Je vous souhaites à toutes et à tous une excellente année 2010 ! La santé, le bonheur, la réussite, l'argent ... que tout ce que vous demandez vous soit accordé !
Un nouveau chapitre avec toujours plus d'Edward !
Un grand merci à Tidinette, flora, Clzmznce et oeildenuit pour leurs reviews auxquelles je n'ai pas pu répondre et encore merci aux autres !
Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.
- Chapitre 4 -
- Indiscrétions -
« Vous n'avez pas de cape ou de veste ? » M'enquis-je lorsque nous passâmes la grille du parc.
« Je n'ai pas froid. Je viens d'un coin des États-Unis où le temps est bien moins clément. » Sourit-il en regardant le ciel dégagé.
J'acquiesçai silencieusement et n'ajoutai rien, ne sachant pas quoi dire à cet homme qui m'impressionnait et m'inquiétait un peu, il faut l'avouer.
D'abord il se montrait glacial et distant, maintenant il était souriant et serviable. Je préférais son côté plus enjoué, mais malgré tout, il gardait sa stature imposante qui m'inquiétait et m'intriguait tout à la fois.
« Je tenais à m'excuser pour mon comportement l'autre jour après mon arrivée. »
« Votre frère m'a expliqué et je dois dire que je ne peux pas vous en tenir rigueur. Moi-même je ne supporte pas la vue du sang. Pourquoi avoir choisi de devenir médecin si cela vous met si mal à l'aise ? »
« Je vous retourne la question ! » Sourit-il.
« Je n'ai pas eu vraiment le choix. Mes parents sont morts pendant un bombardement il y a quelques mois. Pour moi c'était la rue ou ça. Ou le couvent. » Ajoutai-je.
« Je suis navré. » Dit-il doucement.
« C'est la guerre. C'est normal. » Dis-je avec une fausse nonchalance alors que nous quittions le village.
« Swan. » Lâcha-t-il après quelques minutes de silence et je relevai la tête vers lui, croyant qu'il m'apostrophait. « La consonance n'est pas très française. » Remarqua-t-il.
« Oui c'est … Mon père était anglais. » Répondis-je en fronçant les sourcils, surprise qu'il relève un tel détail.
Il était rare que les gens m'en fassent la remarque.
« Pardonnez ma curiosité, ma remarque était déplacée. » S'excusa-t-il lorsqu'il vit mon air. « Mais de la part d'un Américain vous ne pouvez y voir aucune offense. » S'amusa-t-il.
« Il n'y a pas de mal. » Le rassurai-je. « J'ai juste été surprise. Les gens autour de moi savaient ça et personne ne m'a jamais fait la remarque. » Expliquai-je. « Mon père était anglais, il a rencontré ma mère pendant la première guerre. »
« Et il est resté en France ? »
« Il a été blessé en septembre 1918 et on l'a rapatrié dans sa campagne pluvieuse. » Souris-je. « Quand il a été remis sur pieds, il a arrangé ses affaires, est retourné en France, a retrouvé ma mère et l'a épousée avant l'été 1920. » Racontai-je en finissant sur un haussement d'épaules.
« Vous ne semblez pas avoir plus de vingt ans ! » S'exclama-t-il étonné. « Encore une fois je ne suis pas à ma place. Ma mère serait horrifiée de me voir demander si outrageusement son âge à une jeune fille. » Tenta-t-il de plaisanter.
« Vous avez pourtant raison, j'ai eu dix-neuf ans en septembre. »
« Cinq ans après le mariage de vos parents. Avez-vous des frères et sœurs ? » Demanda-t-il.
« Hmm … non je suis fille unique. » Bégayai-je, surprise par la rapidité de ses calculs. « Je suis le fruit inespéré d'une troisième grossesse. »
« Des fausses couches ? »
« Pour la première oui, la deuxième a donné un fils mort né. Mais parents ne croyaient pas vraiment que je survivrai. »
« Alors vous étiez un cadeau du ciel. » Conclu-t-il.
Le reste du chemin se passa en silence. L'air été frais et je marchais plutôt vite afin d'arriver à l'abris le plus tôt possible.
Lorsque nous arrivâmes devant le couvent, je me tournai à nouveau vers lui.
« Me voici rentrée sans aucun mal. » Dis-je en souriant.
« Un miracle selon moi ! Vous avez trébuché ou glissé trois fois depuis que nous avons quitté l'hôpital ! »
« Ne vous moquez pas, mon équilibre me fait défaut depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir. » Rétorquai-je en frappant le cogne porte contre le bois épais.
« Décidément, où sont mes manières ce soir ?! Vous allez me prendre pour un rustre, je ne voulais pas vous insulter. » S'excusa-t-il de nouveau.
« Il n'y avait pas d'insulte … juste la vérité. Que vous avez su dire bien plus poliment que bien des gens, je peux vous l'assurer. »
La porte s'ouvrant dans mon dos me fit sursauter.
« Ça n'est pas raisonnable vous auriez dû rester à l'hôpital ! » Me fustigea la sœur lorsqu'elle me reconnue. « A-t-on jamais entendu parler d'une jeune fille se promenant seule la nuit ?! »
« Le docteur Cullen m'a accompagnée. » Dis-je penaude.
« Et bien merci à vous docteur. Cette petite n'a parfois pas conscience du danger qui l'entoure. » Dit-elle après l'avoir observé des pieds à la tête.
« J'ai cru m'en rendre compte, oui. C'était un plaisir d'avoir pu me rendre utile ma sœur. » Sourit-il aimablement. « Mademoiselle Swan. » Me salua-t-il à mon tour avant de repartir vers le village.
La sœur me tira à l'intérieur et referma la porte derrière nous, tournant les nombreux verrous.
« Combien de fois faudra-t-il vous dire de rentrer avec les autres, Isabella ?! » Me gronda-t-elle à nouveau.
« Je n'ai pas vu l'heure passer. J'aurais dormis dans la salle de repos si le docteur Cullen ne s'était pas montré si serviable. » Mentis-je effrontément.
Dans un couvent. A une religieuse. N'as-tu pas honte Isabella ?
« Filez vous coucher, vous avez besoin de repos ! » Pressa-t-elle en me poussant dans le couloir.
Sans courir - j'avais déjà fait preuve d'assez d'irrespect comme cela - je rejoignis la partie du couvent qui avait été aménagée pour les réfugiés des bombardements qui, comme moi, n'avaient nulle part ailleurs où aller.
Je rejoignis ma couchette parmi quelques jeunes filles qui travaillaient elles aussi comme infirmières, tirai les rideaux improvisés autour de moi, et me changeai pour la nuit. Je me glissai rapidement sous la couverture pour me protéger du froid et m'endormis aussitôt, épuisée par le rythme de ma journée.
Voilà nous en avons appris un peu plus sur Mademoiselle Swan ... et nous avons aussi vu qu'Edward évite de répondre aux questions qui lui sont posées.
Prochain chapitre vendredi 8 !
