Lumos !
Bonjour !
Comme je suis généreuse, je vous poste se chapitre maintenant. Pour moi, c'est encore lundi car je n'ai toujours pas dormi. Mais pour la plupart d'entre vous ça sera sûrement mardi quand vous lirez ceci.
Encore une fois merci pour toute vos reviews ! Ça fait réellement plaisir de recevoir vos petits (ou longs pour certain!) messages à chaque fois et j'apprécie réellement.
Je suis très surprise par les réactions sur ma deuxième fic posté vendredi : Papa, pourquoi tu pleures ? Les Mpreg sont assez particuliers et je ne pensais pas avoir autant de monde conquis en si peu de temps. Elle a mieux décollé que celle-ci. Peut-être parce que j'annonce directement des lemons bande de pervers :P
Bref, merci à tous pour vos messages et nous voici partis pour un nouveau chapitre. Snape va rendre une petite visite au Dursley. J'espère ne pas vous décevoir quant à la punition même si je pense que se sera le cas. Je ne suis pas fan de scènes gores à lire et encore moins à écrire et pour le bien de l'histoire, il ne faut rien de trop voyant pour les Dursley.
Nox.
Chapitre 4 : La punition
Comme l'avait prédit Snape, Harry était complètement perdu au réveil. Il était 11h, et ça faisait plus d'une heure qu'il avait ouvert les yeux et qu'il réfléchissait à la solution de son professeur.
C'était tentant, mais il avait peur.
Peur de se retrouver seul à nouveau... Il avait tellement envie d'une vie normale, qu'avait-il à regretter ? Partir découvrir un nouveau pays, de nouvelles personnes et tout ça en tant qu'anonyme. Mais avec Snape en tant que père... Allait-il être aussi difficile qu'en classe ? Sûrement... En même temps, il le protégerait...
Il l'avait toujours protégé. Bizarrement, malgré les moqueries et les insultes, Harry avait confiance en son professeur pour ce qui était de sa sécurité. Il n'avait pas l'habitude de compter sur un adulte et il sentait que ça lui ferait un bien fou d'apprendre à le faire. Snape ne lui avait jamais menti non plus. Il avait toujours été franc. Et c'est une qualité que Harry appréciait. Mais serait-il capable de faire abstraction des remarques acerbes à longueur de temps ?
« Au moins, il ne pourra plus insulter mon père, » ricana piteusement Harry dans la pièce vide.
Snape entra dans la chambre à ce moment de sa réflexion. Égal à lui-même, droit et impassible. Intimidant.
« Avez-vous bien dormi monsieur Potter ? »
« Oui monsieur. »
« J'ai encore plusieurs soins à vous faire. Il va falloir que vous restiez tranquille, mais je veux que vous me disiez si je vous fais mal. »
« Vous allez... Me toucher... » Harry commença à trembler.
« Je suis bien obligé monsieur Potter. Je vous promets de ne pas vous toucher plus que nécessaire et aucun geste... Inapproprié. Si vous vous sentez mal, si je vous indispose, vous n'aurez qu'à dire "stop" et je me reculerai tout de suite. C'est d'accord ? »
« Bien monsieur, » répondit Harry en un souffle, tremblant de tous ses membres.
Snape enleva les draps doucement, Harry se rendit compte qu'il était en caleçon et rougie furieusement. Son professeur ricana de sa réaction et Harry eut envie de se fondre dans ses oreillers pour se faire oublier.
Quand Severus commença son travail, il avait prévu une réaction du garçon face à son touché et elle ne tarda pas à arriver. Harry fit une crise d'angoisse en se recroquevillant dans le lit et murmurant des "stop... Pardon... Non... S'il te plaît mon oncle..." comme une longue litanie. Severus mit de longues minutes à le calmer et à lui prouver qu'il ne lui fera pas de mal.
Plusieurs fois, il recommença les soins et Harry murmurait des "stop". Le professeur arrêtait aussitôt et reculait, laissant le temps à l'adolescent de se reprendre, et prouvant ainsi qu'il ne le forçait pas.
