Chalut :3 ! Me revoilà avec un quatrième chapitre ! Merci pour vos reviews ! :D

YsalonnaDurin, il y a effectivement du Martin/Richard dans l'air mais Chut ! C'est un secret :3 Et au fait : ça me toujours plaisir de lire tes reviews ;)

Chamallow a croque...j'adore ton pseudo XD Et je suis contente que ça te plaise x) voici donc la suite !

Syd : c'est vrai que sa coupe est...euh..comment dire...gloups x.x Mais c'est pas grave :3 Ça gâche rien au profil x) Quant à nos deux tourtereaux, je te rassure ça prendra pas mille ans x) et tu vas avoir ta dose de guimauve dans cette fic :3 Et un poutou-retour, un !

Loveyaoi-15, ton petit mot m'a fait bien rire x)

Gwenhifar, je te remercie pour ta review ^^ C'est vrai que mes chapitres sont courts, je vais essayer de changer ça mais c'est duuuur parce que j'aime pas vous faire poireauter et que je n'écris pas tout le temps alors bon :/ Je pense faire six chapitres...

WordCollaspsing, ta review m'a bien fait rire x) Et tu es servie : la suite !

Et maintenant, la suite :3

Bonne lectuuuuuure 3

Dean se réveilla en sursaut dans son lit, alors qu'il faisait encore sombre dehors. Il jeta un œil à son réveil et soupira. 3H28 du matin...Depuis ce fameux matin et la rose rouge, le blond avait du mal à dormir. Oh ! Il ne faisait pas de cauchemars, il n'était pas effrayé par ce qui s'était passé. Mais il était devenu extrêmement nerveux, et faisait d'étranges rêves qui le laissaient en sueur et chamboulé. Il ne s'agissait pas de ces rêves emplis de désir et d'autres choses plus concrètes, mais de songes bizarres, où se déroulaient des labyrinthes et où quelqu'un le poursuivait. Et toujours une rose était posée au milieu d'un mauvais chemin pour lui en interdire le passage. Dean savait que dans ces rêves, c'était Aidan, et personne d'autre, qui le suivait. Il reconnaissait son odeur, partout. Les roses avaient son parfum suave et pourtant musqué. Une odeur d'homme, forte et entêtante. Une odeur si présente qu'elle alourdissait ses pas, et à cause de laquelle, inévitablement, il était rattrapé...et c'était toujours à cet instant précis qu'il se réveillait.

Cela faisait trois jours depuis ce matin-là. Et Aidan ne le laissait jamais en paix. Toujours son regard le suivait, le caressait, le clamait sien sans rien dire. Toujours il lui affirmait : « tot ou tard, tu seras à moi ». Dean frissonna. Il s'évertuait chaque jour à affronter Aidan et ses yeux sombres, mais chaque jour, l'irlandais le déstabilisait un peu plus. Le lendemain du jour où il lui avait reçu la rose, le blond en avait trouvé une autre, juste devant sa loge. Au petit déjeuner, Aidan était passé derrière lui en lui donnant une fausse tape sur l'épaule. Ce fut en vérité une langoureuse caresse entre ses omoplates, qui le fit presque rougir dans son bol de chocolat. Le jour suivant, après la journée de tournage, alors qu'ils étaient encore en costumes, il l'avait pris par la taille et lui avait murmuré un « Tu étais bon aujourd'hui, mon Fili », qui l'avait fait rougir pour de bon. Et la veille, alors qu'il le croisait sur le chemin des loges de maquillage, seuls et hors de vue, Aidan avait saisit son menton entre ses doigts pour lui voler un baiser à la commissure des lèvres. Et chaque jour, sans exception, il avait reçu une rose rouge. Dean commençais à se demander s'il avait une chance d'en réchapper, où s'il allait vraiment devoir passer à la casserole. Et ça l'empêchait de dormir. Vraiment.

Cela le flattait d'être l'objet des attentions d'un homme comme Aidan, mais sa fierté lui interdisait de céder trop vite. C'eut été bien trop facile. Après tout, il faut savoir se faire désirer. Mais en lisant la détermination presque féline dans les yeux de l'irlandais, Dean avait presque peur de se retrouver seul avec lui, de se retrouver « à sa merci ». Alors il le fuyait. Pour de bon. Chaque fois qu'il le voyait, il prenait la direction opposée, se pressant un peu pour disparaître de son champs de vision. Dès qu'il risquait de se retrouver seul avec lui dans une pièce fermée, il inventait une excuse pour se sauver vite et loin. Le problème était qu'Aidan était TRES malin. Il avait bien compris que Dean le fuyait, même s'il ne disait rien à ce sujet, et pour le lui faire savoir, s'amusait à le coincer sitôt que personne ne regardait. Il se mettait juste à côté de la porte, et presque en travers, de sorte que, si le blond voulait sortir, il devait le frôler. Il en profitait alors pour se saisir de lui et le plaquer contre un mur avec un sourire amusé. Ce qui mettait Dean hors de lui, et qui l'inquiétait en même temps, c'était que le brun ne tentait absolument rien dans ces moments là, au contraire. Ces petites manœuvres avaient pour unique but de lui prouver qu'il pouvait se l'approprier quand il le voulait, où il le voulait. En effet, il le laissait à chaque repartir fois, sans même une caresse, ni rien de déplacé à part la « capture » en elle-même.

