tel que je le connais il doit être en train de se lamenter quelque part…
Toujours dans un état végétatif, Harry se laissa trainer par le russe jusqu'au couloir, où, conformément aux prévisions du patineur, Yuuri se frappait la tête contre le mur de pierre se lamentant bruyamment sous les yeux confus de Mr Weasley qui venait probablement d'arriver.
-Allons Yuuri ! S'exclama joyeusement Victor, ne fait pas cette tête ! Tu viens juste de rabattre le caquet à un haut homme politique !
Seul un « je veux mouriiiiiiiiiir » étouffé par le mur lui répondit, nullement découragé, le russe caracola autours de son fiancé tandis que Mr Weasley s'approchait du survivant toujours dans une dimension parallèle.
-Qu'est-ce qui s'est passé ? Interrogea-t-il en un murmure, je sais que les charges ont été abandonné mais pourquoi Yuuri à-t-il une réaction pareille ? Traditions moldue ?
-Eh bien… commença le jeune homme pendant que le patineur russe réconfortait son compagnon peu réceptif.
…..
Il fallut au moins un quart d'heure pour calmer le japonais et lui assurer que s'être mit le ministre d'une société entière à dos n'était pas aussi grave qu'il le pensait. Une fois chose faite ce fut à Harry de le rassurer en affirmant qu'il ne lui en voulait pas pour ce qu'il avait fait et que, oui, il savait qu'habituellement il ne pariait jamais
Sur le chemin du retour, ils croisèrent de nouveau Fudge accompagné de Lucius Malefoy qui parut très étonné de s'apercevoir qu'une certaine tension montait entre le ministre et un petit asiatique brun. Pour une fois, lui et Mr Weasley ratèrent une occasion de se disputer.
Finalement, ils repassèrent dans l'atrium bondé, récupérèrent la baguette d'Harry et sortirent du ministère par la même cabine téléphonique.
Désormais le survivant souriait sincèrement et plaisantait allégrement avec son cousin japonais toujours un peu crispé, le complimentant sur à quel point il avait été génial tandis que leur accompagnateur sorcier s'extasiait devant les panneaux d'affichage du métro pour la seconde fois.
-Sérieusement, disais le survivant une fois dans un wagon, tu étais incroyable !
-Ne m'en parle pas, gémissait le brun en enfouissant ses mains dans son visage, maintenant on risque de se faire effacer la mémoire si on ne s'adapte pas… En plus ce qu'à chuchoté cette femme à l'oreille du ministre pour le faire changer d'avis ne dois pas être de très bonne augure pour nous…
-N'y pensons pas pour le moment.
-Yuuri ! s'exclama alors soudainement Victor en levant son portable, extatique. –Regarde !
-Victor, grogna le japonais en roulant des yeux, si tu veux me montrer le post de Pitchit disant qu'il veut conquérir le monde avec une armée d'hamsters je t'annonce que je l'ai déjà vu !
-Mais non ! Je te parle d'un message.
Curieux, il s'empara du téléphone, sortant ses lunettes qu'il avait rangé dans son costar et jetât un œil à l'écran.
Un immense sourire fleurit sur son visage alors que la même expression se reflétait sur le visage de son fiancé.
-Yurio et Otabek viennent d'atterrir à Londres, déclara Victor excité, et ils veulent nous voir !
…
*Selon notre ami wikipédia, une bombe H est 1000 fois plus puissante que « little boy » la bombe lâché sur Hiroshima. La Corée du nord en a réellement et à fait un essai le 6 janvier 2016, je crois qu'elle en a fait aussi un autre ce septembre.
Voila donc pour ce chapitre !
-Que ce passera-t-il avec Yurio et Otabek ?
-Rencontreront-ils Harry et compagnie ? Ou bien rencontreront-ils la magie ?
-Comment Yuuri gérera la pression de s'être mit à dos le gouvernement sorcier ? (Sauf certain dont Amélia Bones qui l'avait tout simplement trouvé « sassy »).
-Oui. Dumbledore n'est pas un enfoiré dans ma fic, j'ai toujours adoré ce personnage malgré ses défauts. (Pas de tomates dans la gueule please)
-Kiki obtiendra-t-elle un collier anti-aboiement comme mon chien ? (ce truc ne marche absolument plus du tout ! Elle a trouvé un moyen de le contrer !).
-Au fait Victor à filmé, discrètement, Yuuri lorsqu'il a défié le ministre. Dans les souterrain son portable marchait car moins de sorcier se baladait aussi bas et les ondes magiques étaient moindres, donc bien qu'il n'y avait pas de réseau, sa caméra marchait et avait immortalisé cette scène. Par contre il avait découvert que lorsqu'il y avait trop de sorcier dans un même endroit, rien de technologique ne fonctionnait.
-Au fait ce qu'à trouvé Victor horrible à propos des elfes de maisons est le fait qu'ils ne peuvent pas porter de vêtements.
-Dernière question : Pitchit créera-t-il réellement une armée d'hamsters pour dominer le monde ?
Bref voila, bonne année et…
Je compte sur vous pour les review !