Au bout d'un long moment, l'homme avait pu enfin enlever délicatement et avec des gestes précis, les bandes qu'il lui avait appliquées à divers endroits. Ce n'était pas beau à voir, mais les entailles se refermaient petit à petit. Il lui lança plusieurs sorts pour accélérer un peu le processus sans pour autant que ça soit désagréable pour le garçon. Il regarda la soudure de ses os brisés et lui fit faire quelques mouvements. Tout en l'auscultant, il engagea la conversation.
« Vous avez réfléchi ? »
« Je n'ai fait que ça... » répondit franchement Harry.
« Et qu'en pensez-vous ? » Demanda Severus curieux.
« Je me suis peut-être laissé emballé comme vous l'avez dis... J'ai... J'ai peur... »
« Vous seriez idiot de ne pas avoir peur, » répondit Severus tout en continuant de lui faire faire des mouvements de la jambe. « De quoi doutez-vous ? »
Harry n'osa pas répondre que c'était lui, qui lui faisait peur.
« De moi, c'est ça ? » Questionna Severus en le regardant enfin.
Harry ne répondait toujours pas.
« Si vous avez peur que je vous frappe, je... »
« NON ! » coupa brusquement Harry, au plus grand étonnement de son professeur. Harry continua plus doucement, se rendant compte qu'il avait crié. « Non, je sais que vous ne me ferez pas de mal. Du moins... Pas comme ça et pas tant que je resterai loin de votre Pensine, » grimaça Harry. « Je suis désolé d'ailleurs pour ça... »
« Pourquoi l'avoir fait alors ? » Demanda Snape, sa colère revenant peu à peu.
« J'avais été isolé tout l'été et quand je suis revenu, j'ai appris que la guerre avait bel et bien débuté, le directeur ne m'adressait plus la parole, ne me regardait même pas. J'avais ces horribles visions qui envahissaient mon cerveau sans que personne ne m'en dise rien. J'ai été stupide et curieux, je voulais juste en savoir plus. Je savais qu'il se passait des choses et je savais que j'étais concerné, mais personne ne voulait me dire quoi que se soit. Je pensais que vous me cachiez des choses et je voulais savoir quoi... Je ne voulais pas découvrir des choses aussi personnelles, je vous le jure. Quoi qu'il en soit je suis désolé... »
« Excuses acceptées Monsieur Potter, » répondit franchement Severus.
« Vous m'avez toujours protégé, en plus maintenant que je sais que... Qu'il vous est arrivé la même chose qu'a... Moi... Je sais que je serai incapable de reproduire ça, alors peut-être que vous... Non plus. »
« Alors de quoi avez-vous peur ? » Demanda plus doucement le professeur.
« Que vous soyez le même qu'en cours... Je ne pourrai pas le supporter chaque jour. »
« Je vois... » répondit calmement Severus. « Il est vrai que j'ai été plutôt... Injuste avec vous depuis notre première rencontre, » continua le professeur avec une grimace qui aurait pu faire rire Harry si la situation n'avait pas été si grave.
« Je n'ai pas à vous justifier mon comportement, mais vous savez que je suis un espion, et que tout le monde doit me croire fidèle au Seigneur des Ténèbres. D'autant plus que le Lord connaît très bien mon aversion pour James Potter. Je dois reconnaître, que j'ai profité de cette excuse pour m'acharner sur vous, afin de reprendre les joutes verbales légendaires que j'avais avec votre père. Il faut dire que vous me rendiez bien le change, » dit-il avec un rictus. « Vous êtes le seul qui puisse me faire sortir de mes gonds... Et ne prenez pas ça comme un compliment ! » dit-il en voyant Harry écarquillé les yeux. Il reprit ensuite :
« Quand on doit rester impassible devant un maniaque du mal et ne pas s'énerver contre un vieux fou glucosé, avoir un défouloir vivant est une façon de se sentir humain. Honte à moi d'avoir choisi un gamin de 11 ans pour ça... De plus si vous veniez à prendre cette potion et que je me mettais à insulter votre père, je serais plutôt ridicule. » Finit-il avec un sourire en coin.