Voilà pourquoi Dean redoutait ces moments où il était seul avec lui : peut-être qu'un jour il en aurait assez d'attendre, et que ce jour-là, lui-même ne serait pas en mesure de lui résister. Finalement, Aidan avait joué la carte « romantique mais pas trop ».

Dean se passa une main sur le visage, avant de se retourner dans son lit pour essayer de se rendormir. Il aurait besoin de forces pour cette nouvelle journée de « Suis-moi je te fuis ».

Aidan s'était réveillé à 5h du matin ce jour-là, alors que le petit déjeuner n'était programmé que pour 7h30. Il avait un rendez-vous, figurez-vous ! Au grand gymnase des Stone Street Studios. Avec qui ? Une professeur de danse ! Et pas n'importe quelle danse. Une danse latine particulièrement souple et rapide, et surtout, terriblement sensuelle. En effet, Aidan s'était un peu renseigné auprès des amis de son blond préféré, pour en savoir plus sur ses passions, ses goûts, car il s'était rendu compte qu'il n'en avait qu'une piètre connaissance. Il avait appris d'une des amies d'enfance de Dean que celui-ci, non content de pratiquer le karaté, avait également quelques années de salsa cubaine derrière lui. En découvrant cette précieuse information, l'irlandais avait eu un sourire carnassier. Impeccable. Vers l'âge de 20 ans, Aidan avait lui-même expérimenté les danses latinos, avec un certain succès. Il apprenait très vite. Très, très vite. Il s'agissait donc de savoir s'il pouvait conquérir son Nain préféré avec quelques minutes de cette danse physique et passionnée. Car il comptait bien y ajouter ses propres épices. Son joli blondinet allait haleter et suer au son de la musique. Non, il n'y a là AUCUN sous-entendu. Aidan pensait vraiment à la danse comme à un moyen d'exprimer ses sentiments pour Dean, tout en le mettant à l'aise avec cette activité familière. Aussi ce matin-là, il se donna à fond pour comprendre les mouvements essentiels de la salsa, imaginant un beau blond à la place de sa cavalière. La jeune femme, qui répondait au nom de Tara, était tellement efficace dans son rôle de professeur, qu'Aidan apprit les bases de la salsa en deux petites. Il y avait malgré tout une contrepartie : à 7h l'irlandais était à bout de force, son T-shirt trempé de sueur, et il sentait comme un fauve. Sitôt qu'il eut quitté Tara, il se dépêcha de retourner à sa caravane pour s'y doucher et se donner un air présentable. Lorsqu'il en ressortit, il aperçu Richard et Martin marchant côte à côte devant lui, et courut les rattraper.

« -Salut les gars ! S'exclama-t-il joyeusement, comment ça va ?

-Bonjour Aidan, répondit gentiment Martin, tu as l'air d'aller bien ce matin !

-On peut jamais être tranquille, marmonna Richard dans sa barbe.

-Où en sont tes tentatives ? Demanda son acolyte en lui donnant un coup de coude dans le flan.

-Eh bien, commença Aidan, à ce propos...je vais avoir besoin de votre aide.

-Rêve ! J'ai parié sur Dean.

-Richard, tu es un tel rustre..

-Hmph.

-Bon, soupira Martin, ne compte pas sur ce gorille pour te filer un coup de main.

-Gorille ? S'écria l'anglais. Moi ?

-Parfaitement !

-Si moi je suis un gorille alors qu'est-ce que tu es toi ?

-Oh ! Vas-y ? Dis-le ! Ce que je suis ?

-Tu...tu es..euh...

-Hey les gars ! On n'est pas à l'agence matrimoniale ici !

-Tiens, j'ai déjà entendu ça quelque part...c'est qu'ils se ressemblent ces deux-là.

-Hein ?

-Tais-toi et va emballer ton blondinet. Le plus tôt sera le mieux !

-Mais...

-Silence morveux ! Grogna finalement Richard. Pars devant, on te rejoint.

Aidan, étonné, fila sans demander son reste. Il sentait entre les deux amis comme un volcan sur le point d'exploser, et ne voulait pas être là quand cela arriverait. Aussi pressa-t-il allègrement le pas en direction du coin cantine. Graham et Adam étaient déjà installés devant leur petit déjeuner. Ravi, l'irlandais s'attabla à côté d'eux.