Harry sourit à son tour en entendant les paroles de son professeur. L'atmosphère s'était largement allégée suite à cette tirade. Harry décida de poser les quelques questions qui lui restaient.
« La potion, elle est douloureuse ? » Demanda-t-il timidement.
« Les changements s'effectuent petit à petit, sur une semaine. Donc ce n'est pas douloureux, mais il y aura des effets secondaires plutôt désagréable pendant une semaine. Des fourmillements, tiraillements, des étourdissements, peut-être quelques nausées. »
« Comment ce passe les études à Durmstrang ? »
« Je ne vous serai pas très utile sur ce point, je sais que beaucoup des étudiants rentrent chez eux le soir, même si certain dorment dans les dortoirs, car ils viennent de plus loin ou qu'ils veulent quitter leur maison. Les élèves sont classés par années et il y a beaucoup plus de choix de matière qu'à Poudlard, notamment les duels, le sport ou la magie noire. C'est tout ce que je peux vous dire. Il faudra demander plus de renseignement là-bas... »
« Et cette femme qui va devenir ma mère ? » Severus nota le "va devenir" et pas le "pourrais devenir" mais n'en dit rien. Il se surprit même à en être satisfait.
« J'ai l'ai appelé hier et elle est ravie de vous accueillir et de s'occuper de vous. Elle veut vous donner une nouvelle vie. C'est une fonceuse, vous pouvez avoir confiance en elle. Elle s'appelle Vlada et elle a beaucoup de caractère. Je suis sûr que vous vous entendrez bien. Si je devais la qualifier, je dirais que c'est un mélange étonnant entre une Gryffondor et une Serdaigle. » Harry eut un petit sourire puis il fronça les sourcils.
« Vous... Vous êtes... En couple ? » Demanda-t-il timidement, le rouge aux joues. Severus resta impassible, mais s'amusait intérieurement de la gêne du garçon.
« C'est très indiscret ça, monsieur Potter. »
« Pardon... » Il resta silencieux quelques secondes. « Mais si je dois être votre fils, il faut bien que je sache... » Avec un sourire moqueur Snape lui répondit.
« Non, c'est une amie que je me suis fait là-bas lors d'une mission il y a presque 20 ans. Nous nous sommes jamais revus. » Harry écarquilla les yeux.
« Et vous lui faite confiance ? »
« Je lui confirais ma vie, » répondit Severus d'une voix sûr.
« Très bien... Comme je vous confirais la mienne, je suppose que ça veut dire que je peux lui faire confiance... »
« Vous me confiriez votre vie ? » Demanda Snape incrédule.
« Et bien... Oui... Vous m'avez toujours sauvé, » marmonna Harry, embarrassé d'avoir révélé ça à son professeur. Puis il releva la tête et le regarda dans les yeux avant de déclarer. « Je vais le faire ! Je vais prendre la potion ! »
« Très bien Monsieur Potter. Nous allons donc organiser votre fuite. J'ai déjà pensé à quelques petites choses. Puisque je n'ai pas reçu d'appel d'Albus, je suppose que vos Moldus n'ont aucun moyen de le contacter. »
« Non... Avez-vous refermer la porte après être entré dans ma chambre ? »
« Oui, j'ai même remis les verrous depuis l'intérieur. »
« Alors ils ne sont probablement même pas au courant que je ne suis plus là. » Harry déglutit et murmura. « On... Oncle Vernon m'a dit que comme j'avais bien... Servi, je ne serais pas en état de faire mes corvées et que je pouvais m'estimer heureux d'avoir un jour de congé le lendemain. » Severus grogna en entendant ça. « Tante Pétunia à juste dû passe mon repas par la chatière. »
« Charmant... Bon, je suppose qu'en tant que valeureux Griffondor, vous ne voudrez pas que je les tues ? » Harry le regarda, les yeux exorbités et la bouche ouverte.
« Vous... Vous ne feriez pas ça, n'est-ce pas ? »
« Si, et sans aucune remords, » répondit calmement Severus. « Ce sont des monstres. Je ne suis pas un Mangemort pour rien monsieur Potter. Je suis dans le camp de la lumière, mais ça ne veut certainement pas dire que je suis quelqu'un de gentil. »
« Non ! Non, je ne veux pas qu'ils meurent monsieur. Pas à cause de moi... Pas encore... »
« Stupide Gryffondor... » Marmonna Snape. « Très bien, je propose de me rendre là-bas avec une potion d'amnésie de ma création. Peu de gens la connaissent, et Albus n'en fait pas partie je crois. Je mets un de vos cheveux dedans et je la fais boire au Dursley. Ils oublieront instantanément tout ce qui se rapporte à votre existence. Cette potion ne peut être contrée, ils ne diront rien. J'irais ensuite dans votre chambre et j'ouvrirai la cage à votre chouette. Je mettrai un peu de votre sang sur ses ailes et lui demanderai d'aller au Square Grimmaurd, les membres de l'Ordre devraient rappliquer en quelques minutes. Je brouillerai les pistes de la magie que j'ai fait là-bas et je partirai en laissant tout tel quel. »
« D'accord... Mais que penseront-ils ? »
« Ils ne comprendront rien. Il y a beaucoup de sang dans la chambre, vous ne serez certainement pas parti tout seul, donc pas de fuite. La quantité est telle qu'ils vous croiront certainement mort, avec l'oubli des Dursley et l'absence d'un corps, ils penseront sûrement à un phénomène inexpliqué de Magie, comme ça arrive souvent après la mort de grands sorciers. »
Il y eu un silence un peu pesant dans la pièce avant que Harry reprenne en se forçant d'adopter un ton un peu plus joyeux, qui ne dupa pas une seule seconde l'espion.
« Pourriez-vous dire à Hedwige de rester avec Hermione s'il vous plaît ? »
« Hedwige ? »
« Oui, c'est ma chouette. Je sais qu'Hermione en prendra soin. »
« C'est une chouette Monsieur Potter, je doute qu'elle comprenne quoi que ce soit. »
« Si, elle comprendra. Parlez-lui, vous verrez. » Snape le regarda, clairement septique.
« Très bien, je parlerai à votre chouette. Maintenant, il me faut un peu de votre sang, celui sur le sol à dû séché. » A la vue de la grimace de Harry, il ajouta, « vous pouvez le souiller si vous le souhaitez, il ne servira plus à rien. »
« Non, je vous fais confiance. Ça me rappelle juste un mauvais souvenir. »
Snape prit une petite fiole du sang de Harry. Il transforma ensuite un cintre en une béquille avant de lui expliquer.
« Vous devrez impérativement rester enfermer dans cette chambre. La salle de bains est attenante, vous pouvez aller vous rafraîchir ou prendre un bain. Pas de douche, vous n'êtes pas encore guéri. Je vais condamner la porte de la chambre et l'insonoriser au cas où Albus décide de venir après sa découverte. Je ne serai pas beaucoup avec vous aujourd'hui, je vais avoir beaucoup de travail. Pour vous occuper, vous pouvez prendre n'importe quel livre sur l'étagère. Il faut surtout vous reposer pour le moment. J'ai aussi besoin de cheveux ! » Dit-il en tirant vivement trois cheveux de la tête du garçon.
« Aïe ! » cria Harry surprit sous l'œil amusé de Snape.
« Avec ce que vous venez de subir, ne me dites pas que ça vous fait mal. »
« Vous avez vraiment un humour particulier... » marmonna Harry.
Snape lui tendit une fiole et un baume.