« -Salut !

-Lut, grogna Graham.

-Bah quoi ? Demanda Aidan, ça va pas ?

-Si, très bien, gronda l'écossais.

-Cherche pas, dit Adam, il s'est levé du pied gauche !

-Mais c'est pas possible ça ! Vous vous êtes donnés le mot ?

-Hmph.

-Bon, qu'est-ce qu'il y a ?

-Te regarde pas.

-C'est toi qui dit ça, espèce de voyeur ?

-Grmph.

-Toi par contre, dit Adam au brun, tu as l'air jovial ce matin !

-Yes ! Sourit Aidan. J'ai enfin un plan solide !

-Pour choper Dean ? Demanda Graham.

-Ah ! S'exclama l'irlandais. Tu te dérides ?

-Faut croire. C'est quoi ton plan ?

-Eh bien en fait j'aurais besoin de vous...j'ai voulu demander à Richard et Martin, mais Richard a refusé tout net et ils sont tous les deux partis dans un délire auquel je n'ai rien compris. Bref. J'ai suivi ton conseil Adam, et je me suis renseigné sur lui. Il se trouve que j'ai pu lui découvrir un certain hobby qui va me servir.

-A savoir ?

-La danse. La salsa pour être précis

Graham recracha sa gorgée de café avec un air absolument ahuri sur le visage.

« -Nan ? Sérieux ?

-Cela t'étonne tant que ça ?

-Je comprends mieux maintenant qu'il soit si sexy, sourit Graham.

Aidan lui jeta un regard noir.

-Bref. J'ai besoin que vous l'attiriez au gymnase. Il me fuit comme la peste depuis quelques jours, alors je ne peux décemment pas l'emmener dans un lieu clos pour y être seuls tous les deux.

-En gros, sourit l'écossais, on va t'aider à ferrer le gibier.

-Graham ! S'écria Adam, comment peux-tu en parler comme ça ?

-Bah quoi ? Aidan est un sacré chasseur tu sais ? Et Dean est assez alléchant...à la manière d'un étalon sauvage qu'il est nécessaire d'apprivoiser. Il faut le mettre en confiance pour l'approcher, et gare à toi si tu le déçois, il t'enverra une ruade dont tu te souviendras !

-C'est assez bien résumé, dit Aidan, qui se souvint douloureusement de la manière avec laquelle il avait été mis dehors quelques jours auparavant.

-En tout cas, compte sur moi pour t'aider ! Lança Graham. Et toi Adam ? Je suis sûr que tu vas nous filer un coup de main ! Après quoi, c'est moi qui ferait le chasseur, et tu seras le poulain !

L'acteur faillit s'étouffer avec sa tartine, et Aidan courut lui donner quelques tapes dans le dos en riant de son visage pivoine. Graham fixait l'interprète d'Ori avec un sourire extrêmement satisfait. Après tout, le gibier était peut-être déjà ferré ?

« -Quand passons-nous à l'action ? Demanda-t-il.

-Quand j'aurais assez de notions en salsa pour ne pas me rendre ridicule face à lui.

Dean avait été surpris, ce matin-là, de ne trouver aucune rose devant sa caravane. Il ne savait s'il devait en être déçu ou soulagé. Déçu qu'Aidan se soit lassé si vite, ou soulagé de ne plus devoir en permanence regarder derrière son épaule. En tout cas, c'est sereinement, bien que se posant quelques questions, qu'il commença sa journée. Il se dirigea tranquillement vers le coin cantine, où il trouva ses camarades en grande discussion. Mais ce qui l'interpela, c'est que cette grande discussion s'interrompit tout net lorsqu'il arriva à portée d'oreille. Il regarda d'un air soupçonneux et mal réveillé les visages exagérément souriants de Graham, Adam, Richard et Martin. Le fait qu'Aidan manqua à l'appel l'inquiétait particulièrement. Qu'est-ce qu'il se préparait encore ? Surtout que le sourire de Richard était forcé, tellement qu'il lui donnait un air comique. À côté de lui, Martin souriait d'un air impérieux. Etrange. Comme si le petit homme exerçait une invisible pression sur l'anglais. Jamais il ne l'avais vu sourire comme ça. De toutes ses dents. Était-ce une goutte de sueur qui perlait sur sa tempe ?

Le blond haussa finalement les épaules et se posa à côté de ses amis avec son bol de chocolat.

« -Bonjour, dit-il tranquillement. Votre discussion avait l'air passionnante.

-Euh...fut la réponse unanime.

-Je vois. Bon ap' ! Dit le néozélandais avant de mordre dans une tartine.