« Prenez la fiole tout de suite, c'est un anti-douleur. Le baume est un cicatrisant, il marche aussi pour les blessures internes. » Dit-il avec un regard lourd de sens. Harry baissa les yeux. « Je vous laisse Monsieur Potter, vous partirez ce soir. Je vous rejoindrai là-bas le 15 août. » Il ouvrit la porte quand Harry l'appela, hésitant.
« Monsieur ? »
« Oui Monsieur Potter ? »
« Merci... » Chuchota Harry
Avec un vif hochement de tête, Severus sortit de la pièce. Après quelques secondes un plateau remplis de nourriture apparu sur le lit du jeune homme avec une potion anti-nausée et une autre pour dilater un peu son estomac. Une fois seul et rassasié, Harry détailla la pièce où il se trouvait.
Ça devait être la chambre de son professeur. Il espérait qu'il ait une chambre d'ami, sinon il avait dû dormir sur le canapé... La chambre était belle, pas très grande, mais bien meublé. Il n'y avait rien de magique, mais surtout, rien de personnel. Pas de photos ni bibelot. Les murs étaient bleu clair. Le couvre-lit était couleur argent. C'était un lit à baldaquin en bois flotté très clair. La fenêtre donnait sur un jardin qui était laissé à l'abandon sauf un petit carré qui devait servir à faire pousser des ingrédients de potions. Tous les meubles étaient en bois clair, une commode, une armoire, une étagère, deux tables de chevet ainsi qu'un bureau et une chaise.
Après sa petite inspection, Harry se leva, et fit quelques pas hésitant. Il avait mal vraiment partout malgré les anti-douleurs. Et heureusement qu'il avait la béquille pour sa jambe cassée. Il s'avança doucement jusqu'à la porte de la salle de bains. Elle était petite mais aussi jolie que la chambre. Elle contenait un lavabo avec un grand miroir, des toilettes et une baignoire. Il s'installa difficilement sur les toilettes les larmes aux yeux. Salaud de Vernon ! Il aurait dû laisser Snape lui faire bouffer ses dents. Juste lui ! Il s'installa ensuite sur le bord de la baignoire pour ce faire couler un bain bien chaud, dans lequel il se prélassa avec joie.
Au même moment, Severus entra à Privet Drive sans frapper. Il n'allait pas se gêner pour ces horribles Moldus ! Il verrouilla la porte pour empêcher quelqu'un de sortir. C'était dimanche et Vernon était là lui aussi, devant la télé. Pétunia s'activait au fourneau. Le cousin de Harry était dans sa chambre, on entendait la musique hurler. Parfait ! Il n'aurait pas à le chercher.
Severus attendait sur le pas de la porte du salon que quelqu'un le remarque. C'est Pétunia qui poussa un cri et lâcha le plat qu'elle tenait, quand elle se retourna et vit l'homme en noir dans son salon.
« Que ce passe-t-il Pet... QUE FAITES-VOUS CHEZ MOI ?! » Cria Vernon en bondissant du canapé, quand il aperçut l'homme sombre.
« C'est pas trop tôt j'allais commencer à perdre patience. » Répondit Severus d'un ton lasse.
« QUE FAITES-VOUS CHEZ MOI ?! REPONDEZ OU J'APPELLE LA POLICE ?! »
« Sev... Severus ? » geignit la tante du Survivant en le détaillant.
« Bonjour Pétunia. Enfin, plus pour très longtemps... »
« Tu le connais ? » Cracha le cachalot.
« C'était... Un ami de ma sœur, » répondit Pétunia en tremblant.
« ALORS VOUS ETES UN MONSTRE COMME LUI ?! »
« Le seul monstre qu'il y a ici, c'est vous Dursley ! Maintenant poser votre immonde postérieur sur une chaise. Toi aussi Pétunia, le temps que j'aille chercher votre fils. » Severus avait une voix dangereusement basse.
« Non ! Severus s'il te plaît, pas Dudley ! Il n'a rien fait. Laisse-le en dehors de tout ça. »
« Très bien, vous ne voulez pas que j'aille le chercher. Je vais donc le faire venir. Je ne garantis pas quelques bosses. Accio Dudley Dursley ! »
Il y eut un gros bruit à l'étage et une porte claqua. Quelques secondes plus tard Dudley arriva en un vol plané et atterri sur la chaise autour de la table. Il avait le teint très vert, les yeux exorbités, il était terrifié. Parfait !
Comme Vernon et Pétunia était toujours debout, quelques sorts plus tard, ils étaient tous les trois collés à leurs chaises. Vernon vociférait, mais personne ne s'en occupait vraiment. Snape réfléchissait pendant que Pétunia et Dudley était complètement terrorisé. Severus repris la parole.
« J'ai pris connaissance de choses qui se sont passées dans cette maison et qui ne me plaisent pas du tout. »
« RIEN DANS CETTE MAISON NE VOUS REGARDE ! »
« Silencio ! »
L'oncle de Harry continuait à hurler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Quand il s'en rendit compte, il se mit à hurler encore plus, complètement outré.
« Je disais donc, que j'ai su que vous aviez usé de votre statut de tuteur de Monsieur Potter pour lui rendre la vie... Difficile. Je veux savoir ce qui s'est passé durant toute sa vie, mais avec l'autre braillard, » il désigna Vernon d'un geste sec de la tête. « Je n'ai pas la patience de vous parler et je vais passer par un moyen qui n'est absolument pas légal et douloureux. »
« Non Severus, s'il te plaît, ne fais... »
« Légilimens ! »
La vie de Dudley défila, et ce n'était pas glorieux. Ce jeune garçon était une peste, et il avait été immonde avec son cousin. En même temps, il prenait exemple sur son cachalot de père. Severus se retira de son esprit sans aucune précaution lui causant un mal de crane très dérangeant et se tourna vers Pétunia.
« Ton fils fume de l'herbe Pétunia. » Elle écarquilla les yeux et regarda son fils qui baissa la tête. « Et pas qu'un peu. Il n'avait déjà pas beaucoup de neurones, il détruit les seuls survivants. En plus, Potter n'avait jamais aucun tort dans toutes leurs disputes. Et pourtant c'est lui qui se prenait les coups. »
Il se tourna vers la femme au visage chevalin et leva sa baguette.
« Légilimens ! »
Ce fut au tour de la vie de Pétunia et Severus eu un coup au cœur quand il y aperçut Lily. Il passa vite à la période de l'arrivée de Harry. Pétunia détestait réellement son neveu. Elle faisait exprès de favoriser son fils et de faire trimer Harry. Mais elle n'était pas d'accord avec le fait de le battre. Il s'extirpa de nouveau de ses souvenirs. Pétunia était pétrifié, elle aussi avait tout revécu et elle redoutait beaucoup les réactions du maître de potion.
« Comment as-tu osé Pétunia ?! Comment as-tu osé faire ça à Lily ?! Tu devais t'occuper de son fils et tu as failli à ta parole. »
« Il est vivant non ?! Laisse ma sœur où elle est. Ce monstre n'a rien à voir avec elle. »
« LEGILIMENS ! »
Severus envoya avec force les images de l'état dans lequel il avait trouvé Harry la veille. Elle écarquilla les yeux pleins de larmes en regardant son mari. Elle revint sur Severus.
« Je... Je ne savais pas... » bredouilla t elle.
« Tu savais qu'il le frappait ! C'est intolérable. Surtout de toi qui connaissais mon enfance, » répondit Snape avec force.