C'est avec quelques appréhensions qu'il prit son premier repas de la journée. Après tout, peut-être ne serait-elle pas si tranquille que ça...

Mais contrairement à ses attentes, il n'y eut aucun événement particulier ce jour-là. Il passa la journée à se tenir sur ses gardes, surveillant les allées et venues autour de lui, guettant l'arrivée d'Aidan. L'irlandais semblait avoir littéralement disparu. Il n'y eut aucun tournage nécessitant la présence des Nains ce jour-là, mais la chef costumière leur avait demandé de venir la voir pour rectifier certains détails dans les mesures des vêtements naniques. Cependant, Aidan n'était pas apparu. Dean ne l'avais pas vu de la journée. Étrangement, il ressentait comme un manque. Chaque fois que quelqu'un passait près de lui, il se retournait avec une infime et indétectable lueur d'espoir dans les yeux. Mais il était vite déçu, car Aidan n'y était pas. Ce n'est qu'en revenant à sa loge, le soir, qu'il le trouva adossé nonchalamment à la tôle blanche. L'irlandais le regarda venir avec un sourire tranquille et bienveillant, les bras croisés sur sa poitrine. Dean avait l'impression que son cœur battait plus fort à mesure qu'il se rapprochait de lui, et dut se faire violence pour ne pas laisser transparaître son trouble. Il empêcha ses lèvres de s'entrouvrir comme il le faisait toujours lorsqu'une question les lui brûlait, car son ami le connaissait trop bien, et il se refusait à lui découvrir ses faiblesses. Car la vérité était qu'Aidan était devenu sa faiblesse. Son sourire, dans tous ses états, son côté gamin, la force de ses bras autour de lui, la douceur de ses grandes mains, et la braise ardente de ses yeux. Il le rejoignit calmement, le pas mesuré et un sourire amical aux lèvres.

« -Bonsoir Aidan.

-Bonsoir, répondit son ami en s'approchant de lui, comment vas-tu ?

-Ça va. Et toi ? Je ne t'ai pas vu aujourd'hui.

-Je vais très bien, ronronna l'irlandais en le frôlant du bout des doigts. Et toi, chéri ? Je t'ai manqué ?

-Non.

Cette réponse catégorique fit d'autant plus sourire Aidan que son blondinet n'avait pas relevé le qualificatif qu'il avait utilisé. Sans doute avait-il été tellement obnubilé par l'idée de nier ses sentiments qu'il n'avait même songé à le rembarrer pour ce surnom.

« -Je ne te crois pas, chantonna Aidan en saisissant sa veste pour l'attirer à lui.

-Arrête ça, dit le néozélandais en posant ses mains à plat sur son torse pour le repousser.

-Arrêter quoi ? Murmura son ami.

-Arrête de...

-Oui ? Souffla Aidan dans son cou.

-Ne joue pas avec moi ! Explosa Dean en le repoussant violemment. Je ne suis pas un objet ! J'ai des sentiments moi aussi ! On dirait que toute cette histoire t'amuse, mais ce n'est pas mon cas. Je ne veux pas d'un coup d'un soir, même s'il faut plusieurs jours pour l'obtenir. Je ne suis pas comme ça. Alors si c'est ça que tu cherches, passe ton chemin.

-Je ne joue pas, Dean. Surtout ne crois jamais ça.

-Mais...

-Non, l'interrompit Aidan en posant un doigt sur ses lèvres, laisse-moi finir.

Le blond fronça les sourcils mais se tut. Il planta ses yeux bleus dans le regard sombre de son ami et attendit.

« -Je ne jouerais jamais avec toi. Tu entends ? Même si tu ne veux pas de moi, je resterais éternellement ton ami. Le meilleur que tu puisse avoir. Mais ce n'est pas à ce statut-là que j'aspire. Je voudrais être celui que tu aimeras, qui sera capable de te faire fondre, de faire battre ton cœur plus fort à chacun de mes regards. Même si tu es de six ans plus âgé que moi, je ne peux m'empêcher de te voir comme un trésor à garder jalousement dans mes bras. Je veux être l'homme qui te protégera de tout, l'homme dans les bras duquel tu t'endormiras et te réveilleras, l'homme qui te fera frémir et l'homme qui t'accompagnera pour toute ta vie. Et si tu ne me voies pas comme cet homme-là, je ferais tout pour que ça change.

Sur ces mots, il se pencha doucement vers lui, et avant que Dean ne comprenne ce qui se passait, déposa un chaste baiser sur son front. Puis, avec un doux sourire et une dernière caresse, il lui glissa une nouvelle rose entre les mains. Il lui souhaita de beaux rêves et s'éloigna dans la nuit. Les joues rougies et le regard brillant, le blond le regarda partir tristement.

« -Mais tu es cet homme, chuchota-t-il à la brise nocturne.