« Je ne pensais pas qu'il y allait aussi fort... Il était toujours en forme le lendemain pour travailler. »
« Évidemment ! C'est un battant, tout comme Lily ! Sa magie le maintenait debout pour sa propre survie. Quand je l'ai récupéré il avait la jambe brisée depuis au moins 3 jours Pétunia ! » Celle-ci était comme pétrifiée à ces paroles. « Car oui, je l'ai récupéré hier, et vous ne vous en êtes même pas aperçu. »
« Severus... Je t'en pris... »
« Non Pétunia... Vous allez en payer le prix. Je vous aurais tué si Potter ne m'avait pas retenu. Tu ne vaux même pas sa pitié. »
« Tu... Tu ne peux pas... »
« On parie ? » Répondit Snape avec un rictus mauvais. « Bon, au cachalot maintenant ! » Vernon ne bougeait plus, il ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais avait un air scandalisé sur le visage.
« Légilimens ! »
Et là, ce fut l'hécatombe. Les coups, les brûlures, les insultes, les reproches, même Snape n'était pas aussi cruel. Il avait des nausées aux dernières images. Il s'arracha de son esprit si fort que Vernon ce mit à vomir.
« Vous êtes un monstre ignoble. Pétunia, je te félicite pour le choix judicieux de ton mari. Un homme... Même pas un homme d'ailleurs, une caricature d'être humain, que tu ne combles apparemment pas assez pour qu'il s'en prenne à TON neveu alors que tu es dans la pièce du bas. »
Le temps que ses paroles s'imprègnent dans son esprit et qu'elle en comprenne le sens, Vernon continuait de vomir. Les yeux de Pétunia se fermèrent alors et des larmes silencieuses coulèrent le long de ces joues.
« Non... » Murmura elle.
« Tu veux que je te montre Pétunia ? Tu veux que je te montre quel porc à été ton mari hier soir dans la chambre en haut des escaliers ? Tu veux que je te montre la souffrance du fils de Lily ? » Il s'était mis à hurler.
« Non... S'il te plaît... Non... Je vais partir avec Dudley, je ne veux plus le revoir. »
« Oh non ! Je vais vous expliquez le programme. Tout d'abord, je vais le torturer. Je connais beaucoup de sorts pour ça. Je ne m'en prendrais pas à vous, vous êtes faible et influençable. Mais vous allez le regarder. »
« Tu ne peux pas... Tu n'as pas le droit... » Murmura-t-elle, peu convaincu par ses propres paroles.
« Et c'est là qu'intervient la deuxième partie de mon plan. Vous ne vous souviendrez de rien. Vous aurez juste des sensations étrangement désagréables par rapport à certaines choses, » expliqua Severus en sortant ses potions. « Tu reverras parfois la scène à laquelle tu vas assister sans pour autant savoir ce que c'est, tu feras d'horribles cauchemars. Tous les jours, tu auras des sensations dérangeantes, des choses que tu as oubliées. Avec un peu de chance, tu deviendras folle assez tôt. Et le mieux, c'est que je vais vous jeter une malédiction, une malchance qui vous suivra toute votre vie à la hauteur du mal que vous avez fait. A moins que vous ne rachetiez vos actes, si c'est possible évidemment... »
« Mais... S'il s'en prend à Dudley... »
« Je ne suis pas un monstre Pétunia. Je vais faire en sorte qu'il subisse lui-même chacun des coups qu'il distribuera à qui que se soit. De plus, à chaque fois qu'il aura une pensée déplacée sur une personne de moins de 20 ans il recevra un violent choque électrique. S'il en a trop, il succombera sûrement d'un arrêt cardiaque. En attendant... Je vais mettre mon plan en marche. »
« Non... S'il te plaît Severus... »
« Il fallait réfléchir avant de faire ça au garçon le plus célèbre du monde sorcier. Sûrement l'un des plus riches et des plus aimés. » Les trois avaient écouté et le regardait avec de grands yeux. « Et oui, si vous vous étiez occupez de lui, vous auriez pu obtenir tellement plus. »
« CET ARGENT NOUS REVIENT DE DROIT ! » Hurla Vernon.
« Ah, le sort de silence ne fonctionne plus... Tant mieux, j'aime entendre mes victimes hurler, » répondit Snape avec un sourire sadique.
